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  • Conseil municipal de Béziers: Un peu de respect pour l'opposition, monsieur le maire!

    beziers.jpgLe conseil municipal du lundi 26 octobre était riche d'enseignements...sur la vision de la démocratie locale portée par la droite biterroise, sur l'incohérence du projet d'urbanisme de la majorité UMP, ou encore, de manière plus inquiétante, sur l'avenir de Béziers.

    Démocratie locale d'abord: l'animation du conseil municipal n'est pas à la hauteur des projets décisifs débattus par cette instance. Les bavardages bruyants de la majorité ne sont pas stoppés par le maire quand l'opposition parle, les élus PS sont sans cesse interrompus par le maire alors même qu'ils ont demandé la parole, tandis que des réparties assez mesquines ne font pas honneur au sénateur-maire...En effet, quand Pierre Callamand s'élève contre le projet d'un centre commercial excentré, est-il besoin de lui assener qu'il ne sera pas invité pour l'inauguration, La droite manifestement n'a pas la même image que nous du militantisme: si les buffets suffisent aux appétits des militants UMP, nos goûts sont plus spirituels, mais guère mieux rassasiés!

    Que de questions essentielles passent par le conseil municipal, les débats sont-ils à la hauteur? Les élus UMP se taisent, à part pour présenter un domaine de leur compétence, à travers un rapport tapé par l'administration. Les élus d'opposition s'efforcent tant bien que mal d'intervenir, sans être en possession de toutes les données...il y aurait tant à dire! Sur la politique universitaire de Béziers, quand le budget municipal est gaspillé pour de grandes infrastructures alors que la scolarisation des jeunes est de 20 points supérieure à celle de Montpellier! Jean-Michel Du Plaa, élu PS, a d'ailleurs réagi sur cette question.

    Et que dire de l'urbanisme? C'est Pierre Callamand, élu PS, qui s'interrogeait sur la réhabilitation plus que nécessaire du centre ville délaissé par la droite! Créer une ville américaine de lotissements où les seuls lieux de rencontre sont les centres commerciaux, ce n'est pas le projet de la gauche! Pour nous, une ville est un lieu de vivre-ensemble, avec des espaces et de rencontre dans tous les quartiers, et un centre-ville culturel, commercial, historique rendu plus attractif, notamment à travers sa piétonnisation!

    D'autres sujets intéressants ont été mis sur la table: politique culturelle (uniquement pour les notables à Béziers!), tourisme (à Béziers, le tourisme vert, on connait pas!), la gestion des déchets (et l'écologie de facade chère à la droite) ou encore l'éducation et la jeunesse...voilà où l'opposition peut avoir son mot à dire...quelle cohérence aux équipements financés, aux dispositifs d'accès au loisirs à Béziers? Aucune! La gauche, au contraire, doit ébaucher un projet cohérent pour la jeunesse: un accès gratuit aux centres de loisirs, des équipements scolaires qui favorisent l'accès aux ressources numériques, des instances qui permettent aux usagers de participer à ces politiques...

    Bien des sujets sont encore à travailler! Ces élections régionales ne laisseront pas la droite biterroise indemne, beaucoup de déchirements vont intervenir, quel que soit le résultat de ces échéances. Championne de pression fiscale d'après le magazine « capital », Béziers doit-elle absolument se faire connaître pour ses élus « cumulards », avec un sénateur-maire-président d'agglo qui veut être président de région? Nous avons pourtant tant d'atouts à faire valoir!

  • réchauffement climatique, tranformation du MJS: débats porteurs d'avenir!

    carte-climat-monde.jpgCe blog a un peu pris froid: en dehors des réunions du soir, d'intenses activités syndicales et de nuits rapides dans un terrier de marmotte, peu de temps pour écrire! Et pourtant que de choses sur lesquelles s'exprimer! par exemple, deux débats porteurs d'avenir dans lesquels je me retrouve engagé: le premier, c'est à l'échelle mondiale, le dérèglement climatique qui doit engager les états, mais aussi les sociétés, à engager un nouveau modèle de développement, de production, de consommation, pour réduire l'émission de gaz à effet de serre. Le second, c'est la transformation de l'organisation de jeunesse dans laquelle je milite depuis 6 ans: Le Mouvement des Jeunes Socialistes, à l'occasion de ce 9ème congrès de Grenoble, deviendra grand: le plan d'action national prévoit de passer une étape en terme d'adhésions, de structures et développement, pour pouvoir peser dans l'Histoire, rassembler tous les jeunes de gauche qui veulent, en France, agir pour transformer la société.

     Le débat climatique c'est une nouvelle thématique qui ne peut être portée à l'échelle locale ou nationale, mais bien à l'échelle internationale! Et quelle famille politique, hormis le socialisme, est le mieux à même de relayer ce débat? Le déreglement climatique, (je trouve le terme plus correct que réchauffement climatique) c'est quand l'émission de gaz à effet de serre dus à l'activité humaine (transports, industrie, etc.) provoque le réchauffement de la température. En soi l'effet de serre n'est pas mauvais (sans lui il ferait aussi froid que sur Venus), mais là quand même l'augmentation aura des répercussions concrètes sur tous les continents! Le développement des activités polluantes et la croissance de la population peuvent avoir des conséquences fortes: on prévoit entre 2 et 6°C en plus...peu impressionnant? C'est l'équivalent inverse de la précédente glaciation où le nord de la France était recouvert par une calotte glaciaire...Le problème de ces fameux gaz c'est qu'ils mettent en moyenne 120 ans à disparaitre! A quoi ressemblerait alors le climat en France? Un climat semi-aride sur la côte d'azur, des été très chauds partout en France, moins de pluies sur la Bretagne...une augmentation de 10à 20cm du niveau de la mer ne fait pas peur ici, mais dans le Pacifique où les pays les plus peuplés sont à quelques mètres d'altitude, c'est un peu plus embêtant! sans compter les conséquences en matière de récoltes, de floraisons, etc.

    Et mon organisation dans tout ca? Cette question climatique est une priorité de la fin d'année 2009 puisque nous préparons le 9ème congrès du MJS qui aura lieu à Grenoble. A cette occasion, le groupe politique majoritaire, "Transformer à gauche", proposera, à travers son texte d'orientation et son plan d'action national, une réforme radicale de l'organisation. Non pas un simple coup de pinceau, de peinture, avec quelques noms qui changent, non une vraie transformation: une adhésion facilitée, un statut de sympathisant institutionnalisé, une prise de responsabilité proposée à tous les militants dans le cadre de nouveaux groupes d'action, les coop'! Alors bon quelques sceptiques me diront "oui oui comme y a deux ans et après on met le plan d'action au placard" ah bon. Pourtant, tout le monde je pense a vu le nombre de groupes et d'actions médiatiques exploser au cours des deux dernières années, c'était deux des priorités du dernier Plan d'Action!

    Que propose encore le plan d'action national présenté par "transformer à gauche"? Une vraie politique de formation pour permettre à tous les militants de s'impliquer, comme ils le souhaitent, dans leur organisation. La mise en place de réseaux thématiques (lycéens, étudiants, actifs) qui permettent aux militants de s'investir là où ils le souhaitent, quand ils le souhaitent, avec l'appui des structures régionales. La refonte des structures et des instances, avec des chantiers aboutissant à des conventions, avec des conseils nationaux ouverts sur la société et des bureaux nationaux concus comme des espaces de travail. Le nouveau regard sur l'autonomie et l'engagement international de ce plan d'action national nous permet de revisiter notre lien au PS, à ECOSY et à la IUSY. Evidemment, tout ceci ne se fera que si tout le monde, tous les courants, et toutes les fédérations, s'approprient cette démarche de reconquête des têtes et des coeurs.

  • De Paris à Copenhague

    kyoto-plantu.jpgpas de temps pour vous parler de ma vie. Elle s'écoule furieusement, mes pas m'entrainent vivement de chateau d'eau à solférino en passant par Vitry et les bouquinistes de la Seine. Je vois la vie en flou, comme à travers les vitres d'un TGV foncant à travers la vallée du Rhône. Pas de temps pour la lessive, pas de temps pour faire à manger, 5mn de reverie deviennent un bonheur révé. Il y a beaucoup à faire. Régionales, Organisation de l'activité francilienne, suivi de l'actualité éducative...et à celà, des dossiers auxquels je vais porter un intérêt croissant: Une réunion des chefs d'état et des experts scientifiques du monde entier doit se réunir pour le jour de mon anniversaire à Copenhague. Ils doivent discuter du changement climatique et des moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, oxyde nitreux...) provoqués par l'activité humaine, qui constituent une cause majeure de ce changement!

    Entre deux coups de fil et 3 textos sans réponses, je peux émerger de ma boîte mail ou de mon roman historique préféré (plus de 4 tomes de fortune de France!) pour lire des articles sur les enjeux de la conférence de Copenhague. Car cette suite donnée au protocole de Kyoto est parfois un peu technique et difficile à comprendre. Merci à Wikipedia et Natura vox de m'avoir apporté leurs lumières! Commencons d'abord par un petit historique: en 1988 Un groupe d'experts internationaux a été créé pour étudier le changement climatique par le programme des Nations Unies pour l'environnement. C'est le GIEC, qui élabore des rapports tous les 5 ans. Celui de 1995 a conduit à l'organisation d'une conférence à Kyoto pour débattre de la réduction des gaz à effet de serre.  Cette conférence s'est déroulée à partir de décembre 1997 (alors que je faisais mon premier échange scolaire en Allemagne, je m'en doutais pas!!), elle a été suivie d'autres conférences internationales pour la préciser qui ont mis aux prises des coalitions d'états ayant des intérêts divergents: le club carbone (japon, EU, canada, australie, nouvelle zelande) rassemble les grands producteurs de gaz, tout comme les pays de l'OPEP, elle est très réticente à la réduction des gaz. A contreriori, l'Union Européenne est très motivée pour avancer, tout comme les pays menacés par la montée des eaux (Pays Bas, Maldives). Les pays en voie de développement renvoie les pays industrialisés à leur responsabilité et sont réticents à l'idée de réduire leur production alors qu'ils sont en plein développement.

    Voila pour les positions des états. La conférence en a tenu compte et c'est là qu'on en vient aux dispositifs techniques pour atteindre les objectifs de la conférence, c'est le fameux protocole: L'effort de réduction peut s'appuyer sur des mécanismes de flexibilité tels que le mécanisme de développement propre (MDP) qui sont des investissements étrangers (5,4 milliards $ en 2006) dans les technologies propres pris en compte dans le calcul de leurs rejets. La banque mondiale a créé de son côté un fonds spécial pour les programmes d'adaptation. Un mécanisme de permis négociables est aussi prévu pour réduire en priorité les structures les plus polluantes...un système européen d'échanges de permis est né en 2005 à cet effet. D'autres mécanismes tels que la mise en oeuvre conjointe (MOC) sont aussi prévus à cet effet, pour financer les projets visant à réduire l'émission de gaz dans le domaine industriel et forestier. L'entrée en vigueur du protocole est lié à sa ratification par une part significative des signataires (55% des émissions et 55 pays) elle a été permise avec la ratification de la Russie en 2004.

    Le respect du protocole de Kyoto est lié à l'émergence d'un droit international de l'environnement qui prévoit des sanctions contre les états qui ne respectent pas leurs engagements.La question aujourd'hui est de faire le point, le bilan de ces efforts, notamment pour les principaux emetteurs que sont les EU (23%), la Chine (idem) et la Russie (17%) qui émettent à 3 les 2/3 des émissions! aux EU, les émissions ont progressé de 1% chaque année alors que d'autres pays tels que la Suède réalisaient leurs objectifs...

    En bref je bosse sur la question, un autre article bientôt plus précis sur le protocole de Kyoto et les enjeux de la conférence de Copenhague!

  • L'Ile de France, comme îlot de socialisme, en 2010!

    z-photo_carte_iledefrance.gifCette fin 2009, pour moi, ce n'est pas seulement un congrès du MJS qui me permet de passer des nuits blanches féériques au 10 rue de solferino. C'est une réflexion qui démarre sur les régions, sur ces prochaines élections qui doivent permettre de montrer à un PS décrié, en pleine rénovation, qu'il a sa place comme principale force de gauche et d'innovation dans le débat politique local! Le PS a désigné son candidat local, Jean Paul HUCHON conduira la liste socialiste en IDF,  avec, je l'espère, un large rassemblement de gauche, et j'espère bien faire intégrer quelques propositions du MJS lors de la rédaction du projet régional. Ce sera mon principal boulot en octobre/novembre!

    La région ILE DE FRANCE à gauche en 2010 ca sert à quoi? A continuer le travail accompli depuis une dizaine d'années en matière d'éducation, de transports ou d'aménagement du territoire! A aller plus loin, pour construire des îlots de socialisme, des politiques publiques ambitieuses qui montrent que les socialistes peuvent changer la vie et redonner son sens au combat politique.


    Continuer quoi? des aides ont été créé par le conseil régional pour favoriser l'engagement, les voyages, les projets éducatifs dans les lycées, il faut aller plus loin en 2010! Créer un fonds régional de la vie lycéenne qui pourra abonder le budget des CVL et permettre aux lycéens d'organiser leurs lieux de vie! Les nouveaux lycées franciliens doivent d'ailleurs être repensés et les locaux doivent favoriser l'investissement culturel, associatif, sportif! Des parcs à vélos doivent équiper les lycées et un système régional de prêt de vélos dans les lycées pourrait permettre de développer ce moyen de locomotion chez les jeunes. De la même manière, les cantines scolaires des lycées devraient privilégier le "bio" et les circuits courts pour favoriser l'économie locale et l'environnement.


    Concernant le cadre de vie des franciliens, la région et son président JP Huchon ont déjà fait beaucoup à travers l'aide au logement, la présidence du syndicat des transports franciliens (STIF) ou encore le financement des réseaux de transports, malgré le peu d'empressement de l'état à concrétiser ses engagements. Là encore, de nouvelles pistes peuvent s'offrir pour la région ILE DE FRANCE: concernant le développement économique, l'économie solidaire peut largement être favorisée à travers une charte des commandes et marchés publics favorisant le travail décent et le respect de l'environnement, ou encore des pépinières de l'économie sociale! La métropole francilienne pourrait connaître un autre avenir fondé sur la solidarité et le développement durable, que celui, centralisé et imposé par le haut, que semble lui promettre la droite à travers le projet sarkozien de "grand paris". Cette métropole serait organisée de manière multipolaire autour de pôles d'activité et de décision en banlieue (en se basant sur des intercommunalités en "marguerite" comme le propose le député communiste Braouzec). Ce développement serait conforté par un développement accéléré de plate-formes multimodales favorisant les transports doux?


    Quid d'autres compétences telles que la formation ou les territoires? La formation professionnelle doit devenir un nouveau droit, avec la gratuité des formations publiques en continu, dans les GRETA, de formations qui ne sont couvertes que par le privé! La région a son mot à dire en matière d'insertion professionnelle et doit permettre un regroupement des acteurs de l'insertion des jeunes en lien avec les missions locales. D'un autre côté, la jeunesse francilienne doit voir s'ouvrir tous les horizons sociaux et spaciaux, la création culturelle doit être plus accessible grâce à l'extension de la carte imagin'r aux activités culturelles, en faisant bénéficier les jeunes de conseils pour découvrir toutes les formes de création artistique! Un "passeport vert" doit ouvrir aux jeunes un tarif forfaitaire très réduit hébergement/transports/visites pour découvrir le patrimoine culturel et historique de l'ILE DE FRANCE, le temps d'un weekend, voire dans les régions limitrophes!