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  • c'est quoi un congrès du MJS?

    4eba46c71071f9c9fad8c2e4bfdf8551.pngLe mouvement des jeunes socialistes est en congrès c'est à dire? les jeunesses socialistes, devenues autonomes en 1993, définissent tous les deux ans leurs orientations, en votant un texte d'orientation, en élisant leurs dirigeants locaux et nationaux, en votant des résolutions d'actualité et en discutant de leur activité passée.

    Le congrès 2007 aura lieu à Bordeaux / st médard du 2 au 4 novembre...on partira à 5h du mat pour arriver à l'heure! à quoi ca ressemble un congrès? 700 délégués issus de plus de90 fédérations départementales. des militants qui se succèdent à la tribune pour discuter de telle ou telle résolution, partie du plan d'action national, point d'actualité ou d'activité. aussi un moment convivial pour retrouver d'autres camarades (j'attends notamment avec impatience les délégués marseillais).

    voter? un texte d'orientation commun a été présenté cette fois par le bureau national. si les différents courants du MJS (erasme, TAG, Convergences réformistes, JSR) comptent bien profiter de la tribune pour faire entendre leurs positions et les défendre,  notamment sur un débat très attendu sur les résolutions, tous les courants ont choisi de partir de leurs convergences pour entamer la necéssaire refondation de la gauche.

    élire? le président du MJS qui succèdera à razzye hammadi sera élu par les délégués désignés par les adhérents des fédérations. c'est lui qui choisira, en fonction des rapports de force interne, les membres du bureau et du secrétariat national. peu après, des congrès locaux désigneront les animateurs fédéraux et les coordinateurs fédéraux autour de leurs collectifs fédéraux et comités de coordination régionaux.

    Conclu par le premier secrétaire du parti socialiste et le nouveau président, le congrès est un moment important de débat et de présence médiatique pour l'organisation.

    Il sera pour moi d'autre part la fin de mon mandat d'animateur fédéral du MJS 34...et un certain anniversaire :-) ainsi que l'occasion de présenter deux résolutions que j'ai écrite, l'une sur la vie étudiante, l'autre sur le statut de l'enseignant.

  • "travailler plus pour gagner plus"...un malentendu!

    51ade73cbd996e3eb152584177b9d621.jpgles 53% de français qui ont voté pour NDP se sentent un peu floués...trahis même? le slogan travailler plus pour gagner plus s'est révélé être une vaste fumisterie digne des mystères d'Eleusis...une problématique pourtant bien saisie qui l'a fait gagné...même au sein des classes populaires!

    cette force politique engrangée sur le pouvoir d'achat s'effrite dans la mise en oeuvre....forcément, quand la première LOI TEPA consiste à donner 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches et quand la deuxième loi sur le sujet consiste à multiplier par quasiment 2 le pouvoir d'achat....présidentiel!

    Je comprends NDP. il fait un peu petit joueur à côté de ses copains Bouygues et Lagardere...pourtant, l'élysée, les voyages, la vaiselle en or c'est pas mal non? où s'arrêtera Sarkoleon? où s'arrêtera son élan, son courage, sa témérité?

    une chose est sûre, les Français (même peut-être Sébastien qui croit que le clivage droite-gauche n'existe pas hèhè) comprendront que la droite a un objectif global et cohérent, à la robin des bois mais un peu dévoyé: PRENDRE AUX PAUVRES POUR DONNER AUX RICHES!

  • Un nouveau quartier à la Courondelle: le MJS s'inquiète!

    Si la construction d'une école à la Courondelle annoncée mardi est une bonne chose (mais comment la faire fonctionner quand l'UMP, chère à M. Couderc, supprime des postes d'enseignants?), l'animateur fédéral du MJS 34, Nicolas Anoto, dénonce le développement infini de Béziers vers le Nord et l'Est. Ce développement incohérent présente des dangers:

    - moins de vivre-ensemble, quand des structures publiques ou collectives (associations, réunions, jeunes) insuffisantes sont prévues dans les nouveaux quartiers: vive l'individualisme!
    - un environnement dégradé: plus d'inondations avec la bétonnisation des sols, plus de pollutions avec les déplacements en voiture vers un centre de plus en plus lointain.
    - plus d'inégalités sociales: la droite municipale fait des cadeaux aux promoteurs immobiliers mais laisse les quartiers insalubres du CV à l'abandon!

    Les municipales approchent! Ce sera pour les jeunes socialistes de Béziers l'occasion de porter son projet, à gauche, d'une ville dense et durable, pour changer la ville et changer la vie! Réhabilitation du centre ancien, couloirs de bus, services publics de quartier, contrairement à ce que laisse entendre la droite, un autre avenir pour Béziers est possible, à gauche!

  • de la démocratie sociale

    25f599c5e611f5f67072de3dc7c83443.jpgLa démocratie sociale, je n’y connais rien. Secrétaire général de l’Unef Montpellier de 2003 à 2005, élu du SE-UNSA (syndicat des enseignants) à l’IUFM de Montpellier de 2006 à 2007, je n’ai pour l’instant approché que de loin l’action syndicale des salariés du public ou du privé. Approché comment ? de manière classique dans les intersyndicales, à l’université, dans les manifestations, dans les conseils représentatifs (conseil scientifique et pédagogique de l’IUFM par exemple.) et de manière beaucoup plus dure, difficile, bouleversante pour moi quand, l’espace de deux heures, je me retrouvais, vice-président étudiant du CROUS de Montpellier (2004/2006) du côté des patrons pour discuter avec la CGT.

     

    Intéressé plus par l’histoire militaire, politique et administrative que par l’histoire sociale et économique, à part un petit cours de master 1 sur la naissance des syndicats, je sais peu. Le précurseur des corporations ou plus encore des confréries et des caisses de solidarité, l’émergence des bourses du travail à la fin du XIXème siècle et enfin la naissance d’une CGT largement anarcho-syndicaliste en 1895, voilà les petits repères que j’ai. D’un autre côté, une étude de la démocratie sociale passe aussi par l’essor de l’état social, au XXème siècle essentiellement en France, dans les années 1900 avec les premières lois sur le droit du travail (femmes, enfants, nuit…), en 1936 avec l’apparition des conventions collectives, des délégués du personnel, de la limitation de la durée du travail…

    La démocratie sociale d’abord c’est quoi ? C’est la démocratie au travail, la démocratie des salariés, l’organisation des rapports entre patrons et employés institutionnalisée par l’Etat. La démocratie sociale est une thématique majeure pour la gauche, évidemment, puisque son développement va à l’encontre de la loi du plus fort dans le domaine du travail. C’est la gauche qui développe toujours le pouvoir des syndicats, tandis que la droite les réduit (voir ce qui s’est passé aux EU et en GB). Et pourtant, la démocratie sociale fait débat au sein des syndicats et de la gauche. Petits souvenirs de mes formations sur la deuxième gauche ou de la lecture de « la deuxième gauche » de Hervé Hamon, trouvé il y a quelques années dans la bibliothèque de papa.

     

    Quels débats ? est-ce à l’état ou aux négociations entre syndicats d’organiser les règles du travail et la participation des salariés à la gouvernance des entreprises ? est-ce à ces même acteurs sociaux ou à l’état de réglementer les salaires les contrats et la durée du temps de travail ? c’est une question importante. Quel est le rôle des syndicats ? lutter pour obtenir des entreprises et de l’état une législation plus favorable aux salariés (salaires etc.) ou obtenir des outils, des espaces de négociation pour obtenir de manière autonome des droits sociaux ?

     

    Ces débats là ne sont pas réglés, le syndicalisme est aujourd’hui divisé pour des raisons historiques entre syndicats chrétiens, communistes et anti-communistes ou même catégoriels. Certaines division n’ont plus de raison d’être et une recomposition du paysage syndical est souhaitable. On regrette un syndicalisme faible c’est hypocrite. Quelles sont ses compétences et ses pouvoirs, ses moyens pour négocier, pour rallier les adhésions ? pas grand chose en France. La construction d’une démocratie sociale efficace doit être un défi pour la gauche dans les années à venir. Elle défend les salariés, elle défend la régulation du travail, alors il faut assumer ces projets et donner aux travailleurs les moyens de se défendre et de définir de manière autonome leurs conditions de travail.