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  • La présidente du MJS rencontre de jeunes blogueurs

     RENCONTREBLOGUEURS2.jpgLaurianne Deniaud recevait ce soir des jeunes blogueurs pour faire le point sur l'actualité politique, sur le court terme avec l'analyse des élections régionales, sur le long terme avec la préparation de la victoire de la gauche en 2012. La présidente du MJS, qui adhérait au MJS en 2001 pour la campagne des présidentielles, élue lors du congrès de Grenoble en novembre 2009, a ainsi évoqué la campagne innovante du MJS pour les régionales, et les projets de l'organisation politique de jeunesse pour l'année à venir: redynamisation du MJS, lancement d'un nouveau grand débat national après celui sur l'insertion professionnelle des jeunes, et enfin le grand combat des jeunes socialistes pour l'organisation de primaires ouvertes à toute la gauche dans la perspective des élections présidentielles.

    Côté communication, les blogueurs se sont longuement penchés sur l'efficacité de l'investissement sur le net, sur les réseaux sociaux, mais aussi sur l'engagement politique des jeunes: qu'a fait le MJS pour lutter contre l'abstention des jeunes? D'un côté, des e-militants peuvent prendre des initiatives, d'un autre côté, des réseaux thématiques ont été lancé pour mettre en lien des jeunes qui partagent les mêmes préoccupations, et enfin, le porte-à-porte est devenu un outil essentiel de campagne à l'occasion des élections régionales.

    Laurianne Deniaud et le secrétaire national à la communication, Jonathan Debauve, sont revenus sur l'analyse des résultats du premier tour: le PS dit moribond en juin 2009 qui en sort premier parti de France, les autres forces de gauche dont la réussite est vue positivement par Laurianne, ou encore les mauvais prétextes de la droite dénoncés par Jonathan, qui indique que les gens se sont abstenus parce que c'était une élection intermédiaire ou parce qu'ils ne comprenaient pas les collectivités territoriales et qu'il fallait donc continuer la réforme des collectivités...

    Deuxième partie: Quelle analyse des résultats? Laurianne a surtout insisté sur une abstention évidemment préoccupante et multiforme, mais aussi plus largement sur une crise du "politique"; celle du 21 avril 2002 qui n'a pas trouvé de solutions.

    La discussion s'est ensuite poursuivie sur toutes les thématiques traitées par les blogueurs:

    - l'Europe: Laurianne est revenue sur la situation et le caractère hétéroclite du Parti Socialiste Européen, pour souhaiter un positionnement plus précis de la famille socialiste sur cette question.

    - l'investissement international du MJS: Laurianne est revenu sur le dernier congrès des jeunes socialistes européens (ECOSY) et sur le fossé qui se creusait entre une aile gauche et une aile droite, entre ceux qui accompagnaient l'Europe libérale et à ceux qui voulaient la changer tout en indiquant les spécificités de la IUSY (internationale des jeunes socialistes) où les enjeux territoriaux recoupent les enjeux politiques. Hugo (http://www.mon-engagement-socialiste.fr/) est revenu sur la question du sida qui avait été selon lui abstente du dernier congrès du MJS.

    - le MJS au sein du PS: Cédric, e-militant est revenu sur le manque de visibilité du MJS dans la communication du PS pour la regretter. Une étudiante en communication politique est revenue sur l'organisation du MJS et sur l'écoute dont il bénéficiait de la part du PS. Laurianne a répondu à ces questions en explicitant le fonctionnement local et national du MJS (statuts, pôles thématiques, modes d'action) et les différents lieux où le MJS s'investissait dans la vie du PS (participation aux instances, etc.). Cédric a repris cette question pour s'interroger sur la présence des jeunes socialistes sur les listes du PS: sont ils aussi bien représentés que les jeunes populaires?

    - l'éducation: est-ce que le débauchage de Philippe Meirieu par Europe Ecologie est un simple coup de com' ou le reflet d'une absence idéologique sur ces questions dans la famille socialiste? Laurianne a répondu que Meirieu n'était certainement pas allé chez les verts pour leur programme éducatif (assez creux), et que l'organisation la plus fidèle aux idées de Meirieu pour rénover l'école était sans conteste le Mouvement des Jeunes Socialistes!

  • Les enjeux du second tour et au delà, 2012!

    regionales2004.jpgDans quelques jours, la campagne des élections régionales prendra fin et les résultats nous donneront un état des lieux de la couleur politique des conseils régionaux. Très bien. Sans revenir sur toute la campagne, on a observé des petits coups bas de droite qui favorisaient surtout l'abstention et une campagne dynamique du parti de gauche, du parti socialiste et de la part d'Europe Ecologie. Une campagne maussade pour le NPA, le MODEM ou encore le FN. Et une actualité marquée par des sondages quasi quotidiens (il faudra faire avec) et un débat peu marqué sur les propositions, pourtant fort intéressantes à gauche. A peine a t'on entendu que la droite reprochait aux régions PS d'avoir augmenter les impots (en meme temps, la taxe foncière perso je suis prêt à la centupler). Si les Francais choisissent majoritairement le parti socialiste pour conduire l'action des Régions, c'est peut-être pour continuer une « bonne » gestion (je déteste ce terme dépolitisé), mais on ne peut s'en contenter!

    Les résultats du premier tour sont encourageants, la gauche est en capacité de remporter toutes les régions. C'est un scrutin local mais c'est une véritable élection intermédiaire dont il faut retrouver certaines lectures même si l'abstention dépasse les 50%: les électeurs de Le Pen sont revenus de l'UMP,le front de gauche a réussi son pari, europe écologie se stabilise et le Parti Socialiste est le premier parti de France. Cette victoire ne peut qu'être et doit être le premier pas de la reconquête des pouvoirs en 2012. Comment?

    • Finie l'incohérence de la gauche en action! Les régions de gauche ne peuvent porter des projets totalement différents. Sur l'apprentissage, sur les lycées, sur les transports, une concertation nationale doit permettre aux régions de devenir le laboratoire de la gauche en action. Le contrat socialiste de Tours, en décembre 2009, était une bonne base pour commencer ce travail. Le forum des territoires lancé à l'occasion du congrès de Reims ne doit pas être seulement un lieu d'échanges mais bien de coordination.

       

    • Non au « bouclier social »! Je n'aime pas ce terme, mais je suis prêt à en discuter. Les régions n'ont pas à remplacer l'Etat dans sa mission de solidarité nationale, en premier lieu parce qu'elles n'ont pas les mêmes moyens et ne peuvent instaurer entre elles une péréquation financière. Les régions doivent à travers leurs compétences faire émerger un nouveau modèle de développement, socialiste et donc écologique. Elle ne doit pas s'y cantonner, la clause générale de compétences doit lui permettre, au delà de financements croisés nécéssaires mais illisibles, d'expérimenter de nouvelles politiques.

    • Le parti socialiste doit poursuivre sa rénovation! Des supports de campagne innovants (Valerio t'es le meilleur!), le lancement du laboratoire des idées comme un think tank officiel, la confiance accordée à de nouvelles têtes, Benoit Hamon le premier, ou encore Razzy Hammadi, sont une bonne chose, et cette dynamique lancée par Martine Aubry doit continuer dans les mois à venir. Le lancement des « primaires » ouvertes à toute la gauche serait un excellent moyen d'aller à la rencontre du peuple de gauche et de ceux qui ne croient plus dans la politique pour changer la vie. Oui à une dynamique de terrain, non à un débat médiatique entre deux ou trois présidentiables du PS!!

    Nous avons une responsabilité historique voire galaxique qui pèse lourdement, même sur mes frêles épaules. La gauche française et le parti socialiste en premier lieu doivent être le pivot d'une gauche réarmée idéologiquement contre le capitalisme, pour proposer, à l'occasion d'une prise de conscience sans précédent de la crise écologique, un nouveau modèle de développement, solidaire, juste et durable qui respecte l'environnement, partage les ressources et définit de nouveaux critères de croissance. À l'échelle française les régions doivent être un laboratoire d'idées, à l'échelle européenne les socialistes et autres socio-démocrates doivent être une force de proposition pour une autre Europe, à même de conduire un nouveau tournant pour le monde entier. Rien que ca.


    14 et 21 mars: votons
    envoyé par PartiSocialiste. - L'actualité du moment en vidéo.

  • Pour l'autonomie démocratique des établissements scolaires

    etre-enseignant.gifL'autonomie, un mot à double tranchant. D'un côté c'est les moyens de faire des choix et de l'autre, la crainte des inégalités et de la concurrence. Je vais vous parler de l'autonomie des établissements scolaires du second degré. Au fait, elle existe déjà, pas besoin d'agiter des épouvantails. La loi de 1985 qui créé des EPLE (établissements publics locaux d'enseignement) organise l'autonomie des collèges, des lycées et des lycées professionnels. Ces établissements publics ont un chef d'établissement, une équipe de direction, des instances de décision et de concertation, un budget, ainsi qu'une dotation en moyens pédagogiques. Si cette autonomie existe, alors pourquoi la rejeter, pourquoi l'exalter? Parce qu'elle est imparfaite.

    Le projet éducatif que je défends est celui d'un service public fort qui recoit la totalité des subventions publiques pour l'éducation (exit la loi de 1959 sur le financement de l'école privée sous contrat). Ce projet éducatif passe par une refondation totale du système éducatif sur le long terme. Cette refondation s'intéresse aux établissements, aux enseignants et aux élèves. Pour les élèves, il s'agit de pouvoir progresser à leur rythme à travers une pédagogie de projet, une orientation choisie, une évaluation positive et un accompagnement personnalisé. Pour les enseignants, il s'agit d'être formés, non pas pour faire des exposés devant des élèves silencieux, mais bien pour faire travailler des enfants et des adolescents, transmettre et construire des savoirs tout en pouvant s'appuyer sur des compétences, et surtout, éveiller l'esprit critique de ces futurs citoyens...Pour les établissements, c'est plus compliqué
    Je rêve d'établissements scolaires où il fait bon étudier...et vivre. Pour moi, l'autonomie démocratique des collèges et des lycées est aux antipodes de l'approche managériale des libéraux, de la concurrence exacerbée à l'anglo-saxonne. Mon autonomie, c'est celle d'équipes pédagogiques qui élaborent des projets de long terme, d'élèves qui s'impliquent dans la vie de leur établissements, de parents qui sont associés à leur gestion, d'établissements qui développent leur propre identité à laquelle les élèves s'attachent...tout ceci dans un cadre national, et à travers une péréquation financière importante, évidemment. Parler des établissements c'est parler de leur construction, de leur fonctionnement, de leur configuration, de leur taille et du public qu'ils recoivent. Alors, cette autonomie démocratique elle se déclinerait comment?

    • par des bassins éducatifs au sein desquels s'organiserait la complémentarité des voies et des « dominantes » pour chaque établissement: une nouvelle carte scolaire se dessinerait ainsi en rassemblant des territoires mixtes, avec des établissements dans lesquels des « fourchettes » sociales, sur le modèle à la fois belge et anglais de carte scolaire. Cette nouvelle carte scolaire ne permettrait aucune dérogation (sur le modèle japonais) entre les bassins, mais le choix se ferait au sein de bassins mixtes qui permettrait d'accéder au plus grand nombre d'options pour éviter les stratégies de détournement (chères notamment aux fils d'enseignants). Ces idées sont indiquées dans le bulletin 13 de profession banlieue, rédigé par la sociologie Agnès Van Zanten. On aboutirait ainsi à des lycées thématiques, à taille humaine, dont certains seraient des lycées des métiers. Quant à l'intégration des apprentis, c'est une autre question...

    • par des établissements HQE conçus pour permettre toutes les pratiques pédagogiques, culturelles et sportives. Ces nouveaux établissements ne doivent pas empiler des salles de cours mais bien multiplier les possibilités de travail: TP, labos, conférences, travail en petit groupe, etc. Les établissements doivent être au service de l'engagement des élèves: foyers pour les collègiens pour organiser des activités extra-scolaires, et activité élargie des CVL à toutes les activités extra-scolaires.

    • par des équipes pédagogiques impliquées dans le projet d'établissement: au delà d'horaires planchers définis nationalement pour les matières traditionnelles, pourquoi ne pas faire confiance aux conseils pédagogiques pour organiser des projets interdisciplinaires, l'accompagnement personnalisé ou encore la diversité des approches pédagogiques (sorties, intervenants extérieurs...). Cette autonomie pédagogique doit passer par un cadre national strict, notamment le socle commun de connaissances et de compétences. Soyons clairs, cette autonomie pédagogique peut choquer. Vous pensez que l'égalité républicaine c'est les même savoirs appris par tous les élèves dans toutes les régions? Mêmes dates etc.? J'hésite. Et si cette égalité républicaine c'était les même possibilités de s'épanouir, de devenir curieux, d'acquérir un esprit critique, une démarche scientifique, une culture littéraire classique, et des compétences pour s'exprimer, convaincre? C'est ce type d'organisation que vous trouverez un peu dans le modèle éducatif finlandais. Je vous rassure tout de suite, pour moi les établissements n'ont pas à recruter leurs personnels directement. La stabilité des équipes ira d'elle même quand ils seront impliqués dans un projet.


    • l'autonomie elle marche aussi pour les élèves. Ils doivent être impliqués, moins au collège qu'au lycée, tant dans la vie des élèves à travers l'organisation d'une vie culturelle et associative extra-scolaire, mais aussi dans tous les choix de l'établissement. Et oui chers collègues, juchés sur leur chaire, les élèves ont toute leur place au conseil pédagogique. L'autonomie c'est aussi l'autonomie dans le travail. Si le suivi individualisé doit se développer à toutes les échelles, l'auto-évaluation, la co-évaluation doivent intégrer le panel des méthodes d'évaluation. Les travaux pratiques, exposés d'élèves doivent se développer pour que le cours soit construit par les élèves. C'est ce que j'avais appris lors de mon stage à l'université pédagogique de Heidelberg (Allemagne).

    • Cette autonomie passe évidemment par un autre fonctionnement des établissements: au delà du conseil d'administration, instance décisionnelle, le CVL doit être renforcé, le conseil pédagogique doit prendre toute sa place et l'équipe de direction doit être revue. Pour moi les chefs d'établissements doivent être des personnels d'éducation qui conservent une part de leur service (c'était en partie une proposition du rapport Pochard de 2008), comme en Allemagne. La section permanente doit être revue pour devenir un véritable lieu d'échange entre représentants enseignants, élèves et parents. Les assemblées générales d'élèves, de parents et d'enseignants doivent apparaître comme des lieux de débats, dans le cadre de cette autonomie.

  • Lectures, visites et campagnes

    Chambord1.jpgLectures d'abord. C'est le weekend et je me plonge goulument dans les ouvrages que j'ai à peine entrevu, entre deux correspondances de métro, pendant la semaine. L'"histoire du radicalisme" tout d'abord, feuilleté dans le bus qui m'envoyait courir dans le bois de Boulogne. J'ai découvert avec intérêt la naissance d'un parti centré sur les valeurs républicaines, où l'activité de comités clientélistes et d'élus opportunistes était toute entière tournée vers l'exercice du pouvoir. En bref un condensé de tout ce que j'espere que le parti socialiste ne deviendra pas. « Le voleur de vent », ce roman historique que j'ai à peine commencé (deux fois) parle d'une conspiration contre le roi au début du XVIIème siècle. Mais je m'endors à chaque fois à la 10ème page...et je dois tout recommencer. Et enfin, le dernier ouvrage de Dubet, cher à TMB, « les places et les chances ». Je n'ai jamais fait de sociologie, je me plonge donc difficilement dans ce clivage conceptuel entre une égalité des chances où l'on permet à chacun, quelle que soit sa catégorie, de s'en extirper, et cette égalité des places où l'on réduit l'écart entre ces « places » dans la société. Enfin, "la conspiration des Montmorency" avance bien: mon petit roman historique que j'écris exclusivement dans les cafés et les trains arrive au 13ème épisode (publiés sur facebook pour l'instant)...

    Visites ensuite. Les dernières pour moi? Le port de Cherbourg et ses crèpes salées? Plutôt le château de Chambord. Quand on arrive, en voiture, on découvre un immense bois au bord de ce beau fleuve de Loire. Au détour de la route, des tours d'allure médiévale, qui semblent innombrables, majestueuses, imposantes, richement décorées (ce que j'adore) à la manière de la renaissance...Un condensé donc entre le chateau fort et le chateau classique! Ce château est le plus beau de tous ceux que j'ai visité. Il n'a pourtant été habité que rarement. 72 jours pour Francois Ier qui l'a construit! Gaston d'Orleans et Stanislas le déchu l'ont plus marqué. En 1871, 3 jours de négociations s'y déroulent avec le comte de Chambord, dernier héritier des monarques français. Son intransigeance fait échouer, dans ces petites pièces confortables de la tour que j'ai visité, le retour à la monarchie. Je suis entré dans une cour entourée par un pavillon bas, admiré les riches ornements de tours à trois étages, arpenté avec fatigue un escalier à double entrée dû je crois au génie de Leonard. Je n'y suis resté que 15mn, j'étais en campagne.

    Enfin, campagne des régionales oblige, le temps libre est assez rare. Pourtant je n'ai pas la chance de mettre toutes mes forces dans la campagne d'une liste, en portant des propositions locales qui me tiennent à coeur. J'erre de meeting en meeting, de porte à porte en opération post-it, diffusant avec un plaisir très fier les nouveaux supports de campagne du Mouvement des Jeunes Socialistes: accroches portes, post it, tracts lycéens portent haut, et loin nos propositions pour un cartable numérique, des lycées durables ou encore le pass contraception.