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  • J - 11 avant mon retour en terre francaise...

    medium_a0aef7004d.jpg je suis arrivé avant hier et j ai deja envie de partir c phenomenal. excusez moi pour l orthographe mais le clavier allemand est tres enervant. lucille deteste que je raconte ce que je mange donc je commence par ca. pour ceux qui veulent de la politique pure, mon blog de campagne http://nicodebeziers.poursegolene.net

    donc me voila apres un long voyage, de belles cernes bleues sur les yeux, les copies de mes eleves dans ma petite sacoche ikea, a heidelberg en allemagne...les cours que j ai: geographie sociale, histoire des murs, le cours par les images, didactique de la geographie et de l histoire, stage d observation au college, ecologie...

    bon apres les cours c bien mais la bouffe c bien aussi! des que je suis arrivé je me suis precipité dans une kneipe pour commander mon plat favori: les käsespätzle! tout seul comme un grand. pour ensuite decouvrir ma maison pour cette semaine: l auberge de jeunesse. attention ne pas confondre avec le zoo mitoyen. je ne sais pas qui a le plus grand confort mais au moins les ours polaires ont de la fourrure. non je rigole jai une auberge high tech avec petit dej a volonte. charcuterie et fromage. comme dans mes reves. forcement jeconomise sr les autres repas! bon apres c joli mais ca coute cher et c un peu kosovar comme ambiance: dortoirs de 4 lits, mes voisins sont bizarres, ambiance...

    heureusement il y a la fabuleuse ville de heidelberg, la plus touristique d allemagne, son chateau detruit par les troupes de louis XIV, son beau fleuve brumeux ( dont je me suis tapé les quais sur 3km pour economiser les transports. maintenant jai plus de chaussures donc je fraude)...mais aussi son temps pourri, ses vélos dechainés qi seraient prets a tuer si vous marchez sur les pistes cyclables...

    en revanche sur l hospitalité je prefere me taire. si mes amis sont toujours la pour moi ( merci philipp pour l appart, merci annika pour le weekend et merci katrin pour le repas de hier soir), ne comptez pas sur moi pour m occuper de nouveau de stagiaires ou d etudiants allemands! y en a pas un qui a l idée de me dire bonjour depuis hier en cours! or je me lave (tahiti bois des tropiques) je me brosse les dents, je me peigne y a pas de raison!!!!

    donc puisque c ca je denonce

    1/ le premier cours que jai vu c celui que j ai (mal) fait a mes pauvres eleves de seconde vive le niveau pour de futurs enseignants. j ai pas aidé le prof mais presque.

    2/ les eleves font la quete pendant le cours. je savais que lenseignement superieur allemand etait exsangue mais quand meme!

    3/ les eleves tapent sur les tables a la fin du cours pour dire qu ils sont contents

    je ne vais pas developper les trucs debiles que jai entendu mais ca commence bien. heureusement les profs sont plus sympas. la prof de francais ma aidé a avoir une carte de resto u, a trouver des bouquins et un acces internet! le dozent ma bien accueilli.

    des news au prochain numero, pour linstant tout va binm deöain jai rdv a 6H DU MAT A LA GARE POUR LE STAGE ARGGGHHHH

    sinon oui il fait froid mais moins qu a montpellier (pas de vent) donc jai juste chemise veste gants et echarpe!

  • pourquoi il est toujours trop tard

    medium_FACE.jpgJosé Añoto est né en 1918 à Grañen près de Huesca, en Espagne (Aragon). Fils d'ouvrier agricole; il va aux champs tous les matins pour aider son père. Le premier des frères et soeurs qui se lève a droit aux chaussures comme me l'a raconté mon père.  La vie s'écoule lentement dans cette Espagne agricole,  des années 1930, au rythme des cloches et des moissons tandis que José grandit.

    en 1936 une révolte militaire menace le pouvoir fraichement obtenu démocratiquement par la gauche espagnole. le putsch manqué devient une guerre civile et tout le monde doit choisir son camp. ce sera le frente popular pour josé Anoto. toute sa famille s'engage, un des frères n'en sortira pas vivant. José s'occupe des communications téléphoniques, dixit mon père. Comme beaucoup d'espagnols, il passe de justesse la frontière française début 1939 quand la catalogne tombe sous le joug franquiste. Commence alors le séjour dans les camps d'internement français qui ressemblent douloureusement aux camps de concentration allemands de la même époque.

    José Anoto est envoyé en Allemagne pour travailler comme bon nombre de travailleurs immigrés en France. de l'inquiétude pour ce républicain espagnol en cavale? que nenni, il dit n'avoir jamais mieux mangé de sa vie. après tout devient flou. José Anoto est cheminot à Alès alors qu'il rencontre Carmen, une jeune oranaise venue en France pour travailler. C'est de cette union que va naitre mon père en 1953, dans le centre-ville nauséabond du vieux alès, bientôt détruit, surpeuplé par les rats d'après les dires de mon papa. Mon grand-père (vous avez deviné) est ouvrier, il travaille aux aciéries des tamaris. et la famille habite bientôt au quartier des Cévennes. C'est alors un quartier mixte, des logements nouveaux encore habités par la classe moyenne. Dans les années 1980, mon grand père prend sa retraite anticipée, le travail est trop pénible.

    Le quartier des Cévennes c'est mon enfance, le cache cache dans les placards, la tisane servie avec mon papi. Plein de choses dont je me souviens peu. comme tous les petits enfants j'adore mon papi...comme féru d'histoire j'aurais beaucoup de questions à lui poser sur la guerre d'Espagne...mais voila je comprends très difficilement mon grand père qui parle moitié français moitié espagnol. Je n'aurais pas beaucoup d'occasions de lui poser des questions, depuis 10 ans ma famille ne se rend plus à Alès. J'y vais de temps en temps puis avec l'UNEF et le MJS, plus le temps d'aller à Alès. Je n'ai revu mon grand père que pour l'anniversaire de ma grandmère il y a 3 mois. Depuis quelques temps déjà la santé n'était plus au rendez-vous.

    Mais c'est maintenant, en revenant de Paris, que je me rends compte à quel point il est toujours trop tard. J'aimerais rendre hommage à mon grand père et lui dire merci. parce que je suis fier d'être le petit-fils d'un républicain espagnol. Parce que je suis fier d'être le petit fls d'un autodidacte qui vérifiait si je savais bien toutes les capitales par coeur. et parce qu'il n'est jamais trop tard pour rendre hommage, à ce grand père que j'aurais aimé mieux connaitre.

  • retour de meeting

    d'abord un grand merci à tous les commentaires témoignant de votre respect du travail de l'enseignant comme éducateur, formateur et adulte au service de l'émancipation de futurs citoyens. on en a plus que besoin.

    ensuite une petite note pour raconter le périple qui a conduit hier soir une délégation du MJS 34 à partir pour TOULON où ségolene royal devait organiser son premier meeting décentralisé. je ne pense pas qu'être militant ce soit voguer de meeting en meeting. on y croise surtout des gens convaincus. mais les militants du MJS 34 avaient besoin de voir et d'entendre celle pour qui ils vont se battre pendant trois mois!

    après un trajet très rapide (montpellier toulon en deux heures!), nous arrivons au palais neptune et pouvons constater l'affluence: 3000 personnes souhaitant rentrer dans une salle de 800 personnes c'est compliqué. le MJS se faufile comme il peut, ceux qui j'ai amené s'installent comme ils peuvent et la douce atmosphère des meetings, ses jeux de banderoles et de pancartes s'ajustent...rapidement menacé par un service d'ordre qu'une attaque atomique n'aurait pas fait sourciller et qui ne voulait pas laisser rentrer les avignonais et le reste des heraultais. une heure d'attente quand même. les premiers discours commencent, notamment celui de michel Vauzelle, président de la région PACA très cher au coeur du MJS!

    et enfin, notre candidate arrive sur scène. et moi qui ai été tant critique, j'ai plaisir à la voir, au fur et à mesure, se détacher de ses notes pour parler à ses militants qui vont se battre pour lui permettre d'incarner un projet nouveau et ambitieux. j'ai plaisir à entendre des accents de conviction et de douce persuasion, c'est une nouvelle force tranquille qui émerge et qui j'en suis sr va monter en puissance tout au long de la campagne. Tout le MJS se lève quand ségolène royal évoque l'allocation d'autonomie, projet phare de mon organisation, qu'elle entend mettre en oeuvre pour exercer ce droit à l'avenir que nous revendiquons. un discours assez court, qui en a laissé certains sur leur faim, mais pour moi, un élément supplémentaire de motivation.

    DEVOIR DE VICTOIRE!

    Comme nous en discutons après dans la voiture, ni les sondages, ni les médias ne feront campagne à notre place. le premier meeting de campagne est à peine évoqué à la radio où l'on parle foot et ISF. je prends conscience du défi et je cherche à le faire partager: c'est sur le terrain que se gagnera les élections présidentielles. pas au JT. et pas forcément sur les plateaux TV;

    camarades, préparez tracts, affiches et réunions publiques, la victoire est entre vos mains!