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  • Ouverture des magasins le dimanche à Béziers : pourquoi dire non ?

    Cette année, décidément, tout le monde a pris conscience que le centre-ville de Béziers se mourrait et que la politique de développement économique de la ville était un fiasco. Ce que le MJS dénonçait depuis 5 ans fait aujourd’hui la une. Là où l’on pouvait attendre un tournant majeur dans la politique de la droite biterroise pour limiter la casse, on n’entend que de fausses bonnes idées. Le centre-ville se vide ? On crée un adjoint au centre ! Les commerces ferment ? Le dernier conseil municipal décide le recrutement d’un « manager du centre ». Les commerçants grognent, refusent de rentrer dans le carcan d’une association inféodée au sénateur-maire ? On leur propose d’ouvrir le dimanche ! Comme si l’élargissement de l’amplitude horaire permettait d’augmenter les ventes sans répondre aux problèmes structurels et conjoncturels qui se posent !

    Monsieur le sénateur-maire UMP, le gouvernement que vous soutenez n’a pas proposé de politique de relance à même d’enrayer la crise économique que vous accusez ! Mieux, il participe à la politique libérale irresponsable menée par la commission européenne ! Alors, avec moins de pouvoir d’achat, comment voulez-vous que les Biterrois achètent plus ? Vous pouvez ouvrir la nuit cela ne changera rien !

    Monsieur le maire/Président de la communauté d’agglo, la politique économique que vous menez est incohérente ! Des zones commerciales poussent à toutes les portes de la ville, vous n’en priorisez aucune, les bouchons qu’elles provoquent empêchent les conducteurs, dissuadent les touristes d’atteindre notre beau centre-ville ! Le centre commercial que vous construisez à 1 km du centre-ville vient éteindre les derniers espoirs de mener une politique globale, touristique, sociale et économique pour faire vivre le centre ! Vous construisez un temple du consommateur alors que c’est un lieu de culture, de patrimoine, d’histoire qu’il faut revivifier pour arrêter les milliers de touristes qui passent sur la route d’Espagne et des plages !

    Monsieur Couderc, votre politique ne pose pas seulement des problèmes parce qu’elle est incohérente et inefficace, mais aussi parce qu’elle est de droite : travailler le dimanche, c’est penser le temps libre comme le temps de la consommation, quelle place pour le temps libre des travailleurs ? Pour l’épanouissement culturel, sportif ? La politique économique que vous menez mène à la ruine et au mal-être, nous en avons une autre à proposer : une politique de la ville durable, citoyenne, pensée pour tous les habitants, sans se limiter à la sphère économique !

  • Mai 2010: tour d'horizon des réformes éducatives de la droite

    ballon.gif Qu'est ce que je mets derrière le mot éducation? Pas mal de choses, des ressentis personnels à d'autres aspects sociologiques, psychologiques, et surtout politiques. Essentiellement, l'intuition qu'une société démocratique doit reposer sur l'épanouissement et l'émancipation des humains au moment le plus essentiel de leur développement, l'enfance et l'adolescence. La volonté de mettre en oeuvre cette éducation citoyenne, culturelle, scientifique, à travers un service public d'éducation qui dépasse les inégalités sociales et territoriales pour permettre à tous ces jeunes de construire leur projet de vie en s'appuyant sur l'apprentissage progressif de connaissances, de compétences, de savoir-faires et de savoir-êtres. Bon il faut donc d'autres écoles, d'autres profs, d'autres parents et d'autres enseignants parce que sinon ca va pas être possible :-)

    Et là en 2010, en mai 2010, je fais un rapide tour d'actualité et je me rends compte de l'incohérence du projet de la droite au pouvoir depuis 2007

    • la cour des comptes remarque, la semaine derniere, que les inégalités se construisent dès le plus jeune âge (tu redoubles au CP t'as 10 fois moins de chance d'avoir le bac!) alors que des classes de maternelle ferment, que la scolarisation à 2 ans regresse, et que des projets de jardins d'éveil (privés) émergent alors que dans les comparaisons internationales, on remarque que les autres pays européens investissent beaucoup plus dans l'école primaire.

    • Valérie Pecresse sort aujourd'hui 10 propositions pour les BTS. C'est sympa, la généralisation de l'apprentissage et l'adaptation des diplômes aux besoins de l'économie locale c'est quand meme un peu carricatural. Et l'accès des bacheliers pro au BTS, leur réussite (aujourd'hui meme pas 50%)? On l'ignore, on l'exacerbe avec une « rénovation de la voie pro » et des bacs pro en 3 ans sans véritable accompagnement qui ne permettent pas aux lycéens professionnels de rêver de débouchés universitaires...

    • Le député Grosperrin (UMP) sort le mois dernier un super rapport pour demander au gouvernement de réformer le collège dans l'esprit de la réforme Haby à travers le socle commun: transversalité des apprentissages, évaluation par compétences pour dépasser l'examen du brevet, temps de concertation dans le service des enseignants...Quel petit diable, quel démon conservateur-libéral mesquin a pu rajouter le choix des équipes pédagogiques par le chef d'établissement à ce bel ouvrage?

    • Luc Chatel met en oeuvre, à la fin 2009, une réforme du lycée qui favorise l'implication des équipes pédagogiques dans le projet pédagogique des établissement, met en oeuvre un temps d'accompagnement dans le temps scolaire, favorise les passerelles avec un tronc commun élargi, pour sortir de l'affreux système inégalitaire des filières...mais le gouvernement n'oublie pas qu'il est au service des nantis et supprime 16 000 postes à la rentrée dans l'éducation nationale. Comment vous voulez pas que les collègues aient l'impression que la réforme supprime des postes? Résultat, l'accompagnement est mal organisé, les réunions des conseils pédagogiques se passent mal, et le système demeure, branlant, croûlant...mais indépassable...

    Et pendant ce temps? On bosse pour imaginer un nouveau système éducatif -)

  • vacances d'été? Semaine de 4 jours? Non, il faut repenser les rythmes scolaires!

    rythme-scolaire.gifLes medias, en avril 2010, se sont enfin emparés de la question des rythmes scolaires. Pourtant les grands titres s'interessent uniquement à la décriée semaine de 4 jours ou au raccourcissement des vacances d'été. Nous pouvons traiter cette question autrement. Refonder les rythmes scolaires, en prenant en compte les rythmes de l'enfant et du jeune, en mettant de coté toutes sortes de lobbies, notamment le lobby touristique. Comment?

     

    D'abord en s'appuyant sur des études ou des ressentis sur la fatigue, l'attention plus ou moins soutenue des enfants selon l'heure du cours ou le moment de la semaine. On se rend alors compte que l'attention baisse tout au long de la journée. Il faut donc diversifier et raccourcir la journée scolaire, sortir de la juxtaposition des cours magistraux pour prévoir, comme au collège Clisthène à Bordeaux, des activités de détente, de projet, d'activités associatives, culturelles ou sportives qui cassent la monotonie des écoles. Cette diversification du temps scolaire pourrait aussi passer par la prise en charge totale du temps périéducatif par l'éducation nationale et la fin des devoirs à la maison, fruit de tant d'inégalités sociales, familiales et territoriales. Comment, encore une fois? En augmentant le nombre de jours de l'année scolaire (moins de la moitié de l'année aujourd'hui), en prenant en compte tous les rythmes sociaux et économiques qui ont un lien avec le temps éducatif.

     

    Repenser les temps scolaires, c'est évidemment s'interesser à une nouvelle organisation des cours, au nouveau rôle des enseignants, à l'implication des personnels et des usagers dans cette nouvelle organisation, mais aussi penser au reste: S'il faut raccourcir de quelques semaines les vacances d'été, faut il organiser un zonage pour éviter l'explosion des prix et des flux touristiques au même moment? Quelle place pour les associations d'éducation populaire dans ce nouveau schéma? Qui s'occupe des enfants dont les parents travaillent tard? Toutes ces questions ouvrent de nouveaux chantiers pour la sphère publique!

  • Béziers, ville fantôme

    feria_nuit_web__1_.jpgLe maire UMP de Béziers vient de prendre la décision de fermer les commerces de nuit au centre-ville : « trop de nuisances sonores aux alentours ». Sans doute, et tous les habitants ont droit au calme la nuit. Toutefois, il nous semble que la droite biterroise prend le problème par le petit bout de la lorgnette: qu’est ce qui est proposé pour les jeunes Biterrois, en soirée, au centre-ville ? Traversez Béziers en soirée, on se croirait au far west, avec les bottes de foin qui roulent dans les rues : personne, pas de passants, pas de bars ouverts ! La droite ne propose rien aux jeunes, et ferme les derniers lieux ouverts la nuit !

     

                Le parti socialiste propose une politique globale de la nuit pour le Grand Biterrois. Alors que les bars ferment sur les allées, que la vie festive biterroise se résume aux beuveries de la feria, il est temps de concevoir une offre cohérente de loisirs pour les jeunes Biterrois. Pour les socialistes, il faut d’abord permettre à tous les Biterrois d’accéder au centre-ville la nuit : transports réguliers le soir, notamment en weekend, mais aussi définir un périmètre urbain « convivial » où l’ouverture de bars et de restaurants est favorisée et soutenue.

     

                Toutefois, pour la gauche, les loisirs ne se résument pas aux bars : les infrastructures sportives et culturelles (piscines, musées, etc.) doivent offrir des lieux d’investissement aux jeunes Biterrois en soirée, notamment à travers l’organisation de nocturnes plus fréquentes. C’est aussi grâce à ces efforts que Béziers évitera la fuite de ses jeunes vers des villes plus attractives pour eux.