Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

PS - Page 5

  • des idées, des rêves, des combats: la convention nationale du Mouvement des Jeunes Socialistes

    4335771314_ff11f2baa8.jpgLa convention nationale du Mouvement des Jeunes Socialistes s'est déroulée ce weekend au siège de campagne de Jean Paul Huchon. Au programme: lancement de la campagne des régionales et surtout, présentation des propositions du MJS pour l'emploi des jeunes. Au congrès de novembre, à Grenoble, les jeunes socialistes avaient décidé d'organiser des grandes conventions nationales pour ébaucher leur projet pour 2012. C'est l'objet du projet "perspectives 2012", dont s'occupe Thierry, qui a fait plancher fédérations, militants et instances du MJS sur la thématique de l'insertion, des discriminations et de la précarité.

    Un CN doublé d'une convention, c'était un petit morceau d'originalité. le lieu? le local de campagne du candidat francilien JP Huchon, sa salle ronde, ses canapés et sa salle de réunion où l'on prépare les effets de manche. L'ambiance? Travail le matin, meeting l'aprem, fête le soir...et décomposition le matin: on était très fatigué. réunion "campagne des régionales", transport de tracts, relecture de réso, coaching d'interv, comatage dans la salle annexe, papotage dehors, boulangerie ou les mille et uns moments d'engouement et de convivialité d'un rendez-vous militant.

    6 ans déjà que je fréquente ces réunions. Mon premier CN du MJS, c'était en juin 2006. J'avais 22 ans, je venais de réussir le CAPES, j'avais 3 ans de syndicalisme étudiant derrière moi et je découvrais solférino, sa cour, ses rumeurs, ses couloirs, ses motions et sa machine à café. Aujourd'hui, je me retourne, je vois, certes, bcp de fatigue, parfois même du découragement, de la jalousie, mais surtout des amis. Et je suis heureux de pouvoir aujourd'hui aider des gens à prendre à bras le corps leur engagement, que ce soit pour la première interv à préparer ou pour la première contrib à rédiger. Je serais radicalement différent si je n'avais pas vécu ca, les rides et les reflexes pavloviens et crypto-résistants, au moins.

    Le CN du MJS, c'est un nouveau mandat qui prend forme. Un travail de fond, une communication plus professionnelle et plus innovante, une adhésion plus simple. Des formats nouveaux qui balbutient un peu, l'envie d'être plus efficace (porte à porte de campagne, conventions ouvertes...) et toujours, l'amour de l'engagement, même quand on a 4 personnes à héberger dans un T2 et qu'on gâche son premier weekend dans son nouvel appartement...à quand le weekend douillet, couette dvd?

  • Les voeux de Martine Aubry: un vent de conquête souffle dans la cour de Solferino!

    ps.JPGMartine Aubry présentait ce matin ses voeux à la presse, au siège du parti socialiste, 10 rue de solferino. Ces voeux, adressés aux journalistes dans la salle du conseil national, bondée, étaient un peu particuliers. Pour plusieurs raisons.

    1/ Ces voeux sont le pendant des voeux présidentiels, et Martine Aubry s'est clairement positionnée comme meneuse de l'opposition en faisant, à court et à long terme, le bilan de la decennie et de l'année pour la France et le parti socialiste, tout en posant des jalons pour les prochaines échéances.

    2/ Ces voeux à la presse se sont révélés de véritables voeux "pour la presse": La première secrétaire s'est longtemps exprimée dans son introduction sur l'indépendance de la presse, les menaces qui planaient sur RFI ou France 3, en saluant les initiatives et les nouvelles formules nées en 2009, tant sur le net que dans la presse écrite.

    3/ Ces voeux sont un peu particuliers car le parti socialiste passe une nouvelle étape: Lancement de la coopol, réseau social et numérique du parti socialiste, lancement du nouveau site du Mouvement des Jeunes Socialistes, en pleine transformation pour devenir une organisation de jeunesse de masse, beaucoup de choses changent!

    Le contenu, le sens de ses voeux? Martine Aubry est revenue sur l'année passée, mais aussi sur la décennie des années 2000 et de ses promesses non tenues. Elle a dénoncé "l'hyperprésidence, qui n'est pas forcément l'hyperefficacité", et le fait que dans le monde, depuis 2007, "la voix de la France porte moins". Martine Aubry a pris du recul sur la crise, sur les positions qu'avaient tenu le parti socialiste, sur Copenhague et le caractere injuste de la taxe carbone qui n'est ni efficace, ni écologique. Elle a présenté un parti rassemblé, où les divergences ponctuelles n'empêchaient pas l'émergence d'une "force nouvelle et prometteuse".

    La première des socialistes a lancé de nombreux chantiers pour l'année 2010: Faire de l'emploi une priorité dans nos propositions, porter un projet de loi sur la souffrance au travail, revendiquer des moyens pour l'avenir des jeunes (emploi, apprentissage, éducation), et enfin agir concrètement contre les discriminations: accords entre les collectivités territoriales, et le secteur privé, dans le secteur du logement, de l'emploi, etc: dans le cadre des régionales notamment, le projet de maisons régionales anti-discriminations sera porté haut et fort.

    Ces voeux, clairement, indiquent un nouveau départ pour le parti socialiste, à quelques mois des élections régionales. Un vent de conquête soufflait, ce matin, dans la cour d'honneur de Solferino!

  • Du Roi, de la neige, des régions

    regions_adm.gifEncore une note fourre tout, une note pour indiquer tout ce que je fais et tout ce que je pense. Pour parler du trajet d'un quart d'heure sous la neige pour aller à la gare rer, de ces livres qui me noient dans mes rêves alors que je suis assis dans les rames de la 4, de ces combats politiques qui m'obsedent la nuit comme le jour, à Béziers comme à Paris, au PS comme dans les instances nationales du MJS. Envoyer mes voeux, rénover mon blog, ca c'est les petits plaisirs, mais quand il s'agit de rédiger des kits et de rappeller des gens, celà s'annonce comme une journée de technocrate...

    Du ROI. Je lis actuellement un excellent ouvrage dirigé par Jean Francois Revel sur la longue durée de l'Etat dans l'histoire de France, sujet qui me passionne. La longue gestation des institutions publiques couvées par de faibles personnes qui ont su, à l'âge de l'épée et du fanatisme religieux, défendre et faire triompher l'intérêt général et construire une administration étatique, ca me laisse béat. D'un autre côté, la lente sacralisation du Roi de France me laisse aussi particulièrement rêveur, je me vois bien sous un dais, tenant un sceptre, recevant mes sujets...sans doute ce rêve n'est pas étranger à mes études et à mon engouement pour mon métier. Métier délaissé d'ailleurs, interrompu... Oui V., je n'ai pas d'élèves, parce que mon stress ne peut se satisfaire d'une carrière rectiligne et j'hesiterai constamment entre reprise d'études, passage dans l'armée ou "cursus honorum".

    De la neige. La vie à Paris c'est la boue glaciale, le froid saisissant, mais aussi les mille embûches d'une recherche d'apparts. Coups de fils aux propriétaires, course de rapidité sur pap.fr, consolidation du dossier...Pourquoi est-ce si dur de chercher un toit? Rien de tel qu'un propriétaire hésitant pour renforcer mes convictions socialistes et mes projets de spoliation et d'abolition de la propriété...

    Des régions. Je vais travailler pendant 3 mois sur les élections régionales. Je découvre d'excellents bilans, un projet ambitieux, mais encore dans mon cher parti socialiste, pas assez de dynamique pour aller cueillir la victoire. Et j'espere bien que les jeunes socialistes sauront insuffler ce dynamisme. En tout cas je m'y emploierai. J'en aurais l'occasion. Voire plus.

  • L’histoire-géo au lycée : c’est un peu plus compliqué que ca

    logo_Histoire_GEO_450.jpgRapidement, parce que tout le monde s’emballe. Il est question aujourd’hui que l’histoire géographie ne soit pas un enseignement obligatoire en terminale scientifique. Cette nouvelle a fait débat, elle a provoqué un tollé d’universitaires. Ce n’est pas la première fois que l’on parle de cette matière et de son contenu dans le débat éducatif. C’est une question politique, on en a même débattu à l’assemblée nationale (colonisation, etc.). C’est une question symbolique, la France, comme l’indiquait Bruno Julliard dans le communiqué de presse du parti socialiste, a parfois du mal à regarder son passé en face. Je vois cette question à la fois en tant qu’ancien étudiant en histoire, en tant prof d’histoire-géo, en tant que syndicaliste enseignant et comme militant socialiste. Dur, parfois contradictoire, mais voici ma vision :

     

    1-     l’enseignement de l’histoire a évolué. Proposé par les jésuites dans le cadre des « humanités », c’était l’ « exempla » des grands hommes qui devait faire murir les élites modernes dans le parfum de la gloire et de la sanglante odeur des batailles victorieuses. Devenue matière patriotique en 1870, matière de la revanche avec la géographie, qui apprenait à connaître la ligne bleue des Vosges, elle est devenue science sociale dans les années 20. L’histoire enseignée, dans les années 70, devient une histoire sociale, économique, politique qui ouvre à la citoyenneté et au fonctionnement de la société et du monde, couplée à la géographie et à l’éducation civique. Pour moi, cette matière a sa place dans le socle commun de la scolarité obligatoire et comme une matière à prendre une fois au moins dans un panel d’options d’un cycle terminal de deux ans à la fin du lycée, et pour tous les lycéens, du professionnel au général, ne soyons pas, nous-même, élitistes.

     

    2-     Je suis pour une refonte du système éducatif, des programmes définis par grandes notions interdisciplinaires déclinées de manière complémentaire : comprendre le monde, agir dans la société, agir dans l’espace de manière écologiquement responsable, etc. l’histoire et la géographie, tout comme les SES, ont leur place dans ces grandes notions. Mais l’histoire-géo n’est pas la seule à forger l’esprit de citoyenneté, la physique et le débat sur le nucléaire, les SVT et le débat sur les biotechnologies, les lettres et les arts y concourent aussi ! Pour moi, la réforme du lycée doit avoir pour objectif interdisciplinaire l’apprentissage de la citoyenneté et de l’autonomie dans toutes les matières, ECJS et TPE compris !

     

    3-      Comme militant socialiste et comme syndicaliste progressiste, je considère que notre lutte contre un gouvernement qui s’attaque pas à pas aux mécanismes de solidarité et au service public ne doit pas nous faire tomber dans des réflexes disciplinaro-corporatistes. Défendons une vision globale de l’éducation avec nos partenaires syndicaux et associatifs ! Défendons bec et ongle la mise en place concrète de l’autonomie pédagogique, de l’accompagnement personnalisé et de la mise en place de nouvelles options ! Et clamons très haut et très fort qu’on ne peut porter une réforme et supprimer des postes, que c’est hypocrite et cynique ! On ne doit pas défendre chaque matière dans chaque année, on doit défendre chaque notion dans chaque cycle.

     

    4-     Pas de convergence des luttes dans l’incohérence ! Il ne faut pas unir des oppositions contradictoires à la réforme du lycée, il faut porter un projet cohérent et positif pour une autre réforme : Orientation choisie, suppression des filières, scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans, nouvelles pratiques pédagogiques pour l’autonomie, voilà mes horizons !