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Prendre l'air, le pied et la tangente

Pourquoi parler politique éducative quand elle changera dans une semaine? Comment parler politique tout court quand les réalisateurs de Borgen, Scandal et House of cards n'auraient pu pondre un meilleur scenario que les présidentielles 2017? En revanche, j'ai quelques conseils de lecture qui peuvent vous intéresser, si comme moi, vous préfèreriez partir très très loin pendant quelques temps...

Si vous lisez cette note, manifestement l'issue des présidentielles ne dépend pas de vous car vous avez du temps à perdre. Détendez-vous alors, on en aura bien besoin demain soir, prenez quelques temps, dans les transports en commun, votre lit ou le cargo qui vous emmène très très loin pour feuilleter votre liseuse et vous évader:

- Voyagez un peu, traversez la Méditerranée, vivez le quotidien du commissariat d'Holon, dans la banlieue de Tel Aviv, avec les enquêtes du commissaire Avraham, pour découvrir la société israélienne, son mode de vie, ses inégalités et ses ruptures ("les doutes d'Avraham", 2016, Dror Mishani).

- Vous voulez vous faire peur? Arrêtez BFM, faites un tour dans les années 20: le fascisme est aux portes du pouvoir, les services de sécurité soviétiques de la guepeou s'infiltrent dans la conférence internationale de Gênes, mais un journaliste anglais communiste s'interpose ("première station avant l'abattoir" 2013, Romain Slocombe).

- Marre des affaires internationales, envie de sexe et de sueur? Justement, Philip Kerr s'est reconverti dans le polar footballistique et la 3ème enquête de l'entraîneur du London City est sortie récemment avec le quotidien des footballeurs shootés aux mannequins, au cash et à la poudre ("false nine", 2016, Philip Kerr, seulement en anglais pour l'instant).

- Envie de tester la vie chez les nazis? On peut s'épargner un mauvais dimanche et commencer avec un bon polar allemand, le dernier de Volker Kutscher qui suit le commissaire Rath au sein de la Kripo de Berlin. On est en 1934 les nazis s'installent et pour les fonctionnaires le choix entre l'intégrité et l'ambition devient tendu. Un avant-goût. ("Luna Park", 2016, Volker Kutscher, seulement en allemand pour l'instant).

- Envie d'évasion? Cuba devrait le faire. La plume émouvante de Yasmina Khadra vous fait suivre un vieux chanteur de cabaret qui redécouvre l'amour dans un contexte de misère déjà effleuré dans "ce que le jour doit à la nuit" ("Dieu n'habite pas à La Havane", 2015, Yasmina Khadra)

- Pas assez d'argent pour voyager, pas encore pu bénéficier des mirifiques baisses de cotisations promises par le candidat Macron? Prenez la machine à remonter le temps et aller faire un tour en Campanie, là où tout le monde parlait grec, pensait grec et sacrifiait aux dieux grecs au 1er siècle avant JC, en suivant le fort sympathique prêteur Decius Metellus héros de la série SPQR ("Oracle of the dead", 2008, John Maddox Roberts).

- Vous rêvez un peu d'aventure? Il fallait voter Hamon, découvrez le roman de marine avec les aventures du capitaine Bolitho, intrépide navigateur anglais qui canonne les Français pendant la guerre d'indépendance américain. Un peu de vocabulaire spécialisé en amont peut aider ("armés pour la guerre", Alex Kent, 2011).

- L'actualité vous donne chaud? Allez frissonner en Islande avec la nouvelle série d'Indridason qui replonge dans "la situation", cette période bouleversante pour des Islandais isolés du monde quand les Américains ont apporté la société de consommation en quelques jours en 1941. Un sympathique polar sans prise de tête ("Dans l'ombre", 2016, Arnaldur Indridason).

- Vous vous méfiez de Mélenchon et des sauveurs suprêmes? L'intrigue de ce polar qui se situe au coeur de la Stasi, police politique de la RDA, et des maisons de correction de la Baltique, vous remettra dans le droit chemin et recentrera votre gauche ("Stasi Child", 2016, David Young).

- Bon. Les débats politiques manquent de hauteur, les candidats ressemblent à des marques de lessive, le dernier débat d'idées qu'on a eu en France...je ne m'en rappelle pas et on ne sait même plus ce qu'est un homme ou une femme d'état...Revenons à des gens qui font l'histoire et changent le destin d'une nation: "De Gaulle", 1964, Paul Marie de la Gorce.

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