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Bloc-notes éducatif

  • La peur du premier cours

    Il était 7h43 et sur la rambarde du 2ème étage, le ciel s’éclairait, chassant les brumes de l’aube vers la mer. J’entrais dans la salle 207 alors que déjà, dehors, le bruit des klaxons et des moteurs s’intensifiait. Je serrais entre mes mains les polycopiés que je venais de massicoter et la liste de mes classes. L’ordinateur s’allumait lentement et j’en profitais pour vérifier méticuleusement que je n’avais rien oublié. Ma clé USB, avec la présentation powerpoint et les vidéos que je voulais utiliser. Mon cahier avec le déroulé du cours. Mes feutres surtout. Qu’aurais-je fait sans feutres ? Rien ne manquait. Je cherchais un peu nerveusement comment allumer les enceintes. Il suffisait de les brancher. Déjà, il est 7h50 et la sonnerie retentit. Là, comme pour tous mes premiers cours depuis ma rentrée de stagiaire en septembre 2006, je commence à avoir peur.

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  • Une crise institutionnelle

    Je ne parle pas du scandale Benalla. Ni des motions de censure. Ni de l’effondrement récent des deux partis principaux de la cinquième république. Ce dont je voulais parler c’est justement de ce régime politique, qui est à bout, du point de vue constitutionnel. Les insuffisances de la cinquième république font consensus. Pourtant, toutes les évolutions amorcées depuis 2000 ont visé à renforcer le pouvoir présidentiel, un choix discutable. Pourquoi est-ce discutable ? Pourquoi cette date ?

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  • De 1958 à 1974, de Giscard d'Estaing à Macron, les faux bouleversements politiques

    Déformation universitaire, de comparer les âges et les évènements, dans le passé, le présent, et le futur ? Envie de se rassurer sur la capacité d’accès au pouvoir pour la gauche ? Depuis le misthos de Périclès qui institue une indemnité pour les représentants citoyens, la réforme agraire des Gracques et l’essor du service public logistique, judiciaire et scolaire sous Louis XV (je me fais un kiff d’antiquisant / moderniste désolé), la transformation sociale est sans cesse marquée par un phénomène de « Stop and Go ». Et aujourd’hui ? Est-ce que vraiment la victoire d’En Marche et d’Emmanuel Macron est un phénomène durable ? A t-elle atomisé pour longtemps les partis dits « traditionnels » ? Petit retour sur l’histoire, alors que le TGV Béziers / Paris (on pourrait aussi en parler, du TGV) me ramène à la capitale.

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  • Orgueil national et préjugés touristiques

    Ce jeudi, à 7h55, je me trouvais sur la route de Bangbao à Klong son, une petite piste bitumée qui fait le tour de l’île de Ko Chang, entre la Thaïlande et le Cambodge. Je revenais de la digue sur pilotis où j’étais allé siroter un café frappé pour réveiller mes neurones. Devant notre appartement se trouvait (et se trouve encore je pense) une école publique. En passant devant, je pus voir tous les élèves alignés en rangs, avec leurs professeurs en uniforme, dansant devant le drapeau de la Thaïlande hissé sur un mat. Ce drapeau, je l’ai aussi vu partout sur les rives du Chao Praya qui traverse Bangkok. La photographie officielle du roi s’y affiche sur les buildings de Siam Centre, nous observe dans les taxis et les tuktuks, et apparaît subitement, le soir, sur l’écran des télévisions. L’hymne national qui retentit à 18h dans le métro, fait se figer instantanément les voyageurs, à la surprise des touristes. En Thaïlande, le patriotisme n’a pas l’air d’être une blague.

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