Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Enseigner l'hyperpuissance américaine...à travers une série!

    etats-unis.pngLes fêtes vont bientôt se terminer, je vais donc me souvenir que je ne suis ni rentier, ni permanent biterro/francilien d'une organisation de jeunesse, et revenir à des préoccupations plus terre-à-terre à savoir la préparation de cours. TERRE A TERRE. Qu'est ce que je raconte. Le programme de troisième est passionnant, chaque préparation est un défi pour appréhender le XXème siècle dans la globalité de ses heurts- et malheurs puisque c'est l'enjeu principal. Dans les semaines à venir, mes chers élèves m'entendront déclamer l'appel du 18 juin (je me fais plaisir) pour la séquence sur la 2GM alias seconde guerre mondiale. Le but: non pas raconter les batailles mais saisir l'essentiel: l'aspect mondial, l'aspect total, l'aspect horrible au sens propre du terme et un travail particulier autour des notions de résistance et collaboration. Ensuite? Une petite incursion dans l'Union européenne et ses enjeux historiques, institutionnels et géopolitiques. Ensuite? La guerre froide, concentrée sur les deux contre-modèles, des théâtres récurrents et des phases de regel/dégel.

    Et enfin, les Etats-Unis d'Amérique. Bon ma bible c'est le programme. "Une présentation de l'immensité, du poids démographique et de la métropolisation du territoire introduit l'étude. L'analyse porte sur quelques éléments qui rendent compte de la puissance mondiale des Etats-Unis (ressources, technologies, poids économique, puissance militaire, rayonnement culturel). Le rôle joué par ce pays dans l'organisation du monde depuis 1945 permet d'éclairer quelques origines de sa puissance."

    Bon le propre des programmes c'est qu'on se demande par quel bout les prendre. Quels outils d'abord? Les connaissances des élèves. Fabuleuses, un brain storming me permettra de dégager les principaux aspects de la puissance américaine. Photos et cartes peuvent à la fois permettre de s'interesser rapidement à la configuration et à la diversité du territoire américain mais aussi de familiariser les élèves avec les légendes, les croquis et le vocabulaire cartographique. Mais comment entrer en matière, réchauffer les LE neurones frigorifié de mes chers élèves qui traverseront une cour glacée par les frimats de février pour se rendre dans ma salle?

    A_la_Maison_Blanche.jpgLa série "the west wing" (à la maison blanche) que je visionne en boucle depuis 3 jours me semble parfaite pour illustrer l'importance donnée au chef d'état étatsunien dans la culture mondiale. Le président Bartlett passe de la gestion de la crise du Cachemire à la protection des parcs nationaux en passant par la querelle écoles privées/publiques avant de prendre au téléphone le premier ministre bulgare...soutenu sans faille par une équipe de conseillers jeunes (et souvent séduisant-e-s). On peut dévier sur tous les films mettant en scene la maison blanche, des photos des acteurs ayant joué le président, et atterrir sur les élections de janvier évidemment. Cette entrée en matière pose évidemment question: pourquoi tant d'importance donnée à ce chef d'état?

    On atterrit sur un brain storming de tableau "pourquoi dit-on que les EU sont une puissance mondiale?" en faisant travailler les élèves sur un plan détaillé de paragraphe argumenté, par la suite. La leçon sur la guerre froide qu'on vient de finir doit permettre de dégager et définir le concept de "hyperpuissance". Ensuite un problème se pose pour conduire la séquence...vais-je tomber dans le piège du plan à tiroirs Territoire/Population/rayonnement?

    NON! Je peux tenter l'acrobatie délirante d'un plan multi-scalaire thémathico-mi-chronologique (je sais j'abuse) construit par les élèves sur la base d'une question orale portant sur l'originalité de la puissance américaine. Le but? Par un questionnement ciblé, et un travail en profondeur sur de multiples supports (photos, textes, tableaux, cartes) donner aux élèves une loupe pédagogique. S'interroger d'abord sur l'immensité du territoire américain dans sa richesse et sa diversité IA peuplé par vagues successives forgeant une population urbaine plus ou moins métissée IB dans laquelle une place importante serait accordée aux grandes agglomérations pour ensuite passer au II avec une loupe décroissante et s'interesser à la place des EU dans le monde...là encore, comment ne pas tomber dans le tryptique économique/culturel/militaire? Dur dur! Le but de prime abord: construire une carte sur les EU dans le monde. On peut réfléchir sur la légende de cette carte qui prédéfinirait le plan. Un monde "disneylandisé" en I permettrait de localiser une culture exportée par les grandes firmes, les centres de loisirs; holywood en localisant ce phénomène. Un II permettrait de s'interesser au géant économique en localisant la bourse de New York, les flux commerciaux maritimes et les facades maritimes...enfin un III permettrait de spacialiser son rôle de "gendarme du monde": les flottes, les bases militaires et les pays alliés, ainsi que les interventions militaires récentes semblent une bonne entrée. La conclusion de cette séquence pourrait voir mis en exergue le débat autour du rôle de la puissance américaine, sans doute à travers une étude de cas sur l'intervention en Irak...

    Voilà, de prime abord, comment je vais travailler sur cette séquence!

  • Il faut sauver le centre-ville de Béziers!

    beziersA.jpg17h. C'est le lendemain de Noël, il fait froid. Peu de monde dans les rues commercantes du centre de Béziers. Les ouvriers démontent les 4 boutiques du marché de Noël. Quelques passants s'attardent. Je suis surpris, depuis ma dernière venue en novembre, le bar du grillon, où j'avais passé quelques soirées a disparu, remplacé par un livreur de pizza. La grande artère de Béziers, les allées Paul Riquet,  n'abrite plus que 3 bars, les autres ont fermé. Dans les rues que je traverse avec Anthony, responsable local du MJS, beaucoup de logements ont une pancarte "à louer", "à vendre". Les murs décrépis, les voies défoncées, donnent une impression d'abandon et d'isolement. Des ombres nous dépassent: il n'y a quasiment plus d'éclairage. Nos discussions sont mornes: tel ou tel commerce fait l'objet de licenciement économique, telle boutique est en liquidation totale...

    Qu'arrive t'il à ma ville natale? Comment la deuxième ville de l'Hérault peut-elle voir mourir sans émoi son centre historique? La ville des Trencavel, la cité de St Nazaire, la métropole viticole du XIXème siècle qui voyait surgir de prestigieux immeubles haussmanniens voit son coeur dépérir et regarde ailleurs. Pourquoi? Parce que depuis 1995 la droite gère la ville. Depuis 1995 la ville s'étend à perte de vue, de nouveaux quartiers apparaissent (Fonséranes, Poumeyrac, Gasquinoy, Montimaran) tandis que le centre-ville se dépeuple: Une part importante des logements restent vides, bientôt insalubres. Qu'est ce que cette politique d'urbanisme? Les quartiers du vieux centre-ville (capnau, St Nazaire, St Jacques) deviennent des ghettos de pauvres tandis que les nouveaux quartiers résidentiels sont sécurisés, comme aux EU, et ressemblent...à des "ghettos de riches"! Les inégalités sociales s'exacerbent. Le centre-ville perd son attrait, les gens restent chez eux; pratiquent le "cocooning", le vivre-ensemble se réduit, limité aux centres commerciaux. Les petits commerces ferment, tandis que le projet de centre commercial du carrefour de l'Hours amène la fermeture des dernières boutiques du centre. Ce projet va renforcer l'incohérence de l'offre commerciale et ludique dans le Biterrois. Partout des immeubles s'élèvent et restent vides, construits par des promoteurs alléchés par la loi de Robien de défiscalisation.

    La commune de Béziers a vu sa surface urbanisée et aménagée quasiment doubler depuis 20 ans. De manière anarchique, inadaptée, incohérente. La création à foison de zones commerciales nuit à leur visibilité économique. L'éloignement des quartiers résidentiels pose des problèmes de congestion et de pollution dus aux déplacements en voiture croissants, il est curieux que le sénateur-maire, géographe de formation, n'y ait pas songé. De plus, la zone inondable sur la rive droite de l'Orb s'urbanise. à la première crue de l'Orb, le ruissellement sur les zones bétonnisées entrainera une inondation. Et la droite accusera sans doute l'inconstance de la nature. L'UMP biterroise est bien cynique dans sa gestion des risques naturels. Plus encore quant il s'agit du centre-ville. Le prix d'excellence décerné par la ministre UMP du logement au sénateur-maire UMP de Béziers ne trompe personne pas plus que la campagne de communication "coeur de ville, coeur d'échanges". Face à cette crise latente, la gauche doit réagir. Si elle ne le fait pas, d'autres le feront!

  • Education Nationale: En finir avec la discipline napoléonienne!

    prison.gifNous sommes en 2008, et depuis 200 ans, l'éducation nationale; en France, fonctionne sur la base d'une discipline militaire, forgée dans les lycées de Napoléon, où les élèves se réveillaient au son du clairon pour saluer le drapeau. Ces lycées ont forgé des générations d'élites éclairées, qui l'évoquent dans leurs ouvrages, tel Alfred de Musset dans "la confession d'un enfant du siècle". Ces lycées, avec leur censeur qui portait bien son nom, son proviseur innateignable, ses maitres d'études (magnifiés par "le petit chose" d'Alphonse Daudet) et ses professeurs (moqués par Pagnol dans ses "mémoires d'enfance") qui appartenaient à l'Université, étaient à l'époque une institution nationale. Au XXème siècle, ils perdent leur caractère pré-supérieur, au moins pour le statut des enseignants, et surtout leur caractère élitiste, avec la fusion des petites classes du lycées et des classes supérieures de l'école primaire dans les années 30 et 40.

    Nous sommes en 2008, et des grillages bordent les collèges et les lycées. Le CPE a remplacé le censeur, les assistants pédagogiques et les assistants d'éducation ont pris la relève des "pions" et des maitres d'études, tandis que les enseignants descendaient de leur chaire à la faveur de mai 68. Au delà de changements symboliques dans l'architecture des bâtiments, le nom des personnels et le fonctionnement de la classe, rien n'a changé: l'éducation nationale française reste élitiste, par ses filières hiérarchisées et ses pré-acquis socio-culturels dénoncés par Bourdieu, ainsi que par ses méthodes pédagogiques restées magistrales...en effet, le professeur d'histoire, par exemple, DOIT être un brillant orateur qui réveille les chevaliers des croisades, rappelle les manes des Rois de France, initie ses élèves aux mythes historiques et abreuve de connaissances ses attentives ouailles. Sauf que cette image d'Epinal ne résiste pas à l'épreuve d'une heure de classe. Les élèves d'aujourd'hui ne peuvent pas rester une heure, assis inconfortablement, à écouter des histoires.

    Alors cette école inadaptée aux rythmes des enfants et des adolescents, forgée par Napoléon, les vieux républicains de la IIIème république et les réformateurs de la libération, a compensé cette inadaptation par une chose unique en Europe, à part dans les collèges britanniques de l'époqué impériale et encore (relisez Bennett!): Un régime scolaro-carcéral! Les grillages, voire les barbelés qui entourent les établissements symbolisent bien l'ouverture de l'Ecole sur la société, notamment pour les parents. Les autorisations de sortie, les surveillants qui gèrent les "entrées", montrent bien l'engouement des élèves pour l'école, puisqu'on doit disposer des cameras autour des issues pour empêcher leur fuite.

    Parlons maintenant de la gestion de classe. Dans la majorité des pays européens, les enseignants font l'objet d'une formation également disciplinaire et pédagogique. On leur apprend à multiplier les supports pédagogiques, à favoriser le travail individuel, en autonomie, en groupe, les exposés, les débats etc. Les manuels scolaires allemands, par exemple, prévoient ces activités, au fil des pages. Que Nenni, en France, j'ai passé un concours favorisant la sélection des candidats sur des bases universitaires, appris par coeur l'activité consulaire des villes italiennes médiévales, réussi brillamment le CAPES...pour me retrouver 2 ans plus tard à "mal" enseigner des programmes scolaires que je n'ai pas étudié à la fac. "mais c'est à vous de vous former!" me diront les anti-enseignants (CH, spécial dédicace :-P), bien sûr et de la même manière les pilotes d'avion on va les former sur le tas, tout comme les conducteurs de TGV! "Ah non la y aurait des morts!" et ben dans l'éducation c'est pareil, je vous dis pas le taux de pertes...Donc j'enseigne des programmes que j'apprends petit à petit à maitriser, avec des méthodes apprises le mercredi matin à l'IUFM pendant mon stage...en quelques mois. Imaginez la tête des professeurs d'école pédagogiques allemandes quand je leur ai raconté ca...Donc pour résumer là où les enseignants formés appliquent des pédagogies innovantes en faisant travailler les élèves, nous on bricole, chacun dans son coin évidemment, c'est la fameuse "liberté pédagogique à la française"!

    Gestion de classe je disais. Les enseignants français (surtout débutants, j'avoue) passent leurs heures d'enseignement à relever des carnets, donner des punitions, exiger le silence, mettre des heures de colle, poser des contrôles surprises...Combien de temps perdu pour l'apprentissage des connaissances et des compétences??! Alors soit nous sommes face à des petits morveux qui finiront bien par comprendre leur intérêt, soit le système éducatif est débile, inadapté aux rythmes biologiques des enfants, les stratégies d'apprentissage sont ennuyeuses et favorisent la dissipation des enfants...je vous laisse deviner quelle est ma réponse. Bon sans parler de parents irresponsables qui laissent leurs gosses regarder la télé jusqu'à pas d'heure, ce qui ne favorise pas la concentration en classe. "ouais mais on fait comment alors??" me dira t'on. Oh je sais pas moi; on pourrait faire travailler les élèves en autonomie autour d'activités préparées? OK ca va être simple maintenant qu'on a démantelé les IUFM qui auraient pu apprendre aux enseignants à organiser ce type d'actions. On pourrait multiplier les supports pédagogiques; podcast, videoconférence, videoprojecteur, salle internet? Bien sur, avec des dotations financières qui donnent à mon petit collège une salle internet de 15 postes pour 700 élèves et 1 video-proj par étage? Quand les chefs d'établissements français visitent les écoles scandinaves, ils ont honte pour la France!

    "Oui, mais il leur faut de la discipline à ces élèves!" Bien sûr, continuons donc à passer nos cours à crier, employons des milliers de surveillants à bloquer les issues, détruisons des dizaines de milliers d'avenirs d'enfants turbulents...En Allemagne, il n'y a ni CPE ni surveillants, en Finlande les enseignants surveillent les intercours, en Italie, il y a plusieurs maitres par classe à l'école primaire (ou plutôt il y avait; la droite va changer ca il parait). La vie scolaire peut ressembler à autre chose! Les CPE, aujourd'hui, réalisent un travail remarquable à travers la gestion des activités péri-scolaires, la gestion des problèmes individuels et l'animation de l'engagement associatif ou culturel des élèves...ET ON SUPPRIME DES POSTES! Ce n'est pas un code scolaire, qu'il faut M. Darcos, c'est plus de CPE dans les établissements! Ce n'est pas des pions qu'il faut; c'est des assistants pédagogiques, destinés aux métiers d'éducation, qui permettent de multiplier les travaux de groupe!

    Certains militants de gauche, dans les réunions que je fréquente continuent à scander "plus de postes, plus de moyens"; tout comme certains syndicats enseignants. Ils font fausse route. Il faut révolutionner le système éducatif français, changer les méthodes pédagogiques, financer massivement l'équipement matériel des établissements, donner une autonomie démocratique aux établissements pour gérer leurs activités pédagogiques. Finie la classe béate devant l'estrade du prof, voici venu le temps des ateliers pédagogiques où l'enseignant guide des élèves en activité!

  • du Mistral, des étoiles et de la Bible

    Arche_Hebreux.jpgComme tous les ans, Noël est le seul moment où l'on est sûr de me trouver à Béziers. Retour en vacances, après un premier trimestre bien agité. Comme tous les ans, je prends mes marques de professeur et le premier trimestre est toujours un temps d'adaptation où l'on pose les limites comme on dit dans la profession. C'est fait, depuis novembre, le programme est bien jalonné, le moment des remédiations individuelles semble venu. Quelles remédiations seront necessaires? Enrichissement du vocabulaire en section euro et pratique plus soutenue de la langue, organisation des connaissances pour rédiger un paragraphe argumenté et lutte contre la paraphrase en troisieme, la question de l'écriture et des réponses précises et reformulées en sixieme.

    Retour en vacances dans un TGV où évidemment un enfant en bas âge installé sur le siège derrière a hurlé pendant que je corrigeais mes copies (à quand les wagons corpos?). Parfois je me repose et je bosse sur la bible. à la rentrée je commence une nouvelle leçon sur les Hébreux. Finis les climats qui m'ont duré tout le mois de décembre, à moi l'Histoire, et cette leçon fabuleusement difficile à mener. en seconde, j'avais déjà expliqué la naissance du christianisme, comme une secte dévoyée, en sixieme l'an dernier j'expliquais l'histoire d'un peuple en mélangeant copieusement histoire et croyance. Alors cette année, la rigueur est de mise. Le premier qui balance un truc religieux est collé "monsieur pourquoi on fait pas le coran? couillon, c'est en cinquieme, respecte la chronologie!"

    La première rigueur que je me donne pour le second trimestre, c'est introduire mes cours et mes séquences (ma deuxieme concernant les corrections). Une séquence sur "le peuple de la bible, les Hébreux". Alors je vais pas faire un cours de philosophie à mes élèves, évidemment mais il existe des croyances, on l'a vu avec les Egyptiens, concernant un ou des dieux et plus généralement la vie dans un potentiel au delà. Ces croyances, qu'elles nous concernent ou pas sont importantes dans notre vie quotidienne et notre histoire, dans nos paysages (églises, croix), notre temps (dimanche , noel), et notre histoire (pas mal de guerres quand même). Il est intéressant de s'interesser à leur naissance, à leurs textes fondateurs. Mais le boulot de l'historien, c'est de savoir recouper ce texte avec d'autres fragments de l'histoire, des écritures aux traces archéologiques en passant par les témoignages contemporains. Ainsi, il apparait que la Bible est l'histoire d'un peuple et de ses croyances écrit à posteriori, alors que ce même peuple était envahi. Cette histoire comprend la création du monde, l'histoire du périple des Hébreux et de ses rois. Mais ce qui est intéressant aussi c'est de s'interesser à ce document, premier traduit, premier imprimé, qui a fait tant d'histoire et d'histoires. Un texte fondateur pour les 3 grandes religions monothéistes présentes sur tous les continents et rassemblant la moitié de l'humanité au moins.

    Mais c'est noel, un moment de répit! Quelques corrections, les autres préparations attendront janvier! Ici à Béziers, mon souci c'est la Ville, ses affaires et ses histoires, son budget, que je décrypte demain, sa vie politique, que je vais débattre ce soir, et surtout, ce parfum énivrant d'histoire qui coule avec l'Orb, dans les contrebas de la cathédrale St Nazaire, et m'amène à appréhender avec angoisse le verdict des mutations, mi-mars!