Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • envie d'écrire en allemand!

    medium_carte_allemagne_f.gifjo, auch wenn niemand versteht! auch wenn es meine chouille ärgert! warum würde ich jetzt auf deutsch schreiben? einfach weil es für mich wie eine zweite sprache ist, eine sprache dass ich liebe und dass ich gerne spreche, weil es einfach nicht nur eine sprache aber auch eine andere welt, eine andere weltansicht ist: zweisprachig zu sein, das ist auch zwei völker, zwei staate zu kennen und vergleichen zu können. und das finde ich wichtig!

    DEUTSCHLAND/ das ist nicht eine grüne fläche auf der landkarte. es ist auch für mich ein teil meines lebens (weniger als ein jahr, zwar), aber auch was unverzichtbar für mich: auch deutsch oder französisch, wir sind menschen und handeln, böser-, artiger- oder blöderweise wie menschen....ok mit sitten, mit gewohnheiten, aber habe die nase voll zu hören, auch von meinen beste deutschen freunden, dass franzosen gastfreundlich, lustig und unordentlich wären und das es bei der deutschen das gegenteil wäre. vielleicht bissle mehr verzwieckt gell? (schwäbisch :-P)

    erstens sind wir menschen. dumm, klug, verliebt und verbLüfft...auf alle kontinente! dann sind wir vielleicht europäisch. eine geschichte, eine kultur, dass ich gerne mit spanien, polen, england teile. sicher net mit türkei, sorry. dann endlich sind wir sicher franzosen, (und stolz drauf!!!),  aber ausser ein gefühl, ein paar gewohnheiten, das ist nix und es wird immer weniger mit der globalisierung!

    es ärgert immer noch alle leute, aber ich sags weiter, vorurteile müssen weg. Sie haben es gut verstanden, nicht nur diese vorurteile :-)

  • enfin un bon cours...

    medium_nourrir_les_hommes.jpget oui enfin je suis content de mon cours de ce matin, content d'avoir tenu l'heure, content de n'avoir pas été chahuté, content d'avoir pu faire ce que je voulais...la journée avait pourtant mal commencé: 8h15 je me rends compte que j'ai oublié le brouillon à la maison...c'est reparti pour l'écrire! Tout seul dans la salle des profs comme tous les samedis matins, je m'escrime à chercher des questionnements plus ou moins cohérents....

    journée particulière: j'ai recu ma première lettre d'un parent! qui se plaignait de mes déplacements de cours...son fils lui ment, tant pis pour elle: j'avais prévenu deux semaines avant!

    10h15 le cours commence, Joris, collègue stagiaire, est venu me voir, il attaque l'étude de cas à la rentrée pour sa visite formative...c'est pas forcément en venant me voir qu'il va progresser: à part les envolées lyriques sur le petit youssef et son champ de millet mes innovations pédagogiques vont pas très loin!

    le cours: nourrir les hommes, deuxième heure de l'étude de cas. je commence par rendre les copies, plutôt bonnes mais surtout surnotées. j'enchaine sur la reprise des réponses de la fois dernière pour faire émerger des problèmes...puis sur les réponses de la deuxième série...des définitions; des réponses, des problèmes et l'huere est déjà passée, je n'ai plus qu'à faire noter ce qui est à finir sur l'agenda....mais je note que c'est la deuxième fois dans l'année que je fais pile poil ce qui était prévu!

    11h c'est la pause, la collègue de l'A5 nous rejoint et on se fait plaisir avec un vrai dialogue de trois profs qui se lâchent : le niveau baisse, ils savent plus écrire, ce sont des crétins; pas de culture générale etc...et dire qu"on est dans le deuxième meilleur lycée de l'académie!

    mais ce que je préfère après c'est les modules en petit groupe. pouvoir m'occuper de tous les élèves, un par un, avoir l'impression de faire vraiment un suivi personnalisé. même si certains ne jouent pas le jeu: A. se retourne sans cesse, AL. passe son temps à draguer sa voisine L. mais c'est pas grave on continue avec la correction du devoir. si le premier exercice sur l'étude de documents ne passe pas, on passe au second; l'introduction...

    bon en écrivant je me rends compte que oui ca c'est bien passé mais non en une heure je les ai pas fait beaucoup bossé. enfin ca c'est bien passé et j'ai pu passer de temps avec tout le monde. après, j'ai compris Mme Morand, (formatrice IUFM) l'essentiel c'est 1/ donner du sens 2/ bien préparer les cours 3/ pas être trop brouillon. après, les blagues, et l'enthousiasme (marque de mes cours d'après mes collègues), ca paye!

    Sinon comme vous avez pu le remarquer nouvelle rubrique sur le blog: blogs de profs! plus ca va plus je suis sectaire: je parle qu'avec des profs, je bois qu'avec des profs, je mange qu'avec des profs...et le m'éclate!!!

    enfin un article que je viens de trouver sur le web et qui m'a fait très peur: http://web.ifrance.com/actu/viepratique/25155

    ou l'influence du sexe de l'enseignant sur les performances des élèves. titre evocateur. sinon j'ai toujours deux heures de cours sur "nourrir les hommes" à aller potacher donc je pense que je vais m'exiler dans un bar: pas de frigo, pas d'internet, pas de mère qui parle derrière, pas de lapin pour me croquer les pieds...

  • mon avis sur l'éducation...

    rubrique de militant car si c'est un prof qui s'exprime c'est un avis politique que j'emets. l'avis d'un ancien élève, un ancien étudiant, responsable d'un syndicat étudiant, administrateur d'une université et de l'ONISEP languedoc-roussillon.

    Pour répondre à de grandes questions. faut il la même éducation pour tous? sur quels critères doit se baser l'école? faut il sélectionner? mieux orienter? faire des écoles, des classes, par niveau? donner plus d'autonomie aux établissements?

    par ma place, mon expérience et ce que j'ai vu dans d'autres pays je vais essayer de répondre. l'éducation n'est pas efficace: les laissés-pour-compte qui ne trouvent pas d'emploi, les étudiants qui vont de stage en stage sans trouver d'emploi, les redoublants qui ne progressent plus sont là pour le dire.

     après mon avis sur la question n'est pas dans la ligne, ni du MJS (mais certains de mes amendements ont été repris dans le texte d'orientation 2005), ni de l'Unef, ni du PS...mais je le porterais!

    L'éducation doit d'abord reposer sur des principes: offrir à chacun et chacune une place, utile et consentie, dans la société. mes termes sont soigneusement choisis. Le système ne doit laisser aucune place aux inégalités sociales et territoriales. pourquoi pas un consensus droite/gauche sur ces premiers éléments? impossible avec les libéraux, certes...

    L'éducation doit avoir des objectifs: donner à chacun et chacune une culture commune, humaniste et citoyenne, mais aussi des outils scientifiques qui en font des personnes qualifiées, et enfin un apprentissage de l'insertion dans le monde professionnel. je veux couper la dualité entre des humanités enseignées aux élites qui ne préparent pas à la vie professionnelle et un enseignement professionnel qui ne donne pas de véritable conscience citoyenne.

    parlons plus précisément de cet trio culture / Sciences / vie professionnelle. Pour moi c'est tout l'enseignement du second degré et en partie de l'université qui doit être remis en cause par ce biais. oui à un collège unique, non à un collège unique des matières du lycée général, je m'explique: l'enseignement, les filières professionnelles et technologiques ne doivent plus être choisies par défaut comme c'est le cas actuellement. on parle souvent de revalorisation c'est quoi? pour moi c'est l'insertion dans les enseignements du collège unique d'une initiation aux techniques industrielles et aux techniques tertiaires.

    Pour moi, si la sixième et la cinquième doivent permettre de consolider des acquis de base que sont la maitrise de la grammaire, de l'orthographe en français, des principes de l'algebre et de la géométrie en maths, des repères historiques et géographiques en histoire-géo et d'un niveau de base en langue étrangère....la quatrième et la troisième doivent devenir une phase intense d'orientation choisie par un panel large de matières, sous forme de menu ou d'options couplées pour éviter des classes d'élite, qui permettraient à chacun de continuer sa scolarité dans sa filière d'excellence. Cette politique ne répondrait pas à tous les problèmes. des moyens immenses devraient ensuite être mis sur l'école primaire et le premier cycle du lycée pour assurer absolument l'acquisition des savoirs et savoirs-faire de base. UNE CARTE SCOLAIRE rénovée détruirait les ghettos scolaires en mélangeant les quartiers. l'enseignement privé ne serait pas interdit mais ne recevrait plus aucune aide de l'état: pourquoi aider les familles à mettre en lambeau le service public? la rénovation de la carte scolaire devrait redonner confiance à l'école mixte!

    au lycée, on supprimerait la distinction entre lycée général, techno . des bacs en trois ans pour chaque spécialité. on supprimerait le lycée et le bac pro et les filières professionnelles seraient toutes "en alternance", avec des mentions plus précises que techniques industrielles ou tertiaires (ex option techniques industrielles, mention métiers du bois....). Les élèves disposeraient alors d'un brevet professionnel et d'un dispositif spécifique alliant aide sociale, formation complémentaire pour préciser leur projet professionnel et d'une aide à la recherche d'un emploi. pour le lycée qui accueillerait tous ceux qui se destinent à l'enseignement supérieur , on ajouterait un module de formation professionnelle qui permettrait d'effectuer des stages dans les filières choisies (une semaine en seconde, deux en première, trois en terminale), on ferait une distinction entre études courtes et longues accessibles à tous pour la suite:

    OUI "si j'étais président" (comme dit delaf) je supprimerais  la liberté d'accès à l'université. affreux hein. pour moi la filière d'études qui serait choisie librement préfigurerait le choix des études. un bac option sciences fait des études de de biologie et tertiaire fait des études de gestion non?

    Pas de simplisme, évidemment des passerelles seraient prévues: avec des phases de réorientation en seconde et en première année d'enseignement supérieur. et même en troisième année de fac pour ceux qui voudraient passer de l'université classique à un niveau diplomant. en définir évidemment les modalités.

    ensuite le choix entre des études courtes et longues: OK avec le système 3/5/8, on devrait alors prévoir de nouveau des systèmes en alternance pour des universités technologiques à niveau bac + 3, et des universités classiques à niveau bac + 5 (master pro) et bac + 8 (m recherche et doctorat).

     là comme ca vous vous dites OK à part l'introduction des techniques industrielles et tertiaires et changer de nom de filières on fait quoi de beau? on change la vie!

    parlons d'orientation: pour moi les CDI doivent devenir des centres de documentation et d'information sur les métiers (CDIM) où le documentaliste serait en même temps chargé de la politique d'orientation: des brochures d'information sur les métiers, organiser des rencontres avec les professionnels, des rendez-vous individuels avec prof principal, élèves et parents pour définir un projet d'études et un projet professionnel durable. le documentaliste ne serait plus alors un professeur documentaliste mais bien un proviseur adjoint CDIM. il serait aussi chargé d'établir une banque de stages et d'organiser les modules de formation professionnelle au lycée.

    des facteurs à ne pas oublier: le libre choix de l'élève suivant ses goûts et ses capacités au collège puis dans les phases de réorientation qui doit être accompagné et facilité. non aux inégalités territoriales avec un renforcement des internats et un plan de cohérence territorial de l'éducation. non aux inégalités sociales avec une allocation d'autonomie pour tous les jeunes en formation de 18 à 25 ans, cofinancé par l'état et les entreprises dans le cas des formations en alternance.

    celà ne suffit pas. l'environnement culturel et familial a une telle importance. d'où l'importance de la finalité culturelle de l'enseignement. on modulerait les enseignements de second degré plus par des politiques de coefficient que par des abandons d'option. oui je suis professeur et je sais que les élèves jouent aussi la rentabilité.

    ensuite l'alternance ne peut marcher que par un réel engagement du monde économique qui joue le jeu et embauche la jeunesse qui veut des études courtes. et c'est pas gagné.

    égalité des moyens pour la jeunesse: un service public d'éducation à la carte qui respecte une cohésion sociale et territoriale (plan territorial, carte scolaire, allocation d'autonomie), droit à tous d'accéder à un niveau reconnu (brevet professionnel, bac + 3 5 8) et à un semestre d'études à l'étranger, que ce soit au lycée pour les BP, à l'université technologique ou à l'université classique pour les autres.

    des droits reconnus, un système uni mais qui n'est pas non plus anarchique.

    quant aux financements oui il faut des moyens énormes car c'est une priorité nationale mais il faudra aussi rogner partout ou c'est possible: économie d'échelle avec des cités scolaires, économie d'énergie...

    mais l'éducation pour tous est à la base de la république (vivre ensemble avec un projet de vie choisi) et de la démocratie (des moyens notamment culturels pour exercer la citoyenneté).

    j'attends les critiques! (qui seront faciles!!!)

    19 octobre 2006