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Allemagne: le réveil de l'aile gauche du SPD après les européennes

 spd03.gifEn Allemagne, l'ambiance n'était pas bonne non plus au lendemain du scrutin des européennes pour le SPD qui recueillait moins de 21%, un score désastreux pour un parti qui fleurte d'habitude avec les 35%. Ce «keulenschlag » (coup de massue) assomme littéralement le candidat à la chancellerie désigné par le parti pour les législatives de septembre 2009, Frank Walter Steinmeier, actuel ministre des affaires sociales du gouvernement de coalition CSU/SPD, la « grosse Koalition » liée au scrutin serré de septembre 2005.

Et l'aile gauche du parti relève la tête...autour d'Andrea Nahles, ancienne présidente des Jusos (jeunes socialistes allemands), d'Erhard Eppler ou encore de socio-démocrates du Baden-Württemberg qui se sont réunis cette semaine pour envisager de quelle manière ils pouvaient peser sur le parti. Pas d'alternative concernant le choix du candidat, pourtant classé plutôt comme social libéral...En revanche, l'aile gauche, der « linke Flügel » refuse par avance l'idée d'une coalition rouge/verte/jaune (avec les libéraux du FDP). La réunion leur a permis de faire le point sur leurs positions: critiques de la politique Schröder (l'agenda 2010) au début des années 2000: retraite à 67 ans, réduction des allocations chomage, baisse de la dernière tranche d'impots sur le revenu...Que demandent-ils? Le retour à un impôt sur la fortune (Vermögensteuer), la revalorisation de l'impot sur les successions (Erbschaftsteuer), la création d'emplois dans le domaine de l'éducation, de la santé et de l'urbanisme.

Ces thèmes ont été abordés au conseil national (bundesparteitag) qui se tenait ce dimanche. D'autres leaders de la gauche tels que Annelore Kraft (chef régionale en Rhénanie du Nord/ Westphalie) ou encore Ralf Stegner, qui veut une campagne « polarisée », s'inquiètent des mauvais sondages (25% pour le SPD, 36% pour la CDU) et ne veulent pas rajouter aux divisions internes. Pourtant, ils s'interrogent sur la campagne européenne qui a conduit le SPD à privilégier les aspects financiers aux aspects sociaux dans la gestion de la crise.

Tous les courants du SPD (baptisés flügel, ailes, ou Strömungen, courants), sont d'accord sur l'unité que doit refléter le parti à quelques semaines des élections les plus importantes de la république fédérale. Ce qui n'empêche pas les socio-libéraux, groupés autour du cercle Seeheimer, de râler que le sauvetage d'Opel à Bochum par le ministre Steinmeier n'a pas rapporté de voix. Les débats se concentrent sur le programme électoral. Le courant « la gauche du SPD », autour de l'ancien président des Jusos Bjorn Böhning, est resté sage dans ses revendications: la privatisation des chemins de fer n'est pas évoquée, mais l'assurance maladie citoyenne (Bürgerversicherung), l'impôt boursier et le salaire minimum figureront dans le projet du SPD pour les Bundestagwahlen (législatives) de septembre.
Aujourd'hui, tous les regards socio-démocrates se tournent vers la tribune du conseil national de dimanche ou le candidat Steinmeier doit être désigné et faire un discours qui sera décisif.

Commentaires

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    Bonjour

    Désolé pour ce com sérieux.

    Voici un blog néo-nazi hébergé par Hautetfort :

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    Merci de réagir de votre côté en dénonçant son contenu, comme l'ont déjà fait plusieurs blogueurs...

    Amicalement
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