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Le passionné de l'actualité - Page 4

  • géographie électorale, docimologie et nostalgie: que de mots compliqués!

    Montpellier comedie tramway1.jpgQue de sujets de réflexion aujourd'hui, qui me poussent enfin à reprendre mon clavier!

    - Connaissez-vous Alain Marleix? Ce gentil monsieur est à la fois secrétaire national de l'UMP aux élections et secrétaire d'état aux collectivités territoriales. Et vous allez rire, mais il est chargé de proposer une nouvelle carte électorale. Euh...oui oui le pro de la géographie électorale de l'UMP va bricoler les nouvelles circonscriptions. Vous vous dites c'est caricatural ils n'oseront pas c'est indécent et cynique on est quand même pas dans une république bananière, ils vont pas oser!

    Et si. 2/3 des circonscriptions supprimées sont à gauche, 2/3 des circonscriptions créées seront de droite. Rajoutez y les nouveaux députés des Francais de l'étranger qui sont tous des nantis et comme dit Martine AUBRY: "même avec 51% des voix la gauche ne pourra pas accéder au pouvoir". Vous remarquez que ce n'est pas la priorité des médias. La liberté de la presse, rempart de la démocratie? Mon oeil!

    - Connaissez-vous la docimologie? C'est la science de l'évaluation, comment noter, évaluer, savoir ce que l'on note, comment l'on note? J'adore. J'essaie petit à petit de tester des petits trucs...Je note depuis mes débuts des compétences telles que l'organisation ou l'argumentation d'un propos argumenté, et je ne suis pas très convaincu par l'évaluation de la présence de notions...en bref un paquet de copies tous mes amis adorent mais on est pas forcément à l'aise. Forcément injuste une correction. Parce que parfois je suis fatigué et une écriture un peu trop cursive va me rendre aussi tolérant et indulgent que Ivan le terrible ou mon ancien prof de médiévale...Parce que je suis très à cheval sur "reprends la question dans ta réponse" mais pas trop sur le style...Comme quoi tous les profs noteront différemment.

    Alors que faire? Des barêmes précis pour commencer. Décider de la part compétences/connaissances définitivement. En finir avec l'imbecillité de la note sur /20...et peut-être, comme le MJS posait la question dans son chantier éducation, réfléchir à la pertinence de l'évaluation par notes...l'effort, la progression, l'acquisition c'est pas mal aussi non?

    - Connaissez-vous Montpellier? Question plus facile hein! J'y étais hier pour manger les pates de Cédric, assister aux réunions de Merry, aux speechs de Michael, et retrouver mes boutiques préférées de la place de la préfecture (armand thiery et gibert jeunes pour ne point les citer). J'y ai vécu plus de 3 ans, perso. C'était la grande ville que je regardais avec envie comme tous les Biterrois ("sérieux, ils ont un tram eux!!"). C'est là où j'ai passé ma licence, ma maitrise et mon CAPES, certes...mais c'est surtout là que je me suis épanoui dans le militantisme le plus exigeant. J'ai cassé 3 valises en acheminant des centaines de milliers de tracts UNEF d'Antigone à la fac de lettres. J'ai sillonné les cités U pour les élections des conseils de résidence, et les sites universitaires pour les réunions de CAS. Je ne peux pas observer le café du théâtre, siège ancestral des réunions MJS, sur la place de la comédie, sans un petit pincement au coeur. C'est ma ville, comme Heilbronn, et un peu Paris, aussi. C'est une belle ville, la plus agréable à vivre. La colline du vieux Montpellier, les terrasses de la com', les rives du Lez...c'est un rêve!

  • Les enjeux des élections législatives allemandes de septembre 2009

    180x180_rIYCwCw7pY.jpegS'intéresser, analyser la politique allemande, le paysage politique et les enjeux électoraux avec des concepts et un point de vue français est particulièrement périlleux voire insensé. Dans 6 mois, les Allemands éliront la chambre basse du parlement, le Bundestag; et un chancelier ou une chancelière ressortira de la majorité élaborée sur la base d'un programme commun à l'issue des résultats électoraux. C'est un système d'élections mixtes, à la fois de liste partisanes à l'échelle des états, et de circonscriptions pour les quelques 300 Wahlkreise, qui permettent d'habitude des résultats assez nets et représentatifs à la fois.

    Le système politique allemand a évolué mais ses racines plongent jusqu'au IIeme reich, quand la démocratie parlementaire se mettait petit à petit en place face à Bismarck et Guillaume II (vaste programme!). Le SPD, parti social-démocrate, date de 1876, tandis que les partis bourgeois tels que le parti libéral et le zentrum, devenu FDP et CDU, s'organisent surtout pendant la république de Weimar. Les partis nationalistes disparaissent, discrédités, après la chute du 3ème Reich qu'ils ont aidé dans son accession au pouvoir en 1932/1933. D'un autre côté, les partis d'extreme droite (Republikaner, DVU, NPD) restent divisés, même après une montée inquiétante au début des années 1990, tandis que les verts apparaissaient en 1970 et se dotaient d'un jeune leader issu de l'immigration turque l'an dernier, Cem Ozdemir... D'un autre côté, les communistes, inexistants en Allemagne de l'ouest après la guerre froide, réapparaissaient avec la réunification, avec l'ancien parti unique est-allemand devenu PDS, en dépassant parfois la barre des 5% permettant d'accéder au bundestag, renforcés par leur coalition électorale avec les décus de la social-démocratie, appellée die linke, depuis 2005.

    La république fédérale Allemande est dirigée par un chancelier, certes, mais surtout par des combinaisons partisanes aléatoires appellées coalitions...et il en existe plusieurs formes! Les notions de droite et gauche sont très floues en Allemagne où l'on réfléchit plus par conservateurs/libéraux/socio-démocrates/nationalistes...et où les alliances se font et se défont sur la base de programmes concrets précis après d'apres négociations...comme en 2005 quand le SPD et la CDU/CSU ont du se résoudre à une grande coalition, dans la mesure où leurs partenaires naturels (verts d'un côté, libéraux-démocrates de l'autre) n'avaient pas réuni d'assez bons scores pour former une majorité! Comment est-ce possible? En France, j'ai des camarades peu nuancés qui se font concurrence pour crier plus fort que les autres que les Allemands de gauche sont des traitres...un peu plus on sortirait des arguments historiques...alors que tout simplement leurs lignes de clivage ne sont pas les notres, leur système, plus proportionnel, est différent, alors pourquoi plaquer nos schémas?

    Depuis 2005, les partis au pouvoir sont affaiblis, leurs lignes de clivage amoindries par leur cohabitation. Le SPD est sur une ligne plus libérale avec son aile droite, FW Steinmeier, alors qu'Angela Merkel fait vibrer très fort l'aile sociale de son parti de centre-droit, la CDU. Celà laisse un boulevard aux verts, déchainés sur l'anti-nucléaire que leur laisse le SPD jugulé par ses accords de gouvernement, pour die Linke, alors que la crise sociale et économique remet en cause les options libérales, ou pour le FDP qui rassemble les décus de la CDU, à droite!

    6 mois avant l'élection, où en sommes-nous? d'apres les sondages, si les élections avaient lieu demain, la CDU obtiendrait 34% des suffrages, le SPD 22%, le FDP 18%, die Linke 12% et les verts 10%...Les coalitions possibles? A droite toute avec NOIR/JAUNE (CDU/FDP) en se disant qu'avec un pareil score le FDP peut presque demander la parité complete au gouvernement et notamment la vice-chancellerie pour son jeune leader Guido Westerwelle...Au centre toute avec le retour de la grosse Coalition qui après tout tient bien la route avec ses deux sexycentristes que sont le ministre des affaires étrangeres Steinmeier et Merkel à la chancellerie (la "machine à laver "au vu de l'architecture pour les intimes des virées berlinoises)...et j'apprends par un article de presse très interessant http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j6XtkklPm36t5QKP6ytvcD7g3-Jw que Steinmeier se rapproche de Westerwelle et n'exclut pas l'idée d'une coalition libérale de centre/centre-gauche qui n'avait jusqu'ici était réalisée que par Helmut Schmidt de 1974 à 1983! Argh trahison, tous des droitiers vont grogner mes camarades. Certes, mais sur la base d'un programme commun issu de lignes de convergence sur l'éducation, l'immigration, le désarmement et la libéralisation des moeurs! De la même manière que le SPD a travaillé avec la CDU sur la réforme de l'état...Elle est loin la coalition de gauche rotrotgrün évoquée lors des élections de Hesse l'an dernier!

    Quels sont les thèmes de campagne? Evidemment de la tambouille avec Merkel l'hésitante-pas-capable-de-gérer-la-crise martellée par le SPD qui fleure un peu le machisme mais bon...Mais aussi des vrais débats de fond auxquels j'avais participé en faisant campagne pour Schröder en 2005 à l'époque du tournant de gauche du SPD: assurance citoyenne (Bürgerversicherung) pour la santé contre forfait individuel (Kopfpauschal) proposé par la CDU, interdiction des frais d'inscription universitaires (studiengebühren) contre limitation des compétences fédérales en matière d'éducation...d'autres sujets sont plus technocratiques comme la redéfinition des compétences fédérales et régionales (Föderalismusreform) ou plus consensuels comme la lutte contre l'extreme droite...Voyons maintenant parti par parti!

    Que veut le SPD? De nouvelles propositions pour un nouvel état social: assurance maladie payée en fonction du revenu, SMIC (mindestlohn) négocié par les branches, mais aussi malheureusement des retraites plus flexibles ou encore la fameuse sortie du nucléaire, le "atomausstieg". Que veulent die Linke, guidés par Gregor Gysi et Oskar Lafontaine? Casser le système bipartiste ou bi-coalition (ca c'est réussi) et veulent concentrer leurs propositions sur  la lutte contre les privatisations, le nouvel état social, la lutte pour l'égalité hommes/femmes au boulot et à l'école...De leur côté, les verts refusent de parler alliance et veulent se concentrer sur leurs thèmes de campagne: les libertés publiques, l'énergie et le développement durable ou encore la paix et la lutte contre la précarité (ils préconisent le Grundeinkommen, sorte de RMI). Le FDP avec son slogan "mehr netto vom brutto" qui signifie à peu près moins de taxes sur la feuille de paie, veulent moins d'impôts, moins de dettes, plus de libertés dans la société et pour les entreprises...de vrais libéraux qui veulent moins d'état quoi! La CDU est à la tête des sondages mais pas forcément en position de force: pas de proposition phare, pas de projet global, le premier parti d'Allemagne s'est technocratisé et n'aspire qu'à "gérer"...

    En bref, de beaux débats de fond, quelques petites attaques de bas-fond et comme débat principal, comme d'habitude, les coalitions...en se disant que pour celle que je défends, évidemment la gauche plurielle (rotrotgrün) rien n'est simple: 2 partenaires c'est compliqué à gérer en Allemagne (ca marche toujours par 2 si je compte pas la CSU) et le SPD est très partagé par rapport à son partenaire die linke avec laquelle elle cogère certains états: c'est quand même l'ancien pârti unique de la RDA qui a mis en place une police politique, la stasi, dont on vient à peine de sortir les archives des débarras (avec son lot d'espions retrouvés "subitement" qui permet très pratiquement d'éliminer ses rivaux politiques)...et que die linke a un peu du mal avec un SPD revenu au centre gauche voire au centre avec un nouveau leader schröderien, Frank Walter Steinmeier, aile droite du parti! Ce qui ne m'empêchera pas de faire sa campagne dans quelques mois...Les Jusos allemands font la part des choses (et avaler quelques couleuvres, on a bien fait campagne pour Royal)!

     

  • pensées chlorées de France et de civilisation

    france.jpgJ'ai retrouvé le chemin de la piscine de Vitry. La joie des éclaboussures, les trépignements devant ces retraités qui provoquent des bouchons dans la rangée de droite, les hors bords et autres prépubères hurlants qui jouent au sous-marin, cette douce sensation d'être plus leger, mêlé à ce parfum, ce bruit indéfinissable qui me rappelle l'école primaire. Que faire à la piscine? Penser. Penser à ce f. dossier de subvention de section euro que je bricole, comme projet pédagogique, alors que je peine à remplir les rubriques du budget prévisionnel, et pour cause...

    Mes pensées aussi trépignent et s'agacent, entre cours à préparer, mails de cadrage à envoyer, entre ce qui se passe à Paris et ce qui se passe dans les hautes-Alpes...je pense pourtant à la France. La France du XXIème siècle. En quelques aller-retours de 25m, je pense à celà, à quoi servira, quelle sera la place de la France au XXIème siècle? Quels sont ses atouts humains, économiques, sociaux, diplomatiques qui lui donneront son importance au sein de la confédération européenne qui fera son apparition dans les années 2010?

    La France a des atouts, comme grande puissance historique. Elle a des atouts, de par son territoire, de par ses savoir-faires technologiques, mais aussi des handicaps. Que doit-on nous envier? Point par point? Une surface agricole immense, des ressources énergétiques naturelles inépuisables, en eau, en vent et en soleil. Mais aussi une force considérable dans les industries de pointe, un système éducatif de masse, une armée glorieuse présente dans le monde entier, avec ses armements sophistiqués. Mais quelles faiblesses aussi! Quels archaismes! La France fait le choix du nucléaire quand on sait que l'uranium à utilisation constante viendra à manquer, verra son prix augmenter dans les 50 prochaines années! Quelle mauvaise utilisation d'un appareil administratif quand on supprime des agences d'emploi, quand on recule toujours et encore la nécessaire réorganisation et démocratisation du système éducatif, quand on superpose collectivité territoriale sur syndicat de gestion à tout va!

    Que va t'il se passer dans les 50 prochaines années? Je préfère penser à ca, plutôt qu'au rêve de ma dernière nuit qui s'est arrêté sur une carte des réseaux RER au sud de Paris. J'ai trop lu d'articles sur le pass navigo. Dans les 50 prochaines années, les inégalités au sein des pays du sud vont s'accroitre, entre pays émergents, et pays très pauvres. Certains pays s'enfoncent dans la crise alimentaire, climatique et dans la guerre civile. La priorité, c'est d'établir des états de droit dans toutes les parties de la planète, soutenus par des organisations régionales tels que le Mercosur, l'union africaine et cette union d'asie du sud qui n'existe qu'au point de vue militaire. Dans les pays émergents, les inégalités internes sont très fortes, en Chine, en Inde, au Mexique ou encore au Brésil. En commun, d'immenses ressources et richesses territoriales, mais l'incapacité à les distribuer justement. L'état providence n'est qu'embryonnaire, la priorité doit être la redistribution des richesses.

    Dans les pays du nord, la crise structurelle est là avec ses conséquences. Depuis les années 70/80, règne partout la précarité organisée, le capitalisme effrené qui fait rêver, l'affaiblissement des outils de redistribution et la diffusion de nouvelles valeurs de civilisation. Les séries TV sont le plus puissant outil de transmission de valeurs jamais mis en place. Ils ont permis à l'habitat pavillonnaire de défigurer les territoires européens, au travail d'être accepté comme unique raison de vivre, à la politique d'être limité au spectacle des combats de coqs, et aux centres-villes d'être supplantés par les centres commerciaux comme lieux de convivialité. Cette acculturation mondiale est une mutation organisée, parallèle au changement de siècle opéré avec la chute du mur. Dans quelle ère sommes nous aujourd'hui, bonne question, et moi je retourne à la maison blanche (saison 2!)

  • de la neige, de la rentrée et du monde

    neige-de-reve.jpg18h45 Je sors du bus et la neige crisse, croustillante, sous mes chaussures. C'est LA news du jour. Les flocons ne tombent plus. Ce matin, je marchais avec précaution, en arrivant au collège, trébucher et m'étaler devant mes éleves aurait été une mauvaise idée pour entamer la rentrée. Quand la sonnerie retentit, mes collègues et moi sortons tous en même temps de la salle des profs. En rang par trois, nous nous dirigeons vers la cour, je me sens revenu dans la corpo, je me sens à nouveau prof après la relâche des vacances. "Monsieur, vous êtes assortis à la neige!" C'était bien le jour pour mettre une chemise blanche...

    Arrivé dans la cour, la neige vole, j'ai face à moi toutes les classes de sixieme dont la moitié me saluent (pas de cris aigus, ils ont pas encore repris leurs bonnes habitudes). Je me trompe de classe, cherche la mienne, l'amène, à reculons (comme d'habitude) vers les escaliers. Salutations d'usage, c'est la rentrée, je reprends mes habitudes, mes repères (le cahier d'absences, les regards méchants, les carnets, les rires, les enjambées...)! Finis les climats, je commence "le peuple de la bible, les Hébreux"...mit Mühe: je ne suis pas à l'aise! Expliquer croyances et Histoire à des sixieme, c'est sensible!

    Les cours finis, c'est la vie au collège, ses lieux et ses rythmes, la salle des profs où je me cache (j'aime pas les voeux), la salle informatique où j'imprime mon dossier d'inscription pour le stage d'été des sections européennes? à Düsseldorf...c'est bien la seule possibilité de formation qui m'est offerte! Et puis c'est le RER, ce roman historique avalé de massy/Pal à Gare du Nord...Et cette apres-midi au syndicat. Cette collègue qui veut démissionner parce qu'elle n'en peut plus, qu'elle est néotitulaire et que c'est trop dur, quand on vient du sud et qu'on a tout quitté à la faveur des mutations les plus technocratiques du monde. Ces démarches au rectorat. Et des résultats peut-être? Pas sûr...des milliers d'enseignants démissionnent dans les premières années. Aucun soutien de l'institution, alors que la droite supprime l'année de stage, ce sas, ce cocon dans lequel la "vocation", ce sacerdoce pédagogique, était appréhendé dans ses difficultés, avec des tuteurs, des formateurs, des collègues qui vous soutenaient...tout ceci passé à la moulinette des économies libérales!

    Le soir, apres l'heure de RER/METRO/BUS où j'avale encore le 4eme tome de fortune de france, de robert merle (l'enfance de Louis XIII pour être précis), c'est le repos du guerrier. Les infos. C'est sacré. Et là, quelques réflexions. Nous sommes en 2009, et l'on parlera surement plus tard des années 90/2010 comme d'une guerre de religion planétarisée qui ringardise la guerre de 30 ans (1618/1648) qui avait mis l'Europe à feu et à sang. Mais je trouve que les média ont quand même leurs théâtres de guerre favoris. Je ne dénigre pas à quel point le conflit israélo-arabe est révélateur des conflits du XXème siècle, est symptomatique d'un état au peuple meutri et d'un peuple meutri sans état, mais cette crise n'est pas la seule que connaît notre planète alors que l'année 2009 démarre.

    Dans le Cachemire, au Nord de l'Inde, 3 puissances nucléaires, puissances émergentes, parmi les plus peuplées du monde, se regardent du coin de l'oeil, le doigt sur le bouton atomique. à Kerbaba, le conflit sunnite/chiite menace alors que les terrorismes se portent très bien, et que dans le Golfe d'Eden, les pirates somaliens font régner la loi de l'anarchie. Dans la région des Grands lacs africains, les machettes, dans le silence médiatique le plus total, égorgent des milliers d'innocents. Pendant ce temps, les ressources de la planète s'épuisent. L'Amazonie fait l'objet d'une appropriation territoriale méthodique du Géant de l'Amérique du Sud, alors que les surfaces agricoles sont menacés par l'intensification des cultures et l'extension des cultures OGM...L'eau est rare, des millions de personnes meurent chaque année parce qu'ils boivent de l'eau impure. C'est la première cause de mortalité mondiale. Et tous les matins, je passe 15 mn sous la douche, dépensant approximativement 20 litres d'eau, soit 3 fois la consommation annuelle moyenne d'un Cubain.