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  • « L’autonomie des jeunes, Monsieur Sarkozy, ne peut être le simple déguisement d’une précarité organisée ! »

    Quel bilan du discours de Nicolas Sarkozy à Avignon? Au delà d'une éloquence trébuchante, beaucoup d'analyses larmoyantes, de propositions très vagues, au financement inconnu et incertain...Un couvre-feu a naturellement été mis en place, comme pour toutes les visites présidentielles où les grands et les mécontents sont très mal vus. Cette visite a pour thème l'autonomie des jeunes: dans son discours, il reprend une partie des propositions de son haut-commissaire à la jeunesse, Martin Hirsch, dévoilées en juin 2009.

     

    diapo_sarkozy_diapo.jpgL’autonomie n’est pas qu’un mot, Monsieur Sarkozy, c’est un concept. Permettre à tous les jeunes, quelle que soit leur origine sociale et territoriale, de réaliser leur projet de vie, c’est un projet global qui englobe plusieurs propositions : démocratisation de la réussite éducative, création d'une allocation d’autonomie universelle et individualisée qui remplace toutes les aides existantes, pour tous les jeunes en formation, suppression de la demi-part fiscale, mise en place d’un plan d’accès au logement...C’est le projet du Mouvement des Jeunes Socialistes.

     

    "Tendre la main aux jeunes", "vouloir les rendre autonomes et libres", ces citations du président ne correspondent pas à ses propositions! "la politique structurelle de la jeunesse" que propose NS n'a rien à voir avec l'autonomie que nous portons! Nicolas Sarkozy reprend nos analyses: "il est plus dur d'être jeune aujourd'hui qu'avant". A qui la faute si ce n'est aux regressions sociales, éducatives, économiques, organisées par les gouvernements de droite depuis 2002? Nicolas Sarkozy persiste et signe: il dénonce la pédagogie à l'école, prône le retour à la morale, parle de la famille et des devoirs des jeunes...fallait-il vraiment partir en jet à Avignon pour ressortir les vieilles rengaines de la droite conservatrice et libérale?

     

    Quelles sont les priorités du plan "jeunesse" de Nicolas Sarkozy?

    - L'éducation! Un vague discours sur la réorientation (avec quelles passerelles?), et un livret de compétences "à la carte" assez inquiétant...Prévention du décrochage scolaire? NS crée un "devoir d'être occupé" entre 16 et 18 ans, alors que les suppressions de postes massives dans l'enseignement et certains programmes assez réactionnaires "organisent" ce décrochage...

    - L'insertion! Il faudrait accepter à 16 ans n'importe quelle offre d'emploi ou de formation! Elle est belle l'autonomie! Extension du RSA aux jeunes: Financer les bas-salaires ne fera que renforcer la précarité des jeunes, ca n'a rien du "nouveau droit social" que nous vend M. Sarkozy! Proposer aux étudiants de se tourner vers les entreprises pour financer leurs études, ce n'est pas l'autonomie des jeunes, mais bien celle des entreprises, qu'elle conforte!

    - L'Université! Un 10ème mois de bourses, allongement de l'année universitaire (quand le LMD l'a raccourci)...C''est ca le projet pour l'enseignement supérieur? Le président Sarkozy en profite pour stigmatiser les boursiers (après avoir dit qu'il fallait respecter les jeunes): créer un devoir d'assiduité pour les boursiers (qui existe déjà) celà sous-entend que 1/4 des étudiants français sont des fraudeurs/faineants?

     

                La logique de ces propositions peu ambitieuses et incohérentes n'est pas favorable à l'autonomie des jeunes! Service public d’orientation, encadrement des stages et des cautions (logement), droits des apprentis, tutorats séniors/jeunes, c'est intéressant, mais quelle concrétisation pour les bonnes idées de Martin Hirsch ? Le service civique de NS est volontaire, pour favoriser l'engagement...10 000 jeunes qui pourront faire leur BA, ce n'est pas le service civique universel, porté par le MJS, qui organise un nouveau devoir de solidarité, où se rencontreraient des jeunes issus de tous les milieux!

     

    Ce discours nous l’avions attendu. Parler de la jeunesse, c’est parler d’étudiants précaires, de jeunes chômeurs qui n’ont pas accès à une formation de la deuxième chance, ou encore, de lycéens qui sont obligés de travailler pour passer le bac…Deux fois plus d'interimaires et de CDD que dans le reste de la population active! Ils attendent plus que des mesurettes ! Ils attendent des moyens financiers, des outils de formation et d’insertion, un accès facilité à la culture, aux transports, au logement ! Que propose l'UMP? Des primes aux bas-salaires, des chartes, des prêts et des sites internet qui ne coûtent pas très chers. A la gauche de proposer un autre projet de société basé sur l'autonomie de la jeunesse! "Tant de politiques se sont cassés les dents sur la jeunesse" à vous le tour, Monsieur Sarkozy...

  • Défaites, fatigue et autres campagnes

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    Fatigue, fatigue...j'ai dormi 20 heures en 4 nuits...je reviens de l'université d'été du courant « un monde d’avance », la gauche du parti socialiste. Au-delà des brillantes interventions de Benoit Hamon et Henri Emmanuelli qui ont conclu ce weekend dans les Landes, c’est surtout une rentrée politique chargée pour la gauche, qui s’annonce à l’issue de cette réunion. Poste, Travail décent, Droits des Femmes, éducation, je serai sur tous les fronts..

     

    Temps d’élections aussi ! Alors que je commence à réfléchir aux propositions que le MJS pourra faire dans le cadre des élections régionales, en Ile de France, au candidat désigné le 1er octobre, des partielles nous rappellent désagréablement, qu’alors que la droite est en mauvaise posture (procès Villepin, faurecia, etc.), alors que la crise exacerbe les inégalités sociales, l’UMP arrive encore à triompher dans les urnes. Il n’y a donc pas d’alternative ?

     

    uma_universite_logo_vecto_10241.jpgJ’étais à Argenteuil (pas à Maurepas et à Limours, on ne peut pas être partout !), le candidat UMP Métézeau triomphe et le conseil général Val d’Oise bascule à droite, malgré l’implication exceptionnelle des jeunes socialistes dans la bataille. Alors que la presse n’est pas parvenue à étouffer les propos d’Hortefeux, une ville assez pauvre refuse ses suffrages à une exemplaire union de la gauche. L’union technique ne suffit donc pas, encore faut-il convaincre sur un programme ! C’est pourquoi je suis pour des primaires à gauche, un pack liant charte des valeurs, contrat législatif et union de la gauche !

     

    L’Allemagne se réveille avec la gueule de bois et une coalition libéralement dogmatique (Le FDP fort c’est moins d’impots, dérégulation économique et moins de services publics !), pendant ce temps, je surveillais un conducteur de bus un peu particulier alors que le car patinait sur les routes du sud-ouest

     

    Il est temps de dormir, il est temps d’agir, non pas fébrilement mais bien en prenant du recul. Et, c’est bien ce qui me manque…

  • Plus ou moins de services publics au XXIème siècle?

           080401_ServicePublic.jpg     « L’état ne peut pas tout » avec cette phrase, Lionel Jospin, candidat socialiste aux élections présidentielles en 2002, indiquaient que les socialistes renoncaient à changer la vie, la société et le monde. Son échec a, je l’espère, remis en cause, cette évolution soi-disant « pragmatique ».

     

                A quoi sert la puissance publique aujourd’hui ? Des premières lois sur le travail de la fin du XIXème siècle aux lois-cadres sur la fonction publique des années 80 en passant par la création de la sécurité sociale en 1945, que s’est-il passé ? Quels doivent être les services publics de demain ? Que faut-il garder des services publics d’aujourd’hui ? Quels domaines d’intervention peut-on « laisser » au privé ? Voilà les questions que je vais me poser. Les médecins doivent-ils devenir fonctionnaires et tout ce qui ne relève pas de droits fondamentaux (transports, déchets, etc.) doit-il être privatisé? Le débat du service public ne doit pas ressembler à un débat corporatiste, ni à une guerre des statuts, cela doit être un débat de société !

     

                Je parle de la France évidemment, mais je pense qu’ à l’échelle du monde et de l’Europe, des systèmes de régulation et des dispositifs de solidarité s’imposent, quel que soit le nom qu’on leur donne, pour réguler et intervenir dans des phénomènes, économiques, voire humains, qui se déroulent à l’échelle internationale.

     

                A titre personnel, je pense qu’il est temps d’indiquer clairement ce qui doit faire partie de la sphère publique, de la solidarité, de la responsabilité de la puissance publique, et ce qu’on peut laisser faire au secteur privé. Je pense qu’au sein de ce secteur privé, les délégations de service public doivent être plus contraignantes (transports, gestion des déchets, poste). Et au-delà, pour crédibiliser la chose publique, pour redonner des marges de manœuvre aux collectivités et à l’Etat pour investir, oui, je pense qu’il faudra laisser au privé ce qui ne relève pas de droits fondamentaux ! Car d’abord le budget de la France doit faire l’objet d’un débat et pour cela 90% du montant ne doit pas aller au fonctionnement. Il faut redonner des marges de manœuvre au débat politique en supprimant tous les allègements fiscaux qui ne saluent pas des bons comportements sociaux ou environnementaux. Stop aux niches fiscales et autres exonérations patronales qui n’ont pas d’incidence ! Après, l’Etat devra apprendre à investir sur le long terme

     

                Qu’est ce qui selon moi doit faire partie du secteur public ? La défense, la justice, et la police, domaines régaliens par excellence, ne sont pas à vendre. J’y adjoindrais l’énergie qui devient un domaine de souveraineté et ne peut être délégué au libre-échange. Concernant la défense, selon moi, une industrie d’armement privée n’a pas lieu d’être, surtout quand ses dirigeants se présentent aux élections et financent les partis politiques. Une industrie nationale d’armement me semble nécessaire alors que depuis 15 ans les munitions de l’armée française ne sont plus fabriquées en France mais bien importées…la justice ne peut pas être privée, c’est pareil pour les prisons : les partenariats public-privé qui servent aujourd’hui à les construire doivent être dénoncés. Idem pour la police, il me semble compliqué que les pouvoirs publics puissent faire appel à des sociétés de sécurité : laissons-cela aux particuliers voire aux entreprises !

     

                Au-delà des domaines régaliens, les droits fondamentaux doivent être réalisés par le biais de services publics. Droit au logement, à l’éducation, à la formation, à l’emploi, à la santé ne peuvent être en aucune manière privatisée. L’école privée doit cesser d’exister, Mitterrand, et c’est la principale erreur de son mandat selon moi, n’aurait jamais du revenir en arrière en 1984. A minima, le prochain gouvernement de gauche doit au moins s’assurer que TOUTES les formations, dans TOUTES les régions, peuvent être assurées dans un établissement public et gratuit. Cette gratuité doit d’ailleurs prévaloir partout, tout au long de la scolarité obligatoire. 

     

                Le droit au logement, au-delà du droit opposable, doit faire l’objet d’une déconcentration et d’une mise en réseau à l’échelle régionale des prestataires de logements sociaux. Idem pour la formation professionnelle qui doit s’organiser à l’échelle régionale, en regroupant tous ses acteurs dans une offre cohérente assurant une vraie sécurisation des parcours professionnels et un vrai droit à la formation tout au long de la vie, gratuit pour les employés ! Voilà les services publics qu'il reste à créer! Idem pour la politique intergénérationnelle: service public de la petite enfance, soins à domicile pour les séniors vont devenir indispensables pour garantir l'égalité hommes-femmes, favoriser la natalité et accompagner l'allongement de la durée de vie. La recherche d’emploi ne peut être déléguée à des prestataires privés, et l’insertion professionnelle des jeunes doit regrouper tous ses acteurs au sein des missions locales d’insertion, devenus établissements publics administratifs, où les représentants des usagers seraient représentés. Parlons du droit à la santé. C’est le plus menacé aujourd’hui. Les hôpitaux publics doivent offrir des services de qualité, gratuits, sur l’ensemble du territoire, à travers une carte nationale des services. Les médecins sont subventionnés par la sécurité sociale, formés par l’université publique, alors sortons de l’hypocrisie, faisons des médecins des fonctionnaires, au sein de dispensaires bien répartis sur tout le territoire ou d’hôpitaux publics.

     

    Au-delà de ces services publics, certains domaines peuvent être laissés au privé, mais avec des délégations plus contraignantes : les transports publics, pour limiter les inégalités sociales et territoriales, l’environnement, pour limiter le primat du profit de court-terme sur le long-terme, la communication, pour assurer la couverture du réseau téléphone, haut-débit, wifi sur tout le territoire, avec un forfait de base accessible aux plus-démunis. Les ressources naturelles, notamment l’eau, pour préserver un accès à prix réduit sur tout le territoire à une eau de qualité.

     

    Pour le reste, il y a de la place pour le privé ! il y a de la place au mouvement associatif ou mutualiste pour organiser la solidarité en matière de santé, d’assurance, l’accès aux loisirs, au sport ou à la culture. L’économie sociale doit être reconnue et avoir une place intermédiaire entre le privé et le public.

     

    Tout ceci ne me semble pas être une révolution sociale, mais peut-être une société post-industrielle où un secteur public limité et une régulation forte laisserait largement de la place au droit d’entreprendre !

  • Zoom sur les élections législatives allemandes...

    Merkel_Steinmeier_IGFM.jpgExaminer la politique et les enjeux politiques étrangers avec des réflexes franco-francais est une attitude qui m'énerve beaucoup. Il se trouve toujours quelqu'un pour expliquer la politique allemande en comparant tout de manière simpliste, comme si die linke c'était le NPA, si la CDU était l'UMP, et si tous les adhérents du SPD étaient des socio-traitres...C'est énervant car chaque pays a un régime institutionnel, des "coutumes" politiques, des enjeux différents, des clivages originaux. Ayant vécu un peu en Allemagne, ayant participé à des meetings et milité un peu aux Jusos, je vais essayer d'amener tous mes lecteurs au coeur même des enjeux actuels du scrutin essentiel pour les allemands que sont les élections législatives (bundestagwahl)...

    Mais d'abord rétablissons un peu la vérité...die linke ne sont pas seulement un sympathique parti avec de vraies positions de gauche, c'est aussi l'héritier du parti unique de l'ex-RDA, et ses responsables sont parfois les mêmes que ceux qui lancaient la stasi sur leurs opposants dans les années 80. Mais sans eux, une alternative de gauche est impossible en Allemagne, et leur succès est aussi dû à la politique ultra-libérale pratiquée dans le domaine de l'emploi et de la santé par le chancelier Schröder...La CDU n'est pas seulement un parti de méchants, c'est un parti démocrate chrétien qui s'est converti il y a peu au libéralisme...avec des valeurs assez conservatrices...les verts font des alliances à droite, le MODEM allemand (FDP) fait des alliances à gauche: les cartes de la politique allemande sont brouillées!

    1- Ils votent quoi les allemands là? à l'échelle fédérale, l'électeur allemand va élire la chambre basse du parlement, le bundestag...au bureau de vote, il aura deux "voix" à utiliser: la première pour élire le candidat de sa circonscription, la deuxième pour choisir une liste régionale. Evidemment, les partis sont amenés par des leaders, potentiellement candidats à la chancellerie (premier ministre): FW Steinmeier pour le SPD, Angela Merkel pour la CDU/CSU, Guido Westerwelle pour le FDP...pour les deux autres partis que sont die grünen (les verts) et die linke (la gauche) c'est un peu plus compliqué!

    2- Qui va gagner? Compliqué, en fait aucun parti n'obtient la majorité absolue (à part la CDU dans les années 50 et 80), la question c'est donc quelle alliance pour gouverner, sur quel projet compatible? Et là, les possibilités il y en a mais pas tant que ca...alliance à gauche rotrotgrün (SPD/DieLinke/grünen): le SPD est contre car désaccord sur la politique sociale avec die Linke...traditionnelles alliances de gauche (SPD/Grünen) ou De droite CDU/FDP? ca suffit pas pour atteindre la majorité et la CDU a peur d'un FDP requinqué! Alliances improbables quand le centre droit rejoint la gauche (ampelkoalition, comme dans les années 70), ou quand les verts rejoignent la droite (jamaikakoalition, comme au land de Hamburg?): vraiment vu comme des solutions de dernier recours. Une menace plane: le maintien de la grande coalition SPD/CDU, aux affaires depuis 2005: une politique consensuelle, pas de choix, pas de politique cohérente, et une désaffection de la population pour le politique...

    3- Ca se passe comment une élection en Allemagne? Comme en France, on parle sondages: les coalitions de gauche (linke 10% verts 10% SPD 25%) font à peu pres jeu égal avec la droite (CDU 35% FDP 10%) mais les allemands, s'ils votaient directement, choisiraient à 55% angela Merkel. Pourquoi? le fameux "bonus du chancelier" qui donne au candidat sortant un air plus crédible? Et surtout, cette différence fondamentale du débat politique allemand: pas de grandes envolées lyriques, passionnées, violentes, le débat est feutré, centré sur les questions de compétences...l'équipe de campagne du candidat SPD s'appelle donc "kompetenzteam"...j'allais oublier: la modernité c'est d'utiliser des termes anglais!

    4- C'est quoi les débats? Une élection allemande ce n'est pas "bandant": on parle chiffres, programmes, alliances...on ne dit jamais droite ou gauche, on utilise le nom des partis qui se définissent comme progressistes ou conservateurs, ce n'est pas un gros mot...pas de diabolisation, débats apaisés, pas beaucoup de tracts, mais beaucoup d'affiches accrochées aux arbres, et de "podiums": des stands en pleine rue où les candidats discutent avec les citoyens. Ce qui fait débat pour ces élections? Bon voyons par exemple les 8 propositions du SPD: "de bons salaires pour de bons travails pour tout le monde", "une éducation de première classe sans frais supplémentaires", "protéger le climat avec une énergie sure sans nucléaire", "soutien des familles", "égalité des droits pour les femmes", "un état tolérant pour la diversité", "une société humaine contre un capitalisme débridé"...on voit émerger des thèmes de campagne: l'énergie, les questions de société, la politique familiale, les salaires, l'éducation gratuite. Des sujets un peu originaux pour la France! Pas de petite phrase, des propositions précises et chiffrées...

    5- Et la rue, elle pense quoi de ces élections? D'abord ce n'est pas une élection unique...Les élections en Sarre et en Thuringe ont eu lieu il y a peu, avec un sursaut de la gauche mais un gros problème: die linke arrive en tête en Thuringue, le retour de la gauche au pouvoir est possible mais le SPD refuse de leur laisser le poste de ministre-président, comme si ce n'était pas un parti comme les autres...Le SPD n'accepte pas la présence et la force de l'ex parti communiste de la RDA sur sa gauche...il y a une histoire certes, des postures, mais aussi une expérience de gouvernement, commune, dans les länder de l'est (brandenburg ou Berlin par exemple) et un assagissement de die Linke qui permettraient un programme commun et une alternative avec à sa tête par exemple, Klaus Wowereit, maire de Berlin, partisan de l'alliance à gauche, et vu comme le futur candidat du SPD...(http://www.spiegel.de/politik/deutschland/0,1518,649524,00.html). En tout cas le débat est peu sexy, le duel télévisuel a ennuyé les spectateurs, pas de propositions phares, pas de réelle alternative à gauche avec le vice-chancelier Steinmeier...