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Théorie de l'effondrement: Qu'en est-il de l'éducation?

Je participais la semaine dernière à la première session du cycle d’auditeurs de l’Institut des Hautes Etudes de l’Education et de la Formation, qui doit permettre à des acteurs/actrices de l’éducation issus des collectivités, des administrations centrales, des partenaires sociaux, de réfléchir ensemble sur l’action éducative nationale.Une bonne raison pour planter quelques banderilles après avoir été saupoudré, en deux jours, des dernières mesures éducatives du ministère actuel.

L’éducation, en France, en Europe et dans le monde. Un enjeu gigantesque. Des millions d’emplois, des centaines de millions d’usagers. Des emprises de terrain partout sur la planète, un rythme scolaire qui scande nos journées dans le monde entier, des cantines scolaires qui représentent un immense marché alimentaire...Et je ne vous parle pas des manuels scolaires, des vacances scolaires, ni de la proportion d’enseignants dans le monde politique.

Pourquoi faire ? Préparer le monde de demain ? Assis dans un café du boulevard de Reuilly, je viens de voir passer un bus RATP des années 20, affrêté pour les journées du patrimoine. Manifestement, le monde de demain n’est pas le plus captivant. Préparer le monde de demain, ce serait donner des leviers de compréhension et d’action sur le monde à des petits de 5, 10 ou 15 ans pour construire une société bien différente dans ses modes de production, de consommation, voire d’aspirations sociales et culturelles...notamment concernant la place du travail dans nos vies.

Ce qu’on fait aujourd’hui est plutôt calqué sur la compréhension des enjeux du monde actuel, un monde productiviste, guidé par les courbes de croissance, où on nous explique tous les matins qu’on paie trop d’impôts...Je ne vais pas rentrer dans les détails de mes circuits neuronaux mais à part se mettre maintenant à une économie de planification dôtée de moyens illimités je vois mal comment on peut s’en sortir si on n’entrepose pas des boîtes de conserves et des bonbonnes d’eau dans une résidence secondaire. Mais passons.

L’éducation. J’ai été très marqué par la présentation d’une intervenante du cycle d’auditeurs concernant les expérimentations de robots pédagogiques dans certains pays asiatiques. Un robot peut évaluer, préparer à des évaluations. Certes plutôt quantitatives. L’intelligence artificielle, dont je ne sais rien, sera d’ailleurs au coeur des travaux du cycle d’auditeurs en mars. Askip (A ce qu’il paraît, comme disent mes élèves) les systèmes éducatifs publics pourraient être bientôt kodakisés (un article sur cette question) par ces évolutions. Mais comme le dit le journaliste de l’article précédent, la radio et la télé n’ont pas remplaçé la presse.

Pour autant, je prépare mes élèves pour être citoyen dans un monde où Poutine, Erdogan, Bolsonaro et Trump ont la côte. Je me tracasse, dans mon engagement militant, sur l’organisation de l’orientation des élèves du lycée alors que, franchement, on n’y voit pas très clair sur l’économie dans 10 ans. Je préparerai dans quelques minutes un cours sur l’urbanisation dont le contenu montre très clairement que ce qu’on continue à faire en terme d’extension des zones urbanisées va nous causer des petits soucis.

Pour finir sur une note positive (nécessaire, me-dis-je, en relisant), avec ces emprises, cette masse d’usagers et de travailleurs, cette conscience des enjeux, et cette force de conviction dans un métier à vocation, nous avons, peut-être un rôle à jouer dans cette galère. Encore faudrait-il se lancer.

En vous remerciant pour votre lecture, j’espère vous avoir donné quelques bonnes idées pour profiter de votre fin de semaine !

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