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parti socialiste - Page 5

  • PPP Pointages Plannings Piscine

    piscine-bois.jpg13h. Les ploufs tonitruants et les piaillements enfantins de la piscine vitriote n'ont rien à envier aux champs de mines de la premiere guerre mondiale. Quel drôle d'endroit pour se reposer. Il le fallait pourtant.  Ces deux mois de campagne ont été épuisants, reste à laver le linge, la vaiselle, le parquet, tout ce que je n'ai pu faire en ce laps de temps. Manger équilibré aussi quand les derniers repas dignes de ce nom ont été une soirée pointages avec Marion devant un sushi, un welsh (1L de cheddar fondu) d'apres meeting et des spaghettis avalés en 4mn30 avant un cours de sixieme, à la cantine du college.

    Se reposer donc. Quitter mon googleagenda encastré dans ma tête où je case déjà les réunions de juin. Ou plutôt où j'essaie, un soir sur deux et tous les weekends sont pris jusqu'au 5 juillet, c'est balo. Ne plus penser aux schémas repères et autres polycops dont je vais devoir farcir la tête de mes ouailles. Les premieres ne viendront sans doute pas au prochain cours, je n'ai pas pu leur dire au revoir. Ils n'ont découvert qu'en juin ma vie parallèle, au hasard d'une requête youtube. tant mieux!

    IMG_1322.jpgCes européennes ont été terrible, cet article aurait pu s'appeller "campagne dans un désert". Place pour d'autres combats, internes, externes locaux et nationaux. Parce que l'image de ma famille politique n'est pas bonne, j'ai devoir d'exemplarité. Parce qu'il n'est pas facile de travailler et de militer en même temps, j'ai devoir de tenacité. Et de calme, quand certains camarades ne comprennent pas que non, je ferais mes polycops avant de faire ce tract, et que oui, il faut que je dorme maintenant car sinon mes troisieme vont me déchiqueter. Dommage qu'ils ne comprennent pas tous seuls, j'en ai marre de me répéter.

    Ce soir, à solfé, j'irais voir les résultats. Mais d'abord, 3 paquets de copies, une prepa sur la Cinquieme république et la naissance du christianisme m'attendent. et me permettront, seules, de décrocher, de prendre de la distance, d'oublier, mes pointages et mes plannings, qui m'obsedent depuis 6 mois. Un petit footing aussi pour oublier.

    caravaneMJS.jpgCes résultats, ce sera non seulement des candidats actifs, neufs, des listes socialistes, mais aussi d'un MJS dont les militants, de meeting en meeting, ont parcouru la France, avec la caravane de Marion. Nos magnifiques supports (cartes, gros et petits tracts), notre campagne numérique innovante et notre capacité à imposer nos rythmes de campagne dans un brouillard médiatique étonnant doivent nous rendre fiers. Et j'espere pouvoir le dire bientôt à mes camarades.

  • Für eine « linke der Zukunft »: Les jeunes socialistes allemands se projettent dans une « gauche d'avenir » pour leur prochain congrès

    logo_Jusos_gross.jpg En juin 2008, le bureau fédéral (donc national) des jeunes socialistes allemands, a élaboré 63 thèses d'une « politique des jeunes socialistes » pour définir leur rapport au capitalisme, au parti, à la gauche, au féminisme et au racisme, à l'occasion de leur congrès annuel qui se déroulera à Weimar en octobre. Ce texte ne fera pas l'objet de la procédure classique des amendements utilisée pour chaque congrès, il ne fait qu'ouvrir le débat.

    Pour les Jusos, pour dépasser le capitalisme, il faut d'abord le connaître, 20 thèses sont donc consacrées à l'étude du capitalisme et de ses mutations, de ses relations à l'éducation, aux mouvements sociaux (qu'ils cherchent à différencier, entre progressistes et réactionnaires), à l'état, ou encore à la précarité du monde du travail, aux potentielles régulations et aux inégalités que le capitalisme déclenche. Ces thèses montrent la volonté des jeunes socialistes allemands de réhabiliter la théorie politique et l'idéologie face aux soi-disants pragmatiques qui font de la « politique au sondage ».

    La lutte contre le féminisme et le racisme sont mis en lien avec la lutte contre le capitalisme qui provoque des guerres impérialistes et peut accentuer la soumission des femmes. Le capitalisme est vu comme une totalité, produite par les hommes, et qu'il est donc possible, pour les hommes, de changer. Son rapport à l'Etat, à la régulation est longuement développé. Plus discutable est la position des Jusos sur un Etat uniquement à la solde des néolibéraux pour assurer la sécurité intérieure notamment: l'histoire est marquée par la lutte du bien public, de l'état, contre le féodalisme, système des intérêts privés, tout au long du moyen-âge, tandis que l'état a été l'instrument principal des réformes sociales. D'autres aspects du capitalisme sont analysés: la mondialisation financière, la recherche du profit de court terme, la pression sur le facteur travail sont évoquées, ainsi que la précarisation du marché du travail, avec des salaires qui permettent à peine d'assurer la survie, le chômage de masse et la pression qu'il induit sur les licenciements et la flexibilité des employés...sur bien des aspects, l'analyse des jusos rejoint celle du MJS.

    Le rapport des jusos ou du SPD avec ses partenaires fait l'objet d'un nombre important de thèses: les jusos veulent se réconcilier avec les forces syndicales décues par l'agenda 2010 mis en place par le chancelier Schröder (sanctions contre les chômeurs, etc.), travailler à l'éclosion d'une majorité de gauche avec toutes les forces progressistes, notamment les verts, menacés d'une certaine dérive bourgeoiso-libérale, ou avec le parti d'extrême-gauche die Linke, qu'une partie du SPD veut seulement ignorer. Les jeunes socialistes allemands le disent clairement, « s'il n'y a pas de politique progressiste en Allemagne sans le SPD, en revanche, ils veulent favoriser l'émergence d'une majorité plus progressiste au sein du SPD.

    Les jusos, dans les premières thèses, se penchent aussi sur leur histoire, du tournant de 1969 où ils rejettent, au congrès de Munich, l'orientation social-libérale adoptée par leur parti, qui travaille avec le FDP au sein d'un gouvernement de coalition dirigé par Willy Brandt. Ils reviennent sur les nouveaux combats apparus dans les années 80, pour l'écologie, le travail du futur ou le féminisme, et sur les « courants » nés de ces transformations au sein des jusos, entre les « refos » (réformistes et socialistes) pour une régulation progressive du capitalisme par le SPD, et les jusos-linke (jeunes socialistes de gauche) qui voulaient transformer profondément la société et les moyens de production, en gardant l'approche marxiste abandonnée par leur parti.

    Les 63 thèses des jeunes socialistes sont très précises, des choix thématiques sont faits: analyse macro-économique et questions de société. Les questions sociales, l'impôt sont très peu évoquées, alors que le féminisme occupe 5 thèses: la lutte contre le patriarchat, mis à égalité avec le capitalisme comme système de domination, est axée sur la lutte contre la division du travail, pour une politique familiale répartissant de manière équilibrée la charge parentale. L'antimilitarisme qui occupe peu le MJS est longuement évoqué, à travers un constat intéressant: la convention de Genève est méprisée dans 40 états en grève, et aujourd'hui 90% des victimes des guerres sont des civils contre 95% de soldats au début du Xxème siècle. Le problème écologique est vu à travers le prisme d'un progrès technique atteignant progressivement tous les continents, de capacités de plus en plus réduite d'action pour les états devant un capitalisme s'intéressant seulement au profit sur le court terme. Les jusos proposent une politique écologique moderne qui ne refuse pas le progrès technique aux pays émergents.

    Ce texte est intéressant à de multiples titres pour le MJS: il nous montre la voie d'une réflexion politique qui prend de la hauteur, et nous rapproche d'une organisation avec laquelle nous entretenons de bons rapports, et qui porte souvent les mêmes analyses économiques et le même rapport au parti ou à la gauche, pour favoriser l'arrivée au pouvoir des forces progressistes, pour transformer en profondeur la société.

  • Royal, Fabius, Aubry, trois contributions étudiées de près pour le congrès du PS...

     

    I/ 3 contributions bien différentes: Aubry, Fabius et Royal (le reste suivra prochainement)

    Aubry: « une vision pour espérer, une volonté pour transformer »: Martine veut d'abord comprendre le monde pour proposer un projet de société, revenir aux fondamentaux: elle se demande si « une société développée est une société où l'on veut toujours plus de biens et de nouvelles technologies, ou si c'est là où l'on porte haut le niveau d'éducation et de protection sociale. Elle oppose néolibéralisme (marché des individus) et la société des citoyens basée sur « une société d'autonomie, de responsabilité et de solidarité » à travers la définition de nouveaux droits, de nouveaux devoirs et de nouvelles libertés, comme par exemple le droit au logement accompagné du devoir de s'impliquer dans des tâches collectives. Elle propose aussi un accès réel aux droits: Concernant l'école, à travers un projet éducatif global ayant pour but l'autonomie, à travers l'individualisation des parcours scolaires et des pratiques pédagogiques...Martine propose aussi la mise en place d'une sécurité sociale professionnelle particulièrement innovante: des contrats de développement professionnel (carrière) transférables d'une entreprise à une autre, la refonte complète des organismes d'insertion professionnelle...Concernant la politique du logement, Martine veut jouer sur l'offre: des constructions facilitées avec des loyers maitrisés, un moratoire sur l'augmentation des loyers, mais aussi des devoirs d'entraide entre locataires et de cession d'un logement spacieux pour un plus petit en cas de réduction du foyer. Cette contribution met aussi l'accent sur l'accompagnement de tous les âges de la vie: égalité des parents, sur-cotisation retraites pour les entreprises qui emploient peu de séniors. Concernant le développement durable, des pistes intéressantes sont étudiées sur la production durable, l'étalement urbain, la valorisation des déchets, mais aussi la création de richesses à travers une véritable économie de l'environnement. Certains titres, tels que réinventer la ville, des acteurs sociaux confortés (cheque syndical, paritarisme, élections professionnelles le même jour tous les 2 ans) ou moderniser l'état, montre l'intérêt pour des domaines souvent délaissés par les socialistes.

    Fabius: dans « reconstruire à gauche », l'ancien premier ministre fait d'abord une longue analyse de la situation mondiale, notamment de l'émergence de géants économiques tels que la Chine ou l'Inde (« l'occident n'est plus au centre ») et de ses conséquences. La deuxième partie est consacrée aux moyens de la politique à travers deux concepts: le socialisme de la production (ne renoncer à aucun secteur d'activité mais seulement monter en gamme par la qualification) qui passe par l'Europe (grands emprunts pour les investissements dans les infrastructures, etc.) et de nouveaux mécanismes d'investissement industriel (le fonds souverain France, formé de la caisse des dépots et du fonds de réserve des retraites). Dans un second temps, le socialisme de la redistribution passe par une autre politique d'emploi (service régional d'insertion et de formation professionnelle), la réduction des exonérations fiscales pour les entreprises qui ne concluent pas d'accord salarial. Concernant la santé, le logement, la sécurité, rien de bien neuf. Un mécanisme intéressant est évoqué dans la partie sur le développement durable avec la création d' « écluses écologiques »: une taxe compensatoire dont les pays propres entrant dans l'UE seront exemptés. Laurent parle aussi du socialisme de l'émancipation qui passe notamment par l'éducation (aucune proposition). Concernant le parti, Laurent met en avant le concept de premier secrétaire / chef d'équipe partagé par les autres motions, et lance quelques pistes: campagnes d'adhésions, conventions nationales thématiques, une opposition plus cohérente, un grand parti de la gauche à même de rassembler 35% de l'électorat, dont la base sociale correspond à la base électorale.

    Royal: Ségolène commence d'abord par un bilan de la présidence Sarkozy et de ses principales attaques contre la république et le modèle social. Suivent une critique du capitalisme et de la mondialisation (qui aurait quand même des avantages). La partie consacrée au parti socialiste est assez « bisounours »: le parti doit être plus ouvert, plus enthousiaste, il doit expliquer la politique aux citoyens, être plus participatif. Une question intéressante est soulevée: un droit d'interpellation du parti par les associations, les syndicats ou autres organismes lors des congrès nationaux. Concernant le parti, la priorité accordée à l'investissement dans le mouvement associatif, la formation des militants, aux moyens financiers des fédérations sont des pistes intéressantes. Le principal axe du projet politique de Ségolène est de mettre « l'économie au service de l'humain », cela passe par une « révolution fiscale » (un système plus lisible, plus direct, prélevé à la source, calculé par individu) tandis que le projet pour lutter contre la vie chère est assez étoffé: réglementation des abus bancaires (agios, crédits révolvings), droits des consommateurs, baisse de la TVA sur les produits de première necessité et création d'un conventionnement pour les logements « moyens ». Le projet éducatif de Ségolène marque une capacité d'innovation: des contrats éducatifs locaux permettent de faire le lien avec les activités périscolaires, développer le soutien gratuit, un droit au capital à la majorité...il est dommage que Ségolène soit définitivement fâchée avec le projet d'allocation d'autonomie qui limite la cohérence de son projet (elle préfère une cérémonie républicaine à 18 ans qui coûte certainement moins cher).

    II/ éléments d'analyse et de synthèse

    Les socialistes ne sont pas pour rien dans le même parti, malgré leurs débats, normaux dans un temps de congrès, ils partagent un grand nombre d'analyses sur la situation mondiale, les crises énergétiques, alimentaires, la mondialisation et l'essor de nouvelles puissances...Ils dénoncent la nouvelle droite française et ses politiques qui créent des injustices, notamment la précarité ou le déséquilibre de la répartition des profits entre capital et travail. Mais les contributions marquent certains clivages. D'abord, l'inventivité. Les contributions Hollande ou encore Fabius inventent peu: Fabius met l'accent sur des concepts et des analyses alors qu'Hollande fait un récap' des principales mesures du gouvernement Jospin. A l'opposé, Benoit Hamon et Martine Aubry mettent en avant des propositions originales, notamment pour inventer de nouveaux leviers de puissance publique, tandis que Royal et Delanoë, s'ils ont beaucoup de mesures « gadget » en appui, essaient au moins de sortir des sentiers battus.

    Certaines évolutions dans le débat sont positives: parler d'impôts n'est plus tabou, on s'intéresse aux PME et aux moyens de les aider, on ne réduit plus la question scolaire à la simple question des moyens et des postes (mais y a encore du boulot). Certaines questions n'intéressent toujours pas les socialistes et c'est dommage: la politique des temps, notamment scolaires, la politique des âges, le syndicalisme territorial ou encore la médecine préventive ne sont pas encore entrées dans les débats du parti.

  • Déficits charismatico-pédagogiques et espoirs politico-partisans

    206019136.jpgCédric, Pierre et quelques autres accoutumés à la texture technocratique de mon phrasé ne s'étonneront pas de mon titre. Chers camarades et chers amis, je souffre de déficit temporel. La somme des "trucs à faire" est inversement proportionnelle au nombre d'heures dans une journée. Les 30 mn de footing qui m'ont amené à me paumer dans Vitry, entre la rue de la fraternité et la rue de la solidarité, ne m'ont servi qu'à refaire mon rétroplanning de la semaine. Les récréations me permettent à peine de préparer les séquences qui les suivent, et les bouchons des autoroutes franciliennes me laissent vaguement le temps de gérer à moitié mes échéances politico-organisationnelles.

    Je suis un bûcheron. Mes mails et SMS d'orga sont des buches que j'abats avec régularité. Mais la forêt de mes séquences à préparer reste impénétrable. Comment donner du sens à la IVème république? Comparer les réussites diplomatico-économiques aux échecs politico-militaires? Comment faire sentir à quel point le préambule de la constitution de 1946 est un évenement dans l'histoire de France du XXème siècle?

    à toutes ces intempéries se rajoute une pluie salvatrice pour la couleur de ma voiture, une carte bleue bloquée dans un distributeur de Montparnasse, heureusement vite consolée, ou encore un rapport d'inspection dithyrambique qui ressemble plus à un post de fan qu'à un rapport d'inspection mais évidemment on va pas se plaindre. Et parlons politiques. Soyons partisans même, comme dirait Razzy!

    Je suis en reconquêtes. Reconquêtes politiques, democratiques, culturelles et sociales. Le courant de la gauche du parti socialiste, le NPS, mené par Benoit Hamon et Henri Emmanuelli, s'est en effet lancé dans l'élaboration d'une contribution pour le congrès de REIMS. Son titre? Reconquêtes. Sa méthode? l'organisation de forums régionaux, en juin, pour aboutir à une présentation fin juin. Son esprit? au delà des écuries, il y a une vision, un projet, une methode pour préparer de nouvelles victoires pour la gauche. Une victoire urgente, au vu des inégalités intolérables qui se développement dans notre société. Une victoire globale, au vu des mécanismes de financiarisation de l'économie, de destruction des puissances publiques, engagés par l'hydre du libéralisme économique.

    Cette victoire, elle est indispensable pour redonner un sens à la démocratie et au débat politique quand les intêrets économiques prennent le pas sur les volontés politiques. Reconquêtes ira au delà des écuries: au delà du socialisme libéral de Bertrand et de la démocratie participative de Ségolène, et des appétits de pouvoirs de quadras impatients qui rêvent d'alliances à géométrie variable...il reste de la place pour une politique de gauche, ambitieuse, exigeante, ouverte sur la gauche, le monde associatif et syndical! Ce projet, vous pouvez le retrouver sur http://www.reconquetes.eu/ ou encore sur le nouveau site du député européen et porte parole du parti socialiste, Benoit Hamon... www.benoithamon.eu ! Retrouvez le préambule de la contribution sur http://www.reconquetes.eu/spip.php?article1

     Parlons toujours politiques, mais politique d'éducation. Un projet gouvernemental amènerait la suppression du statut de professeur stagiaire. Les enseignants lauréats des concours seraient directement envoyés au feu en établissement avec un service de 18h. Plus d'IUFM et donc plus de conseils, plus de rencontres avec des jeunes collegues, plus de formation didactique ou pédagogique. Plus d'outils pour essayer, plus de pistes pour avancer, on nous envoie au combat, désarmés, sans savoir faire cours, sans savoir mener une leçon. On verra, si celà se confirme les résultats. Je sens venir des désespoirs, des drames humains, des démissions. Quant à parler de la qualité des cours dispensés pour les élèves concernés...Et le sait-il le ministre, comment on mène nos séances, armés d'une craie qui claque comme un fouet, envolant nos élèves dans nos élans lyriques pour décrire le sacre de Reims, pataugeant dans la recherche de documents utilisables, vannés par des journées interminables, passés avec des adolescents surmenés par des rythmes scolaires inadaptés?