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  • Les propositions du MJS pour sauver la feria de Béziers

    affiche-feria-beziers-2.jpgLa feria de Béziers est l'évènement majeur de la vie festive biterroise. Mais certainement pas de sa vie culturelle. Le Mouvement des Jeunes Socialistes s'insurge contre le déclin évident de cet évènement convivial. Prix exorbitants dans les bodegas, corridas réservées aux élites, corso parade musicale composé de 3 chars cette année...

    Le MJS dénonce ce déclin, dû à un manque de volontarisme de la droite municipale. Nous proposons de remettre la jeunesse au cœur de la feria : équipements publics transformés en auberges de jeunesse, prévention accrue contre l'alcool au volant, participation des centres de loisirs et des jeunes biterrois au défilé du corso, redéfinition du secteur féria autour des allées Paul Riquet…

    La feria ne doit pas être réservée à une élite ! Au delà des corridas, plus de manifestations taurines d’un autre genre doivent être accessibles à moindre coût. Le prix des bodegas, en nette augmentation, doit être réglementé, et le vin local ; notamment des autres villes de l'agglo, devrait être mieux mis en avant... Enfin, la place des jumelages dans ces festivités est honteuse et désolante selon le MJS, qui travaille régulièrement avec les Jusos de Heilbronn et les JSA de Chiclana : Quelle place pour Chiclana, absente du village andalou ? La place des villes jumelées dans la feria doit être centrale.

    En effet, pour le MJS, réinventer Béziers passe aussi par la ré-création d'évènements festifs qui associent toutes les générations et toute la population.

  • Exigeons de nouveaux droits et de nouvelles libertés

    2libert2.jpgOn m'a dit que je suis naïf (alors que je me sens particulièrement réaliste et lucide!!), et bien je signe et je récidive. Oui je crois que l'histoire de l'humanité est celle du progrès. Chaotique, irrégulière, mais continue. Et je crois que le capitalisme et ses effets sur l'environnement et la cohésion sociale ne concourrent pas à cette évolution vers le progrès. Pour autant, je ne me réclame pas d'une gauche conservatrice qui souhaite uniquement conserver des « acquis sociaux », se plait dans les postures, et campe sur des idéologies du XIXème siècle.

     Ah les cris d'orfraie. Non je ne crache pas sur la tombe de Lenine. Mais disons que dans un monde qui change, dans une société qui a profondément évolué, si nos valeurs et nos idéaux doivent demeurer intacts, nous devons profondément réfléchir aux outils que nous donnons à la puissance publique pour les réaliser et les appliquer. La journée n'est plus rythmée par les sirènes des usines, un parti n'est plus un journal, c'est un blog! Les curés ne sont plus les fourriers de la réaction, les « managers » et autres « analystes financiers » ou soi-disant experts économiques les ont remplacé pour déclamer la « bonne parole ». Dans ce monde-là; je ne me résigne pas, je n'abdique pas, je pense au contraire qu'il faut réfléchir, inventer de nouveaux outils de régulation, de nouveaux services publics...je vais être précis et vous faire profiter de mes lectures actuelles, du manifeste d'Utopia, ce courant politique de la gauche écologique, et les recherches d'un chercheur suédois, Gosta Eping-andersen, sur la famille, l'enfance et l'égalité des chances.

     Pour Utopia, il n'y a pas de citoyenneté sans droits fondamentaux. Quels droits sont définis dans leur manifeste? Le droit à un revenu minimum d'existence, dont l'universalité me laisse un peu circonspect et, selon moi, trop facilement critiquable. Une couverture logement universelle intéressante, assurée par un dispositif original: tout appartement se libérant devient potentiellement social et gérable par l'Etat...Surtout, Utopia donne des idées extrémement pertinentes pour l'accès à l'eau, à l'électricité et aux télécommunications en laissant la consommation basse gratuite (ceci intéressant les foyers les plus modestes) et en taxant plus fortement les gros consommateurs, pour un coût égal, et surtout, une attitude plus respectueuse de l'environnement. La gratuité des transports en commun me laisse plus perplexe. Une proposition ambitieuse avec la mise en place d'un service public de la santé m'a convaincu. Regroupant tous ses acteurs devenus fonctionnaires, elle devrait selon moi devenir plus préventive et moins curative (j'ai été délégué LMDE, ne l'oublions pas...). La partie éducation est malheureusement assez conservatrice. La partie concernant les médias est très fournie et évidemment pertinente: comment assurer un vrai droit à l'information? Des lois pourraient lutter contre la concentration des médias, intégrer leur décryptage à l'éducation civique, etc.

     Pour Gosta Eping-Andersen, l'état ne doit plus indemniser mais investir. Il ne doit plus s'intéresser aux conséquences mais aux causes des injustices et des inégalités. Gosta se focalise sur 3 pistes de travail: les droits des femmes, le vieillissement de la population et l'égalité des chances des enfants. Il relie ces 3 objets pour proposer une autre politique familiale: Favoriser les congés parentaux et une prise en charge universelle et collective des enfants pour réduire les inégalités entre hommes et femmes et entre enfants. Favoriser une prise en charge universelle, à domicile, des personnes agées, sans éluder le rôle des adultes dans les soins à leurs enfants ou à leurs vieux parents.

     Quels nouveaux droits et nouvelles libertés peut-on alors définir? Le droit à l'autonomie, à tous les âges de la vie. Le droit à un accès entièrement gratuit à l'éducation et à la santé. Le droit de concilier vie familiale et professionnelle, tant pour les hommes que pour les femmes, à travers un service public de la petite enfance. Un droit aux ressources fondamentales (eau, électricité, télécommunications) à travers une nouvelle tarification plus progressive, gratuite pour les plus modestes. Droit au logement et aux transports, mais aussi nouvelles libertés: liberté d'orientation scolaire à travers une nouvelle organisation des filières, du système éducatif, et un tutorat permanent des élèves, liberté à disposer de son corps, en rendant les moyens de contraception gratuits et en assurant leur accès réel...les libertés vont de pair avec les droits: libertés numériques et accès à la culture, libertés individuelles et droit au respect de la vie privée à travers une régulation plus stricte du fichage...enfin, la liberté de circuler, qui a trait au droit à la migration, réclamé et développé dans le manifeste Utopia.

     Un projet socialiste, un projet de gauche, doit être basé sur ces nouveaux droits et ces nouvelles libertés pour prétendre à nouveau changer la vie, la société et le monde.

  • Du Danube à la Baltique

    BUDA.JPGIl y a une semaine, chargé de valises, je prenais le train pour l'Europe de l'est. Comment résumer ces 4000 km avalés en 74 heures de train, de Berlin à Budapest et de Varsovie à Zürich? C'est à peine moins que Napoléon en 10 ans, mais pas avec les mêmes moyens de transport!

    Tout d'abord, malgré d'excellents moments, une certaine désillusion: j'ai vu de très beaux paysages, au Lac de Neuchatel en Suisse par exemple, passé de bons moments, au bord de la mer Baltique, sur l'île de Rügen, rêvant sur la promenade des remparts de Buda, me relaxant dans les thermes de Pest, certes...mais je n'ai connu ni le dépaysement ni l'acculturation. À part un sandwitch bizarre au Bismarck (un poisson?) sur l'île de Rûgen et un resto sur les bords du Danube, j'ai peu mangé de plats pittoresques. Beaucoup trop de Francais, de touristes, et de Burger King, de Munich à Varsovie! Toutes les capitales et toutes les banlieues se ressemblent!

    Je suis décu par ce monde uniforme où toutes les musiques, toutes les modes et toutes les publicités se ressemblent...comment s'en échapper? Je n'oublie pas les bons moments. Aventures et cocasseries due à la malchance qui caractérise Hanna et moi, les délices des thermes et des cafés de Berlin et Budapest, les siestes sous le bastion des pêcheurs de Buda ou à Ostseebad/Binz...

    Mais je n'ai pas réussi à m'échapper...perclu par ces maudites couchettes, avachi sur la banquette des trains suisses, j'ai quand même fait un vrai voyage roots où on ne se douche pas tous les jours.

    Merci au pass interrail (160 euros pour 10 jours dont 5 jours de voyage) qui ne nous a pas empeché de découvrir les « youth hostels » tels que le meininger hotel de Berlin ou le marco polo de Budapest, à 50 euros la chambre double, avec ses chantiers en contrebas, actifs dès 6h du mat...J'ai usé mes sandales sur « Unter der Linden », contemplé un coucher de soleil sur la citadelle de Buda, perdu tous mes cadeaux berlinois au Deutsches Historisches Museum où j'ai pris de splendides clichés...et certainement pas perdu mon temps! J'ai commandé un train de nuit en langue des signes hongroise, visité les urgences de l'hopital de Berlin, bu un jus betterave/celeri au Kaufhaus des Westens (KADEWE) de Berlin, et dévoré pas mal de saucisses de Debrecen, et tout ceci, vous vous en doutez, est inoubliable!!

    Des prochains voyages? La Baltique. Une soirée Vodka en ex-urss...et beaucoup d'autres choses!