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Béziers, la première épreuve du changement?

 149176_10151205885808439_826102094_n.jpgLe 9 décembre prochain, les électeurs de la 6ème circonscription de l'Hérault sont rappelés aux urnes. 23 procurations mal effectuées (par exemple, quand un officier de police judiciaire ne précise pas sa qualité), et dix voix d'écart ont fait annuler l'élection de la première femme à être élue députée de Béziers. Dolores Roqué (PS) repart donc aux urnes face à 6 autres candidats : Luc Zenon (Debout la République), Magali Manus (écolo indépendante), Paul Barbazange (FDG), le POI, France Jamet (FN) et Elie Aboud (UMP).

  C'est la seule circonscription concernée par une élection partielle où le sortant est une élue de la majorité. Donc un test pour cette même majorité ? Peut-être, dans un contexte difficile, quand la crise économique se poursuit, quand les moyens de l'Etat ont été limités par une dette creusée par la droite, en 10 ans de cadeaux fiscaux à gogo, et le seront encore davantage du fait d'un traité européen de stabilité qui m'a peu convaincu.

 Une élection dans une circonscription qui faisait partie des 23 dites menacées par l’extrême droite lors des dernières législatives, où les triangulaires sont devenues la règle. Une élection dans un territoire en souffrance : le grand Biterrois se fait surtout remarquer par des records de chômage, de précarité, d'inégalités, et le maire UMP fait face à une fronde transpartisane pour avoir provoqué la désertification du centre ville en ouvrant un centre commercial en périphérie.

  Les autres candidats auraient pu profiter des déceptions qu'a provoqué la gauche en n'allant parfois pas assez vite, pas assez loin, pour rendre la justice fiscale ou encore pour peser sur les décisions des grands groupes. Mais le candidat du FN s'est désisté en faveur de sa femme pour une affaire de bagarre compliquée, et le candidat de l'UMP a dû annuler toutes les visites des ténors de la droite pour cause de crise nationale et scission de son parti. Ce dernier, militant de la droite populaire, peut difficilement faire état de son bilan (des lois sur les monuments aux morts et les drapeaux étrangers) quand Dolores Roqué, en 6 mois, a obtenu la création de deux zones de sécurité prioritaires à Béziers.

  Dans ce contexte, la politique ne provoque ni élan, ni passion, dans un territoire où l'humeur est maussade. La puissance publique est malmenée par des patrons plus forts que des états, et les électeurs qu'on croise attendent beaucoup de la gauche. Reprendre la main sur une histoire balbutiante, montrer que la politique peut encore changer la vie, concrètement.

 Reste une députée sortante, prof d'espagnol dans un lycée professionnel, militante syndicaliste, humble et sincère, qui fait campagne dans une tramontane glacée et qui, je l'espère, sera en tête au premier tour.

  Car il reste beaucoup à faire, maintenant que la majorité a pris ses marques, pour créer de l'emploi (j’espère avec une reconversion écologique de l'appareil productif), pour faire la justice fiscale (j'espère, en passant au-dessus des lobbies patronaux), et pour mener une refondation éducative en profondeur.

Commentaires

  • Les gens sont désabusés par les politiciens, qui ne tiennent pas assez souvent ses promesses, ou alors en demi-teinte. Nous l'attendons tous, cette refonte éducative en profondeur ! Mais à force d'en parler, cela va finir par devenir une légende !

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