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  • "libéralisme" et ""guerre": préparer la question contemporaine des IEP province

    guerre.gifCe sont les thèmes de l’épreuve « questions contemporaines » du concours de sciences po province, et il faut bien donner un coup de main…De nombreuses questions peuvent découler de ces problématiques. Tout d’abord, faut-il les mettre ensemble ? Il faut les croiser mais aussi les étudier séparément puisqu’en 2008 les deux sujets ont été posés chacun sur une des deux thématiques (ex. Une politique de l’environnement est-elle possible sur l’environnement).. La guerre comme une question historique, philosophique et éminemment économique au XX et XXIème siècle, le libéralisme comme une question économique, géographique et en partie historique et philosophique. Comment travailler sur ces deux sujets en quelques heures ? A travers une approche épistémologique (pouvoir définir ces deux sujets), philosophique (pouvoir prendre du recul sur ces deux sujets), méthodologique (rechercher des exemples, des théories interessantes sur ces deux sujets) pour avoir des choses à écrire lors d’une épreuve…sans aucun document !

    Quelle méthode pour traiter les articles que je mets en lien ? Prenez une feuille de papier et pour chaque thématique lisez en transversale les documents et recopiez les informations, exemples, penseurs et théorie qui vous semble interessantes. Ce travail effectué sur l’ordinateur, posez-vous, prenez d’autres bouquins que vous avez sur la thématique et préparez des fiches thématiques que vous pourrez relire.

    Les sites des prépas privées trouvés sur internet permettent de collecter des idées de sujet : la privatisation de la guerre, la théorie de la guerre juste (voir un article sur ce sujet http://www.quebecoislibre.org/030412-16.htm) , la différence entre capitalisme et libéralisme…Cette question peut-être envisagée de plusieurs points de vue : d’un point de vue philosophique comme le fait le professeur Hansen-Love (http://www.hansen-love.com/article-25058606.html)...

    L’introduction sur des deux thématiques sera épistémologique ou ne sera pas. Il faudrait s’intéresser par exemple aux théories de la guerre à travers un certain nombre de philosophes et tacticiens comme cela est fait dans cet article (http://www.worldwartour.com/fr/3-bibliotheque-world-war-tour-combat-bataille/news/news-39-theories-sur-la-guerre-:-origine-et-causes-des-guerres.html ).

    Si on a un peu de temps, on peut même feuilleter quelques pages de cette étude sur le comportement de l’homme face à la guerre (http://www.cdef.terre.defense.gouv.fr/publications/cahiers_drex/cahier_reflexion/sous_le_feu.pdf). Il faudrait aussi bien connaître la définition du libéralisme et pouvoir citer des auteurs (http://www.toupie.org/Dictionnaire/Liberalisme.htm) et savoir évidemment mettre cette notion en lien avec l’actualité et notamment avec la crise. Le sujet risque en effet de faire sens « la crise » appelle t’elle un dépassement du libéralisme OU la libéralisation des échanges empêche t’elle la guerre ou encore Pourquoi faire la guerre au XXIème siècle sont de bonnes questions à se poser, selon moi.

    Il faut quelques exemples pour étayer un peu cette problématique. De nombreux sites s’intéressent à la géopolitique, aux guerres du XXème siècle, et notamment au lien entre libéralisme et guerre. RUE 89 (http://www.rue89.com/lignes-de-fronts), média alternatif, consacre un site entier aux nouvelles guerres, et notamment un article aux nouvelles menaces (http://www.rue89.com/lignes-de-fronts/2008/11/07/semaine-speciale-sur-rue89-quelle-guerre-pour-2018) . Du point de vue économique, cet article fait le point sur l’échec de la paix par la liberté des échanges telle qu’elle était promue par les EU, théorie qu’on trouve aussi exposée largement dans cet excellent article (http://www.cairn.info/revue-raisons-politiques-2003-1-page-49.htm).

    Parlons libéralisme. D’abord, concernant l’histoire économique depuis 1945, ce petit résumé (http://www.oodoc.com/68029-apres-seconde-guerre-mondiale-economie.php) montre la construction d’une organisation cohérente des échanges après Bretton Woods, et les remous des années 70 (parité dollar/or, crise pétrolière), qui ont désorganisé ce système. Au-delà de ce résumé, un cours de 8 pages explique très précisément les différentes politiques qui ont été mené (http://coursdugead1.free.fr/Contenu/Cours_Macro/Chap%205%20-%20Apres%20WWII%20-%20Du%20keynesiannisme%20au%20neo-liberalisme.pdf) . Il faut évidemment se poser la question de l’avenir du libéralisme comme le fait les echos (http://www.lesechos.fr/info/france/4875670-quel-avenir-pour-le-liberalisme-.htm) .

    Un autre moyen de mettre en lien les deux notions c’est de se poser la question d’un libéralisme qui recherche le profit de court terme notamment à travers la chasse aux ressources naturelles. On trouve de nombreux articles en ligne sur ce sujet : sur les conséquences du libéralisme sur la question alimentaire (http://www.pauljorion.com/blog/?p=3436) , mais parfois aussi on trouve des sources discordantes telles que « la guerre de l’eau n’aura pas lieu (http://www.unesco.org/courier/2001_10/fr/doss01.htm) ou encore des lieux mal connus de la guerre du pétrole tels que le Nigeria http://www.lefigaro.fr/international/2008/09/18/01003-20080918ARTFIG00447-la-guerre-du-petrole-s-intensifie-au-nigeria-.php ou encore la guerre pour les diamants qui déséquilibre l’ensemble de la région des grands lacs comme on peut le lire dans un excellent article de l’OCDE qui s’intéresse à l’ensemble de ces ressources http://www.observateurocde.org/news/fullstory.php/aid/451/La_guerre_des_diamants_.html

    La thématique du libéralisme pose évidemment des questions sur l’organisation des échanges, sur un système économique mais ce mot est fabuleusement polysémique et fait débat comme l’expose le professeur Hansen-Love http://www.hansen-love.com/article-24215083.html . L’académie de Grenoble répertorie d’ailleurs les auteurs qui ont traité cette thématique dans un sens philosophique et politique http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/articles.php?lng=fr&pg=21271 .

  • Chaleur, langueur, et doutes éternels!

    lfg5f_vacances.jpgVacances. Il est 15h45, je suis assis dans un café de Vitry, écrivant un rapport sur l'organisation interne des organisations de jeunesse que personne ne m'a demandé d'écrire. Mais il faut bien s'occuper. Pas de copies, pas de cours à préparer, mon CCR est démobilisé pour cause de chaleur, le congrès approche, je ne sais toujours pas ce que je fais l'an prochain, alors, ma foi, mieux vaut travailler pour oublier! Demain, conseil général de l'essonne avec les troisieme. Ce weekend, repas avec mes parents, réunion du PS, soirée barbecue avec Aurélie, et surtout, surtout, plage! pour fêter la fin des épreuves? :-)

    L'année est passée à une vitesse folle. Les questions se sont superposées, ne sont pas toutes résolues mais ont été posées. Sur les choix de carrière que j'ai fait en refusant la section internationale du lycée de Pau, en février, qui ne correspondait pas à mes projets personnels. Sur les choix professionnels que j'ai fait et qui auront des conséquences, s'ils aboutissent, sur les deux années à venir...dur de concilier une vie professionnelle intense de prof de collège et un militantisme exacerbé par les mille et une spécificités de la région parisienne, je l'ai appris cette année à mes dépens. Aux dépens de mon sommeil, de la texture de ma peau aussi, j'ai envie de dire...

    Et pourtant, qu'est ce qu'elle etait bien cette année. Un domaine était particulièrement épanouissant, en tout cas en Ile de France...la classe. A travers toutes les fatigues, toutes les déceptions, chaque cours m'a ressourcé tout au long de l'année. J'ai beaucoup aimé mes sixieme, mes troisieme et mes premiere, et cette semaine c'était le moment des adieux. Petit prof remplacant, je ne reste pas l'an prochain. Brefs, empressés parce que le temps des adieux est réduit au minimum dans des cours où tout va vite, où l'on ne peut rien dire sans balancer 3 punitions, où le moindre avion qui passe est sujet à débordement...L'année était stressante, mais ces merveilleux élèves m'ont montré à la fois mes limites pédagogico-professionnelles (non je ne suis pas le sauveur suprême), les limites structurelles du système éducatif que j'ai bien pu appréhender en étant élu au conseil d'administration et de discipline...mais aussi le formidable métier d'enseignant, avec ses rires, ses sourires, et ce parent d'élève qui, à la fin de l'année, m'a dit que j'avais fait aimer l'histoire et la géographie à son fiston...

    L'année est finie, ces mille et uns souvenirs me suivront...dans les défis qui m'attendent! Lesquels? Réponse à la rentrée!

    PS: oui, en y réfléchissant peut-être, au delà de la classe, hanna a quand même participé au bon déroulement de cette année, sans immolation par le feu devant l'église d'Orange...si les lecteurs se demandent pourquoi je passe autant de temps sur mon balcon ou dans le train...hanna le sait!! :-)

  • De nouveaux combats pour la gauche

     2151076397_48c98eb194.jpgLa gauche va mal. Affaiblie dans tous les pays européens lors des dernières échéances, le socialisme, sa principale composante, ne parvient pas à apparaître comme une alternative crédible, comme une solution pour réduire la crise économique et sociale. En France comme ailleurs, de nouveaux chantiers s'offrent à nous pour relever les défis du XXIème siècle.

    L'éducation comme outil d'égalité et d'émancipation est une chose mais j'ai trop parlé d'autres politiques éducatives, de la necessité de refonder les méthodes pédagogiques, le métier d'enseignant ou encore le système d'orientation. En revanche j'ai peu parlé d'économie, et pour cause: c'est un débat d'experts. La necessité de dépasser le capitalisme, de réhabiliter l'intervention publique et la régulation des échanges est remise sur le devant de la scène par la crise.

    De quoi parler alors? On ne peut occulter les grandes questions sociales: le logement, l'emploi et la santé. Ces domaines sont révélateurs d'une société avancée et sont au coeur du débat sur les services publics...Les dernières péripéties de la création du pôle emploi, de la loi HSPT ou encore du droit opposable au logement ont la cohérence d'une certaine privatisation du secteur public. Pourtant, ces 3 domaines sont 3 leviers pour changer la vie, et transformer la société, ils doivent être au coeur d'un projet de gauche et necessite des politiques globales pour garantir des droits sociaux qui ont trait à la dignité humaine: droit à un logement convenable, droit à un emploi décent, droit à des soins de qualité...Tous, ils posent aussi la question des inégalités territoriales.

    En effet, une question est tranversale: ségrégation socio-spatiale, aménagement du territoire, problème des banlieues, tout ceci ramène à l'égalité territoriale qui ne peut être occultée.

    D'autres questions émergent, certaines me plaisent et d'autres pas. La problèmatique des discriminations, assez appréciée dans mes organisations, n'est que l'écume de problèmes sociaux plus profonds, selon moi. Les domaines régaliens (justice, armée, diplomatie), sont une terre de mission: Non la gauche, en sécurité intérieure et en justice, ce n'est pas le laxisme! Non, la gauche, en sécurité internationale et en diplomatie, ce n'est pas la même chose que la droite! Il faut politiser ces domaines, définir et porter une politique pénale qui favorise la ré-insertion des détenus, une politique de défense qui donne un nouveau rôle aux forces armées et une politique étrangère résolument de gauche, clivante, liée à un projet de société...

    Certaines questions sont nouvelles: Le vieillissement de la population pose des questions qui vont au delà de la guerre des générations évoquée dans certains médias...Le gaspillage des ressources sur la planète doit nous amener à reconsidérer nos modes de production, d'agriculture, d'élevage...de consommation! La formation tout au long de la vie est une thématique sur laquelle la gauche est en retard en France, tandis que le retour à une forme de protectionnisme commercial protectrice pour l'environnement et les droits sociaux fait débat...

  • Allemagne: le réveil de l'aile gauche du SPD après les européennes

     spd03.gifEn Allemagne, l'ambiance n'était pas bonne non plus au lendemain du scrutin des européennes pour le SPD qui recueillait moins de 21%, un score désastreux pour un parti qui fleurte d'habitude avec les 35%. Ce «keulenschlag » (coup de massue) assomme littéralement le candidat à la chancellerie désigné par le parti pour les législatives de septembre 2009, Frank Walter Steinmeier, actuel ministre des affaires sociales du gouvernement de coalition CSU/SPD, la « grosse Koalition » liée au scrutin serré de septembre 2005.

    Et l'aile gauche du parti relève la tête...autour d'Andrea Nahles, ancienne présidente des Jusos (jeunes socialistes allemands), d'Erhard Eppler ou encore de socio-démocrates du Baden-Württemberg qui se sont réunis cette semaine pour envisager de quelle manière ils pouvaient peser sur le parti. Pas d'alternative concernant le choix du candidat, pourtant classé plutôt comme social libéral...En revanche, l'aile gauche, der « linke Flügel » refuse par avance l'idée d'une coalition rouge/verte/jaune (avec les libéraux du FDP). La réunion leur a permis de faire le point sur leurs positions: critiques de la politique Schröder (l'agenda 2010) au début des années 2000: retraite à 67 ans, réduction des allocations chomage, baisse de la dernière tranche d'impots sur le revenu...Que demandent-ils? Le retour à un impôt sur la fortune (Vermögensteuer), la revalorisation de l'impot sur les successions (Erbschaftsteuer), la création d'emplois dans le domaine de l'éducation, de la santé et de l'urbanisme.

    Ces thèmes ont été abordés au conseil national (bundesparteitag) qui se tenait ce dimanche. D'autres leaders de la gauche tels que Annelore Kraft (chef régionale en Rhénanie du Nord/ Westphalie) ou encore Ralf Stegner, qui veut une campagne « polarisée », s'inquiètent des mauvais sondages (25% pour le SPD, 36% pour la CDU) et ne veulent pas rajouter aux divisions internes. Pourtant, ils s'interrogent sur la campagne européenne qui a conduit le SPD à privilégier les aspects financiers aux aspects sociaux dans la gestion de la crise.

    Tous les courants du SPD (baptisés flügel, ailes, ou Strömungen, courants), sont d'accord sur l'unité que doit refléter le parti à quelques semaines des élections les plus importantes de la république fédérale. Ce qui n'empêche pas les socio-libéraux, groupés autour du cercle Seeheimer, de râler que le sauvetage d'Opel à Bochum par le ministre Steinmeier n'a pas rapporté de voix. Les débats se concentrent sur le programme électoral. Le courant « la gauche du SPD », autour de l'ancien président des Jusos Bjorn Böhning, est resté sage dans ses revendications: la privatisation des chemins de fer n'est pas évoquée, mais l'assurance maladie citoyenne (Bürgerversicherung), l'impôt boursier et le salaire minimum figureront dans le projet du SPD pour les Bundestagwahlen (législatives) de septembre.
    Aujourd'hui, tous les regards socio-démocrates se tournent vers la tribune du conseil national de dimanche ou le candidat Steinmeier doit être désigné et faire un discours qui sera décisif.