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Casquettes militantes

 casquette-ps-pays-brianconnais-13.pngLes journées se suivent et ne se ressemblent guère. Mardi matin, je passais mon temps à la vie scolaire de mon collège de l'Aude pour m'occuper de mes élèves décrocheurs. Vendredi matin, je visitais un lycée professionnel du Val d'Oise, en mode permanence syndicale. Samedi apres-midi, j'aterrissais à Toulouse pour venir former les animateurs départementaux de la campagne « porte à porte » de Francois Hollande. Au milieu de tout cela, quelques soupes, quelques heures de sommeil, beaucoup de transports, et deux heures à combler à l'aéroport de Blagnac. Tant mieux, j'ai envie d'écrire. Et de réfléchir, avec l'impression vague que l'avenir de mes décrocheurs, la déprime et l'exaspération de mes collègues, les attentes des camarades socialistes que je rencontre, ont un point convergent.

Ah les présidentielles, mère de toutes les batailles! Dimanche, l'espoir s'est ancré dans nos coeurs militants. Cors de brumes, sonnez! Pancartes, levez-vous! Militants, chantez fort! Au Bourget, je quittais ma boutique de t-shirts quelques minutes pour observer l'entrée du candidat sur scène. J'aime beaucoup les meetings, les montée d'adrénaline qu'ils provoquent, l'élan des foules et les clameurs, les battements unanimes. Le clip des 30 ans du Parti Socialiste m'avait déjà fait vibré, la clameur, crescendo, qui faisait trembler les gradins du hall 2 alors que le candidat montait sur scène m'a soulevé. Oui, si nous regrettons le caractère décisif de cette élection, si la rencontre entre un homme et un peuple ne nous agrée point, c'est bien maintenant que le changement se décide. Et je compte bien y prendre ma part, d'autant plus que le compte-à-rebours de mon engagement chez les jeunes socialistes s'égrène de plus en plus rapidement...

A nous maintenant de redonner goût à la politique en portant ces 60 propositions publiées jeudi matin qui m'ont beaucoup plu. La priorité donnée aux PME qui fait l'objet des premières propositions, je m'en réjouis. La réforme des rythmes scolaires et des pratiques pédagogiques autour du socle peut-être un bon début pour refonder le système éducatif. Tout comme la réforme de la licence, la réforme de l'IS, la tarification progressive de l'eau et de l'énergie sur lesquels j'ai déjà travaillé. Certaines choses n'y sont pas mais le tout est cohérent, alternatif, et dessine un projet de société.

Hier après-midi, en brain-storming sur l'abstention, revenaient souvent ces répliques: « la politique ca sert à rien », « la gauche et la droite c'est la même chose ». Et pourtant, le conseil de classe du deuxième trimestre où nous décidons en 5mn chrono de l'avenir d'un être humain, le mouvement de mutation académique qui terrorise mes collègues mutés en banlieue parisienne, tout cela dépend bien de l'élection présidentielle et de choix politiques. Tout comme la disparition de Megaupload qui nous a conduit à des achats massifs et précipités de DVD: à quand la licence globale? Une campagne aussi décisive ne peut se jouer sur quelques répliques de plateaux télévisés. Et c'est pour cela, c'était l'enjeu de la formation d'hier, qu'il faut frapper à chaque porte, convaincre les désabusés que le droit à la poursuite du bonheur, malgré le pic pétrolier, la crise (qui a bon dos), et toutes les entourloupes d'une droite accrochée au pouvoir, mérite de revenir à l'ordre du jour du conseil des ministres.

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