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05.07.2009

La gauche peut-elle gagner à Béziers?

beziers-3.jpg La réponse n'est pas simple. OUI au vu de l'indépassable exclusion sociale, économique que connait le Biterrois dans une région languedocienne dynamique et attractive dont Béziers ne recoit que des miettes. OUI, au vu d'erreurs politiques, urbanistiques, environnementales commises par la droite municipale, au pouvoir depuis 14 ans derrière le sénateur-maire Raymond Couderc. Ces aspects légitimeraient le rejet de politiques injustes et incohérentes menées à Béziers et dans son agglomération.

Mais qui pourrait dénoncer les mille-et-unes-erreurs de la droite biterroise? La réponse, si les Biterrois la formulent aujourd'hui, deviendra NON: Quel projet alternatif leur est proposé? Quelle structure, quel parti, quel militant(e) s'est opposé aux décisions controversées de l'UMP? Personne. Les partis de gauche sont divisés, la droite a profité de la confiance apportée par les villages du Biterrois à des élus dits « apolitiques » pour faire cesser tout débat politique à la communauté d'agglomération, à travers un remarquable partage de juteuses « vice-présidences ».

Le parti socialiste a droit chaque mois a une page dans l'omniprésent « midi libre », véritable journal officiel de la droite municipale, concernant ses fameuses et bien-connues « divisions internes », tandis que l'opposition, au sein du conseil municipal, parvient à grand peine à donner cohérence à ses votes, malgré les efforts du secrétaire de la section Béziers 2, Claude Zemmour, pour unir les sections biterroises...Le principal parti d'opposition, le parti socialiste, n'a pas de parole commune portée avec force: les conférences de presse communes aux 4 sections sont inexistantes tandis que la tribune libre du journal municipal n'est utilisée que par l'ancien candidat aux municipales. Les conseils municipaux ne sont pas préparés par l'opposition qui est la risée de la presse. A quand une parole socialiste forte à Béziers?

Et pourtant, au début des années 2010 qui s'annoncent, jamais la gauche biterroise n'aura eu autant de chances de revenir au pouvoir à Béziers. Jamais plus qu'aujourd'hui, les Biterrois qui voient mourir leur centre-ville, betonniser leur environnement, s'étendre partout des zones commerciales qui dispersent tout effort de développement économique, jamais plus qu'aujourd'hui les Biterrois ne seraient réceptifs à un discours neuf pour « vivre mieux à Béziers », pour donner à Béziers toute la place qu'elle mérite dans le développement régional de la « sun belt » française. C'est cette année qu'il faut dire Stop à la politique de la droite qui transforme Béziers en gigantesque zone pavillonnaire et commerciale condamnée à devenir la banlieue de Montpellier.

Nous avons encore 5 ans pour agir. D'ici là, des évènements externes influeront sur la vie politique biterroise. La candidature du maire de Béziers à la présidence du conseil régional le fragilisera, qu'il gagne ou qu'il perde: Béziers veut un maire à plein temps, et les Biterrois ont voté pour un homme, populaire et respecté, et par pour un "second couteau" désigné et non pas élu. Les résultats des élections européennes ont montré une fragmentation de la gauche biterroise qui demande une dynamique commune qui sera très dure à construire, entre des partis eux-même divisés. L'évolution sociologique de la population biterroise, avec l'arrivée de cadres et d'employés et le vieillissement de la population, demandent des propositions fortes en matière de transports, d'environnement, de loisirs, et de politiques des âges.

5 ans pour agir, pour que les Biterrois disent OUI à un retour de la gauche au pouvoir. Le simple rejet de la droite ne suffira pas, il faut une dynamique positive. La simple alliance des partis de gauche ne suffisent plus, la campagne de JM Du Plaa, centrée sur les appareils, a montré son inneficacité. Il faut une dynamique ouverte et citoyenne. L'organisation début juillet d'une fête de la gauche, par JM Du Plaa, qui exclut le Mouvement des Jeunes Socialistes augure mal de cette dynamique. Il faut un travail précoce sur les compte-rendus des conseils municipaux, sur les quartiers, sur la vie quotidienne. Nous devons penser de nouvelles méthodes de campagne centrées sur la proposition, la conviction, le porte-à-porte, de nouveaux modes de militantisme avec de vraies réunions publiques, contradictoires, avec des actions coup-de-poing qui imposent les thèmes et les propositions des militants, et pas seulement de media peu pluralistes!

Ce combat commence avec les élections régionales. Les socialistes biterrois seront au premier rang pour s'opposer au candidat UMP Raymond Couderc...Nous allons prendre des coups, notamment le ou la candidate biterroise sur la liste socialiste. Il faudra répondre, mettre en dynamique les militants biterrois, mettrent en perspective les "dossiers" régionaux du grand Biterrois: arrivée de l'A75, du TGV, extension de l'agglomération, etc. Ce combat dur, indécis, doit être un coup de semonce, le premier assaut contre la citadelle biterroise, la première bataille d'une reconquête que nous attendons depuis longtemps...

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