Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Pourquoi, cette année, j'arrête d'enseigner...

    prof.jpgDemain, je ne rejoindrai pas mon établissement de rattachement pour effectuer ma rentrée scolaire de prof remplacant, comme tous les 1er septembre depuis 3 ans... Je ne ferais pas ma rentrée dans un collège de la banlieue de Nîmes. Pourtant, mon envie d'enseigner, ma passion d'enseigner, n'a jamais été aussi forte. Comment expliquer ce paradoxe? Pour cette année, peut-être pour d'autres mais pas pour beaucoup en tout cas, je serais syndicaliste. Je reste à Paris, comme militant du SE-UNSA Versailles (héritier de la puissante FEN). Défendre une autre politique éducative, et développer le syndicalisme enseignant dans la partie Ouest de la région parisienne, voici mes projets pour 2009/2010! Je profite d'une occasion de rester en région parisienne, alors que j'avais obtenu (trop tôt en fait) ma mutation pour le sud...Pourquoi? Parce que je n'ai pas le temps d'être à la fois un bon prof et un bon militant, et parce que je souhaite rester à Paris, parce que tout se passe la-bas, parce que c'est là où je milite, au MJS. La vie est faite de plusieurs temps...J'ai été professeur d'histoire géo pendant 3 ans après 5 ans d'études, j'ai été stagiaire à l'IUFM, prof principal en ZEP, prof remplacant à la campagne, prof de section européenne...Il y a plusieurs temps dans la vie. Voici venu le temps de militer. Parce que toute ma vie je militerai, parce que toute ma vie je serai prof ET militant, parce qu'enseigner avec passion ne suffit pas, encore faut-il un système éducatif juste et efficace!

    Il faut bien s'expliquer, pour une fois, plutôt que d'expliquer mille fois à mille personnes ce choix. D'abord, à mes élèves...J'ai vécu une année formidable avec mes élèves massicots, qu'ils soient au collège ou en section européenne, donc non, vous ne m'avez pas mis à bout, je vous rassure? (ou vous décoit?) Par votre gentillesse, votre intérêt, vos réussites, vous avez conforté, voire fait explosé mon envie innassouvie d'être un bon prof! Pour longtemps, voire pour la vie (même si l'envie des concours me démange). Merci encore à vous...A mes collègues? Je n'abandonne pas ce beau métier, j'y reviendrai bientôt. Mais alors, je serais un prof à temps plein. Alors, la reproduction sociale n'a qu'à bien se tenir, toutes les offensives conservatrices et libérales contre le service public d'éducation peuvent fourbir leurs armes, car je serai implacable. Comme écrivait De Gaulle dans ses mémoires de guerre, mon livre de chevet avec Harry Potter, "Si je vis, je me battrai, où il faudra, tant qu'il faudra"... Je serais prof à temps plein, pour monter des échanges, pour organiser du soutien, pour appliquer une pédagogie différenciée, pour m'investir dans la vie de l'établissement. Et ce n'était pas possible aujourd'hui.

    En effet, cette année 2008/2009 a été atroce. 3 heures de transport par jour, toujours courir à Paris pour assumer mes responsabilités, souvent en retard... J'ai baclé mes cours parce que j'organisais des manifs. J'ai baclé mes corrections parce que beaucoup de weekends, j'étais en réunion. J'ai fait des rappels en salle des profs. J'ai été en rogne toute l'année (pardonnez-moi, chers colocs!), et forcément injuste (pardonnez-moi, chers élèves!), parce que je n'avais pas toujours le temps de dormir. Et surtout, j'en avais marre d'être culpabilisé, parce que je n'avais pas le temps de faire ceci ou cela...Pas toujours facile d'être prof et militant!

    logo-Se2007-Sopp-col.gifAlors maintenant, j'ai le temps. Le temps de m'engager. Cette année, je serais militant à temps plein! Permanent d'une organisation syndicale le jour, militant la nuit! Je vais travailler dans un syndicat qui a un projet ambitieux pour l'éducation: un projet éducatif fondé sur de nouvelles méthodes pédagogiques, des enseignements transversaux, un autre rôle de l'enseignant, d'autres rythmes scolaires et une refonte complète du système éducatif français. Je souhaite faire entendre une voix plus positive, plus constructive, dans le débat éducatif.

    Alors oui, cette année, ce blog ne sera pas celui d'un prof militant mais bien d'un militant syndicaliste et politique. Le ton ne changera pas beaucoup. Pour moi, engagements divers, activité professionnelle, et autres récits de la vie quotidienne, tout se confond pour me permettre, à ma modeste échelle, de changer le monde.

  • Université d'été du MJS: Un programme explosif pour l'édition 2009!

    35_1-le-vieux-port-de-la-rochelle.jpg L'Université d'été du MJS se déroule aussi à La Rochelle, à l'espace Encan, avec sa place, son esprit à part! Des premiers contacts avec la gauche aux larmes de Lionel Jospin en 2006, l'Université du MJS a fait parfois la « une », mais n'est pas toujours au premier plan: les médias préfèrent parfois, et c'est dommage, filmer les terrasses de café...

    Cet été, le MJS fait sensation: changement de lieu (l'auditorium, au lieu d'un coin de hangar), une formule plus dynamique, avec la projection du film « Walter – Retour en résistance » (un résistant -militant qui fait le lien entre les combats d'hier et d'aujourd'hui) , et quelques « classiques » qui ont fait leur preuve, avec une once de nouveauté: le traditionnel rendez-vous avec le premier secrétaire est l'occasion de questions sans-tabous sur l'actualité du parti socialiste, et Antoine Détourné, président du MJS, recevra pour la première fois Martine Aubry! Les plénières continuent à poser des questions de société essentielles avec des intervenants prestigieux, tandis que les ateliers seront plus nombreux, pour permettre aux militants et aux intervenants de poser des questions de fond sur les moyens d'actions des militants du XXIème siècle. J'y reviendrai.

    Pour les plénières du MJS, tenez-vous bien à votre siège! Antoine Détourné recoit d'abord la jeune gauche pour accueillir les centaines de militants MJS venus de toute la France pour ce weekend. D'innovation, cette rencontre avec jeunes verts, jeunes radicaux et jeunes communistes et devenue une habitude, source d'espérance...Les autres plénières s'attaquent à de grandes problèmatiques:

    • Victor Vidilles décortiquera vendredi, à 16h30, la crise économique avec Susan George (ATTAC), Michel Vauzelle (PS), Nicolas Sirven (IRDES), Benoit Curinier (MJS) et Alain Morin (PCF).

    • Laurianne Deniaud ouvre le débat des primaires à gauche, pour gagner en 2012, en compagnie de Arnaud Montebourg, Christian Paul, David Assouline et Benoit Hamon, le samedi à 17h

    • Thierry Marchal-Beck animera une plénière sur une proposition forte du MJS: un nouveau modèle de développement, avec Yacine Baouch (MJS), Guillaume Duval (alter éco), Claude Gewerc et Laurence Rossignol (PS)

    Question ateliers, j'ai du mal à choisir. Le programme du samedi, 13h30, pose des questions essentielles pour les jeunes socialistes: comment investir la sphère numérique? Comment intégrer tous les jeunes en colère dans les luttes du MJS? Comment être audible dans les media? Comment être à la hauteur de l'histoire du MJS? Comment développer le concept de résistance/désobéissance civile dans nos modes d'action? Un moment fort du MJS, avec des acteurs reconnus dans leur spécialité: Valério Motta, blogueur et spécialiste de la communication numérique de campagne, Bastien Cazals, « prof désobeisseur », qui dédicacera son livre au stand du MJS, ainsi que des journalistes, des syndicalistes et d'autres personnes engagées dans la sphère associative qui ont répondu à l'appel du MJS...

    Ce La Rochelle-là n'est pas anodin. C'est l'occasion d'ouvrir des débats porteurs pour l'avenir...sur nos modes d'actions dans les ateliers, sur nos propositions, dans les plénières, mais aussi concernant un outil qui fait débat, les « primaires à gauche », au coeur de l'actualité politique et médiatique. Gagner en 2012, c'est l'objectif d'un MJS ouvert à des propositions innovantes, pour rassembler, convaincre, et prendre le pouvoir, pour changer la vie!

    à bientôt pour d'autres notes: cette fois-ci, je blogue!

  • Militants, voici venu le temps de l'action directe!

    BERLIN2.jpgEtre militant c'est avoir envie d'être utile et d'agir. Je me pose des questions sur les modes d'action militants. Non rassurez-vous (je me rappelle les cris d'orfraie l'an dernier quand je me posais la question de l'efficacité des modes d'action syndicaux), je ne vais rien dire d' « affreux » pour ces « ayatollah » du socialisme que sont certains lecteurs.

    Pour prendre le petit bout de la lorgnette, nos tracts s'ajoutent aux dépliants SFR, nos affiches sont recouvertes par les posters des boîtes de nuit et nos sites ne sont pas des modèles d'interactivité. Pour prendre le grand bout de la lorgnette, face à un gouvernement muet qui prend des mesures de plus en plus dangereuses et injustes, comment agir? Manifester ne suffit plus, et il faudrait revenir au pouvoir pour recréer la démocratie sociale. Comment influer dans la société actuelle où les médias, de moins en moins diversifiés, ne viennent pas forcément aux conférences de presse du MJS (ex. Béziers où 98% des gens lisent exclusivement LE journal Midi Libre)? C'est l'objet de mon article. Créer l'évenement (hein Marion!), trouver de nouveaux outils et de nouveaux partenaires de militantisme, accueillir de nouveaux militants aux besoins plus thématiques et plus ponctuels, voilà notre horizon, selon moi!

    Militants, voici venu le temps de l'action directe! Il faudra se retrousser les manches pour créer des AMAP (coopératives d'achat de produits agricoles de petits producteurs), il faudra multiplier les opérations coup de poing dans les supermarchés et autres temples de la consommation...Militants, il faudra innover pour défendre le droit aux transports! Intégrer les mutuelles d'amendes, organiser le covoiturage dans toutes les fédérations et agir dans les comités d'usagers. Militants, il faudra porter autrement un autre modèle de développement! Définir un agenda 21 pour toutes les organisations dans lesquelles nous militons, défendre des marchés publics respectueux de l'environnement et de la justice sociale, notamment dans toutes les collectivités territoriales où de jeunes militants ont été élus en 2008!

    Militants, nous devrons continuer à collaborer avec toutes les associations qui comme jeudi noir ont une démarche neuve pour l'accès au logement, respectueuse des organisations politiques de jeunesse, en favorisant sa généralisation partout en France, et réfléchir aux moyens d'intégrer ceux qui veulent s'engager thématiquement et ponctuellement! Parler d'internationalisme ne suffit pas, il doit imprégner les organisations dans lesquelles nous militons, des échanges aux projets humanitaires, en passant par l'intégration des collectifs RESF!

    Les organisations de jeunesse ne peuvent s'adresser qu'aux étudiants et aux lycéens, qu'aux fils de profs et aux fils de cadres. Comment s'ouvrir à toutes les catégories sociales et à toutes les expériences? La question de l'organisation verticale se pose alors...Ce ne sont que des petites idées. Il faut encore réfléchir aux moyens d'influer et de se faire entendre, et à une question qui fera l'objet de débats à la rochelle: la désobéissance civile, la RESISTANCE! 

     

  • "En actes", La contribution TAG pour le prochain congrès du MJS

     Une contribution, comme son nom l'indique, c'est ce qu'un courant politique apporte, en terme de vision et de propositions, dans ce moment de débat et de confrontation des idées qu'est un congrès du MJS...C'est un texte conjoncturel, présenté en septembre dans toutes les fédérations du MJS, pour amorcer un débat sur ce que doit être, et sur ce que doit faire et porter le Mouvement des Jeunes Socialistes dans les années à venir. Après le débat sur le texte d'orientation du MJS où tous les adhérents interviendront dans le cadre d'amendements, le congrès permettra un débat pointu, mi-novembre, sur l'orientation, les résolutions et le plan d'action national du MJS pour les deux ans à venir.

    Pourquoi? On pourrait critiquer cette perte de temps. Les bébés phoques meurent, les cours de la bourse sont au plus bas, le chômage augmente vertigineusement, et les jeunes socialistes débattent? Oui. Un congrès, surtout celui-là, ne sert pas seulement à élire un ou une présidente et à renouveller les instances. Ce 9ème congrès du MJS sera celui de la confrontation et de l'ébullition des idées, indispensables à la naissance d'une alternative politique à gauche. D'où peut-elle venir si ce n'est des rangs de jeunes engagés dans les combats syndicaux, associatifs et politiques qui ont marqué la dernière décennie?

    5 contributions seront présentées en septembre. Les analyses des autres groupes politiques sur la periode actuelle sont particulièrement complémentaires:  l'échelon d'intervention publique européen est ainsi plébiscité par « la relève » et « agir en jeunes socialistes » tandis que « en actes » et « génération égalité » s'intéressent de près aux mécanismes économiques qui ont entrainé la crise du capitalisme...de la même manière, toutes les contributions se rassemblent pour réclamer une refondation de la gauche...et du Mouvement des Jeunes Socialistes! Certaines thématiques sont mises en exergue par telle ou telle contribution: les processus de dissociation sociale avec AJS et TAG, ou encore la social-écologie avec JSR et génération égalité. JSR et la relève se retrouvent pour analyser la crise du politique, la relève et TAG pour vouloir incarner de nouvelles luttes...

    Comment résumer « en actes »? Par la volonté d'agir et de répondre aux défis actuels. Par la volonté de mener la bataille culturelle et de définir une stratégie de prise du pouvoir. Répondre au bouleversement de la biosphère, à la crise du politique ou à la dissociation sociale, mais aussi décortiquer la société de l'immédiateté.... « En actes » se définit aussi par la volonté d'inventer: proposer une nouvelle répartition capital/travail, organiser des îlots de socialisme, définir de nouvelles formes de lutte comme la désobéissance civile, notamment à travers la refondation du MJS.

    « En actes » ne se contente pas de mots et d'incantation, nous voulons agir! Comment être fidèle à notre devoir d'inventer pour recréer la démocratie sociale, définir un nouveau modèle de développement et inventer une organisation de jeunesse capable de rassembler tous les jeunes de gauche « en colère » qui ne trouvent pas, aujourd'hui, leur place au MJS? Comment combattre un message médiatique dominant (le story telling), comment rassembler la gauche autour de primaires ouvertes, comment repenser le rôle de la puissance publique, voilà nos futurs défis!

    Le débat sera dense, les réponses ne sont pas simples. Notre responsabilité de jeunes socialistes est immense. Pour ma part, je pense que les vieilles recettes ne suffisent plus, que ne pas changer maintenant c'est se condamner à disparaître. La politique économique ne peut se résumer au dillemne nationaliser/privatiser dans une économie mondialisée. Un projet éducatif de gauche ne peut se résumer à l'augmentation des postes au concours quand la reproduction sociale est plus forte aujourd'hui que dans les années 60. Des fédérations qui organisent des tractages et des débats entre étudiants de sciences po et de droit ne peuvent pas favoriser la prise du pouvoir par la gauche. Changeons, pour changer la vie, ici et maintenant, pour remporter de nouvelles batailles!