Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

de Tours à Rome

 rome_antique_image9.jpgJeudi soir, j'étais à Tours. Distribution de la nouvelle campagne du Mjs, rencontres avec mes camarades pour discuter des prochaines échéances que vont vivre les jeunes socialistes, notamment pour prendre toute leur place dans les primaires. Cette campagne, d'ailleurs, visait à faire adhérer les jeunes de moins de 18 ans, afin qu'ils puissent voter pour les primaires. Lycée Descartes, boulevard Jean Jaures, les contacts sont fugaces, les jeunes, plus ou moins goguenards, plus ou moins interessés.

L'actu c'est le bac, à la rigueur le Japon et la Libye, pas forcément les prochaines échéances électorales. À part pour apporter sa petite pierre aux paris sur la meilleure écurie.

À 19h, j'intervenais à la section du parti socialiste de Tours Sud. Au programme, actualité politique, internationale, et, pour moi, l'analyse des cantonales. J'ai d'abord présenté un panorama politique: une gauche majoritaire avec des alliés, des liens qu'il reste à fortifier, une droite réduite à la portion congrue, un centre, une extrême gauche disparue. Une abstention, un vote FN qui ne sont pas seulement regrettables, dangereux, qui posent question à la République (voir mon avt dernier article).

J'ai posé quelques questions basées sur les sondages sortis des urnes pour déblayer qui vote pour qui, où, comment. Avec des propositions, enfin, pour prendre en compte l'indifférence, les vieux qui votent à droite, les jeunes qui s'abstiennent ou vote FN, le diplôme universitaire qu'il faut pour mériter voter PS ou europe écologie: rétablir la puissance publique, rendre la république irréprochable et changer le système, dessiner un projet alternatif et clivant....

Un débat a suivi, où les militants ont pu exprimer plusieurs idées: un malaise face à l'affaiblissement de l'éducation nationale. Un intérêt pour le chiffrage du projet. Des questions sur les emplois d'avenir ou sur le projet du MJS pour faire voter les jeunes. Mais c'était déjà le temps d'arracher un sandwitch aux rillettes et d'attraper une bouteille de Vouvray. Aqualys n'attend pas. 2h30 de train pour rêver, pianoter sur le smartphone et lire les aventures de Publius Aurelius Statius, un roman historique de Danila Comastri.

Une cinquantaine d'heures plus tard, je suis dans les Apennins. Un bus nous amène de la Mer Adriatique, de Pescara, capitale des Abbruzes, à Rome. Quelle impatience. Depuis que j'ai 10 ans, je suis passionné par cette petite ville qui a conquis l'univers. Alors gravir le Palatin, toucher les murailles de Servius Tullius, voir les rostres, c'est vivre un rêve! Les collines, les tunnels passent, sur ma droite, une amatrice de sudoku ronge son frein. Des petites églises accrochées aux falaises dominent des vallées vertes et humides, entre deux coteaux de vignes. Ca change de la Porte de Clignancourt.

Rome, c'était comment? Ce qui reste dans mes souvenirs, un jour après, c'est le tombeau des papes, et de Saint Pierre, au Vatican, la traversée du Tibre, si vert et si beau, au débouché du Corso Victor Emmanuelle 2, ou encore l'immensité démesurée de la basilique St Jean du Latran. Ce que je retiendrai? Un coucher de soleil sur le Palatin, le Colisée la nuit, quand on emprunte la via dei foro imperi, mais aussi une impression de mélange: ruines antiques clairsemées de monuments "renaissance", tours médiévales bordée par deux hôtels du risorgimento...En bref, j'y serai bien resté un jour de plus pour visiter les musées du capitole et la basilique St Pierre. Et connaître un autre coucher de soleil sur le Palatin.

Les commentaires sont fermés.