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  • über das französische Schulsystem

    Ziemlich oft habe ich über das französische Schulsystem mit Freunden oder mit Genossen geredet. Es ist immer interessant, vergleichen zu können, auch wenn es nicht immer möglich ist. Ich sage oft Fachhochschule für IUT, auch wenn es eigentlich anders ist. Ich sage bafög für die französische "bourse" auch wenn es eigentlich kein Darlehen, sondern ein Stipendium, ist. Was betrifft das Lehren, ist eine deutsche Lehrstunde 45mn wert als es in frankreich 55mn dauert! Das französische College wo alle schüler zwischen 10 und 14 in frankreich gehen, gibt es nicht in deutschland. Ich sage aber immer Realschule!

    Das französische Schulsystem hat eine lange und sehr politische Geschichte. Kein thema wurde so oft erwähnt in der nationale Versammlung wie die schule. Die französische Schule ist ein republikanisches Symbol. L'école primaire (Grundschule) wurde von Guizot in der 1830er Jahre verbreitet, aber nur mit Jules Ferry, Bildungsminister in der 1880er Jahre, wurde sie kostenlos und verpflichtet. Zu gleicher Zeit wurden Geschichte und Erdkunde in der Schulprogramme eingeführt. Das Ziel war klar: Deutschland war der Feind, durch Erdkunde sollten die junge Franzosen verstehen warum es wichtig war das Vaterland zu verteidigen, weil es so schön und vielfältig war. Durch Geschichte sollten die junge Franzosen verstehen warum sie die deutschen Erzfeinde hassen sollten. Diese Fächer waren natürlich gebunden. Das sind sie immer noch.Und jetzt bin ich Erdkunde und Geschichtelehrer ;-)

    Anfangs gingen die Kinder nur bis 14 in der école primaire. Dann gabs ein "certificat d'études" den oft der einziger Diplom war. nur die fleissigsten schüler und die reichesten gingen im Lycée, von Napoleon gegründet, bis dem "baccalaureat", das französische Abitur. In der 1930er Jahre hat es sich verändert, und in 15 jahre (bis dem Gesetz Langevin/Wallon im Jahre 1946) wurden die zwei systeme vereinigt. Dann, in der 60er Jahre, wurde der College gegründet (damals CES genannt)...und das ist wichtig. Vor 40 jahre ist die Schuldebatte in Frankreich immer so: sollen wir den "college unique" behalten, oder die Schüler früher in berufliche und technische Schule orientieren, wenn sie keine Schullust haben und keine gute Noten kriegen? Der Lycée ist immer noch da. Aber seit 1968 (technische baccalaureat) und 1985 (beruflichen baccalaureat) führt er zu verschiedene Abschlussprüfungen. Sogar das allgemeine Abi wird zwischen literaturische, wirtschaftliche und wissenschaftliche Profile geteilt!

    In Frankreich kann man mit dem Baccalaureat in alle Universitäten (ausser die Uni Paris) studieren...Es gibt keine prüfung. Aber viele Leute die das erste Jahr nicht weiterkommen können. Dort bereiten die Studenten eine licence (3jahre) und dann ein master (5 jahre) oder ein doctorat. Die besten Doktoranten werden chargé de TD (Assistenten) und dann maitre de conférences (junior Professor). Oft bewerben sich die besten schüler für die "prepas", die sogenannte CPGE, wo die Schüler Aufnahmeprüfungen der "grandes écoles" bereiten werden (sciences po, ena, hec, normale sup...). Viele andere Schüler, ins besondere in der technischen und beruflichen baccalaureats, bevorzugen die IUT oder die BTS, eine art Fachhochschule, wo man in 2 jahre ein Diplom, der DUT, kriegt, was ermöglicht, gleich arbeiten zu können als Fach-angestellte oder arbeiter. Man kann auch Lehrer werden. Dann soll man studieren, von 3 bis 5 jahre, eine oder 2 fächer (nur für geschichte, erdkunde, physik und chemie) und ein Jahr lange eine sehr schwere Prüfung, der CAPES, zu bereiten. Nach schriftliche und mündliche prüfungen können die Gewinner ( 500 von 5000 leute ungefähr für das Fach Geschichte) Lehrer werden. Als Praktikanten das erste Jahr, und dann als Lehrer...oft in die Pariser Vororte, die fürchtbaren académie de Versailles (West-Paris) und Creteil (Ost-Paris). Die Lehrer müssen sich nicht bewerben. Aber sie können nicht die Schule wählen, wo sie unterrichten werden.


    ENTRE LES MURS
    envoyé par elle
  • Déficits charismatico-pédagogiques et espoirs politico-partisans

    206019136.jpgCédric, Pierre et quelques autres accoutumés à la texture technocratique de mon phrasé ne s'étonneront pas de mon titre. Chers camarades et chers amis, je souffre de déficit temporel. La somme des "trucs à faire" est inversement proportionnelle au nombre d'heures dans une journée. Les 30 mn de footing qui m'ont amené à me paumer dans Vitry, entre la rue de la fraternité et la rue de la solidarité, ne m'ont servi qu'à refaire mon rétroplanning de la semaine. Les récréations me permettent à peine de préparer les séquences qui les suivent, et les bouchons des autoroutes franciliennes me laissent vaguement le temps de gérer à moitié mes échéances politico-organisationnelles.

    Je suis un bûcheron. Mes mails et SMS d'orga sont des buches que j'abats avec régularité. Mais la forêt de mes séquences à préparer reste impénétrable. Comment donner du sens à la IVème république? Comparer les réussites diplomatico-économiques aux échecs politico-militaires? Comment faire sentir à quel point le préambule de la constitution de 1946 est un évenement dans l'histoire de France du XXème siècle?

    à toutes ces intempéries se rajoute une pluie salvatrice pour la couleur de ma voiture, une carte bleue bloquée dans un distributeur de Montparnasse, heureusement vite consolée, ou encore un rapport d'inspection dithyrambique qui ressemble plus à un post de fan qu'à un rapport d'inspection mais évidemment on va pas se plaindre. Et parlons politiques. Soyons partisans même, comme dirait Razzy!

    Je suis en reconquêtes. Reconquêtes politiques, democratiques, culturelles et sociales. Le courant de la gauche du parti socialiste, le NPS, mené par Benoit Hamon et Henri Emmanuelli, s'est en effet lancé dans l'élaboration d'une contribution pour le congrès de REIMS. Son titre? Reconquêtes. Sa méthode? l'organisation de forums régionaux, en juin, pour aboutir à une présentation fin juin. Son esprit? au delà des écuries, il y a une vision, un projet, une methode pour préparer de nouvelles victoires pour la gauche. Une victoire urgente, au vu des inégalités intolérables qui se développement dans notre société. Une victoire globale, au vu des mécanismes de financiarisation de l'économie, de destruction des puissances publiques, engagés par l'hydre du libéralisme économique.

    Cette victoire, elle est indispensable pour redonner un sens à la démocratie et au débat politique quand les intêrets économiques prennent le pas sur les volontés politiques. Reconquêtes ira au delà des écuries: au delà du socialisme libéral de Bertrand et de la démocratie participative de Ségolène, et des appétits de pouvoirs de quadras impatients qui rêvent d'alliances à géométrie variable...il reste de la place pour une politique de gauche, ambitieuse, exigeante, ouverte sur la gauche, le monde associatif et syndical! Ce projet, vous pouvez le retrouver sur http://www.reconquetes.eu/ ou encore sur le nouveau site du député européen et porte parole du parti socialiste, Benoit Hamon... www.benoithamon.eu ! Retrouvez le préambule de la contribution sur http://www.reconquetes.eu/spip.php?article1

     Parlons toujours politiques, mais politique d'éducation. Un projet gouvernemental amènerait la suppression du statut de professeur stagiaire. Les enseignants lauréats des concours seraient directement envoyés au feu en établissement avec un service de 18h. Plus d'IUFM et donc plus de conseils, plus de rencontres avec des jeunes collegues, plus de formation didactique ou pédagogique. Plus d'outils pour essayer, plus de pistes pour avancer, on nous envoie au combat, désarmés, sans savoir faire cours, sans savoir mener une leçon. On verra, si celà se confirme les résultats. Je sens venir des désespoirs, des drames humains, des démissions. Quant à parler de la qualité des cours dispensés pour les élèves concernés...Et le sait-il le ministre, comment on mène nos séances, armés d'une craie qui claque comme un fouet, envolant nos élèves dans nos élans lyriques pour décrire le sacre de Reims, pataugeant dans la recherche de documents utilisables, vannés par des journées interminables, passés avec des adolescents surmenés par des rythmes scolaires inadaptés?

     

  • Plus que 6 semaines à tenir...

    379660296.jpgEt oui, dans 6 semaines, vers le 10 juillet, je rejoins mes pénates, je rejoins le sud, je fais vagabonder la fiesta rouge dans les forêts du forez, les autoroutes de Sologne et les plateaux de Rouergue pour retrouver MON sud, mes garrigues, ma mer, mes étangs, mes collines, mes paysages dorés.

    Dans 4 semaines, j'aurais fini mes cours. Aussitot corrigé le brevet, donc vers le 29, j'aurais 2 semaines pour profiter de Paris. Même si en 6 semaines, je n'ai qu'un weekend sans réunion. même si en 6 semaines, j'ai bon nombre de chantiers à fignoler, à mettre en oeuvre, à faire aboutir, avant l'été, surtout. Quitter des élèves, je l'espere, bien préparés pour le brevet. Quitter mes élèves de cinquieme une fois le programme achevé et le conseil de classe préparé.

    6 semaines, à respirer le metro, où une stagiaire de l'UP d'hier détectait, tout comme moi l'an dernier avant de m'y habituer, cette odeur bizarre qui plane, détestable, de désinfectant mêlé au plastique et à l'âcreté d'un air souterrain. Mais aussi 6 semaines pour tout voir, pour rendre visite à mes amis les rois de France à la basilique st denis, pour retourner, le soir, à notre dame, dont j'ai particulierement apprécié l'atmosphere hier, vers minuit, alors que les cracheurs de flamme éclairaient une facade presque millénaire.

    6 semaines pour faire du sport, pour apprendre à dormir, pour trouver des moments de détente, quitte à corriger des copies perché sur le sacré coeur, accoudé au pont neuf, voire au sommet de la tour montparnasse (dont j'ai découvert hier qu'elle n'était pas carrée bien que je ne sois pas sûr qu'il s'agisse de la tour montparnasse). Les 14 stagiaires de l'UP (dont 2 disparus) ont d'ailleurs certainement apprécié leur visite nocturne, totalement improvisée, de la gare Montparnasse.

    Bon, et 6 semaines aussi, intenses politiquement, mais pas seulement, dans cette ville où j'habite, certainement pour plusieurs années! Pas très politique tout ca mais j'ai toute la journée pour écrire...

  • décider pour les autres...ma vie, mes classes!

    833980240.jpgConseil de classe - campagne de l'Essonne - 18h30.

    Arrivé il y a trois semaines dans mon nouvel établissement, je participe aux conseils de classe avec peu de choses à dire. pas d'appréciations, pas de notes, je m'attends à faire figuration. Introduction du chef d'établissement, synthèse du professeur principal, tour de table, CPE, élèves et parents...c'est alors que j'entends, très distinctement dans le brouillard de ma longue journée et de mes douces reflexions. "les questionnaires rendus par les parents d'élèves nous indiquent que les élèves sont très contents du dernier cours du professeur d'histoire consacré à la méthodologie". Sourires amusés de mes collègues. Le prof de français aussi recueille des lauriers pour son choix de livres.

    Mais moi?

    Alors ca, si je savais que pour ce conseil, les felicitations du conseil, c'est moi qui les aurais...

    Un conseil de classe, c'est drôle. Surtout si des profs facétieux s'amusent à placer des mots. Mais au delà de l'ambiance il y a des choses terribles qui se passent. en 2mn, la vie d'une personne se décide. quelques résultats, un vague projet, des propositions familiales et le couperet de l'avis du conseil de classe tombe. orientation en seconde, en voie professionnelle ou redoublement? C'est une vie qui se décide. Alors que les dossiers passent aussi vite qu'à la chaine de l'usine. Une décision qui mériterait des années de réflexion et de préparation est prise en quelques secondes. Et parfois, on tranche. Cette élève, par exemple, qui a des notes modestes, des difficultés familiales, et qui a un projet, devenir institutrice. Au vu de ses résultats, l'échec en seconde est assuré. La voie professionnelle, elle n'en veut pas, pourtant elle y serait allée...Si en nous regardant autour de la table, entre collègues, nous n'avions pas senti que nous ne pouvions pas faire ça. Pas la voie de garage, pas l'impasse, pour celle-la. Et le redoublement, quasiment interdit par l'académie, a été décidé.

    Mais tant d'autres cas qui passent, d'adolescents perdus dans leur recherche d'eux même, qui n'ont pas réfléchi et qui iront là où on leur dira d'aller. à 13ans, 14 ans, leur vie est décidée. Et j'enrage, j'enrage vraiment car je sais qu'en rentrant en sixieme, leur vie était déjà décidée. Et quand j'aurais envoyé mon 200eme élève en bac pro comptabilité, alors qu'il n'en veut pas, est-ce que je serais blasé? Est ce que je songerai à tout ca? J'espere.

    J'ai épluché les dossiers de mes sixieme de mon dernier remplacement, dès le CM2, les lacunes apparaissaient, l'écart se creusait avec les autres élèves...pas de suivi, pas de deuxieme chance, pas de rattrapage, pas de perche tendue pour sortir du gouffre, notre système éducatif est bien cruel.

    Et moi aussi je suis bien cruel. Vous ai-je présenté mes classes? Ma cinquieme agitée de professeur principal? Ces 3 élèves qui me gâchent la vie par leur insolence et leur refus de travailler? Ou tous ces autres que je retrouve en aide aux devoirs, adorables, et qui me font regretter d'avoir préparé une interro surprise pour demain? Et vous ai-je présenté ma cinquieme gentille? là où l'on bosse, où l'on sourit, où l'on se repose quand on a trop écrit? Et ma troisième blasée? Cet élève qui me prend de haut? Dont j'ai la lettre d'excuses dans la poche? Et ma troisième préférée? Ces élèves qui me rappellent MA seconde de l'an dernier? Quand on fait cours détendu qu'on avance vite et qu'on a du répondant? Et vous ai je parlé de mes 3ème fainéants? Réputés dans tout l'établissement. Moqués par les professeurs car ils ne parlent pas. Ce qui énerve parfois. Mais s'ils manquaient de confiance en eux? Ils sont très gentils en tout cas.

    Voilà mes nouveaux élèves. Et tout va bien. Tout va bien dans la vie, et tout va bien dans l'engagement. On m'en propose d'autres d'ailleurs. Dans le syndicalisme. Mais déjà, j'ai des projets à achever. La gauche. L'Europe. Et ceux-là sont prioritaires.