Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Batman, histoire, politique et religion

20158098.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpgChacun voit un film à sa manière. Wassim y voit des connotations religieuses, Hanna y voit des modèles politiques, et j'y trouve surtout des références historiques. Batman, c'était merveilleux, des heures de décryptages et de débats quand on quitte la salle, encore secouée de rire par la mort mal jouée de Marion Cotillard / Miranda. Là où Hanna voit un discours anti-capitaliste et Wassim l'espoir érigé en religion, j'ai vu une analyse réactionnaire, anti-révolutionnaire de notre société, drapée dans du patriotisme américain et quelques références bibliques qui sont au film d'outre-atlantique, ce que le malaise du trentenaire bobo parisien est au cinéma francais.

Ce que j'ai préféré? La référence à l'Exode, quand Batman somme Robin alias Moise de guider son troupeau à travers les flots tumultueux de l'Hudson de Gotham. La référence au tribunal révolutionnaire populiste et cruel où des procès baclés ne connaissent qu'une sentence, la mort. On a l'impression de lire les contre-révolutionnaires francais, De Maistre et Barruel, pour qui la révolution française est un chatiment. Ensuite on trouve pêle-mêle la menace atomique, le port-d'armes-qui-est-quand-meme-bien-necessaire, la résistance et ses codes, ses luttes souterraines, la liturgie américaine de l'hymne chanté dans un stade de football américain...La totale!

Pourquoi raconter l'histoire après tout? Un méchant veut détruire New-York / Gotham...Après une lutte acharnée contre le mal, un héros charismatique sauve la ville in-extremis et reste évidemment indemne! Rien de bien neuf, quand on s'est tapé Avengers et Captain America quelques mois auparavant.

Mais entre-temps, des bandits (dont le chef, s'est échappé d'un pays aride qui ressemble curieusement à l'Afghanistan) prennent d'assaut la bourse pour ruiner d'honnêtes entrepreneurs. La bonne société est pourchassée par un nouveau régime, appelons-le démocratie populaire...l'anarchie règne, la milice privée sortie des égouts impose sa loi (la revanche des pauvres dégoutants, une menace qui plane sur notre société, quoi)...Et les actes d'héroisme individuel se multiplient, avec du bruit plein la salle et des voitures de police soulevées en l'air comme dans toute bonne production holywoodienne qui se respecte!

En bref, je vous conseille un film où le réalisateur s'est fait plaisir. Ca bouge, ca vous en met plein la vue, et si, comme moi, vous aimez le patriotisme, l'esprit de sacrifice, les sauveurs suprêmes, l'ambiance 1940, vous allez adorer.

Commentaires

  • C'est la Commune de Paris !
    Sauf que les "gentils" sont les Versaillais qui assiègent Gotham et que les méchants sont les communards.

    Référence explicite, non ?

  • je plussoie!

Les commentaires sont fermés.