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  • CAPES: mes fiches d'histoire

    pour aider les copains dans la galère...servez-vous!

    quelques fiches sur les questions du CAPES histoire géographie session 2006/2007

    Benabou.doc : une fiche sur le bouquin de Marcel Benabou  "la résistance africaine à la romanisation": thèse selon laquelle les  Lybiques auraient résisté à l'occupation africaine. Sujette à caution, un peu simpliste pour les oppositions plaine  / montagne, nomades / sédentaires et marquée par un contexte de décolonisation. intéressante pour son approche des peuples africains.

    CAPES180106lescampagnescontemporaines_fiche_Francerurale.doc l'excellent ouvrage Wallon / duby sur la france rurale au XIXème siècle dans tous ses aspects politiques, sociaux, économiques.

    CAPES_031005_Bibliographie_–_Rome_et_l’integration_de_l’empire_T2_C._Lepelley.doc indispensable pour la question antique, un chapitre de cet ouvrage généraliste s'interessait à l'afrique et je l'ai fiché.

    Harnisch.pdf pour les germanistes, un complément "bonus" de la question de contempo: une étude   en VO de la grande noblesse foncière prussienne au XIXème siècle. intéressant pour le concept de gutsherrschaft!

    Propriete_et_societe_rurale_en_Europe.doc un ouvrage intéressant de G. Gavignaud (prof à Montpellier) sur la propriété au XIXème siècle. malheureusement peu de comparaisons avec les autres pays.

    CAPES_111005_Fiche_la_religion_en_Afrique.doc  ma première fiche de CAPES sur la religion en Afrique...un bon résumé, pas du tout approfondi!

    CAPES_260106_fiche_le_colonat_dans_l_afrique_romaine.doc quelques infos sur un sujet pointu: l'agriculture et le système colonial dans l'Afrique romaine. à partir d'un ouvrage spécifique sur la question.

     

     

  • quels défis pour la protection sociale des jeunes?

    La jeunesse, ces dernières années, s’est révélée à la société…dans sa diversité et, à la fois, dans l’unité de sa situation. Les revendications, les protagonistes des manifestations lycéennes contre la loi Fillon en 2004, des émeutes de banlieue de 2005, le mouvement contre le CPE de 2006 ne sont pas les mêmes et pourtant leur malaise a les mêmes causes : la crise sociale, societale et démocratique de la société française. Comment se manifeste cette crise, pour des jeunes accusés d’être réactionnaires et d’avoir comme unique espoir l’entrée dans la fonctionb publique, d’être frileux à toute « novelleté » ? D’abord par un terrible constat : notre génération sera la première à vivre plus mal que ses parents. Ensuite par des méfiances allant croissant, envers les politiques : maitrisent ils encore la société, l’économie, l’état ? mais aussi d’autres institutions telles que l(école : peut-être encore remplir sa généreuse mission, face à des inégalités grandissantes, dès le plus jeune âge ? Enfin, par un manque d’espoir, une inquiétude envers l’avenir, face à des projets de formation souvent imposés, la difficulté d’accéder à un emploi stable, qui seul permet de construire une vie équilibrée. A quelle protection sociale peut prétendre aujourd’hui la jeunesse ? C’est là que deux projets de sociétés et donc deux systèmes s’affrontement manifestement aujourd’hui. Qu’un gouvernement résolument libéral soit reconduit au pouvoir en 2007, et toutes les mesures des gouvernements précédents prendront leur cohérence, dans un dernier coup de boutoir « réformiste » qui nous ramènera au XIXème siècle, comme en Amérique latine dans les années 1990. En 2007, un gouvernement socialiste peut encore renverser la donne en assurant à la jeunesse un accès équitable à l’éducation, à la santé, au logement et bien sûr à l’emploi. Ces menaces doivent être contrées, ces projets d’un système cohérent de protection sociale des jeunes exposés, pour défendre et porter une société solidaire. I°) Etat des lieux : incohérence et injustice du système actuel A/ Des statuts divers et inégaux Seules convergences, dans une jeunesse aux statuts divers et inégaux : la précarité, pour le contrats aidés, intérimaires et CDD, la dépendance envers les parents pour les stagiaires (800 000) et les apprentis (360 000), ou envers les petits boulots qui suppléent l’insuffisance ou l’absence des aides sociales pour les étudiants ou, de plus en plus, les lycéens. Deux fractures au sein de cette jeunesse : l’accès à l’enseignement supérieur, remis en cause par les inégalités sociales et territoriales,  et l’accès à l’emploi stable, marqué par une période de précarité, et souvent par des phénomènes de déclassement. Avec la massification de l’enseignement supérieur, l’objectif de 80% d’une classe d’âge au bac, des fractures internes à la jeunesse scolarisée apparaissent : les voies technologiques et professionnelles souvent utilisées comme voie de garage, les filières d’IUT et de BTS particulièrement prisées par les bacheliers qui n’ont pas les moyens d’aller étudier dans les grands centres universitaires et se voient donc imposer des études courtes. De la même manière, les formations en alternance si efficaces pour l’insertion sur le marché de l’emploi, sont encore choisies par défaut par des jeunes qui n’ont pas les moyens de financer des études universitaires de longue durée. D’autre part, au sein même des catégories, tous les jeunes n’ont pas les mêmes droits. Suivant les filières, on n’a accès qu’à des écoles privées, chères, qui ne donnent pas accès à la sécurité sociale et aux logements étudiants. D’autres filières ; telles qu’architecture, social, santé, ne dépendent pas du ministère de l’éducation nationale, et leurs étudiants recoivent des aides sociales inférieures…avec des critères différents selon les régions ! Un mot pour définir cette jeunesse : dépendance ! Envers les parents, pour des apprentis qui, suivant leur âge et leur niveau, gagnent entre 25 et 80% du SMIC. Pour des stagiaires, CDD et intérimaires qui, même à 25, 30 ans, ont besoin de la caution de leurs parents pour rassurer les propriétaires de logements à louer, méfiants devant des contrats de travail de 3 ou 6 mois ! Dépendance, enfin, des étudiants : 60% vivent chez leurs parents mais 90% ne l’ont pas choisi ! Un autre mot pour définir la jeunesse ? Précarité ! Les logements insalubres des centre-villes, seul toit offert aux jeunes salariés précaires, du fait de la pénurie de logement social. Les 65% d’étudiants qui travaillent, dont 1/3 à temps partiel, avec des bourses au maximum de 400 euros, alors que le coût de la vie dans une grande ville universitaire est évalué au double ! B/ Multiplicité et insuffisance des aides             « Génération précaire », ainsi les stagiaires  révoltés contre leurs conditions de vie et de travail, nommaient leur collectif ! Pas de meilleure définition pour cette génération qu’on a bercé d’illusions, d’exemples de chefs d’entreprises millionnaires, et qui n’a aujourd’hui comme seul horizon qu’un SMIC et 10 ans de galères avant d’accéder à une vie stable, après la sortie du système scolaire. Des aides pour cette génération ? Des dizaines, des centaines ! Plein d’intervenants, plein de dispositifs…mais une information limitée et des critères étroits. Le RMI limité aux plus de 26 ans ? Revenu de subsistance peut-être mais pas d’insertion ! Les bourses d’étude ? Insuffisantes par rapport au coût de la vie, elles ne concernent pas des classes moyennes mises en difficulté (effets de seuil). Les ASSEDIC ? Impossible d’y accéder pour les étudiants ou les bacheliers qui n’ont pas encore travaillé. Par le biais de la demi part fiscale dont bénéficient les foyers qui comptent un étudiant ? Si l’état y perd 1,7 milliard d’euros, ce sont les foyers les plus riches qui en profitent le plus ; c’est la fameuse courbe en U popularisée par le rapport Dauriac (2000) sur la situation sociale des étudiants. 1,3 milliard d’euros seulement pour des bourses d’études délivrées par le CROUS, sur critères sociaux, pour les foyers défavorisés…et donc rien pour les classes moyennes ! à part les aides de la CAF, calculées sur les revenus propres des bénéficiaires, ne prennent pas en compte les différences de prix, et ces aides, appréciables dans des villes moyennes, deviennent ridicules à Paris ! Leur non-cumul obligatoire avec les allocations familiales place les parents devant des choix difficiles.             Incohérence et insuffisance marquent aussi de leur empreinte les dispositifs d’aide en matière de logement, de santé, de transport ou mêlme de relations internationales. Si les étudiants bénéficient d’un système particulier de sécurité sociale qui prend en compte leurs besoins, les autres jeunes en formation restent dépendants de leurs parents. Concernant le logement, seuls 7% des étudiants, des 40% qui cohabitent, bénéficient d’une chambre en cité universitaire, à prix modéré. Pour les jeunes salariés, chômeurs, apprentis, l’accès au logement est difficile : 45 000 places seulement en France dans des foyers de jeunes travailleurs à la gestion associative, peu de places en HLM, qui ne peuvent répondre aux demandes des familles aux revenus modestes. Pour les lycéens, le nombre de places en internat, dépendant de chaque lycée, est très limité. Quel recours alors ? les parents encore une fois, des logements insalubres dans les centre-villes, des hôtels qui s’organisent en pension  onéreuse…le logement est le premier poste budgétaire des jeunes et peut représenter plus de la moitié de leurs dépenses. Question transports, les chômeurs bénéficient souvent de fortes réductions, tout comme les scolaires qui bénéficient d’un ramassage spécifique, la situation est plus irrégulière pour les étudiants qui bénéficient (ou non) de tarifs plus avantageux, de la carte études à 67% de réduction de la région champagne ardennes au remarquable dispositif imagin’ R de la région île de France. Les transports sont pourtant le deuxième poste budgétaire des étudiants avec en moyenne 90 euros par mois…et un facteur croissant d’inégalités dans l’accès aux études. Concernant les autres jeunes actifs ou en formation c’est mieux : aucune aide, ce qui accentue la précarité des contrats précaires. Les relations internationales ne semblent pas avoir de rapport particulier avec la protection sociale et pourtant si : les compétences en langues étrangères, le séjour d’études ou de travail à l’étranger deviennent déterminants pour trouver un travail…pourtant seules 13 000 bourses erasmus sont accessibles aux 2 200 000 étudiants, rien n’existe pour les apprentis, un seul dispositif vers l’Allemagne (Voltaire) pour les lycéens, et seulement quelques dispositifs locaux mal connus tels que Pelican en Languedoc-Roussillon permettent aux jeunes actifs d’acquérir une certaine expérience professionnelle dans un pays anglo-saxon. II°) Des menaces à l’horizon : individualisme et choix imposés A/ le libéralisme appliqué à la jeunesse Le libéralisme politique, économique, s’appuie sur la responsabilité individuelle et la loi du marché avec une intervention limitée au minimum de l’Etat. Dans cette logique, les prix du transports et du logement sont fixés par la loi de l’offre et de la demande, tandis que la santé et l’éducation sont considérés omme des services facultatifs accessibles aux personnes qui le souhaitent (ou le peuvent)…dans ce système, notamment dans les pays anglo-saxons, on voit apparaître des services à deux vitesses : celle publique, a minima, pour les plus défavorisés, et une privée, de qualité, pour ceux qui le peuvent. La retraite Fillon de 2003 qui institue la capitalisation des retraites, le CNE ou le CPE échoué qui flexibilisent le marché de l’emploi, la réforme de la santé de 2004 qui  dérembourse nombre de prestations, correspondent à une évolution vers ce système. Les jeunes sont concernés comme le reste de la société. Avec des spécificités : dans l’éducation, l’inscription de frais d’inscriptions illégaux à l’université, en santé l’introduction dans le monde mutualiste d’assurances qui font payer leurs patients en fonction des risques qu’ils présentent, vont dans ce sens, pour exclure les moins favorisés. Ce système favorise la reprudction sociale, n’accompagne pas les jeunes dans leur formation et leur insertion professionnelle : pas de bonnes conditions d’études et de vie pour acquérir ces savoirs et savoirs-faires qui permettent de vivre en société. Ce système prospère et s’étend toujours : si le rapport du député Wauquiez de mai 2006 sur l’aide sociale étudiante est suivi, alors les prêts pourraient être généralisés comme financement des études et remplacer à terme les bourses. Un système de soldarité où l’état, la société, investissent dans l’éducation et dans l’avenir serait remplacé par un sustème où l’accès à l’enseignement supérieur correspond à un investissement individuel, comme un service facultatif où l’étudiant est non pas usager mais consommateur. Le libéralisme s’étend aussi au marché de l’emploi : avec le détricotage du droit du travail, la radiation à plus ou moins longue échéance des allocations chômage, les renvosi sans motifs permis par le CNE, les jeunes salariés redeviennent les prolétaires du XIXème siècle. Cette main d’œuvre servile vit au jour le jour, marquée par le harcelement moral des employeurs qui peuvent les pousser à la démission, par le cumul de deux emplois qui progresse…avant d’arriver aux emplois vendus aux enchères, au moins disant social et salarial, comme en angleterre. B/ Des choix de formation et d’insertion professionnelle par défaut L’incohérence du système actuel de protection sociale impose clairement des choix, basés sur des critères territoriaux mais surtout financiers. Quels choix ? Remettre en cause ses études car on n’a pas accès à l’aide sociale étudiante, en travaillant à côté…accepter un travail sous-qualifié pour accéder à la stabilité : quel gaspillage au vu des études effectuées en vain, et surtout quels débouchés alors pour ceux qui cherchent un emploi non-qualifié ? Ce phénomène, le déclassement, étudié par le professeur  Louis Chauvel de sciences po Paris: un taux de chômage à 21% pour ceux qui sont sortis du système scolaire depuis moins d’un an, la surabondance de licenciés (passés de 10 à 20% dans les années 90), en fait un ascenseur social en panne dans une économie stagnante. Le déclassement guette de plus en plus les jeunes diplômés, obligés de choisir entre des stages prestigieux, à rallonge, qui ne rapportent rien, années, et un emploi stable, sous-qualifié et mal rémunéré. Ces choix de formation et d’insertion peuvent avoir un caractère territorial : pas de place en internat pour un lycéen qui voulait accéder à une filière spécialisée à l’autre bout de la France, sortie précoce du système scolaire dans des zones éloignées des villes universitaires. Par exemple, dans le département de l’Herault, si la part de la jeunesse scolarisée est de 75% à Montpellier, elle est de 55% à Béziers, qui ne possède que de petites infrastructures d’enseignement supérieur. Si ces problèmes sont aussi liés à un système d’orientation scolaire et universitaire où le choix des filières technologiques et professionnelles est jugé comme une « punition » pour les cancres, les inégalités sociales et territoriales ne doivent pas être sous-estimées. Le système actuel, incohérent et injuste, ne permet pas aux jeunes de se former et de s’insérer dans la société dans de bonnes conditions. La mise en place effective d’un système libéral accroitrait les inégalités, réfuterait le droit à l’avenir de la jeunesse. A nous, alors d’imaginer et d’élaborer un autre système global (pour tous les jeunes), cohérent (s’étendant à tous les domaines sociaux que sont éducation, santé, transports, logement et emploi), juste et solidaire : donnant à chacun les moyens de réaliser son projet de formation et d’insertion. III°) Un système cohérent pour le droit à l’avenir A/ un système pour tous les jeunes en formation / insertion A nous donc, jeunes socialistes engagés pour le droit à l’avenir de notre génération, d’imaginer un système accessiblie à tous les jeunes, sans inégalités de statuts, entre apprentis, étudiants, ou jeunes actifs, en réduisant et en optimisant acteurs et dispositifs, en trouvant des sources de financement, en assurant un fonctionnement perenne et connu. Pour aboutir à ce système, il faut d’abord définir ce qu’est le droit à l’avenir : quel que soit son origine sociale, géographique, son environnement familial ou culture, tout jeune doit pouvoir choisir librement son orientation, son statut, la durée de ses études. L’état, la société, doivent être en mesure de financer, sur la base d’un contrat, ce projet, par un accès facilité au logement et aux transports, par une reflexion sur ses besoins spécifiques en matière de santé, par la gratuité du système éducatif, pour toutes les filières, par une aide particulière à la sortie d’études : méthodologie de la recherche d’emploi et débouchés professionnalisants à l’université sans doute, mais aussi aide financière, dispositifs d’emplois aidés dans le domaine public, associatif, et les PME, donnant droit à la formation et l’aide à la préparation de concours, pour acquérir une première expérience, sanctions contre les entreprises qui menacent le droit à l’avenir en abusant des contrats précaires, ou à durée limitée, des stages et autres contrats bidons, en modulant les cotisations patronales sur le taux d’emploi stable. Le principe de ces sanctions, portés par le MJS lors du mouvement anti-CPE, a été repris dans le projet du parti socialiste.             Ce système, maintenant que son objectif est précisé, serait basé plus précisément sur des dispositifs d’accès au logement avec l’extension du loca-pass, paiement de la caution, à tous les jeunes en formation, mais aussi sur la base d’autres pistes étudiées localement : aide à la rénovation des centre-villes insalubres, par des aides des collectivités territoriales aux propriétaires pour assurer un loyer modéré à des jeunes en formation, reglementation du marché du logement sur la base d’accords associant tous les acteurs sur la salubrité, les cautions, l’information sur les aides CAF (portail Anciaux)…l’offre publique devrait être améliorée, par le biais de plusieurs pistes : construction de logements étudiants pour dépasser10% d’étudiants logés (7% aujourd’hui), de lits d’internats pour les lycéens, de logements en foyers des jeunes travailleurs (FJT, 400 associations et 20 unions régionales), qui pourraient, sur le modèle des CROUS, devenir des établissements publics régionaux, groupés en réseau national, pour avoir plus de moyens, des loyers et une présence sur le territoire plus cohérent. A défaut, on peut réfléchir à des quotas jeunes pour les HLM, puisque cette population a très difficilement accès au logement standart ou même en propriété !             Questions transports, la carte imagin’ R reste un modèle pour un élément si déterminant dans l’accès à la formation et à l’emploi : une carte multimodale (tous les types de transport) à prix réduit pour tous les jeunes en formation. Accessoirement, le développement de systèmes de prêts de vélo dans les grandes villes réduirait les problème de congestion et pollution.             Dans le domaine de la santé, le modèle semble être le système spécifique de sécurité sociale des étudiants, mené par les adhérents mutualistes, qui cherche à répondre aux besoins des jeunes. Il pourrait être élargi à tous les jeunes en formation, tout en pérennisant sa gestion autonome en assurant le monopole d’une structure unique. Pour donner un sens plus préventif au système de santé, il serait utilement complété par la carte santé jeunes portée par le projet du parti socialiste qui permet des visites régulières et gratuites des praticiens. B/ Organiser l’autonomie des jeunes Assurer la réussite et la liberté de ce projet de formation, c’est aussi assurer son financement. Qu’il soit assuré par les cotisations sociales, ou plutôt par l’impôt, élément moteur de la redistribution des richesses, et de l’investissement de la société et de l’état dans l’avenir que représente la formation des jeunes, il doit assurer l’autonomie des jeunes : ni dépendance à l’égard des parents, jusqu’à un âge avancé, danger actuel, ni dépendance envers un petit boulot qui remet en cause la réussite du projet. Cette allocation d’autonomie, basée sur un projet, contrat de formation, aurait pour but d’être ouverte à tous les jeunes sans différences de statuts, à partir de 16 ou de 18 ans, jusqu’à 25 ou 28 ans suivant les critères envisagés. Elle aurait pour but la cohérence et la lisibilité : cohérence car elle réunirait TOUTES les aides existantes pour la jeunesse, des aides à la mobilité en passant par les bourses universitaires, des salaires des apprentis aux bourses lycéennes, en passant par les aides au logement étudiant de la CAF, et les aides fiscales. Son mode de calcul, puisqu’il favorise l’autonomie serait basé sur les revenus des étudiants, qui feraient une déclaration indépendante de revenus, et serait calculée sur les revenus de l’étudiant (emploi salarié, pension des parents) d’une part, sur le coût réel de la vie (décohabitation, grande ville) dans un lieu donné, d’autre part. Un organisme, soit un service public, soit un établissement public où participeraient syndicats de salariés, d’étudiants et de lycéens, soit une caisse nationale d’autonomie des jeunes basée sur le fonctionnement de l’assurance maladie ou vieillesse, pourrait la gérer. Pour conclure, seule la convergence d’un système global, cohérent et lisible, porté par un nombre réduit d’acteurs et de dispositifs, fondé sur la solidarité et la liberté de choisir sa formation, nous semblent à même d’assurer l’égalité des jeunes dans l’accès à la formation, à l’insertion professionnelle, à la vie en société.

  • j'ai le CAPES...maintenant faut aider les autres!

    Si j'ai eu le CAPES cette année (8,5 en histoire et 12 EN Géo à l'écrit, 12 EN ESD, 16 en histoire et 18 en géo à l'oral) d'autres replongent dans leurs manuels dès la rentrée. ce n'est pas au boulot que je vais écrire les conseils les plus pertinents mais on peut quand même introduire.

    1/ aimer l'histoire et la géo. le CAPES ce n'est pas un concours administratif, ce n'est pas parce qu'on buche et qu'on baratine qu'on l'aura.

    2/ les disciplines concernées ont une essence clairement civique. vous comprendriez en voyant la tête de l'examinateur à qui j'ai dit que la sécurité était une valeur fondamentale de la république.

    3/ l'année va être dure, très dure. emmagaziner de grands lambeaux de connaissances comme matière de dissert et leçon, trouver THE exemple qui va vous permettre d'illustrer brillamment tel ou tel aspect

    4/ les thèmes sont précis et immenses, à vous de COMPRENDRE la question, ses principaux aspects, les grandes dates les grands hommes et les questions historiographiques. le cerveau a une contenance limitée, ne pas apprendre de trucs débiles.

    5/ le CAPES en groupe c'est le pied. Merci à Olivier et Jeremy pour la formidable année passée à leurs côtés, avec le clic FHM et les cafés de l'IUFM. Vous êtes capables de réussir, de la rigueur, de la confiance et c'est dans la poche!

    évidemment c'est pas tout je mettrais en ligne tout ce que je pourrais, des liens aux fiches en passant par les conseils les plus inutiles!