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Elections professionnelles: quel système éducatif pour demain?

 

fautB.pngVoter pour le CT, la CAP, le CTM, rien de très trépidant...et pourtant! Cette semaine se déroulent les élections professionnelles des fonctionnaires, notamment dans le très syndiqué service public d'éducation. Les syndicats vont mesurer leur représentativité, qui détermine leur influence...et leurs moyens! Au-delà des étiquettes et d'un front commun contre le détricotage des services publics par la droite, ces élections sont l'occasion d'un débat sur le service public d'éducation que nous voulons pour demain.

En effet, si les commissions administratives dont les représentants seront désignés cette semaine s'intéressent surtout à la gestion de la carrière (mutations, promotions), les comités techniques ont un rôle plus politique: carte scolaire, déploiement des moyens, application des réformes, notamment sur la formation des enseignants...le vote, c'est ici: http://www.education.gouv.fr/cid22613/elections-professionnelles.html

Les casiers des profs débordent, les panneaux syndicaux des administrations s'étoffent, quelles différences permettent-ils d'entrevoir?

  • Une vision assez limitée de la fonction publique et du métier d'enseignant: pour la CGT, pour FO, pour sud, les statuts de 1950 qui organisent le métier d'enseignant autour du temps de cours sont indépassables et gravés dans le marbre. Pour ceux-là, pas de réflexion sur le système éducatif ou les pratiques pédagogiques: le prof serait un salarié comme un autre...

  • Une vision conservatrice de l'éducation: pour le SNALC, plutôt de droite, on n'apprend plus rien à l'école, il faut réhabiliter l'autorité, plus de savoirs, faire sortir du système ceux qui ne sont pas adaptés...Brighelli est candidat sur leurs listes. La FSU (SNES, SNUIPP, SNEP, SNUEP), première dans les précédents scrutins depuis 15 ans, a une approche offensive sur le plan social (avec une tendance à dire non par principe), co-gestionnaire sur le plan de la carrière (une sorte de « syndicat-maison » qui organise les mutations à la place de l'administration) mais conservatrice sur le plan du système éducatif: méfiance pour l'innovation pédagogique, l'évaluation par compétences, la transformation du métier d'enseignant (enseignements pluridisciplinaires et accompagnement personnalités contenus dans la réforme du lycée...).

  • Une vision refondatrice du service public éducatif: Le SGEN est reconnu pour son ambition éducative, mais ce syndicat appartient à une confédération, la CFDT, qui a eu une attitude discutable lors de certains mouvements sociaux et qui n'est pas forcément efficace dans les rapports de force (dire oui avant de discuter, c'est compliqué). Je me reconnais dans le projet du SE-UNSA: non seulement une attitude syndicale responsable et efficace, mais aussi un vrai projet éducatif et une vision originale du métier d'enseignant co-éducateur, un vrai projet pour toute la communauté éducative sans mépris pour ceux qui ne sont pas sur l'estrade.

Commentaires

  • Le SGEN et l'UNSA qui ont approuvé la réforme du Lycée ? Sous prétexte d'innovation, ils ont facilité la politique de réduction de postes de la droite (le tronc commun entre les filières a bien servi à regrouper les classes pour optimiser les effectifs en lettre, EPS, histoire) et contribué à la mise en place d'une réforme qui n'apporte rien aux élèves. L'accompagnement personnalisé est une usine à gaz et s'apparente à des heures perdues pour de nombreux élèves (personnaliser avec les effectifs qu'on nous impose, j'en ris encore).
    L'enseignement de l'histoire en 1e a été massacré. je vous renvoie à l'association des professeurs d'histoire et géographie qui pointe de nombreux problèmes.
    Avoir approuvé cette réforme est une forfaiture qui m'incite à ne surtout pas voter pour ces syndicats.

    Parlons de l'enseignement par compétences. Pourquoi pas. Mais sûrement pas avec le socle commun qui est un outil incompréhensible pour les élèves comme les parents et ne permet sûrement pas d'aboutir à l'objectif de cette démarche : permettre à l'élève de comprendre où il doit progresser (ce qui nécessite un nombre réduit de compétences). On a là une usine à gaz ou le professeur coche des dizaines de compétences dont certaines sont éthiquement très contestables (celles relatives au comportement ou à la sensibilité de l'élève) : c'est inutile et ça prend un temps fou. Alors quand je vois certains syndicats prôner la suppression des notes pour préférer "l'innovation pédagogique" qu'est le socle commun, je vote pour les syndicats que tu appelles conservateur.
    Parce que je ne tiens pas à ce que l'école de la République soit massacrée.

  • Les informations nous semble d'une grande utilité,aussi il faut préciser que les protocoles de votes doivent être respectées pour que les résultats soient bien reconnus

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