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Sur le trône du Roi

11044_218366936720_670251720_3502144_2496455_n.jpgDe la route de Bruxelles au chateau de Blois, j'ai parcouru l'histoire de France. Vite certes, à travers des noms de villes sur les panneaux de l'autoroute, à travers des meubles et des armes entreposées dans les belles salles du chateau, mais parcouru comme un chemin cohérent. Des victoires et des défaites de l'armée française qui jallonnent l'autoroute de Saint Quentin à Bruxelles où avec Joris j'ai découvert 3 heures durant une capitale francophone vivante et moins guindée que Paris: Saint Quentin, victoire espagnole en 1557, Denain, victoire française en 1712, Bouvines, 1214 ou encore Courtrai, 1302 et Waterloo, 1815 ou Jemmapes, 1794, quelle pléthore de lieux décisifs, de terres qui ont bu le sang, d'évènements courts et si tragiquement pleins de conséquences, parfois séculaires!

Comprenez mon émotion, sur cette fameuse route du Nord, ceinturée de fer par Vauban au XVIIème siècle, cette frontière tant de fois traversée par les Francs, par les Bourguignons, par les Anglais, par les Espagnols, par les Prussiens enfin! Cette plaine nordique, dédiée aux invasions et ces régions de Flandre, de Picardie, de Champagne qui ont tant souffert des soudards et des mercenaires...

Comprenez mon émotion quand, après le congrès fédéral du Loir et Cher, j'ai apercu la masse admirable du chateau de Blois, quand je suis entré dans cette cour que j'avais déjà parcouru, la nuit, dans "fortune de France", environnée des torches et des lanternes portées par les serviteurs du duc de Guise. Je suis monté sur le trône du Roi, j'ai vu les fleurs de lys de très près, j'ai marché sur les pas des députés du tiers état, dans la salle des états de 1588, j'ai marché sur les dalles de la salle du conseil, sur les pas des secrétaires d'état, j'ai passé ces portes basses qui conduisaient à la chambre du roi, et baissé la tête, comme le duc de Guise, qui devait y trouver la mort. Au delà de ces souvenirs, j'ai vu l'évolution architecturale de l'époque moderne, avec l'agencement d'une aile gothique flamboyant, dédiée à Louis XII, d'une autre, renaissance, pour Francois Ier, avec un émerveillable escalier de Leonard de Vinci...

Ce weekend était très fatiguant. Congrès fédéral de la Seine et Marne, plat de Welsh avalé à St Quentin, et surtout, une gauffre de Liège gloutie à Bruxelles, après la visite express de la grand Place et de ses merveilleux ouvrages richements ornés à la gothique, de ses petites rues, du pub de la rue des bouchers, des rues pavées, de la bourse au mannequin pis...j'ai vu tout ceci avec curiosité, joie du voyage, émotion d'arpenter la capitale du Brabant, où un siècle durant, de 1500 à 1600, les ennemis de la France envoyaient des armées parcourir et ruiner nos frontières. Merci Joris pour le voyage, Merci Loic pour la visite!

Commentaires

  • Et tu oublies les belges saouls et les sympathiques demoiselles du pub ! :-)

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