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  • Un sujet délicat?

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    Quelle journée. Affiches de la mairie de Lyon, publications unanimes sur les réseaux sociaux, traitement étonnant (voire choquant) de la part des médias...on échappe difficilement aujourd'hui à la journée internationale des droits des femmes (terme exact, qui permet d'éviter les coups de pied). Quel sujet délicat. J'aime traiter tous les sujets, écrire sur tout, avoir une opinion et m'engager dans des combats très divers. Et pourtant, sur la question de l'égalité hommes-femmes, je me sens un peu crispé.

      Pourtant je ne devrai pas. J'exerce un métier de plus en plus féminisé, je m'engage dans le combat féministe régulièrement, la semaine dernière encore, en déposant un amendement dans mon organisation syndicale, pour que le congé parental soit partagé à égalité entre l'homme et la femme. Sans succès d'ailleurs, il a été rejeté. Et pourtant je me sens un peu crispé.

     Alors je me lance, je pense que les hommes ont le droit de s'impliquer pour l'égalité hommes-femmes. Sans être renvoyés vers la participation à un système patriarcal, réel, dont ils ne sont pas responsables. Sans être relégués à l'extérieur des débats des groupes de travail féministes, comme cela a été le cas dans des camps d'été internationaux des jeunes socialistes. Le MJS l'avait dénoncé. Tout en étant conscient que la rencontre de beaucoup de femmes avec le sexisme a été brutale et violente ce qui en fait un combat « pas comme les autres ». Je pense à ma sœur qui a dû arrêter ses études de menuiserie parce que les «compagnons » refusaient d'intégrer des femmes dans leur mouvement. Ou à des rencontres encore plus violentes.

     Je me bats pour que les genres ne soient plus une source d'inégalités et de discriminations. Et pour moi, ce n'est pas une affaire de blagues sexistes ou de mots à féminiser mais bien de lois et d'applications de lois, sur l'égalité salariale notamment, mais aussi pour d'autres politiques publiques essentielles : droit universel à une prise en charge publique des enfants, congé parental partagé à égalité, développement du sport féminin (http://tmb-blog.fr/legalite-femmehomme-dans-la-pratique-sportive-lexemple-americain/) , formation des enseignants à l'orientation pour lutter contre les préjugés sexistes, réforme des programmes, notamment pour intégrer l'histoire des femmes de manière substantielle (pas un sous-chapitre en seconde)...Il y a beaucoup à faire, ca vaut bien une loi-cadre.

     Mais au-delà de ces mesures nécessaires, je voudrai poser la question du genre. Les hommes aussi sont enfermés dans un rôle (discussion récurrente avec Thierry) : l'égalité hommes-femmes, c'est aussi lutter contre les jouets imposés, poupées pour les filles et soldats pour les garcons (je sais, j'ai l'air malin avec ma maitrise histoire militaire), réfléchir à l'échec scolaire au collège des garcons qui jouent un rôle... et tout ceci se joue dès le plus jeune âge.

     En politique aussi, la parité était nécessaire, elle a permis des avancées, mais elle ne suffit plus, et son utilisation pour des jeux internes a pu en faire un élément de clivage. Je regarde avec intérêt ce que font les verts pour instituer des co-responsables hommes-femmes à tous les niveaux, et surtout je pense que la formation aux responsabilités internes doit être développée pour casser des plafonds de verre en interne. Parce que les droits des femmes, c'est pas une journée, c'est toute l'année!