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  • Basalte, goyaviers et emplois d'avenir

    IMG_0812.JPGDimanche soir, dans la rue de Paris, qui descend de l'hôtel de ville vers le front de mer, tous ceux qui avaient assisté à la remise des médailles de citoyens d'honneur de la ville se pressaient vers le Barachois, où le maire de St Denis de la Réunion, Gilbert Annette, devait lancer la mise à feu du spectacle son et lumières du 14 juillet. Tandis que nous cheminions à ses côtés, il nous expliquait à quel point cette célébration révolutionnaire était importante pour lui, premier maire de couleur de la préfecture, et descendant d'esclaves.

    Cette semaine de formation des cadres de de la fédération PS de la Réunion a été riche en rencontres, politiques, culinaires et géographiques. Le carri poulet, le gouffre de l'étang salé, et le piton de la fournaise mériteraient un article à eux tous seuls (et une cure sans riz en rentrant) même si le coucher de soleil précoce sur l'île (18h) nous a à peine permis de les effleurer. Je m'en tiendrais donc à des moments politiques.

    La fête de la section PS de St Marie, dimanche dernier, avait été la première occasion avec le maire de St Denis. En France, c'est plus compliqué de pique-niquer avec le maire d'une grande ville et sa famille, sur l'île, c'est tout simple. Décolonisation malgache, coopération décentralisée dans l'Océan Indien, projet éducatif global, nous avons évoqué tout ce qui fait la spécificité de ce petit bout de France perdu dans l'Ocean Indien, où la population, jeune, est issue de tous les rivages : indiens, chinois, malgaches, africains, mauriciens ou encore mahorais.

    Les formations prise de parole, communication orale, écrite, médiatique, ou encore la conduite de réunion et de projet ont été l'occasion de découvrir une vie politique marquée par le passage rapide du francais au créole, les inquiétudes sur l'avenir de jeunes qui ne peuvent compter que sur des contrats aidés pour accéder à l'emploi, un enjeu politicien (voire clientéliste?) majeur sur l'île, tout en discutant plus largement de la présence de requins, largement due à la mauvaise gestion de la pêche.

    C'était aussi un plaisir de discuter avec des militants et des élus engagés et passionnés : Jean-Marie, à St Paul, qui veut créer des centralités de bassin de vie, alors que les communes, immenses, rassemblent plusieurs lieu-dits, ou Didier, au cabinet du maire de St Denis, qui planche sur la question des transports dans une ville où l'altitude passe en quelques minutes de voiture de 0 à 2000 mètres.

     

    L'occasion aussi de réfléchir, alors que les primaires citoyennes de Béziers s'approchent à grand pas, du besoin urgent d'élever le débat des municipales 2014 : agriculture péri-urbaine, gestion de la vie nocturne, insertion professionnelle et développement de nouvelles formes de tourisme méritent plus de débats que les trottoirs et les déjections canines.