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choix de paques...

paques.gifJ'ai quitté les champs pour les forêts, le RER pour le TGV, mes vestes pour des chemises manches courtes. Vacances de Pâques obligées, je suis reparti dans mes pénates méditerranéens. Quelques copies sous le bras, beaucoup de questions dans la tête, je vais redécouvrir Béziers, mon lapin sous la table et des enjeux politiques locaux qui me passionneront toujours. J'ai quitté la capitale pour ma ville. J'ai quitté une réunion où l'on débattait de l'avenir d'une organisation qui me tient à coeur...pour partir encore plus loin, dans une petite ville où coulent des petits ruisseaux dans des petits jardins...J'ai confiance en la transformation promise cette après-midi, j'ai beaucoup d'espoir dans l'incarnation d'une nouvelle dynamique telle qu'elle nous a été présentée.

Mais je doute. Un doute personnel, petit doute quand mes sixieme tarés me font la tête, que j'ai l'impression de ne pas arriver à les intéresser. Faute au programme? Faute à mon improvisation? Faute à mon inexpérience? Il ne suffit donc pas d'être passionné pour la matière et d'apprécier ses élèves. Si seulement les prédicateurs de l'universitarisation de la formation des enseignants s'en rendaient compte....Un doute moyen pour mon avenir à moi, petite bête qui sautille sur la carte de France, du Nord au Sud et du sud au Nord. Un quart de siècle à respirer (péniblement parfois), 7 ans d'engagement, 3 ans d'exercice d'un métier que j'aime, et aujourd'hui, c'est l'heure des choix. Les choix, je savais qu'ils se poseraient. Diplomatie, enseignement à l'étranger, carrière militaire, concours de chef d'établissement, disponibilité pour mon engagement politique, j'avais tout envisagé.

Et dans quelques semaines je déciderai peut-être, provisoirement, de mettre entre parenthèses pour 2/3 ans mon métier rêvé, aprement préparé, aprement expérimenté dans la joie, les peurs, les défis, les déceptions et les intenses satisfactions. A l'heure des choix, les plus intimes sentiments et les plus secrètes ambitions parleront.
Et puis, j'ai de grands doutes. Des doutes immenses. De gigantesques interrogations sur l'avenir d'une chose aussi insignifiante que l'humanité. Le hors série de l'atlas du « monde diplomatique » me donne des cauchemars. L'Antartique qui part en icebergs, l'Arctique qui devient navigable, la Chine qui tient dans ses mains (ou ses créances?) l'économie américaine, l'Afrique où la moitié des pays sont minés, le Brésil qui veut territorialiser l'Amazonie, les EU et l'Allemagne qui ne sont pas prêts d'abandonner l'énergie au charbon...tout cela me fait un peu peur j'avoue. La crise secoue le monde, les déclinologues se taisent, le capitalisme tangue et le renoncement institutionnalisé plie le genou.

Le moment d'agir est venu.

A travers mon engagement politique, syndical et professionnel,je vais commencer par faire en sorte que l'Ecole dont je rêve soit celle où j'enseigne. Et vice-versa. Comment de tels espoirs de transformation pourraient être perceptibles pour une poussière militante telle que moi? Comment avoir tant de confiance dans l'action militante?

Vous auriez écouté le discours de Laurianne, vous le sauriez... « les seuls combats que l'on est sûr de perdre, c'est ceux que l'on ne mène point ». Et bien, on se battra!

Commentaires

  • hum de GRANDS DOUTES!
    jte vois bien te tenir ta tête (surdimensionnée) avec ta main comme la caricature de victor Hugo!

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