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  • Nicosie, Mogadiscio, La Rochelle

     

    3061314543537.jpgIl y a deux semaines, voguant sur un matelas gonflable dans la Méditerranée orientale, je lisais un journal assez éloigné des mes idées, trouvé dans le Thalys: "the economist". Il traitait largement des problèmatiques de la crise monétaire et économique, expliquant évidemment que ce n'était qu'un accident...il accordait aussi une demi-page à la famine qui sévit actuellement dans la corne de l'Afrique. Loin de vouloir faire ma BA du mois, je souhaite m'attarder un peu sur cette situation. Quel exemple plus frappant de la « mondialisation heureuse » qui efface les frontières et les états? Dans le détroit d'Aden des milliers de conteneurs appartenant à des multinationales qui ont des chiffres d'affaires supérieurs à bien des pays, participant aux échanges mondiaux, se croisent sous les yeux d'une population qui connait la première famine depuis 19 ans et vit dans un pays qui n'existe plus, aux mains des terroristes et des pirates, des islamistes et d'états auto-proclamés tels que le Puntland et le Somaliland. La faim, les épidémies, tous ces maux qui font agoniser l'Afrique, « le plan B » de Lester Brown évalue leur résolution à un montant équivalent au budget annuel de la France. Rien d'insurmontable pour un monde si riche.

    Nicosie? J'y étais aussi il y a deux semaines. Imaginez la dernière capitale d'Europe coupée en deux, un pays européen occupé par une armée étrangère, un état (la république turque de chypre nord) non reconnu par la communauté étrangère dont les habitants attendent avec impatience (et un niveau de vie trois fois inférieur à leurs collègues de l'autre côté de la ligne verte) de rejoindre le paradis européen...c'était pittoresque, ces petits barbelés, ces drapeaux grecs, ONUsiens et turcs qui se succèdent sur 100m, ce checkpoint apparaissant sous une chaleur torride, et derrière, les sacs de contrebande qui s'entassaient...

    La Rochelle? C'était la semaine dernière. Je n'ai pas lu les journaux, juste vu les unes qui ne savaient que raconter à part une bise ou qui n'était pas à telle ou telle réunion et une très belle photo. La Rochelle s'est bien passé, c'était une ambiance studieuse, des formations expérimentales interessantes (médiatraining, influence sur le net), des plénières originales (la gauche qui gagne dans le monde), et un accueil passionnant (mais si rapide) des candidats aux primaires par les Jeunes Socialistes. Pour moi, évidemment c'était surtout des gens à transporter, à loger, à rencontrer, des tracts à distribuer, des tentes à monter en tapant des caillous avec  mes camarades bretons, mais surtout l'immense plaisir de retrouver mes petits camarades, au bord de l'Atlantique. Tous ces petits plaisirs estivaux passés, à nous la campagne, avec ardeur et tenacité: la droite ne lâchera rien.