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"trop gras, trop salé, trop sucré", les dessous d'un slogan!

gif_manger.gif Cette publicité quotidienne est révélatrice d'une alimentation moderne, dans les pays développés, qui s'est homogénéisée depuis la seconde guerre mondiale, au delà de toutes les civilisations et aires culturelles. Quand un milliard de personnes ne sont pas assez nourries (même si on est passé de 37% à 17% de la population mondiale dans cette situation depuis les années 1960), quand plusieurs centaines de millions sont mal nourries, d'autres centaines de millions, sont trop nourries. L'obésité atteint 15 à 30% des enfants en moyenne dans les pays du nord, c'est devenu un risque sanitaire important. Comment nos habitudes alimentaires se sont-elles modifiées au Xxème siècle, en quoi sont-elles dangereuses, comment peut-on les modifier?

Les programmes de santé publique mis en place dans les années 2000 se sont interessés à cet aspect, en interdisant les distributeurs en milieu scolaire, en obligeant les publicités alimentaires à porter le message que j'ai indiqué en titre, ou encore en réfléchissant à un alourdissement de la TVA des produits alimentaires incriminés.

Que reproche t'on aux sels? Un excès de chlorure de sodium – l’autre nom du sel de table - dû principalement aux produits industriels (des plats cuisinés aux laitages en passant par les biscuits, sodas et céréales), où le sel masque l’insipidité, regle la vitesse de fermentation, favorise la conservation et réhausse les couleurs telles que le rose des charcuteries. Du coup, alors qu’il est recommandé de ne pas en ingérer plus de 5 à 6 grammes par jour, les Français en avalent en moyenne 10 à 12 grammes. Alors que certains pays pauvres souffrent du manque de sel, au Nord, cela provoque des troubles rénaux et de l'hypertension!

Mange t'on trop de gras ou mange t'on du mauvais gras? C'est le parti pris de la nutritionniste Beatrice de Reynal dans http://www.agrobiosciences.org/article.php3?id_article=2792 : alors que l'industrie agro-alimentaire fait une fortune dans les produits 0%, que le gras est dénoncé comme facteur de maladies cardio-vasculaires, qu'en est-il vraiment? Si les lipides sont nécessaires au renouvellement des cellules, notamment de la peau, le problème viendrait des graisses saturées cachées dans les viennoiseries, les biscuits apéritif, les charcuteries, et les plats préparés, notamment.

Et le sucre? Les années 2000 ont été marquée par la traque au cristal blanc accusé de tous les maux, alors que depuis 3 siècles il était considéré comme la source la plus absolue de goût dans les aliments. Le programme national nutrition et santé de 2005 veut diminuer de 25% la teneur en sucre des aliments transformés, mais au contraire d'autres pays la France n'a pas mis en oeuvre de normes contraignantes. L'excès de sucre se pose de manière exacerbée avec les sodas qui sont très riches en sucre et n'amènent pas à la satiété.

Qu'est ce qui change dans nos habitudes alimentaires des pays développés? L'urbanisation : moins de temps pour les repas, circuits commerciaux plus longs (http://www.credoc.fr/pdf/4p/196.pdf ). La consommation de viande, de plats préparés, est en augmentation, alors que le modèle alimentaire français change: les repas se font moins à heure fixe, on mange moins de plats, on goûte plus aux produits exotiques et enfin, 67% des jeunes utilisent des plateaux repas qui ne se mangent pas forcément à table. Toutefois, ce système se différencie du modèle alimentaire par l'absence relative de grignotage entre les repas.

Ces habitudes alimentaires ont donc des conséquences sociales, sanitaires, économiques ou encore environnementales. La consommation de viande demande beaucoup d'eau, beaucoup de blé, pollue largement (ex. de l'élevage porcin en Bretagne), il faut donc envisager une réduction de sa consommation. Les rythmes rapides des métropoles, le temps de transport, le temps de travail, remettent en cause le temps pour manger, et plus largement le temps libéré et le temps familial. Tant les politiques du temps que l'organisation de villes plus denses sont donc à repenser. Les conséquences sanitaires des comportements alimentaires contemporains sautent aux yeux. L'obésité augmente constamment, et demande plus que de simples publicités: il faut agir sur la fiscalité des produits, agir sur l'éducation à l'alimentation et à la santé à l'école, améliorer l'aspect préventif de la médecine, et intégrer l'alimentation des salariés dans l'organisation du temps de travail par les entreprises.

Manger, à tous les âges, à tous les siècles, a été un outil de socialisation, une norme sociale, un enjeu d'inégalités et de différences culturelles qu'il s'agit, pour la famille socialiste, de réinvestir.

Commentaires

  • bonjour, je me permet de reprendre certaine de vos idees dans le cadre d'un dossiers que je dois preparer en SVT sur le slogan "eviter de manger trop gras, trop sucre, trop sale". Pourriez-vous publier de plus amples informations ou m'envoyer par mail certaines idees detailler sur les trois themes sucre, sale, gras. Merci a vous.
    Jeanne Gourdon eleves de 3eme a Montrouge.

  • désolé, pas de recherches en plus au delà de cet article que j'avais constitué à travers 2/3 recherches google toutes simples!

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