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  • fêter la nation

    Les_feux_d_artifice_en_Savoie.jpgLe 14 juillet, cette année, avait un goût particulier. Pour tant de raisons. Pas seulement pour la sortie d'HP7 (évènement pour certains. hein?). Plutôt parce que j'ai appris la veille mon affectation au collège de Coursan, où de charmants petits quatrièmes m'attendront début septembre. Mais aussi, du fait du lancement du processus des primaires dans lequel je suis impliqué depuis janvier comme formateur national, avec la fin du dépot des candidatures. Un débat sain qui mettra la famille socialiste au coeur de l'actualité, qui nous permettra d'affiner nos propositions. En 2012 nous devons gagner et nous allons gagner.

    Enfin, et surtout, j'aime le feu d'artifice qui s'est déclenché sous mes yeux; Oui, à Béziers, c'est toujours la veille. Et j'aime beaucoup les feux d'artifice. Pas facile pour un militant de décrocher, mais là, les boums, les cracks, les flashs, le crépitement des fusées, l'éclatement de toutes les lueurs éparpille toutes mes pensées. A Béziers, du haut de la "rambarde des poilus", les explosions qui viennent du pont-canal ont une saveur particulière. J'aime le bruit, celui des canons et des obus qui fusaient dans mes cours d'histoire militaire, chers à Merry. J'aime l'attente béate des parents qui portent leurs enfants, de tous les Biterrois venus de tous les quartiers qui se pressent et s'etouffent au bord des collines du centre-ville. J'aime même ce bouquet final un peu banal chaque année. J'aime oublier le présent, le PS biterrois, la crise écologique, mes cours à préparer, pour tourner la tête vers le ciel et me laisser éblouir, me laisser étourdir, me laisser divaguer dans le ciel avec ces fragments d'étoile qui retombent sur le fleuve Orb.

    J'aime le 14 juillet. Je m'en fiche de la prise de la bastille. Certains cours m'émeuvent. Raconter 1940, 1989, mais aussi 1789. Mais le 14 juillet ce n'est pas 1789 seulement. Symbole de la république, cette date adopte plusieurs visages. C'est les gardes françaises qui fraternisent avec la foule, symbole d'une France où le peuple a son mot à dire. C'est les délégués des départements rassemblés devant le Roi en 1790 qui représentent des territoires unis par la langue, l'histoire, et l'enthousiasme de la liberté. C'est la troisième république naissante qui s'affirme en 1880 et construit ses mythes, des petits soldats révolutionnaires aux statues qui trônent à 100 mètres de mon boulot. Ce sont les résistants qui reconnaissent l'autorité du Général de Gaulle en 1942 et permettent ainsi à la résistance Unie de redorer le blason d'un pays défait. C'est 1994, et les soldats allemands de l'Eurocorps qui défilent sur les champs élysées, émouvants bâtisseurs d'une Europe construite sur des ruines.

    Pour toutes ces raisons, même absent des bals, je fête aujourd'hui la nation, la république, la France. Bon 14 juillet à tous!