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  • oser le changement avec le collectif "ambition lycées"

    LYCEENS_EN_COLERE_.jpgLe SE-UNSA fait partie depuis janvier 2009 du collectif « ambition lycées » qui se bat pour une réforme démocratique et progressiste du lycée avec des syndicats d’enseignants, d’étudiants, de lycées, et des associations de parents d’élèves et de l’éducation populaire. Le collectif a repris la feuille de route initiale de la réforme du lycée basée à l’origine sur un projet de lycée modulaire, qui cassait la hiérarchisation des filières et permettait une orientation choisie. Le but ? Montrer qu’il existe une alternative aux réformes purement gestionnaires, aux suppressions de postes et aux « mesurettes » qui semblent se profiler dans la mission de Richard Descoings qui s’intéresse uniquement à la filière S pour la rendre encore plus sélective…

                Le collectif se base sur un constat, celui d’un lycée aux filières et aux voies hiérarchisées basée sur une orientation qui exclut, sur des cours où les élèves s’ennuient, sur une épreuve terminale qui abrutit et un échec ahurissant dans le premier cycle universitaire. Une réforme du lycée ne peut pas être partielle, elle doit s’intéresser à la fois au fonctionnement des établissements, au métier d’enseignant, au contenu des enseignements pour permettre une réelle démocratisation de la réussite éducative ! Le collectif définit ensuite des propositions et une méthode.

                Ces propositions sont au nombre de 9 : organiser le lycée de manière modulaire, fusionner les voies générales et technologiques, la création d’un temps d’accompagnement dans le temps scolaire, la redéfinition des missions de l’enseignant, la définition de compétences et connaissances pour les unités d’enseignement, la diminution du nombre d’épreuves terminales au baccalauréat, la redéfinition du fonctionnement démocratique des établissements et le développement de la démocratie lycéenne associé au développement de l’autonomie des établissements basé sur la solidarité et la complémentarité.

                La question, c’est quels lycées, quels cours et quels élèves nous voulons pour le XXIème siècle. Des lieux où le savoir se déverse dans les classes, ou des ateliers favorisant le travail d’équipe et de projet d’élèves qui choisissent réellement leur parcours de formation ? Cette réforme propose une seconde de consolidation et de découverte, la spécialisation ne venant que dans le cycle terminal à travers une modularisation par grandes familles favorisant la polyvalence et la construction d’un projet d’études, avec des unités capitalisables à piocher dans 4 familles (lettres et arts, sciences, société, technologie). La révolution des modules permet de révolutionner les méthodes pédagogiques. La réforme n’aurait pas que des aspects pédagogiques : le lycée doit aussi être refondé comme établissement : l’autonomie ne doit pas être un outil libéral de concurrence entre établissements, mais bien la définition de bassins d’éducation complémentaires ou personnels et usagers auraient plus de place dans les instances représentatives.

                Le nouveau lycée aurait moins d’heures de cours pour permettre le développement de la vie et de la démocratie lycéenne à travers un nouvel aménagement des locaux. Les enseignants y passeraient plus de temps, avec la redéfinition de leurs missions (accompagnement, pilotage des établissements, travail d’équipe et formation continue). Le travail serait différent, centré sur des compétences préparant à l’enseignement supérieur (expression orale, capacité au travail d’équipe. Le bac serait aussi différent, moins chargé, mais ne perdrait pas son caractère national.

                Toutefois, cette réforme n’est possible qu’à certaines conditions. On doit laisser du temps pour la définition des programmes et pour préparer la nouvelle organisation pédagogique et fonctionnelle, permettre à ses acteurs de se l’approprier et accompagner sa mise en place avec des moyens de formation, de mutualisation, et   ainsi,  ne pas réduire la réforme à un domaine particulier ou à une question de moyens : un plan pluri-annuel de financement doit prévoir sa réalisation dans la durée !

  • Vents d'histoire moderne

    Charleroi_plan_de_1693.jpgVents d'histoire? Quand je commence à bavasser sur les odeurs historiques c'est souvent que je me suis promené sur les quais de Seine. Et pourtant non. Et pourtant ces promenades n'ont pas manqué, j'ai plus visité Paris avec Hanna en une semaine que tout seul en 2 ans...Bon après le palais de la découverte n'a pas éveillé d'appétit scientifique chez moi malgré le très didactique atelier sur l'air liquide ou encore les animations sur la chaleur du corps qui questionnent quand même un peu...le louvre traversé au pas de course tout comme le cimetière du Père Lachaise ne m'ont pas non plus convaincu. L'odeur d'histoire est factice et sent trop la peinture des trop fréquents réaménagements et rénovations. Dommage.

    En revanche, je vais reprendre mes études. Syndicalisme, engagement politique, addiction à la série "the west wing" et exercice du plus beau métier du monde ne me suffiraient donc plus? C'est pas ca...c'est juste que comme quand j'étais en terminale, je suis un peu en PPO (non pas pays du principe d'origine mais phase paumée d'orientation)...métier, engagement et projets je sais plus trop ou j'en suis. Sans doute la crise du Vinsinquiétime...Je me suis fait un peu retourner la tête, de manière assez agréable d'ailleurs :-) Etudes donc. D'histoire? Pour le plaisir comme ca? Redevenir élu étudiant peut-être? Ca me manquait? Resquatter les bars étudiants? Pas bête, je les ai plus squatté comme enseignant que comme étudiant. Non. Je veux finir mes études. Finir mon master 2 et ma thèse. Reconquérir le panel des possibles, me rouler dans les archives, revenir à ma passion d'histoire...

    Et surtout concrétiser mes recherches. Comme vous le savez (ou pas) j'ai commencé un master "politiques de défense et de sécurité" qui assouvissait ma passion d'histoire militaire. Au delà de magnifiques cours sur la révolution militaires, les archives des casernes et la nomenclature des tanks et des avions de combat, j'ai touché à la recherche...Enfin toucher. En meme temps je mettais en place un plan de développement de la vie en résidence Pour un plan d'amélioration de la vie en résidence.doc comme VPE CROUS et je préparais les élections étudiantes de la fac de sciences Résultat scrutin 5 avril.rtf(avec une victoire historique dans les IUT!) comme SG de l'UNEF Montpellier. Donc j'ai plus milité que fréquenté les bibliothèques. Mais j'ai torché un petit mémoire...

    Sur quoi? "Histoire militaire de Béziers au XVIIème siècle: approche de l'organisation globale de la défense de Béziers" Plus long encore n'est ce pas. Mon cher directeur de mémoire, le maitre de conférence Dominique Biloghi, était si convaincu de mes talents de chercheurs qu'il m'a proposé...de passer le CAPES :-) Il avait pas forcément tort au vu du classement! Pourtant je me suis éclaté. J'ai beaucoup lu. Beaucoup recopié. Beaucoup cherché, beaucoup décrypté, mais j'ai eu peur au vu de l'écriture cursive du XVIIème siècle découverte dans les archives de Béziers. Je n'ai rien compris. Et les archives c'est un peu la moitié des sources, quand on a fini les historiens locaux du XIXème siècle qui s'interessaient à tous les murs et autres égouts construits depuis la conquête romaine.

    Chercher c'est bien mais pour trouver quoi? Mon mémoire de maitrise s'intéressait à une ville banale, la mienne: Béziers...symptomatique d'une époque et de ses changements. Au début du XVIIème siècle, alors que le règne de Louis XIII commence, la place forte de Béziers est active: les troubles des guerres de religion hantent encore les campagnes, des bandes armées se soulèvent contre l'autorité royale, en 1642, le gouverneur Montmorency se soulève même avec toute la province de Languedoc! C'est l'époque d'une défense autonome où la citadelle de Béziers et la garde bourgeoise jouent un rôle important, calfeutrés dans des défenses impressionnantes qui coûtent très cher à la ville. Avec le règne de Louis XIV, la défense se fixe aux frontières. Béziers devient une ville de passage, de caserne, où les charges militaires de la commune deviennent purement honorifiques. La politique de défense locale passe des mains du gouverneur de la province, un grand seigneur, au commissaire du roi, l'intendant de la généralité de Montpellier. La guerre chevaleresque devient logistique, les canons ne retentissent plus dans la vallée de l'Orb mais bien aux frontières, sur le pré carré aménagé par Vauban, de Mont Louis à Bergues!

    à présent sur quoi travailler? La défense des villes à l'époque moderne en centrant mes recherches sur les infrastructures? Il faudra un peu avancer mon époque, car on commence déjà à raser les remparts à la fin du XVIIIème siècle. Une étude sociale des soldats soudards qui acceptent plus ou moins bien le casernement, et renoncent à leurs habitudes de viol et pillage? Ah c'est intéressant mais je sais pas faire. Une recherche politico-administrative sur la concurrence gouverneur/intendant dans le domaine de la guerre au XVIIème siècle? J'y songe, j'y songe...mais pour ce soir je vais me consacrer à la défense de la paix de nos jours (programme troisieme) et aux questions de citoyenneté et identité (programme sixieme) puisque je suis avant tout prof (meme si mes camarades me culpabilisent tous les jours pour cette priorisation)

  • remaniement, campagne, excuses et sécurité, que de débats!

    Si vous patientez jusqu'à la 29eme minute...:-)

    Voilà les thèmes du débat que j'ai ce soir à 19h30 sur cap24, tv francilienne qui m'accueille assez régulièrement depuis janvier 2009 pour défendre les couleurs du Mouvement des Jeunes Socialistes. Evidemment il serait bon que je m'informe un minimum sur ces thématiques pour ne pas faire une tête de poisson et pour comme dirait la segosphere, m'imposer dans le débat!

    - Remaniement ministériel. Est-ce un thème? avant, on choisissait une équipe de gouvernement unie et soudée pour mener une politique. Aujourd'hui on se contente d'un casting people indécent où les ambitions des uns et des autres sont affichées dans les journaux. Morano à l'éducation et Boutin à la justice? Non merci! Boutin rallumerait les feux de l'inquisition et Morano remettrait l'uniforme à l'école. Il y a peut-être d'autres priorités non? Assez du sociétal, c'est de réformes structurantes que le pays a besoin, pour révolutionner le système éducatif et redonner son indépendance à la justice!

    - sécurité? 59% des Francais ne font plus confiance à NS pour résoudre la crise et Mister president visite les commissariats de Gagny et Nice. Ca a marché dans le temps, mais quand même pas à tous les coups! Les Francais perdent leurs emplois et leurs illusions dans un système économique capitaliste voué à l'échec, la droite n'arrivera pas à détourner leur attention! Loi anti bandes? Délit de mauvaise fréquentation? Les détours de cette loi - fait divers sont inquiétants. Policiers référents dans les établissements scolaires? 5 ans déjà que les ministres de l'éducation essaient de nous faire avaler la pillule...La violence dans les établissements est un leurre, c'est le reflet d'une violence sociale exacerbée dans les quartiers populaires où le droit à l'avenir des jeunes n'est pas assuré. La police comme tous les services publics (santé, environnement, etc.) a sa place pour intervenir à l'école mais pas comme aux EU! il faut renforcer la vie collective et l'esprit de citoyenneté dans les établissements en renforcant le rôle des CPE! Or avec les suppressions de poste de la droite il n'y en a parfois meme pas un dans tous les établissements alors qu'il en faudrait 2 ou 3! Les établissements ne doivent pas se barricader ils doivent au contraire s'ouvrir sur les quartiers, leurs associations et leurs familles à travers des espaces dédiés! et ce n'est pas le cas aujourd'hui!

    La droite parle sécurité? Parlons en! on rétablit à pas feutrés la police de proximité, on multiplie des cameras dont l'efficacité reste à prouver mais qui pose problème aux libertés publiques...la droite regarde trop les films de sciences fiction, c'est une société sécuritaire qu'elle veut imposer!

    Européennes? La droite préfererait qu'on ne parle pas d'Europe...Quoi vous êtes contre la paix et la solidarité assurée par l'UE? Elle est où la paix quand on sert les intérêts stratégiques des EU? Elle est où la solidarité quand des directives ultra libérales permettent à certains pays de pratiquer le dumping social, fiscal, environnemental? Tres loin! Il y a aujourd'hui plusieurs projets pour l'Europe: de gauche, ou de droite, qui dépassent les traditionnels clivages souverainistes / fédéralistes. En Ile de France, les socialistes ont commencé leur campagne! réunions publiques, invités européens, premiers tracts, on discute services publics, emploi, jeunesse, parce que les directives concernent aussi notre vie quotidienne. Et les autres? Les verts ont le vent en poupe mais au delà de la question écolo, quelle synthèse sur le fédéralisme et les services publics entre cohn bendit et bové? à l'UMP, à part les questions people sur les déboutés du gouvernement, quel projet? les candidats ne sont meme pas désignés, et surtout, on ne parle pas du bilan du PPE et de Baroso! L'extreme gauche est peu visible (à part les affiches du front de gauche), le FN se fait surtout remarquer par ses récupérations ridicules et scandaleuses (ex. affiches Jaures). Parlons un peu du bilan...L'Europe se libéralise toujours (directive Bolkestein à peine édulcorée), Baroso s'est fait remarquer par son non-interventionnisme déroutant: pas de plan automobile, pas de plan de relance (200 milliards d'euros tout compris les pays dont seulement 30 pour le budget propre de l'UE), à la botte des gouvernements, il n'a pas fait progresser l'intégration européenne! Or Il faut réformer la PAC qui ne profite qu'aux gros propriétaires productivistes! Il faut des critères de convergence sociaux! Il faut des fonds structurels plus importants pour aider les régions pauvres! Et tout ceci necessite un budget européen consistant et donc un impot européen, pas seulement un emprunt que s'approprie Bayrou alors que c'est un rapport co-écrit par Pervenche Beres, PSE, qui introduit l'idée!

    Excuses de Ségolène Royal: Doit-on se focaliser sur ces excuses ou sur les propos d'un président qui ne sait pas se maitriser, insulte les chefs d'états, traite ses concitoyens de pauvres cons et explique aux Africains qu'ils n'ont pas d'histoire? La présidente socialiste d'une région s'est exprimée mais elle ne fait pas partie des instances nationales du parti socialiste, celà n'engage pas le PS, mais elle pointe du doigt des interventions présidentielles intempestives dont tous les Francais ont honte!

  • géographie électorale, docimologie et nostalgie: que de mots compliqués!

    Montpellier comedie tramway1.jpgQue de sujets de réflexion aujourd'hui, qui me poussent enfin à reprendre mon clavier!

    - Connaissez-vous Alain Marleix? Ce gentil monsieur est à la fois secrétaire national de l'UMP aux élections et secrétaire d'état aux collectivités territoriales. Et vous allez rire, mais il est chargé de proposer une nouvelle carte électorale. Euh...oui oui le pro de la géographie électorale de l'UMP va bricoler les nouvelles circonscriptions. Vous vous dites c'est caricatural ils n'oseront pas c'est indécent et cynique on est quand même pas dans une république bananière, ils vont pas oser!

    Et si. 2/3 des circonscriptions supprimées sont à gauche, 2/3 des circonscriptions créées seront de droite. Rajoutez y les nouveaux députés des Francais de l'étranger qui sont tous des nantis et comme dit Martine AUBRY: "même avec 51% des voix la gauche ne pourra pas accéder au pouvoir". Vous remarquez que ce n'est pas la priorité des médias. La liberté de la presse, rempart de la démocratie? Mon oeil!

    - Connaissez-vous la docimologie? C'est la science de l'évaluation, comment noter, évaluer, savoir ce que l'on note, comment l'on note? J'adore. J'essaie petit à petit de tester des petits trucs...Je note depuis mes débuts des compétences telles que l'organisation ou l'argumentation d'un propos argumenté, et je ne suis pas très convaincu par l'évaluation de la présence de notions...en bref un paquet de copies tous mes amis adorent mais on est pas forcément à l'aise. Forcément injuste une correction. Parce que parfois je suis fatigué et une écriture un peu trop cursive va me rendre aussi tolérant et indulgent que Ivan le terrible ou mon ancien prof de médiévale...Parce que je suis très à cheval sur "reprends la question dans ta réponse" mais pas trop sur le style...Comme quoi tous les profs noteront différemment.

    Alors que faire? Des barêmes précis pour commencer. Décider de la part compétences/connaissances définitivement. En finir avec l'imbecillité de la note sur /20...et peut-être, comme le MJS posait la question dans son chantier éducation, réfléchir à la pertinence de l'évaluation par notes...l'effort, la progression, l'acquisition c'est pas mal aussi non?

    - Connaissez-vous Montpellier? Question plus facile hein! J'y étais hier pour manger les pates de Cédric, assister aux réunions de Merry, aux speechs de Michael, et retrouver mes boutiques préférées de la place de la préfecture (armand thiery et gibert jeunes pour ne point les citer). J'y ai vécu plus de 3 ans, perso. C'était la grande ville que je regardais avec envie comme tous les Biterrois ("sérieux, ils ont un tram eux!!"). C'est là où j'ai passé ma licence, ma maitrise et mon CAPES, certes...mais c'est surtout là que je me suis épanoui dans le militantisme le plus exigeant. J'ai cassé 3 valises en acheminant des centaines de milliers de tracts UNEF d'Antigone à la fac de lettres. J'ai sillonné les cités U pour les élections des conseils de résidence, et les sites universitaires pour les réunions de CAS. Je ne peux pas observer le café du théâtre, siège ancestral des réunions MJS, sur la place de la comédie, sans un petit pincement au coeur. C'est ma ville, comme Heilbronn, et un peu Paris, aussi. C'est une belle ville, la plus agréable à vivre. La colline du vieux Montpellier, les terrasses de la com', les rives du Lez...c'est un rêve!