Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Petit point sur la réforme du lycée

    reforme-lycee.pngQue penser de la réforme du lycée ?
     
    L’éducation est au centre de nos préoccupations, mais nous ne sommes en aucune manière satisfaits du système éducatif actuel et en aucune manière la défense d’un système injuste, élitiste et inefficace ne peut faire partie de nos slogans. Nous avons un projet global pour une scolarité obligatoire élargie, pour une scolarité gratuite qui ne laisse aucune place au privé, pour un service public fort qui lutte sans relâche contre la reproduction sociale. Dans cette mesure, les attaques de la droite contre ce service public ne nous laissent pas indifférents, elles nous scandalisent. Soutien à l’école privée, destruction de la carte scolaire, suppression de dizaines de milliers de postes d’enseignants, les attaques se multiplient et le moment vient, au-delà d’une résistance sans compromis, d’avancer nos réflexions sur un système alternatif. Après plusieurs années où la droite accumule les effets d’annonces, notamment en période électorale, des médailles bachelières aux portiques de sécurité, nous voulons porter un projet éducatif sur le long terme.
     
                Que dit la réforme actuelle ? Après le discours du président à Avignon, la déclinaison ministérielle est le fruit de petits arbitrages corporatistes. Pas de chance pour ceux qui, comme nous, veulent refonder le système éducatif. Un petit article fait une bonne synthèse de la réforme actuelle : http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/. Pour le résumer : les filières, leurs horaires et leurs programmes vont être largement modifiées pour les rééquilibrer (avec succès, au vu du caractère élitiste de l’orientation ? on en doute !). En effet, plus de droit et de littérature étrangère en L, plus de matières scientifiques en S, pour la terminale, renforcement du caractère de détermination de la seconde (choix obligatoire de matières économiques, nouvelles options et intégration d’une deuxième langue vivante au tronc commun), rénovation des programmes en STI et STL…rien de bien révolutionnaire. La première voit son tronc commun renforcé (4 heures d’histoire géo !) mais en terminale S cette même matière devient une option ! Les deux heures d’accompagnement personnalisé qui sont créées favoriseront l’élaboration de projets pédagogiques d’établissement, mais au prix, selon le ministre, de la fin de l’hétérogénéité des classes. Alors que la suppression de la carte scolaire et l’échec du zonage affaiblissent l’égalité républicaine, nous réaffirmons notre attachement à des classes hétérogènes, dans lesquelles les enseignants s’adressent, et apprennent à s’adresser, à tous les élèves.
     
                Notre projet, notre vision de la société s’oppose catégoriquement à celui de la droite pour l’éducation. Nous voulons que l’école forme des citoyens, pas des consommateurs. Nous nous opposons tout d’abord parce que ce n’est pas une vraie réforme, ce sont des pansements sur un système à bout de souffle qui n’a pas réussi à démocratiser la massification engagée dans les années 60. Si les mobilisations des dernières années ont permis d’imposer les questions de l’orientation, de l’accompagnement personnalisé sur la table des négociations, la logique gestionnaire et réactionnaire de la réforme ne nous a pas échappé. Nous voulons un service public fort alors que la droite supprime des postes et des heures d’enseignement. Nous voulons une formation des enseignants de qualité alors que les IUFM sont supprimés et remplacée par une formation uniquement disciplinaire, pour des enseignants qui atterriront littéralement dans les classes après leurs concours. Nous voulons favoriser l’autonomie des élèves à travers une approche transdisciplinaire des enseignements et une orientation choisie alors que le gouvernement renforce le cloisonnement des filières. Pour toutes ces raisons, notre participation au mouvement éducatif ne peut passer que par la présentation d’une contre-réforme pour un lycée réunissant toutes les filières, qui favorise la réussite de tous. Ce mouvement ne peut passer que par l’implication de tous les acteurs du mouvement éducatif (syndicats enseignants, lycéens, mouvements pédagogiques, associations de parents d’élèves), qui élargissent et enrichissent le combat syndical.

  • Congrès du MJS: la victoire en 2012 se construit ici et maintenant!

    CONGRES.jpgLes délégués du IXème congrès du Mouvement des Jeunes Socialistes sont arrivés hier à Grenoble. Ce congrès n'est pas un congrès comme les autres, le MJS, 15 ans après sa création, prépare sa mutation, sa transformation, pour préparer la victoire de la gauche en 2012. Comment? Débat d'activité, pour réfléchir à ce qui a été fait et à ce qui n'a pas été fait, honnêtement, débat d'orientation aussi pour réfléchir aux combats que devra mener le MJS dans les deux ans à venir. Union de la gauche à travers des primaires, nouveau modèle de développement à porter, nouveau projet de société, nous avons débattu de tout avec passion, nous avons confronté nos arguments, nos visions de la société et du MJS. c'était hier. Aujourd'hui, nous avons débattu des résolutions, des textes pour approfondir nos propositions. Sur l'emploi, sur l'éducation, nous avons parfois des propositions différentes, et le congrès, c'était le moment de faire un choix.

    Et ca continue cet aprem! Table ronde sur le nouveau modèle de développement, présentation des candidatures, les discussions continuent. Les débats sont passionnés et passionnants, même si parfois, les postures, les grands moulinets sur la tribune, les trépignement d'estrade sont assez énervants et ne sont ni à la hauteur des défis du mandat à venir, ni à la hauteur de la crise économique qui rend urgente une alternative à gauche.

    congres3.jpgEt qu'est ce qu'on peut faire? qu'est ce qu'on veut faire? Mais que le MJS soit ouvert, fort de son ouverture, réceptacle de tous les engagements! Ca passe par une réforme statutaire. Ca passe par un élan, et j'attends beaucoup du discours de présidence, demain, devant Martine Aubry, qui, invitée au congrès, présentera le projet socialiste pour la jeunesse.

  • La droite réfléchit à un plan climat pour Béziers: c'est une blague?

    climat.gifLe conseil municipal de Béziers doit discuter lundi de la présentation de l'élaboration de projets locaux dans le cadre du plan climat régional. Ce n'est pas trop tôt, alors que le sommet climatique de l'ONU à Copenhague en décembre doit faire le point sur la réduction des gaz à effet de serre dans le monde et que les pays industrialisés n'ont pas brillé par leur exemplarité. Cela m'a beaucoup fait rire. En effet, la politique menée par la droite à Béziers n'est pas particulièrement écologique. Au niveau du logement, de l'urbanisme, des transports, Béziers est une ville qui pollue, et la droite ne fait rien pour que cela change!

    Des exemples? En matière de transports, on peut baisser le tarif, cela n'améliorera pas les dessertes puisqu'il n'y a pas de couloirs de bus à Béziers. Et que la majorité UMP ne prévoit pas leur aménagement. On peut faire de jolies campagnes de pub pour le coeur de ville, tant qu'il n'y aura pas de réelle piétonnisation du centre-ville ce dernier continuera son déclin. D'autres exemples? La politique d'urbanisme de Béziers est un contre-sens environnemental: alors que partout on densifie les villes pour limiter les déplacements polluants, à Béziers on créée de nouveaux quartiers, sans lieux de vie collective. Alors que la bétonnisation des sols a montré son danger dans une région sujette aux inondations, la surface habitable de la ville augmente régulièrement. Faut-il poursuivre? On peut! La politique du logement à Béziers se limite à construire des appartements standing et des villas alors que le centre-ville est délabré...que fait le sénateur-maire UMP en ce qui concerne l'isolation thermique des vieux quartiers? C'est une cause majeure du réchauffement climatique. Pour tous ces exemples, je suis affligé par le cynisme de la droite biterroise dont les actes concrets contredisent les effets d'annonce.

  • Soupe, TGV et congrès

     16431_34703.jpgDevant moi, le ciel était rose et gris, le soleil se levait, encadré par d'étroits nuages ondoyants, dans un calme froid et morne. Sur ma gauche, je pouvais contempler, juché au 9ème étage, les rives du Rhin et les voitures qui se rendaient à Kehl, surplombant le fleuve. Sur ma gauche, les grands bâtiments du quartier de l'esplanade masquaient la belle plaine d'Alsace. J'aime ce paysage, je suis heureux d'être ici, à Strasbourg, si près, à quelques mètres de cette Allemagne que j'aime à la folie. Depuis deux semaines, j'arpente mon beau pays, de la Loire au Gardon et du Rhin à la Vienne. De local du parti socialiste en salles de réunions municipales. J'avale les kilometres, je transperce les nuages de brume, je revasse sur les îles des fleuves survolés...

    C'est le congrès. Partout en France, les jeunes socialistes discutent et débattent de leur projet de société, de leur analyse du monde, et de ce qu'ils veulent faire du MJS. Ce qui fait beaucoup de voyages, pour présenter notre texte, le faire connaître aux militants, et encadrer le bon déroulement des votes. Le MJS choisit son orientation et ses dirigeants, il est autonome dans la famille socialiste. Pour moi, en ces semaines d'octobre 2009, je fais le choix du mouvement, tant au sens idéologique qu'au sens géographique :-) Je choisis un projet global et offensif pour un autre modèle de développement, et je me lance résolument dans la transformation du MJS.

    Et les autres motions? La motion 2 porte un projet moins cohérent mais plus pratique, très concentré sur la « transparence » du MJS. Il ne porte donc pas de vision globale pour le MJS et la société, c'est un agrégat de courants qui se retrouvent uniquement dans la critique du fonctionnement du MJS. La motion 3 porte un projet global et précis pour le monde et la société. Ce n'est pas le mien, mais il a le mérite de mettre des idées et des thèmes de débat sur la table. Mais il renonce à porter un nouveau modèle de développement: le capitalisme serait indépassable! Les deux motions veulent rénover le MJS, mais pas le transformer.

    Le TGV trace son sillon dans les plaines lorraines, le vert et le noir ont remplacé le jaune et le rouge du val de Loire. Bientôt, je serai sur les rives de la Seine et je retrouverai la cohue et les bousculades parisiennes. Je ne suis pas pressé! J'ai la tête farcie d'actualité: éducation, développement, identité nationale...Le militant de gauche est il condamné à répondre aux provocations de la droite? Non, mais c'est ce que nous faisons. Porter l'offensive, c'est imposer des débats. Je ferais tout pour que mon organisation s'implique dans cette offensive. Et la soupe dans tout ca? C'est le repos du guerrier. Après les 1000 et uns sandwitchs avalés dans les gares, ma soupe du soir qui frémit dans la casserole, raclée devant la télé, c'est ce petit plaisir sage qui devient immense dans une vie fatiguante, qui fait mal à la tête, souligne les cernes, mais qui est passionnante. Je suis rempli d'espérance, je suis utile à mes engagements, j'accomplis tous mes rêves, et j'en suis fier.