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Le "jeune" - Page 2

  • Rentrée, personnelle, syndicale et politique

    567066429.jpgUn article de rentrée c'est la pure des politesses. Cette rentrée est assez particulière pour moi...Pas d'école. Cette année, je n'ai pas eu droit au speech du principal, à ma première classe, au stress de la récré et autres "rites" éducatifs. Celà me manque tristement, mais je ne me rends pas encore compte. Le combat pour l'éducation continue. Les postes sont supprimés, l'avenir se ferme pour des milliers d'étudiants qui préparent des concours. La grippe fait sujet de conversation, placer les enfants devant la tv suffirait à remplacer les profs. C'est la rentrée politique. Ali Bongo en président du Gabon nous rappelle que la France, au vu du poids de l'entreprise Total dans le pays, n'a pas toujours les mains blanches. Des figurants accompagnent le président qui visite une usine, le MODEM propose des "réunions de l'alternance" comme si les défis du XXIème siècle étaient solvables dans un consensus mou uniquement basé sur les questions de société.

    Et pendant ce temps là, tous les matins, le 180 et la C m'amènent vers le 10ème arrondissement où je travaille, au 3eme étage. Questions de collègues mutés sur 3 établissements, questions de professeurs qui vont passer leur vie dans les transports, lecture d'articles sur une politique réactionnaire et "communicarde" du gouvernement, et quelques moqueries sur les gestes barrières...Qu'est ce que je fais au syndicat? Au delà des urgences de la rentrée des enseignants, je vais bientôt me lancer dans les élections au conseil d'administration des lycées et des collèges. En effet, depuis 1985, les EPLE sont animés démocratiquement par des représentants des enseignants, des collectivités territoriales, des usagers parents et écoliers et des équipes de direction. Au delà des questions de gestion que j'ai appréhendé l'an dernier lors de mon premier mandat, je pense qu'il faut aller plus loin. Les établissements doivent mettre en place chaque année un projet éducatif largement élaboré par parents/élèves et collectivités territoriales, qui associe les équipes pédagogiques! Et mon boulot, c'est de motiver mes collègues pour monter des listes et décliner les valeurs et les propositions du SE-UNSA dans les centaines d'établissement de l'académie de Versailles, mais aussi de les aider pour être entendus, porte-paroles de leurs collègues et acteurs efficaces de la vie de l'établissement!

    Mes journées sont bien occupées, et ces derniers temps, je redécouvre les valeurs de l'engagement...en discutant avec des nouveaux militants! 6 ans déjà que je ne me demande pas pourquoi je milite et pourquoi je pars à 6h du mat pour distribuer des tracts devant un lycée situé à 60km de ma maison...Oui parce que je pense que faire de la politique c'est jouer au sims et à plus ou moins long terme, influer concrètement sur la vie. Trop facile d'être fataliste. Et je suis de gauche parce que rêveur passionné, que le combat pour la justice, l'égalité et la liberté a fait vibré tout au long des livres d'histoire lus et relus. Mais l'expliquer, le diffuser , et convaincre surtout, ce n'est pas si facile.

    Prochain article, l'échec scolaire!

  • Du Danube à la Baltique

    BUDA.JPGIl y a une semaine, chargé de valises, je prenais le train pour l'Europe de l'est. Comment résumer ces 4000 km avalés en 74 heures de train, de Berlin à Budapest et de Varsovie à Zürich? C'est à peine moins que Napoléon en 10 ans, mais pas avec les mêmes moyens de transport!

    Tout d'abord, malgré d'excellents moments, une certaine désillusion: j'ai vu de très beaux paysages, au Lac de Neuchatel en Suisse par exemple, passé de bons moments, au bord de la mer Baltique, sur l'île de Rügen, rêvant sur la promenade des remparts de Buda, me relaxant dans les thermes de Pest, certes...mais je n'ai connu ni le dépaysement ni l'acculturation. À part un sandwitch bizarre au Bismarck (un poisson?) sur l'île de Rûgen et un resto sur les bords du Danube, j'ai peu mangé de plats pittoresques. Beaucoup trop de Francais, de touristes, et de Burger King, de Munich à Varsovie! Toutes les capitales et toutes les banlieues se ressemblent!

    Je suis décu par ce monde uniforme où toutes les musiques, toutes les modes et toutes les publicités se ressemblent...comment s'en échapper? Je n'oublie pas les bons moments. Aventures et cocasseries due à la malchance qui caractérise Hanna et moi, les délices des thermes et des cafés de Berlin et Budapest, les siestes sous le bastion des pêcheurs de Buda ou à Ostseebad/Binz...

    Mais je n'ai pas réussi à m'échapper...perclu par ces maudites couchettes, avachi sur la banquette des trains suisses, j'ai quand même fait un vrai voyage roots où on ne se douche pas tous les jours.

    Merci au pass interrail (160 euros pour 10 jours dont 5 jours de voyage) qui ne nous a pas empeché de découvrir les « youth hostels » tels que le meininger hotel de Berlin ou le marco polo de Budapest, à 50 euros la chambre double, avec ses chantiers en contrebas, actifs dès 6h du mat...J'ai usé mes sandales sur « Unter der Linden », contemplé un coucher de soleil sur la citadelle de Buda, perdu tous mes cadeaux berlinois au Deutsches Historisches Museum où j'ai pris de splendides clichés...et certainement pas perdu mon temps! J'ai commandé un train de nuit en langue des signes hongroise, visité les urgences de l'hopital de Berlin, bu un jus betterave/celeri au Kaufhaus des Westens (KADEWE) de Berlin, et dévoré pas mal de saucisses de Debrecen, et tout ceci, vous vous en doutez, est inoubliable!!

    Des prochains voyages? La Baltique. Une soirée Vodka en ex-urss...et beaucoup d'autres choses!

  • péripéties touristiques et activités estivales

    2009071716380549_Quicklook-original.jpgLa tête posée lourdement sur les mains jointes, agrippé à la serviette qui recouvre les carreaux de la piscine d'Orange, mes oreilles bourdonnent: mes plongeons ne sont pas encore au point! Ces vacances d'été 2009 sont particulièrement calmes et réparatrices. Téléphone éteint, sandales et maillot vissés au corps, j'aurais presque tendance à oublier ma vie francilienne de prof militant...

    2 mois de vacances c'est beaucoup. trop diront certains, comme dans "la sécurité de l'emploi" des fatals picards. Et bien je leur donne raison. L'année scolaire doit être allongée pour permettre des journées de travail plus courtes. Une partie doit être utilisée comme outil de formation pour des enseignants, les cadres les plus qualifiés de la fonction publique à l'issue de la masterisation annoncée des concours de l'enseignement pour la rentrée 2010.

    Mais revenons à nos brebis. Après une semaine parisienne, le 15 juillet m'a vu reprendre l'A6/A7/A9, route du sud et des embouteillages. Des projets plein la tête, pour l'an prochain, j'en reparlerai, pour irriguer mon cerveau d'idées nouvelles (mes autres articles parlent de ces lectures), mais aussi plus concrètement, de projets de voyage...La panne de ma voiture, hier, à Aimargues, remet un peu en cause tout celà, mais il y a encore 24h, je me voyais bien, chassant l'ours des Carpates avec Hanna, à la frontière slovaquo-ukrainienne...Touchons du bois!

    Cet été est beau. Pas que les plongeons ratés. Mon éducation culturelle se poursuit: je suis allé au festival d'Avignon! Dans une carrière surplombée d'étoiles, j'ai vu un spectacle de flamenco contemporain (http://www.laprovence.com/articles/2009/07/18/867320-Au-programme-Israel-Galvan-le-flamenco-de-l-apocalypse.php) d'Israel Galvan, à la carrière de Boulbon...j'ai vu un danseur exceptionnel, une mise en scene interessante (à part l'introduction avec un mec qui gratte le sable en trépignant qui m'a un peu intrigué), un spectacle son et lumières éblouissant! L'été continue, à Béziers, et, j'espere, ailleurs, avant de revenir à Paris! Le bus de La Rochelle ne se remplira pas tout seul...je m'y attelle demain!

  • Chaleur, langueur, et doutes éternels!

    lfg5f_vacances.jpgVacances. Il est 15h45, je suis assis dans un café de Vitry, écrivant un rapport sur l'organisation interne des organisations de jeunesse que personne ne m'a demandé d'écrire. Mais il faut bien s'occuper. Pas de copies, pas de cours à préparer, mon CCR est démobilisé pour cause de chaleur, le congrès approche, je ne sais toujours pas ce que je fais l'an prochain, alors, ma foi, mieux vaut travailler pour oublier! Demain, conseil général de l'essonne avec les troisieme. Ce weekend, repas avec mes parents, réunion du PS, soirée barbecue avec Aurélie, et surtout, surtout, plage! pour fêter la fin des épreuves? :-)

    L'année est passée à une vitesse folle. Les questions se sont superposées, ne sont pas toutes résolues mais ont été posées. Sur les choix de carrière que j'ai fait en refusant la section internationale du lycée de Pau, en février, qui ne correspondait pas à mes projets personnels. Sur les choix professionnels que j'ai fait et qui auront des conséquences, s'ils aboutissent, sur les deux années à venir...dur de concilier une vie professionnelle intense de prof de collège et un militantisme exacerbé par les mille et une spécificités de la région parisienne, je l'ai appris cette année à mes dépens. Aux dépens de mon sommeil, de la texture de ma peau aussi, j'ai envie de dire...

    Et pourtant, qu'est ce qu'elle etait bien cette année. Un domaine était particulièrement épanouissant, en tout cas en Ile de France...la classe. A travers toutes les fatigues, toutes les déceptions, chaque cours m'a ressourcé tout au long de l'année. J'ai beaucoup aimé mes sixieme, mes troisieme et mes premiere, et cette semaine c'était le moment des adieux. Petit prof remplacant, je ne reste pas l'an prochain. Brefs, empressés parce que le temps des adieux est réduit au minimum dans des cours où tout va vite, où l'on ne peut rien dire sans balancer 3 punitions, où le moindre avion qui passe est sujet à débordement...L'année était stressante, mais ces merveilleux élèves m'ont montré à la fois mes limites pédagogico-professionnelles (non je ne suis pas le sauveur suprême), les limites structurelles du système éducatif que j'ai bien pu appréhender en étant élu au conseil d'administration et de discipline...mais aussi le formidable métier d'enseignant, avec ses rires, ses sourires, et ce parent d'élève qui, à la fin de l'année, m'a dit que j'avais fait aimer l'histoire et la géographie à son fiston...

    L'année est finie, ces mille et uns souvenirs me suivront...dans les défis qui m'attendent! Lesquels? Réponse à la rentrée!

    PS: oui, en y réfléchissant peut-être, au delà de la classe, hanna a quand même participé au bon déroulement de cette année, sans immolation par le feu devant l'église d'Orange...si les lecteurs se demandent pourquoi je passe autant de temps sur mon balcon ou dans le train...hanna le sait!! :-)