Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Visite d'établissement: épisode n°3, quand un "pedago" rencontre un autre "pédago"

 La-salle-de-classe-de-Titeuf_image_player_432_324.jpgJe poursuis ma tournée des établissements de l'Aude. Au delà de beaux paysages encaissés entre les Corbières et la Montagne noire, de connaissances qui progressent en architecture scolaire, de capacités grandissantes à mesurer le moral des enseignants (une question sur deux concerne la retraite et les secondes carrières), je fais des rencontres passionnantes...

Il y a évidemment cette machine à café déjà évoquée où l'on discute autorité, cette table de la salle des profs où l'on débat du socle, mais ce matin, j'ai vécu un moment particulier : rencontrer un autre « pédago »...avez-vous déjà entendu parler de ce clivage entre « pédagos » et "élitistes" ? Je ne le présenterai pas sans risquer la caricature, mais en plus de m'entendre au mieux avec mes collègues historiens-géographes, j'apprécie encore plus les rencontres avec des collègues qui lisent (voire écrivent!) les « cahiers pédagogiques », qui tentent de mettre en œuvre le travail coopératif dans leur classe, qui expérimentent une évaluation positive, ou encore, qui rêvent de changer les rythmes scolaires, la manière d'orienter et d'enseigner...

Et comme j'ai de la chance, c'est à peu près le projet de mon syndicat, le SE-UNSA, que je représente durant ces visites d'établissement. Alors, mardi, j'étais content de changer de sujet (la loi d'orientation 2013 qui va pas être très ambitieuse, y a pas de moyens pour la réforme des rythmes scolaires...) et de rencontrer un collègue qui faisait des récits à ses élèves assis au fond de la classe, s'inspirait de la pédagogie allemande pour développer le travail en groupe, favorisait l'autonomie des élèves dans leur apprentissage, et qui ne passait pas son temps à déplorer la médiocrité des élèves, la baisse du niveau et la crise de l'autorité (ce type de stéréotype SNALCien étant plus présent au lycée).

J'ai visité sa salle (avec des tables qui placent les élèves face à face), picoré dans ses préparations de cours (où l'oral de l'élève tient une grande place) et rêvé que je n'étais pas un TZR "chair à canon" et que, moi aussi, un jour, j'aurais un établissement, voire même une salle pour moi tout seul, et même, comble paradisiaque, un videoprojecteur dans ma salle.

Les commentaires sont fermés.