Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

enseignement - Page 4

  • splendeurs et misères...de l'orientation et de la cinquième république!

    ori1.jpgLes conseils de classe sont toujours un plaisir. Surtout quand je les préside. à quoi ressemble la préparation d'un conseil de classe? Hier, c'était ma journée orientation...Une heure de vie de classe pour parler avec certains élèves de leur situation. Evidemment mon tact naturel, que certaines personnes ont déjà apprécié, a fait pleurer Sarah..."que penses tu du redoublement"? Elle en pensait des larmes, qui coulaient sur ses joues, j'avais gagné ma journée...suivant! Se succédaient des élèves à qui je parlais orientation, mais comprenaient ils les enjeux, à 12 ans? C'était une question en l'air. Sur mes 130 élèves aucun ne redouble. Comme l'a dit une des personnes qui participaient au conseil: "la république française doit-elle investir 8000 euros pr monsieur Untel"? Tout le monde passe. Evidemment les redoublements étaient souvent inefficaces. A suivi une heure et demi d'un autre conseil...alors qu'avait précédé une heure de discussion avec les autres professeurs pour préparer le conseil...

    Mais chaque année, j'envoie des dizaines d'enfants au casse-pipe. Les dispositif d'accompagnement sont rares. Certaines classes à petit effectif permettent de rattraper des lacunes. 15 places pour un bassin d'enseignement. Et les autres? Sacrifiés. Tous ceux qui passent avec des notes catastrophiques ne pourront pas rattraper leurs lacunes. Peu de soutien. Des PPRE (un prof par eleve pour cibler les difficultés) seulement en sixieme...des heures d'ATP (accompagnement au travail) qui suffisent à peine à donner un coup de main aux devoirs.

    C'est une honte pour la république française. L'école ne donne pas de deuxieme chance. Marche ou crève. à la gauche d'imaginer et de mettre en place ces dispositifs pour que les élèves puissent progresser à leur manière, à leur vitesse. Réfléchir au travail par groupe, réfléchir aux classes aménagées (ex. 5/4eme en 3 ans) qui permettent de rattraper des lacunes. Instituer des cours particuliers gratuits. Apprendre aux enseignants la pédagogie différenciée. Introduire le soutien du soir dans le service des enseignants. Détecter les difficultés plus tôt avec un système de profs référents pour un petit nombre d'élèves. Ce n'est pas de la charité, c'est une lutte contre des inégalités sociales, culturelles, qui existent. L'école est cruelle quand elle lâche la main d'un élève qui se noie. Le passage méprisant qu'elle offre à ses élèves est indigne d'une démocratie.

    et que deviennent-ils me direz vous? Ils embetent leur classe une année durant, puis on les dirige en pré-apprentissage ou en voie pro....

    Aujourd'hui je me suis énervé ont-dit mes élèves. En fait c'était plutôt exaltation. Je leur demandais pourquoi on ne fêtait pas l'anniversaire de la cinquieme république. 50 ans ca se fete non? Tout ca pour entrer dans la complexité du "coup d'état?" du 13 mai 1958, que je connais très bien grâce à Michael Delafosse et à son beau cadeau (à savoir l'ouvrage de Winock sur les "30 journées qui ont fait la France"). J'ai essayé, comme d'habitude, de les mettre dans le contexte, dans l'ambiance...l'instabilité et la crise ministérielle. Les Francais d'Algérie. La volonté d'intégration des musulmans algériens. L'apparition de l'OAS. Les attentats algériens. L'espoir que représentait De Gaulle, le libérateur de la France...Et puis on est passé à mai 68...j'ai essayé d'expliquer ce qu'était une révolution culturelle. La revendication de la mixité à l'école et dans les cités U. la révolution dans l'éducation, la chute des estrades, les cours qui changent de forme et les tables qui se mettent en U...et ca a pas trop mal marché...mais c'était pas du cours IUFM:-) deux moyens pour m'exalter en cours: mes hommes historiques préférés...ou la monarchie française!

  • Quelle éducation au XXIème siècle?

    80177147.jpgà priori, quand je reviens d'un CN à 1h du mat et que je me mets à écrire des notes c'est mauvais signe. ou que des gens m'ont embété et c'est le cas. ou que je cogite et c'est le cas. ou que j'attends et c'est le cas. Arrière fond de clip, les "misérables" de victor hugo sur le lit-canapé pour me divertir après le blogging et c'est parti. Parti pour quoi, mais pour parler éducation évidemment! On en a discuté en CN, notamment avec une camarade-collegue de Metz. Mais je réfléchis surtout à quel point tous les projets que nous pouvons faire pour un service public de qualité, en terme de moyens, d'organisation, de politiques sont innefficaces sans qu'on revoit de fond en comble le système éducatif.

    DE FOND EN COMBLE.

    Pourquoi? Parce qu'aujourd'hui en 2008, et je l'écris avec désolation, l'école n'est plus le merveilleux outil dans lesquels les parents peuvent faire confiance pour donner les moyens à leurs enfants de réaliser leur projet de vie, de dépasser leurs origines. Les inégalités sont présentes partout, les origines socio-culturelles sont des déterminants indépassables.Et comme prof, comme militant syndical et politique, je ne peux accepter cette situation. la réponse ce n'est pas seulement plus de postes, pas seulement plus de moyens, c'est une réforme globale de l'école de la maternelle à l'université, de la pédagogie aux rythmes scolaires, des programmes à la formation des enseignants, de l'orientation aux passerelles entre cycles et filières.

    C'EST UNE REFORME GLOBALE DU SYSTEME EDUCATIF QU'IL FAUT.

    Cette réforme doit s'articuler autour des objectifs que la nation donne à son service public d'éducation. Ce service public doit être unique, unifié, sans exception. Ce service public doit être gratuit de la maternelle au doctorat, au sein d'un état où la puissance publique, par une réforme fiscale, opére de forts prélèvements fiscaux, justes et progressifs.

    Ce service public doit être pensé comme un outil, comme un droit à une formation qui rend autonome, acteur dans la société, comme une formation qui ouvre les champs des possibles, fait connaître le monde, initie à la citoyenneté. Cette formation devrait correspondre aux capacités d'apprentissage, et de compréhension des enfants, des adolescents et des jeunes. Elle devrait laisser une large part à une construction autonome des savoirs. Enseigner aura un autre sens: au delà de la transmission des connaissances, les travaux individuels et autonomes guidés par l'enseignant auront pour but l'acquisition de compétences méthodologiques.

    Dans cette école, les rythmes scolaires sont adaptés aux objectifs et aux capacités des élèves. La semaine est organisée en modules, avec une large part d'activités au début, de conférences à la fin. Dans cette école, les élèves ne décrocheraient pas. Au delà des groupes classes, tous les élèves bénéficieraient d'un enseignant référent, cette tâche étant intégrée aux temps de services. Cet enseignant, faisant partie de l'équipe pédagogique, suivrait l'acquisition d'un socle de connaissances et de compétences organisé dans chaque cycle d'apprentissage (3 ou 4 pour l'enseignement primaire et secondaire). En cas de difficultés, des groupes de rattrapages pourraient être intégrés pour une remise à niveau assurée en petits effectifs.

    Dans cette école, l'orientation serait choisie. L'orientation serait intégrée à un temps important de vie de classe où les élèves pourraient non seulement faire des recherches sur leur avenir, mais aussi rencontrer des intervenants issus du monde universitaire ou professionnel pour choisir leur formation et définir leur projet professionnel. L'enseignement serait généraliste, les classes, chaque année, organisées sur le bilan des connaissances et des compétences établies par les professeurs référents. Un tiers de l'enseignement, dans la dernière partie de l'enseignement secondaire obligatoire, serait lié au projet de formation ou d'insertion professionnelle de l'élève, sur la base d'options: découverte des métiers industriels, tertiaires, agricoles, études littéraires ou scientifiques, linguistiques ou culturelles. Dans cette école, on définirait des savoirs fondamentaux, organisés en matières, mais aussi des projets pédagogiques par cycle et transdisciplinaires pour donner de la cohérence au socle des connaissances et des compétences.

    Dans cette merveilleuse école, il y aurait plus de places en internat, l'engagement associatif, les activités culturelles et sportives seraient favorisées. Les élus de classe, de niveau, d'établissement ou encore de secteur participerait à la définition des objectifs et des politiques éducatives et pédagogiques, avec les représentants des personnels d'éducation. Cette école ne serait pas abrutissante. Elle ne commencerait pas trop tot, vers 9h30, avec 4 modules de 1h30 entrecoupés de récréation de 15 minutes, le matin, et l'après midi. On ne changerait pas de matiere chaque heure. Les grandes vacances seraient réduites à un mois et demi, les enseignants auraient une semaine de pré-rentrée et un séminaire pédagogique et disciplinaire de secteur d'une semaine au milieu de l'année, pour assurer une formation continue.

    Voilà quelques idées, liées à une certaine expérience de l'enseignement, de l'engagement dans le milieu scolaire, de convictions et d'analyse politique. sujette à discussion, évidemment. Vous vous dites waou avec de telles idées il doit enseigner de manière super innovante. raté. j'ai un an d'ancienneté, je manque de rigueur, je dicte la plupart de mes cours de college, je prépare peu mes activités, je suis peu l'actualité pédagogique et scientifique alors que je le devrais...mais je me pose des questions, je réfléchis; je tente (jeux éducatifs, méthodologie, trace écrite autonome) et surtout je mets mes combats militants au service de mes rêves politiques, syndicaux et professionnels.

  • Mais qui est donc Philippe Meirieu?

    1901795123.jpgPhilippe Meirieu fait beaucoup parler de lui à l'école. Pourtant, les élèves le connaissent peu (à part certains élèves très particuliers ;-) Mais les professeurs, tant à l'IUFM qu'à l'université et bien sûr dans les établissements scolaires, en parlent beaucoup. Pour certains, cet homme est un dieu qui a révolutionné l'école, pour les autres, c'est le chef des "pédagogos", ces gens qui veulent adapter le niveau scolaire à la faineantise et à l'incapacité des élèves. Ces déclinologues de l'éducation, on les appelle les "disciplinaristes" ou encore les "républicains" (dans le sens IIIème république, celà s'entend) se présentent comme les défenseurs d'une école où le maitre est respecté, les leçons apprises par coeur, l'orthographe et la morale bien assimilées. Le plus simple est encore de lire sa biographie http://www.meirieu.com/BIOGRAPHIE/biographie.htm pour mieux le connaitre.

    Qu'a donc dit M. Meirieu, professeur de sciences de l'éducation, directeur de l'IUFM de Lyon jusqu'en 2006, de si épouvantable? Il s'est interessé au sujet élève, aux apprentissages, à l'enseignement dans sa technique...il a compris que les publics de l'école avaient changé au XXème siècle et s'est demandé  (et se demande sans doute toujours) comment on pouvait accueillir et faire réussir des élèves qui n'avaient pas le meme parcours, pas les mêmes origines, pas le même environnement et souvent pas le même background social...il a alors parlé de pédagogie différenciée. Prendre la classe comme un tout hétérogène où chacun évolue à son rythme celà semble simple...mais difficile à gérer pour l'enseignant qui devrait répartir des tâches différentes. Il faudrait nous l'apprendre. Ce n'est pas le cas et aujourd'hui la quasi intégralité des enseignants font cours à 25 élèves comme s'ils faisaient cours à des clones.

    Ce débat sur la pédagogie est aussi un débat politique. L'actuel gouvernement a résolument pris le camp des disciplinaires, notamment à travers la refonte des programmes de l'école primaire. La lettre aux éducateurs de septembre, adressée par le président aux enseignants, était tout aussi explicite. Retour aux savoirs, retour au par coeur, on va expliquer aux enfants "ce qui est bon, ce qui est beau, ce qui est grand" dixit NDP.

    Philippe Meirieu pense qu'au delà de transmettre des normes sociales, l'école d'un pays démocratique vise surtout à apprendre la liberté à travers l'autonomie. Cette liberté, cette autonomie se décline évidemment à travers les pratiques d'enseignement. Autonomie dans l'écriture, travaux en groupe....toute chose que les enseignants ont peu souvent le temps de mettre en route. ou l'envie? ou l'habitude? ou tout simplement parce que l'organisation du temps et des établissements scolaires (et les frites de la cantine) abrutissent les élèves qui ne peuvent rentrer dans le jeu.

    Ce débat est parfois un peu caricatural. Les "disciplinaristes" sont réellement inquiets devant les difficultés des élèves. Peut-être n'en analysent ils pas bien les causes. Les pédagogistes ne sont pas pour une baisse du niveau. Ils veulent qu'on enseigne autrement, pour que les objectifs de l'école soient en cohérence avec ses pratiques et son organisation. Les disciplinaires ne tapent pas leurs élèves avec des cannes, mais ils sont très sceptiques par rapport aux autres pratiques que les bons vieux cours magistraux. C'est vrai qu'une activité ca fait perdre du temps, réduire le cours. Oui, si l'on pense que l'apprentissage n'est fait que de connaissances.

    Philippe Meirieu relie les sciences de l'éducation à la sociologie et même à la psychologie: il faut prendre en compte les reflexions, les études sur la mémoire, l'attention, la concentration pour enseigner! http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/larecherche/Pages/2007/85_Meirieu.aspx. En conclusion, à travers la pédagogie, et l'éducation, philippe Meirieu porte  une vision du monde, une vision politique, résolument de gauche, où l'on retrouve les mots démocratie, émancipation, liberté.

  • professeur remplacant: bilan de 6 intenses mois de galère et de joie

    1904271064.jpgEn 6 mois, j'ai profondément changé. Pendant 6 mois, j'ai été professeur principal dans un college ZEP. Tous les jours je me suis levé en pensant qu'il fallait "tenir". Ne pas pleurer et ne pas tomber en congé maladie. Tous les jours j'ai songé aux moyens de faire cours, sans me laisser distraire par les multiples interruptions, pour assurer le programme. Et bon au moment de faire le bilan, je n'ai pas pleuré, je n'ai fait qu'un jour de congé maladie et j'ai bien suivi le programme. J'ai même fait aimer la matière, dixit les parents d'élèves, à certains. C'est une grande joie. Mais je n'ai sauvé personne, comme l'an dernier. Ceux qui devaient se noyer ont sombré.

    J'ai beaucoup appris. Faire taire un brouhaha en plusieurs temps, avec le silence, avec un regard dur sur un groupe d'élèves, avec une voix froide et neutre pour relever les carnets. J'ai appris à élaborer une politique des peines, la plus préventive possible, en se basant sur les avertissements oraux et les relevés de carnets. quasiment aucune heure de colle. Un mot aux parents. Et souvent des exclusions: le cours doit continuer. J'ai appris à rester froid devant les insolences, devant les insultes. C'est dur à dire, mais j'ai appris à construire ce mur qu'on appelle le détachement. Les insultes m'effleurent sans m'atteindre, je ne réprime les insolences que parce que le respect pour les enseignants est le respect de cadres sociaux qui permettent d'intégrer la société.

    J'ai été triste, quand je me déchirais pour certaines séances et que certains élèves n'y rentraient pas dedans. J'ai été décu, par des classes bavardes que j'appréciais au demeurant. Décu quand j'allais chercher la participation et qu'on refusait de me répondre. J'ai appris à parler avec un élève, non pas à le tancer sur la morale, mais plutôt à lui faire remarquer l'absurdité de son comportement. J'ai appris à valoriser les efforts. C'est ce dont je suis le plus fier, 4 élèves en sixieme et 4 élèves en troisieme que j'ai remis au travail. Je ne suis en revanche pas expert dans les relations avec les parents d'élève et avec les élèves perturbateurs. J'ai appris l'improvisation, l'adaptation à un terrain aisé, mobile voire difficile.

    J'ai appris à être plus clair dans mes consignes, grâce aux sixieme. à annoncer ce qu'on allait faire, à donner les consignes les unes apres les autres. je suis plus patient (mais y a encore du boulot). je n'ai pas réussi à leur apprendre la rigueur: j'oublie souvent de vérifier si le travail est fait, de relever des punitions, etc. c'est mon défi pour l'an prochain. Je n'ai pas toujours été écouté au début, j'ai essayé le lyrisme, le dramatisme, le tragédisme pour attirer l'attention des élèves. déplacements, silences, blagounettes, tout était fait pour attirer le chaland. Je me suis essayé au récit, je me suis essayé au jeu éducatif, toujours avec les sixiemes, et je les remercie car celà a marché et considérablement enrichi ma démarche pédagogique...

    En revanche, je ne suis toujours pas au top sur l'apprentissage sur le long terme. compétences, notions, tout ce qui demande un peu de recul...bof! j'ai été profondément ému par les dessins des élèves, des poissons du premier avril aux cartes de noel (où ils me disaient de prendre des vacances) en passant par les lettres de st valentin.  ému par les efforts d'élèves en difficulté. Je ne trouve rien de plus émouvant. ému par les sourires, alors qu'en dehors du collège, la vie était si dure. Je me suis fait accepter, pas à pas, comme remplacant, apprécier même. Ce n'était pas facile à priori; les premieres semaines, les élèves me reprenaient quand je disais "ma classe". J'ai fait la connaissance de collegues investits, qui m'ont soutenu, j'ai pris conscience que j'appartenais à une grande famille, avec ses regles, ses codes...je me suis demandé quelle image je renvoyais. injuste pour les troisieme, trop gentil pour les sixieme (ils me reprochent quand meme le manque de punitions en heure de vie de classe), désorganisé pour les quatrieme qui détestent raturer leurs beaux cahiers...

    Cette premiere expérience de titulaire m'a donc beaucoup apporté. l'aspect ZEP pas forcément. J'ai juste été choqué des remarques racistes omniprésentes, j'ai compris que le rôle de l'histoire géographie n'était pas d'apprendre des dates mais bien de permettre le vivre-ensemble. J'ai appris d'un peu plus pres les rouages de l'administration scolaire, me suis perdu dans la paperasse. Je patauge encore dans la psychologie et la pédagogie de base. Je ne suis qu'un apprenti. La passion est toujours là. le découragement a perdu. La souffrance a été intense (combien de repas absorbés, les oreilles bourdonnantes, combien de cafés avalés affalés sur le canapé de la salle des profs....), je suis aussi conscient que je ne serais pas un prof miracle avant longtemps.

    Le rêve étant évidemment d'être LE prof qui a remis un élève en selle. fait découvrir une vocation, une passion. Mon autre rêve, c'est d'être fidèle à l'immense espoir que je fonde en l'éducation pour renverser la reproduction sociale, élargir le sens des possibles et permettre à tous les élèves de progresser, être fiers d'eux même, d'accomplir leurs rêves et leurs projets de vie. Suis-je fidèle? Le combat continue! Mais où?