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Bloc-notes éducatif

  • Orgueil national et préjugés touristiques

    Ce jeudi, à 7h55, je me trouvais sur la route de Bangbao à Klong son, une petite piste bitumée qui fait le tour de l’île de Ko Chang, entre la Thaïlande et le Cambodge. Je revenais de la digue sur pilotis où j’étais allé siroter un café frappé pour réveiller mes neurones. Devant notre appartement se trouvait (et se trouve encore je pense) une école publique. En passant devant, je pus voir tous les élèves alignés en rangs, avec leurs professeurs en uniforme, dansant devant le drapeau de la Thaïlande hissé sur un mat. Ce drapeau, je l’ai aussi vu partout sur les rives du Chao Praya qui traverse Bangkok. La photographie officielle du roi s’y affiche sur les buildings de Siam Centre, nous observe dans les taxis et les tuktuks, et apparaît subitement, le soir, sur l’écran des télévisions. L’hymne national qui retentit à 18h dans le métro, fait se figer instantanément les voyageurs, à la surprise des touristes. En Thaïlande, le patriotisme n’a pas l’air d’être une blague.

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  • 54 profs, 10 nationalités, 1 marshmallow

    Il y a 4 semaines, j’atterrissais à l’aéroport de Tbilissi, capitale de la Géorgie. Je connaissais peu ce pays et je prononçais difficilement le nom de la capitale. Je savais que le pays avait quelques difficultés à vivre en bonne intelligence avec son voisin russe, qu’il ne fallait pas trop s’approcher de la frontière nord, et que, quand je marchais dans les rues de la vieille ville, je mettais mes pas dans ceux de Staline.

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  • Des flux et des reflux

    Si on m’avait dit, il y a un an, que le directeur de l’ESSEC serait ministre de l’éducation nationale et que l’éditorialiste de « challenges » serait porte-parole de l’Elysée... La blague était plutôt marrante. Sa déclinaison caricaturale l’est moins.

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  • Des expériences (et) de l'échec

    Des fois, on tente. Des fois, ça marche. Souvent ça foire. Parfois, on s’amuse. On était plutôt dans la foire ce lundi matin. Le lundi précédent, j’avais utilisé l’application plickers qui permet de faire un QCM en classe en utilisant un smartphone qui scanne des symboles proposés aux élèves pour répondre. Une bonne réussite, mais au-delà de l’aspect ludique, pas d’implication pédagogique : avec le QCM, on ne peut pas tout faire. Et là, regrettant régulièrement l’esprit compétitif de mes élèves, je me suis dit, tentons un peu de « coopératif ».

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