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22.03.2008
Le Languedoc, Béziers, les misérables...
Je suis à Béziers et il est impossible d'expliquer à quel point c'est bon d'être chez soi...j'ai vu le paysage changer, accoudé au wagon bar du TGV où je corrigeais mes copies. La banlieue qui s'éloigne, les gares traversées en coup de vent, puis les plaines agricoles de la Beauce, si vides. La traversée du Morvan, inquiétante avec ces vallées oubliées et ces brumes qui les étreignent me fascine. enfin, le Sud, la vallée du Rhône. et Enfin...vous vous en souvenez certainement...on quitte la vallée du Rhone et on passe à travers des cailloux, une montagne coupée en deux...on ne s'en rend pas compte mais on entre en Languedoc. Moi je m'en rends compte.
Mein Land! Au delà d'une histoire chevaleresque, cette zone de passage me rend toute ma joie. Finis les cris des élèves, les usines du RER C, les garages de la RN7, les bousculades de la station BFM...fini tout ca. au milieu des garrigues, ces petits buissons secs, des vignes vertes; rouges et jaunes, de ces montagnes des Cevennes qui bordent l'horizon, je suis chez moi. C'est mon pays! Je l'ai parcouru de long en large! C'est le département de l'Hérault! Cette corniche, ce lagon qu'on emprunte de Sete à agde. cette métropole, Montpellier, où le TGV s'arrête. Et enfin Béziers.
Béziers, c'est une ville oubliée. des clochards qui boivent sur le quai de la gare aux boutiques fermées du centre-ville, on comprend qu'on a changé de ville. Anthony vous en parlerait mieux que moi. le responsable du groupe local du MJS a décidé de lever le voile sur ce qui se passe dans la gauche biterroise, sur ce "clan" qui a mené la bataille des municipales et que nous ne laisserons pas accumuler défaite sur défaites. retrouvez ses chroniques de campagne sur www.anthony-florins.com!
Alors je m'apaise. Je me reconstruis. Et y a du boulot. Et quand je suis à bout, vous avez pu le remarquer je lis. mes classiques. quelque chose qui me détache du monde. Pas besoin de corde pour se pendre, les "misérables" de Victor Hugo sont là. Mes héros, mes maitres, ces écrivains, ces poètes et ces peintres du XIXème siècle, Stendhal, Hugo, Dumas, Friedrich, Heine, ont voulu faire exploser la littérature et la poésie, écrire les sentiments, peindre les âmes, faire pleurer et rire le papier et la toile. Par l'ombre et la lumière. Je les félicite, la passion qui les animait traverse les siècles et soutient toujours les âmes en peine (la preuve). Les misérables de Victor Hugo, c'est un combat contre les préjugés, contre la misère qui perd, contre la bien-pensance qui fait regarder de haut ces miséreux qui ont surement trouvé ceux qu'ils cherchaient. Certains de mes camarades liraient avec profit (p 261 édition folio classique) le chapitre où Fantine devient prostituée. Vendre son corps, chers camarades, ce n'est pas vendre un service marchand...mais on en a assez discuté avant le congrès!
21:41 Publié dans Le Biterrois | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : beziers, victor hugo, livres, languedoc, voyages, littérature, prof
Commentaires
J'adore cette région, son soleil, sa gaieté... cependant je ne connais pas Béziers.
Les misérables, je l'ai vu en dvd. HOnte à moi je sais, mais z'ai pas le temps de lireuuuh...
Ecrit par : cpechou | 23.03.2008
"Les misérables, je l'ai vu en dvd. HOnte à moi je sais, mais z'ai pas le temps de lireuuuh..."
Faut venir à Béziers ils sont en live, à la gare ils vous sautent dessus, dans le tunnel ils te dépouillent parfois et sur les Allées Paul Riquet ils sont omnis présents.
Ecrit par : Bug | 25.03.2008






