06.11.2009
Premier épisode: veillée d'armes à Castelnaudary
Épisode 1: Veillée d'armes à Castelnaudary
1- pensées contradictoires
On ne voyait que lui. Campé sur son cheval, enveloppé d’une cuirasse dorée, d’une cape rouge et casqué de fer, il dominait les soldats qui défilaient devant lui. Il ne les regardait pas, il fixait de ses yeux noirs le nuage de poussière qui s’élevait devant lui, au loin, derrière le seuil de Naurouze. Demain, il faudrait se battre. Avec qui ? Contre qui ? Tout était si confus. Henri II de Montmorency ne se battait pas par goût. Jeune gouverneur d’une province prospère, gestionnaire apprécié de ses fiers administrés, Henri, du moins le pensait-il, se battait pour des valeurs. Pour l’honneur de son sang, au nom de sa province, de ses libertés et de ses privilèges ! Quelles valeurs ? Quel sang ? Quelles libertés ?
A la veille d’une bataille décisive, les questions s’entrechoquaient. : Se battre contre son souverain, c’est affolant pour le descendant d’une des plus vieilles familles d’officiers de la couronne. Fils et petit-fils d’un connétable, Henri n’est pas un rebelle né ! Il a longtemps hésité avant de suivre Gaston d’Orléans, jeune et turbulent frère du roi Louis XIII, dans sa quête effrénée des honneurs et du pouvoir. Au nom de quoi au juste ? Des privilèges d’une province ? Se battre pour l’Occitanie, quand on est baron d’Ile de France, quelle contradiction ! Les Montmorency ont épousé les rêves de leur province, de ce Languedoc fier de sa vieille autonomie, acquise sous Louis IX, qu’ils gouvernent depuis 60 ans. Le Languedoc, si fier de ce pouvoir envié des Etats qui lèvent, répartissent et utilisent de manière étonnamment moderne des impôts plus justes et plus bas que partout dans le royaume.
Henri se redresse sur son destrier et penche sa tête, son menton marqué et ses boucles rousses vers la plaine, là où défilent charriots, hommes de pied et cavaliers, issus de cette petite noblesse languedocienne qui le soutient, qui s’élève et s’insurge contre les « novelletés » du principal ministre, le cardinal de Richelieu, qui veut envoyer des précepteurs royaux dans la province…Son cheval piaffe. Lui aussi est inquiet. Que pourront ces quelques centaines de hobereaux mal armés face aux compagnies royales ? Quelques arquebuses qui datent du siècle dernier contre les mousquetaires et les canons royaux, que doit-on attendre, à part un miracle ? La seule lumière qui scintille sur le métal des mousquets et des piques ducales, c’est le soleil orangé qui s’échappe déjà, disparaissant derrière les contreforts de la Montagne Noire.
2 – ambiance morose dans la tente ducale
La nuit tombe déjà. Le duc s'en rend compte, et envoie ses pages prévenir les différents chefs des corps en marche qu'il était temps de mettre pied et besace à terre pour s'installer. Alors que la nouvelle circule rapidement, des ordres brefs sont envoyés: les charriots du duc doivent amener tentes, bagages et vaisselle de la cour sur la colline, à l'abri des intempéries, tandis que les charriots des lavandiers et autres cantiniers s'installent, en marge du camp, pour nourrir des troupes avides et reclues par une longue marche au soleil: harassante, voire mortelle, en cette fin du mois d'août 1632! Deux heures plus tard, les tours de garde s'organisent déjà. Les principaux barons languedociens et les villes fidèles au Duc dans sa rebellion s'étaient rassemblés dans sa tente. Monsieur, le frère du roi, venait d'arriver au camp. Pas de trompette, pas d'entrée triomphale, des murmures assourdissants s'étonnaient de cette arrivée cachée, honteuse...L'issue de la bataille annoncée ne faisait-elle déjà pas de doute pour Gaston d'Orléans? Pensait-il à fuir, lui qui abandonnait toujours ses complices pour s'en remettre au pardon de son frère?
Cette bataille, on en discutait justement. La suite des deux ducs débattaient des mouvements de troupe. La poussière visible sur la route de Toulouse était-elle le fait des éclaireurs royaux, d'une troupe de pillards ou de l'armée du maréchal de Schomberg, qui dirigeait une partie de l'armée du roi, tandis que celui-ci, accompagné de Richelieu, cueillait une à une les places fortes du Bas-Languedoc, peu opiniatres dans leur rebellion? Les feux du camp ennemi, qui surplombaient la plaine du Lauragais, ne laissaient pas de doute: c'était bien une armée qu'il faudrait affronter le lendemain, et, au vu du nombre de feux, plusieurs compagnies royales étaient présentes...Qu'en savait-on de cette armée? Si ses capitaines avaient fait leurs armes lors des guerres contre l'Espagne, 40 ans auparavant, la plupart des soldats n'avaient comme seule expérience que quelques escarmouches peu meutrières, advenues à Montauban, ou à Montpellier, lors de la dernière guerre de religion des années 1620. Mais les troupes royales étaient mieux armées, les soldats mieux nourris ne comptaient pas la poudre...Face à cela, à quoi ressemblait l'armée languedocienne? Des cavaliers de petite noblesse aux armures hétéroclites, des miliciens à pied armés par les communes: des arquebuses, des piques de bois, des hallebardes, et même des arbalètes, face aux canons royaux!
Voilà de quoi on discutait sous la tente, quand un envoyé du gouverneur de Bagnols, forteresse gardant le Rhône, fut introduit:
- « Alors, drôle, quelle nouvelle nous apportes-tu? » demandait le Duc, sans se soucier du vassal qui le questionnait sur les renforts attendus.
- « Bagnols est tombée Monseigneur ». La nouvelle assombrit tous les visages. « la ville est tombée par surprise, le Roi avait passé le Rhône à Pont-saint-esprit, sur un pont de bateaux. Le gouverneur n'a eu que le temps de m'envoyer ici, la place était déjà investie. J'avais parcouru une lieue quand le drapeau blanc était déjà hissé sur les murs. ».
L'énervement succédait à la surprise dans la tente:
- « Que choisissez-vous des lâches pour protéger nos arrières! » tempétait Gaston d'Orléans. « Dans combien de temps seront-ils à Montpellier? » S'inquiétait déjà l'évêque d'Albi, Alphonse d'Elbene, qui représentait les intérêts de Marie de Medicis, la reine-mère disgraciée. Le duc de Montmorency restait coi. D'abord parce que le château de Bagnols était une possession familiale, il y célébrait encore son anniversaire 10 jours auparavant. Le maréchal de la Force en route pour Nîmes, Schomberg sur la route de Toulouse, il était cerné par la Mer, la Montagne et l'armée royale.
- « Nous n'avons plus le choix, il faut nous battre. Toutes les villes, Montpellier et Béziers comprises, n'accueilleront qu'un vainqueur dans leurs murs » dit-il brusquement. « Reste à décider de ce que nous ferons de nos braves vassaux et de nos bonnes villes! » Mais ces bonnes villes justement, étaient-elles sûres? Les consuls du Bas Languedoc se jettaient des regards inquiets, soucieux des revers trop rapides que subissait la révolte qui devait leur permettre d'affermir leurs privilèges et libertés communales. « nous devons discuter avec nos milices » indiquaient-ils à voix basse, en s'éclipsant de la tente pour rejoindre leurs hommes.
La nuit s'avancait rapidement, il fallait prendre des décisions. Montmorency organisa donc ses forces « à l'espagnole »: des carrés d'arquebuses encadrés par des piquiers: avec de gauche à droite les Biterrois, les Albigeois, les Piscénois, issus des communes et du ban seigneurial, encadrés sur leurs côtés par la cavalerie des reîtres recrutés à Trêves, au printemps, par le frère du Roi. Ces dispositions prises, Orléans et Montmorency se retirèrent, pour essayer de dormir, d'oublier l'angoisse qui les étreignait, quelques heures avant que le sort ne décide de leurs destins respectifs: connétablie, ou décapitation? Trône, ou prison à vie?
21:41 Publié dans l'historien-géographe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, littérature
Pourquoi j'écris un roman historique...
Je voulais écrire. Je voulais écrire pour dessiner, pour peindre, pour raconter, pour faire vivre une époque, ce grand siècle qui me fait rêver, quand la France était la première puissance du monde occidental, quand Louis XIV, oint par le saint chreme, vivait adoré comme un Dieu dans un château qui avait coûté la vie à 20 000 ouvriers…
Je voulais écrire pour parler de l’Histoire, pour convaincre tous ceux qui montrent du doigt la « science des dates », que l’histoire n’est pas qu’une chronologie. L’histoire vit, l’histoire est chaude, elle bat, tel un pouls qui rythme le temps, le monde, l’Homme.
L’histoire est politique, quand les ambitions, le pouvoir, l’Etat modèle l’espace et l’avenir des hommes. Elle est économique quand elle s’intéresse à leurs échanges, à leurs modes de production, à leur système de valeurs. Elle devient sociale quand elle entre dans les masures et les hôtels particuliers, pour fouiller les tables, les lits et les coffres en osier. Parfois, elle s’égare dans l’étude des mentalités, pour découvrir cette présence étonnante de la mort dans tous les moments de la vie du Grand siècle, et se retrouve sur les champs de bataille pour s’initier à une histoire militaire marquée par une révolution, celle de la pique et du mousquet, de Louvois et Vauban…
J’aime l’histoire. Et le roman historique que je vais essayer d’écrire doit pouvoir faire entendre, sentir, toucher et surtout comprendre la vie quotidienne du XVIIème siècle finissant. J’aime aussi mon pays Languedoc. Je m’intéresse à un moment particulièrement passionnant où le Languedoc devient français et accepte l’absolutisme. Je veux vous faire découvrir Béziers et des lieux qui me sont chers : les champs sur lesquels ont été bâtis la cité HLM où j’ai grandi, l’Iranget, les rives de l’Orb que je contemplais du haut de la cathédrale, et les rues de Béziers où l’odeur de l’histoire est si pregnante.
Soutenez-moi pour vous raconter une histoire et faire vivre une ville moderne : ses effluves, ses habitants, ses rues bigarrées où se mélangent langue d’oc et langue d’oil…Accompagnez-moi pour ce voyage de 300 ans ! Découvrez Nicolas de Montlauretz, fils du gouverneur de Béziers, jeune aristocrate que j'ai inventé pour vous faire aimer l'histoire, ma ville, et l'histoire de ma ville.
21:28 Publié dans Le Biterrois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, histoire
29.10.2009
Conseil municipal de Béziers: Un peu de respect pour l'opposition, monsieur le maire!
Le conseil municipal du lundi 26 octobre était riche d'enseignements...sur la vision de la démocratie locale portée par la droite biterroise, sur l'incohérence du projet d'urbanisme de la majorité UMP, ou encore, de manière plus inquiétante, sur l'avenir de Béziers.
Démocratie locale d'abord: l'animation du conseil municipal n'est pas à la hauteur des projets décisifs débattus par cette instance. Les bavardages bruyants de la majorité ne sont pas stoppés par le maire quand l'opposition parle, les élus PS sont sans cesse interrompus par le maire alors même qu'ils ont demandé la parole, tandis que des réparties assez mesquines ne font pas honneur au sénateur-maire...En effet, quand Pierre Callamand s'élève contre le projet d'un centre commercial excentré, est-il besoin de lui assener qu'il ne sera pas invité pour l'inauguration, La droite manifestement n'a pas la même image que nous du militantisme: si les buffets suffisent aux appétits des militants UMP, nos goûts sont plus spirituels, mais guère mieux rassasiés!
Que de questions essentielles passent par le conseil municipal, les débats sont-ils à la hauteur? Les élus UMP se taisent, à part pour présenter un domaine de leur compétence, à travers un rapport tapé par l'administration. Les élus d'opposition s'efforcent tant bien que mal d'intervenir, sans être en possession de toutes les données...il y aurait tant à dire! Sur la politique universitaire de Béziers, quand le budget municipal est gaspillé pour de grandes infrastructures alors que la scolarisation des jeunes est de 20 points supérieure à celle de Montpellier! Jean-Michel Du Plaa, élu PS, a d'ailleurs réagi sur cette question.
Et que dire de l'urbanisme? C'est Pierre Callamand, élu PS, qui s'interrogeait sur la réhabilitation plus que nécessaire du centre ville délaissé par la droite! Créer une ville américaine de lotissements où les seuls lieux de rencontre sont les centres commerciaux, ce n'est pas le projet de la gauche! Pour nous, une ville est un lieu de vivre-ensemble, avec des espaces et de rencontre dans tous les quartiers, et un centre-ville culturel, commercial, historique rendu plus attractif, notamment à travers sa piétonnisation!
D'autres sujets intéressants ont été mis sur la table: politique culturelle (uniquement pour les notables à Béziers!), tourisme (à Béziers, le tourisme vert, on connait pas!), la gestion des déchets (et l'écologie de facade chère à la droite) ou encore l'éducation et la jeunesse...voilà où l'opposition peut avoir son mot à dire...quelle cohérence aux équipements financés, aux dispositifs d'accès au loisirs à Béziers? Aucune! La gauche, au contraire, doit ébaucher un projet cohérent pour la jeunesse: un accès gratuit aux centres de loisirs, des équipements scolaires qui favorisent l'accès aux ressources numériques, des instances qui permettent aux usagers de participer à ces politiques...
Bien des sujets sont encore à travailler! Ces élections régionales ne laisseront pas la droite biterroise indemne, beaucoup de déchirements vont intervenir, quel que soit le résultat de ces échéances. Championne de pression fiscale d'après le magazine « capital », Béziers doit-elle absolument se faire connaître pour ses élus « cumulards », avec un sénateur-maire-président d'agglo qui veut être président de région? Nous avons pourtant tant d'atouts à faire valoir!
16:09 Publié dans Le Biterrois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, béziers, couderc, ump, ps
20.10.2009
réchauffement climatique, tranformation du MJS: débats porteurs d'avenir!
Ce blog a un peu pris froid: en dehors des réunions du soir, d'intenses activités syndicales et de nuits rapides dans un terrier de marmotte, peu de temps pour écrire! Et pourtant que de choses sur lesquelles s'exprimer! par exemple, deux débats porteurs d'avenir dans lesquels je me retrouve engagé: le premier, c'est à l'échelle mondiale, le dérèglement climatique qui doit engager les états, mais aussi les sociétés, à engager un nouveau modèle de développement, de production, de consommation, pour réduire l'émission de gaz à effet de serre. Le second, c'est la transformation de l'organisation de jeunesse dans laquelle je milite depuis 6 ans: Le Mouvement des Jeunes Socialistes, à l'occasion de ce 9ème congrès de Grenoble, deviendra grand: le plan d'action national prévoit de passer une étape en terme d'adhésions, de structures et développement, pour pouvoir peser dans l'Histoire, rassembler tous les jeunes de gauche qui veulent, en France, agir pour transformer la société.
Le débat climatique c'est une nouvelle thématique qui ne peut être portée à l'échelle locale ou nationale, mais bien à l'échelle internationale! Et quelle famille politique, hormis le socialisme, est le mieux à même de relayer ce débat? Le déreglement climatique, (je trouve le terme plus correct que réchauffement climatique) c'est quand l'émission de gaz à effet de serre dus à l'activité humaine (transports, industrie, etc.) provoque le réchauffement de la température. En soi l'effet de serre n'est pas mauvais (sans lui il ferait aussi froid que sur Venus), mais là quand même l'augmentation aura des répercussions concrètes sur tous les continents! Le développement des activités polluantes et la croissance de la population peuvent avoir des conséquences fortes: on prévoit entre 2 et 6°C en plus...peu impressionnant? C'est l'équivalent inverse de la précédente glaciation où le nord de la France était recouvert par une calotte glaciaire...Le problème de ces fameux gaz c'est qu'ils mettent en moyenne 120 ans à disparaitre! A quoi ressemblerait alors le climat en France? Un climat semi-aride sur la côte d'azur, des été très chauds partout en France, moins de pluies sur la Bretagne...une augmentation de 10à 20cm du niveau de la mer ne fait pas peur ici, mais dans le Pacifique où les pays les plus peuplés sont à quelques mètres d'altitude, c'est un peu plus embêtant! sans compter les conséquences en matière de récoltes, de floraisons, etc.
Et mon organisation dans tout ca? Cette question climatique est une priorité de la fin d'année 2009 puisque nous préparons le 9ème congrès du MJS qui aura lieu à Grenoble. A cette occasion, le groupe politique majoritaire, "Transformer à gauche", proposera, à travers son texte d'orientation et son plan d'action national, une réforme radicale de l'organisation. Non pas un simple coup de pinceau, de peinture, avec quelques noms qui changent, non une vraie transformation: une adhésion facilitée, un statut de sympathisant institutionnalisé, une prise de responsabilité proposée à tous les militants dans le cadre de nouveaux groupes d'action, les coop'! Alors bon quelques sceptiques me diront "oui oui comme y a deux ans et après on met le plan d'action au placard" ah bon. Pourtant, tout le monde je pense a vu le nombre de groupes et d'actions médiatiques exploser au cours des deux dernières années, c'était deux des priorités du dernier Plan d'Action!
Que propose encore le plan d'action national présenté par "transformer à gauche"? Une vraie politique de formation pour permettre à tous les militants de s'impliquer, comme ils le souhaitent, dans leur organisation. La mise en place de réseaux thématiques (lycéens, étudiants, actifs) qui permettent aux militants de s'investir là où ils le souhaitent, quand ils le souhaitent, avec l'appui des structures régionales. La refonte des structures et des instances, avec des chantiers aboutissant à des conventions, avec des conseils nationaux ouverts sur la société et des bureaux nationaux concus comme des espaces de travail. Le nouveau regard sur l'autonomie et l'engagement international de ce plan d'action national nous permet de revisiter notre lien au PS, à ECOSY et à la IUSY. Evidemment, tout ceci ne se fera que si tout le monde, tous les courants, et toutes les fédérations, s'approprient cette démarche de reconquête des têtes et des coeurs.
14:47 Publié dans Le passionné de l'actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mjs, copenhague, climat, politique, actualité
10.10.2009
De Paris à Copenhague
pas de temps pour vous parler de ma vie. Elle s'écoule furieusement, mes pas m'entrainent vivement de chateau d'eau à solférino en passant par Vitry et les bouquinistes de la Seine. Je vois la vie en flou, comme à travers les vitres d'un TGV foncant à travers la vallée du Rhône. Pas de temps pour la lessive, pas de temps pour faire à manger, 5mn de reverie deviennent un bonheur révé. Il y a beaucoup à faire. Régionales, Organisation de l'activité francilienne, suivi de l'actualité éducative...et à celà, des dossiers auxquels je vais porter un intérêt croissant: Une réunion des chefs d'état et des experts scientifiques du monde entier doit se réunir pour le jour de mon anniversaire à Copenhague. Ils doivent discuter du changement climatique et des moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, oxyde nitreux...) provoqués par l'activité humaine, qui constituent une cause majeure de ce changement!
Entre deux coups de fil et 3 textos sans réponses, je peux émerger de ma boîte mail ou de mon roman historique préféré (plus de 4 tomes de fortune de France!) pour lire des articles sur les enjeux de la conférence de Copenhague. Car cette suite donnée au protocole de Kyoto est parfois un peu technique et difficile à comprendre. Merci à Wikipedia et Natura vox de m'avoir apporté leurs lumières! Commencons d'abord par un petit historique: en 1988 Un groupe d'experts internationaux a été créé pour étudier le changement climatique par le programme des Nations Unies pour l'environnement. C'est le GIEC, qui élabore des rapports tous les 5 ans. Celui de 1995 a conduit à l'organisation d'une conférence à Kyoto pour débattre de la réduction des gaz à effet de serre. Cette conférence s'est déroulée à partir de décembre 1997 (alors que je faisais mon premier échange scolaire en Allemagne, je m'en doutais pas!!), elle a été suivie d'autres conférences internationales pour la préciser qui ont mis aux prises des coalitions d'états ayant des intérêts divergents: le club carbone (japon, EU, canada, australie, nouvelle zelande) rassemble les grands producteurs de gaz, tout comme les pays de l'OPEP, elle est très réticente à la réduction des gaz. A contreriori, l'Union Européenne est très motivée pour avancer, tout comme les pays menacés par la montée des eaux (Pays Bas, Maldives). Les pays en voie de développement renvoie les pays industrialisés à leur responsabilité et sont réticents à l'idée de réduire leur production alors qu'ils sont en plein développement.
Voila pour les positions des états. La conférence en a tenu compte et c'est là qu'on en vient aux dispositifs techniques pour atteindre les objectifs de la conférence, c'est le fameux protocole: L'effort de réduction peut s'appuyer sur des mécanismes de flexibilité tels que le mécanisme de développement propre (MDP) qui sont des investissements étrangers (5,4 milliards $ en 2006) dans les technologies propres pris en compte dans le calcul de leurs rejets. La banque mondiale a créé de son côté un fonds spécial pour les programmes d'adaptation. Un mécanisme de permis négociables est aussi prévu pour réduire en priorité les structures les plus polluantes...un système européen d'échanges de permis est né en 2005 à cet effet. D'autres mécanismes tels que la mise en oeuvre conjointe (MOC) sont aussi prévus à cet effet, pour financer les projets visant à réduire l'émission de gaz dans le domaine industriel et forestier. L'entrée en vigueur du protocole est lié à sa ratification par une part significative des signataires (55% des émissions et 55 pays) elle a été permise avec la ratification de la Russie en 2004.
Le respect du protocole de Kyoto est lié à l'émergence d'un droit international de l'environnement qui prévoit des sanctions contre les états qui ne respectent pas leurs engagements.La question aujourd'hui est de faire le point, le bilan de ces efforts, notamment pour les principaux emetteurs que sont les EU (23%), la Chine (idem) et la Russie (17%) qui émettent à 3 les 2/3 des émissions! aux EU, les émissions ont progressé de 1% chaque année alors que d'autres pays tels que la Suède réalisaient leurs objectifs...
En bref je bosse sur la question, un autre article bientôt plus précis sur le protocole de Kyoto et les enjeux de la conférence de Copenhague!
12:31 Publié dans Le passionné de l'actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, environnement, copenhague, climat






