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  • Libérons le temps!

    143_coloriage_escargot.gifLe temps libéré, c'est une thématique qui, dès qu'elle est évoquée, entraîne des petits rictus railleurs, chez les jeunes socialistes. Pas par dérision: la conquête du temps libéré est pour nous une conquête sociale essentielle, un élément central de notre projet de société. Mais tout simplement, le temps libéré, on n'en parle beaucoup et on en profite peu! Mais ce n'est pas le débat. J'ai une formation sur ce sujet samedi, quoi de mieux pour la préparer qu'un article?

    Le temps libéré, ce n'est pas seulement la réduction du temps de travail. Ca n'est pas non plus le temps libre. C'est le facteur d'inégalités le plus criant, le plus scandaleux, et le plus exaltant à combattre que connaissent nos sociétés contemporaines. Tout le monde ne profite pas de la même manière du temps qu'il reste, au delà des contraintes physiologiques que constituent notamment le sommeil, du travail, des transports, des tâches domestiques, il nous reste environ 4 heures 30 par jour en moyenne. Et je suis heureux de vous apprendre que 2h10 de ce précieux temps sont gaspillées devant la télévision!

    I/ La réduction du temps de travail

    La réduction du temps de travail s'est faite tout au long du XIXème et du XXème siècle. Elle est le fruit d'une longue évolution: à l'époque médiévale et moderne le temps de travail est réglementé par les jurandes, et le christianisme offre gentiment 80 jours fériés aux travailleurs, dimanches compris. (http://www.france-pittoresque.com/metiers/53.htm)..Soit presque plus que les congés payés. La révolution française supprime les jurandes qui empêchaient l'essor du capitalisme industriel, et tous ces droits seront à reconquérir. Réglementation du temps de travail des enfants et des femmes se succèdent dans les pays industrialisés., notamment dans les années 1840 à 1870. Le mouvement hygiéniste, puis les mouvements sociaux amènent l'état à réglementer le temps de travail: Les plus importantes sont la loi Millerand de 1900 qui limite le temps de travail hebdomadaire à 10 heures ou la loi de 1906 qui instaure un jour de congé hebdomadaire. La journée du 1er mai est aussi la commémoration de la repression d'une manifestation de travailleurs, à Chicago, en 1889, pour obtenir la journée de 8 heures!

    La réduction du temps de travail devient une des principales revendications des syndicalistes et des socialistes. Les socialistes la réduiront à tous leurs passages au pouvoir: 1936 (40 heures), 1981 (39 heures), 1998 (35 heures). Cette réduction est allée de pair avec une formidable augmentation de la productivité, qui va des effets du café à la lumière artificielle. Elle a toujours été combattue par le patronat et ses suppots économistes depuis la révolution française, et les gouvernements de droite n'ont eu de cesse de détricoter les avancées sociales pour permettre aux entreprises de contourner les limitations quotidiennes ou hebdomadaires, ou les temps de pause.

    II/ Débats politiques et sociaux sur le temps de travail et le temps libéré

    Cette réflexion pose évidemment la question de la place du travail dans la société, mais pas seulement, elle s’intéresse transversalement aux temps de la vie, mais c’est aussi une réflexion sociale sur la démocratisation du temps choisi. Ces débats sont l’objet d’un clivage entre la gauche et la droite, qui, pour cette dernière, a, pour l’instant, gagné la bataille idéologique sur la « réhabilitation de la valeur travail » à l’occasion des dernières élections présidentielles.

    Le socialisme s’est toujours intéressé à l’organisation du temps libéré, comme symbole de l’émancipation de l’homme, libéré du travail aliénant, cherchant à maitriser son temps. Organisation des loisirs et des sports par le sous-secrétaire d’état Léo Lagrange, création des congés payés par Leon Blum ou encore création de la fédération Léo Lagrange par Pierre Mauroy…Jusqu’où aller en terme de réduction du temps de travail ? Comment se servir de la croissance de la productivité du travail (On produit en 2000 20 fois plus en deux fois moins de temps qu’en 1880 !) pour réduire la durée de ce dernier ? Face au temps libéré, les inégalités sont nombreuses : 4h par jour pour les hommes, 2h pour les femmes (répartition inégale des travaux domestiques oblige). Ce débat devient de plus en plus urgent alors que la mondialisation et néo-libéralisme font du travail le seul but d’une vie, en l’individualisant de manière profonde, en mettant en concurrence les salariés entre eux, en les précarisant avec pour seul objectif les profits d’une croissance très discutablement calculée.      

    III/ Propositions pour une société éducative du temps libéré 

    « Travailler moins pour travailler tous » : En France, 19 millions de personnes travaillent à temps plein, 4 millions sont chômeurs et 3 millions à temps partiel. Avec la mise en place des 35 heures, le temps libéré est passé devant la télévision pour les plus pauvres qui ne peuvent partir en vacances ou accéder aux activités culturelles ! Notre projet pour une semaine de 32 heures en 4 jours. Pas quelques minutes en moins mais bien une demi-journée pour faire basculer radicalement la société dans le temps libéré et toutes les activités nouvelles  et richesses sociales qu'il créera! Il faut continuer la réduction du temps de travail, pas seulement techniquement pour réduire le chômage, pas non plus uniquement pour développer les activités de loisirs, mais bien pour promouvoir un nouveau modèle de société reconnaissant le primat du temps libéré et réalisant sa démocratisation…Comment? En permettant un accès gratuit aux activités culturelles, sportives, mais pas seulement. En créant et en financant un véritable droit aux vacances, pas seulement au départ mais aussi sur place! En créant un désir de culture et d'activités sportives en organisant mieux les rythmes scolaires, en utilisant au maximum les objectifs transdisciplinaires du socle commun de connaissances et de compétences du collège.

      évolution du nombre d'heures travaillées par an

    reduc temps travail.jpg

  • Faire de la politique outre-atlantique: 16ème congrès du parti quebecois

    nouv-logo-pq.jpgBon le Québec je sais, vous aimez bien, l'accent est sympa, mais ca reste quelques arpents de neige pour laquelle, Voltaire ironisant, la France ne s'est pas trop battue en 1763. Pour autant, 250 ans après, le Québec est non seulement une province, mais aussi une nation pour beaucoup, un état souverain dans les rêves de certains. Parlons politique, alors que le parti quebecois vient de prendre contact avec l'UMP après avoir été invité à la convention nationale du PS sur l'international. Parlons politique, alors que nos débats droite/gauche sont largement dépassés, au bord du Saint-Laurent, par le débat sur la souveraineté.

    Ce sujet n'est pas seulement l'enjeu de ma dernière réunion, mardi soir, au consulat général du Québec, mais c'est aussi un paysage politique atypique: si l'assemblée législative du Québec existe depuis la fin du XVIIIème siècle, elle dispose de pouvoirs lautonomes depuis 1867 et la province est un véritable état depuis la révolution tranquille des années 60, sur le plan social (recul de l'église catholique), sur le plan économique (nationalisation de l'énergie) ou sur le plan diplomatique (je participerai bientôt au 50ème anniversaire de l'ouverture de la délégation générale du Québec à Paris). Quels sont les partis représentés? Le parti libéral du Québec est le plus ancien. Parti de centre droit, fédéraliste, il a fait l'objet de plusieurs scissions: une scission souverainiste plutôt de gauche avec la création du parti quebecois en 1968, une scission souverainiste de droite avec la création dans les années 90 de l'action démocratique du Québec. A côté de cela, un parti vert qui ne présente pas beaucoup de candidats, et un vrai parti de gauche,é colo, féministe et social, le « Québec solidaire », n'a qu'un député.

    J'ai lu les 52 pages de la proposition finale qui sera présentée par Pauline Marois, chef du parti québecois, à l'occasion du congrès quadriannuel qui se déroulera en avril (j'ai du temps libre, partiels obligent). Il m'a permis de me faire mon avis sur le projet de ce parti qui a été au pouvoir de 1994 à 2003 et qui a longtemps été un partenaire privilégié du parti socialiste sous Francois Mitterrand. Ce projet s'articule autour des prises de position qu'aurait un gouvernement souverain. Le référendum de 1995 sur l'indépendance a échoué de peu (50,6%) et cette question est au centre du projet qui évoque à de nombreuses reprises ce que serait la politique étrangère d'un Québec souverain, et avant cela, le rapatriement des compétences, des impôts, etc. La facon dont Pauline Marois portait ce combat nationaliste, notamment en proposant des mesures intermédiaires (autonomie accrue) a récemment été critiquée par des jeunes se réclamant du chef du bloc québecois, parti indépendantiste à l'échelle nationale, Gilles Duceppe (spéciale dédicace à Félix-Antoine) qui auraient préféré une affirmation plus forte de la volonté d'organiser un nouveau référendum.

    Le projet du PQ m'a étonné. En premier lieu parce qu'à aucun moment la France n'est évoquée. En revanche le PQ veut faire du Québec le premier défenseur de la francophonie, en dedans comme en dehors. Ensuite parce qu'il est tiède, pas très affirmé tant sur le plan social, écologique, qu'économique. Peu de clivages, sans doute, avec le parti libéral (une des parties de la proposition finale s'intitule « des québecois plus riches »), mais beaucoup avec l'ADQ, aux relents sarkozistes. Le parti québecois n'est pas très féministe (une ligne sur le sujet), pas révolutionnaire sur le plan écolo: de bonnes idées sur le recyclage, responsabilité élargie du producteur notamment, sur les transports, mais pas de reconversion industrielle à l'ordre du jour! Sur le plan social, les péquistes sont plutôt progressistes: une école laique  jusqu'à 18 ans ou le premier diplome bien défendue, une part obligatoire de logement social pour les promoteurs immobiliers, un système de santé public, une énergie nationalisée...mais rien d'ambitieux sur les salaires ou la fiscalité, peu d'innovation (ce qui m'a surpris!) sur l'éducation, et certaines spécificités: la priorité donnée à la transparence de la vie politique, à la souveraineté énergétique, ainsi que la création de maisons de justice pour assurer un service de proximité, ou encore une prévention importante du suicide, m'ont agréablement étonné. Aux dernières élections de décembre 2008, les résultats avaient marqué une progression du PLQ (10 points) et du PQ (7 pts) alors que l'ADQ perdait la moitié de ses points: 42% pour le PLQ, 16% pour l'ADQ et 35% pour le PQ.  Cette progression du PQ serait largement du à un revirement social d'un parti tenté par le néolibéralisme, sous la conduite de Bloisclair, au milieu des années 2000 grâce à Pauline Marois. Alors pourquoi pas une nouvelle majorité, une alliance de gauche avec le QS et les verts, pour une souveraineté sociale et écologique, aux prochaines élections de décembre 2013?

     

  • Je suis fou, irresponsable et dangereux : je suis pour la sortie du nucléaire

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    J’adore quand quelqu’un, d’un air narquois, me demande « alors t’es pour la décroissance ? ». Il est évident que remettre en cause le culte de la croissance, c’est penser plutôt mal, et se rapprocher dangereusement de la camisole. Excusez-moi de me demander pourquoi toute notre société, toute notre économie est organisée autour de la recherche d’une fabuleuse croissance magique qui assurerait à tous un emploi, un pouvoir d’achat suffisant pour participer pleinement à la société de l’hyperconsommation ? Cette croissance a-t-elle amélioré notre qualité de vie depuis 30 ans ?

    Je vous rassure d’ailleurs, je ne suis pas décroissant. Je promeus une croissance qualitative: nouveaux modes de production, de consommation, plein-emploi assuré par l’investissement massif de la puissance publique dans les secteurs d’avenir : construction de logements, énergies renouvelables, recyclage…Là n’est pas la question pour aujourd’hui.

    Vous avez aimé parler croissance? Alors parlons nucléaire.Oula. Le nucléaire faut pas y toucher, c'est une grosse industrie, plein d'emplois...faut au moins marcher pieds nus et utiliser des toilettes sèches pour penser à ca seulement!

    Sortir du nucléaire à court terme est impossible. Cela demande des dizaines d’années, alors autant commencer maintenant, alors que les centrales construites dans les années 60 commencent à être un peu vieilles et que leur démantèlement va coûter des milliards d’euros…Pour autant, comme 61% des moins de 35 ans, je ne crois plus dans ce fleuron industriel de la France qu’est le nucléaire, je pense qu'il est temps de penser un autre avenir énergétique, à l'échelle nationale, mais aussi à l'échelle européenne. Je sépare la question civile de la question militaire (peut-être à tort ?), je veux parler politique énergétique, crise climatique, pouvoir des lobbies en France. Volontairement, je ne concentrerai pas mes arguments sur les risques technologiques dans les centrales (malgré les 736 incidents relevés en 2006) ou la gestion  des déchets sur des milliers d’années. Je veux parler d’abord de la politique énergétique de la France.

    Sortir du nucléaire, car on ne peut répondre efficacement au défi climatique et investir dans les énergies renouvelables quand recherche, entretien et gestion des déchets nucléaires absorbent tous nos efforts financiers.

    Faisons d’abord le point sur le nucléaire en France : 78% de l’énergie produite, 15% de l’énergie consommée en France, 6% dans le monde, c’est un peu court pour notre souveraineté énergétique nationale (surtout quand les mines d’uranium sont au Niger…) !  

    450 milliards d’euros ont été investi dans le nucléaire depuis la seconde guerre mondiale, ce n’est donc pas une énergie bon marché.

    La mutation énergétique de notre pays est possible : elle passe d’abord par une réduction d’un tiers de la consommation d’énergie en éliminant des gaspillages inutiles : Primo, isoler les ¾ des logements qui sont de véritables passoires thermiques, entrainent des surcoûts importants de chauffage. Deuxio, remplacer les appareils énergivores (électroménager notamment) par des appareils sobres en définissant de nouvelles normes de production. Tertio, ne plus utiliser l’électricité pour le chauffage (gaspillage des ¾ de l’énergie): en Espagne la loi oblige 60% des logements rénovés à être dôtés de chauffe-eaux solaires.

    Les économies d’énergie indiquées permettent de fermer un tiers des réacteurs français.

    Cette sortie progressive du nucléaire peut s’organiser techniquement en réduisant nos exportations (10% de l’énergie nucléaire produite) et par une augmentation de nos importations. Elle s’appuie plus largement sur un investissement massif dans d’autres sources d’énergie pour sortir de cette dépendance spécifiquement française envers le nucléaire (78% de l’énergie produite). L’installation de panneaux photo-voltaiques sur tous les bâtiments construits, la création de nouveaux champs éoliens (en multipliant par 10 l’existant pour atteindre le niveau allemand), la construction de petits barrages. Tous ces éléments, qu’un autre article permettrait de préciser, assurent encore la fermeture de quelques réacteurs. 20% de notre consommation d’énergie pourraient être assurés par le développement de la biomasse en gérant durablement et efficacement notre parc forestier. D’un autre côté, la co-génération, les centrales de gaz à cycle combiné sont d’autres pistes intéressantes pour produire une énergie peu polluante.

    Cette sortie du nucléaire est un enjeu démocratique : avant 1991, aucune loi n’a organisé ce type d’énergie en France, et le soutien à cette activité est largement dû au poids d’un lobby puissant, à la fois public (CEA), et privé (AREVA notamment) qui a sympathiquement participé à la Francafrique (mines d’uranium du Niger), qui désinforme (des jeux pour les enfants pour leur faire aimer le nucléaire : http://www.respire-asbl.be/France-le-lobby-nucleaire-fait-de)  et pèse de tout son poids sur les décisions énergétiques.

     

  • Socialisme, francophonie et souveraineté quebecoise

    2Drapeaux.gifMes opinions socialistes n'ont jamais, à mon sens, été contradictoires avec mon amour pour mon pays. La biographie de Lionel Jospin était sur la même rangée que les mémoires du général de Gaulle, et je chante aussi mal la marseillaise que l'internationale. Les deux me font vibrer.

    L'occasion m'a été donné de concilier ces deux passions: je représente depuis juin 2010 les jeunes socialistes au sein du comité d'action politique franco-quebecois (CAPFQ), association multipartisane qui rassemble des organisations politiques de jeunesse francaises et quebecoises telles que le MJS autour du développement de divers partenariats.

    Pas besoin de vous expliciter mon opinion sur le Québec. Un drapeau aux fleurs de lys ne peut laisser indifférent l'ancien étudiant d'histoire moderne que je suis. Mais là n'est pas la question. La francophonie, est-ce une thématique apolitique? La politique internationale de la France peut-elle se débattre? Je le crois profondément, d'où mon désaccord avec la Vème république (entre autres!).

    Le Québec ne laisse pas indifférente la famille socialiste. Le rendez-vous entre Martine Aubry et Pauline Marois, chef de l'opposition souverainiste, en témoigne, tout comme la présence de députés du Parti Quebecois lors de la convention internationale du PS en septembre. Que dire alors de la politique quebecoise et francophone de la France?

    Qu'elle n'existe pas. Le ministre des affaires étrangères de la France n'est qu'un VRP sur-payé, il vend des centrales nucléaires à tous les pays, francophone ou pas, dictateur ou pas. Nicolas Sarkozy n'est pas souverainiste: La richissime famille Desmarais, qui finance le clan fédéraliste au Québec, était au Fouquet's le 6 mai 2007 et pour Nicolas, le souverainisme, c'est du sectarisme. Son mentor en politique, Charles Pasqua, doit apprécier.

    Alors, que serait une politique francophone et quebecoise de gauche? La francophonie c'est une organisation internationale qui rassemble un tiers des membres de l'ONU et en leur sein, 200 millions d'hommes et de femmes qui, sur tous les continents, se parlent, s'aiment et se disputent en Francais. Mais l'organisation internationale de la francophonie manque d'âme. Pas de politique linguistique, éducative, pas de projet pour la solidarité internationale et la diversité culturelle à l'orée du XXIème siècle, en dehors d'une réussite éclatante, la convention UNESCO sur la promotion de la diversité culturelle en 2005. C'est grave.

    Tout est possible pourtant, pour ceux qui ne veulent pas que la mondialisation se résume à une domination culturelle anglo-saxonne. L'ancien espace colonial peut devenir une zone d'échange et de partage, qui favorise l'accès à l'éducation en multipliant les échanges entre élèves, enseignants et étudiants. La francophonie peut devenir un espace d'innovation, de création culturelle en langue francaise, un laboratoire d'une solidarité internationale reposant sur l'égalité des peuples, en permettant à de jeunes Belges, Québecois, Maliens ou vanuatiens de travailler côte à côte, comme volontaires francophones sur un chantier de solidarité. L'organisation par les jeunes du parti québecois d'une université d'été s'inspirant de celle des jeunes socialistes et des jeunes populaires Francais fait partie de cette dynamique.

    Elle n'implique pas une domination francaise alors que la France est un des acteurs les moins volontaires de la francophonie (suppressions de postes à l'alliance francaise, à RFI, restriction de visas étudiants). Au contraire, elle nous permettra de retrouver notre place dans le concert des nations, comme ainé, et membre le plus prospère, d'une francophonie qui, si elle en avait les moyens, pourrait être le modèle, la locomotive, d'une nouvelle donne internationale, multilatérale, multiculturelle, et solidaire.