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pedagogie - Page 2

  • Retour sur scène

     education,prof,pedagogieJ'appréhendais beaucoup mon retour sur l'estrade. Deux ans à travailler au bureau, au téléphone, à visiter des collèges et des lycées quand les élèves n'y sont pas, j'avais peur d'avoir tout oublier, d'être maladroit en cours, désorienté, dépassé. Mes premiers cours m'ont rassuré, je retrouvais mes vieux réflexes: m'asseoir sur une table, gérer la salle par le regard, mettre au travail, un par un, les élèves, pour les activités...Pourtant, au bout d'une semaine, je dois me rendre à l'évidence, je ne suis pas un prof modèle. J'ai oublié de faire décorer la première page du cahier, d'indiquer que la page de gauche était réservée aux activités et que les titres devaient être écrits en rouge. Lourde erreur, désorientante au possible pour mes gentils élèves.

    Je m'étais promis d'en finir avec mes erreurs de débutant, de donner du sens au cours, de la hauteur à mes exposés, de la rigueur à mes déroulés. D'enseigner, d'évaluer autrement. J'en suis encore loin. Je veux faire mieux. Le programme de Quatrieme se prête à merveille pour ces objectifs: les chapitres d'histoire et de geographie ont pour fil rouge la mondialisation, mais je ne m'y réfère pas assez. L'entrée par étude de cas permettrait de faire des cours plus concrets et je commence toujours pas des généralités.

    Je ne suis pas satisfait. Ma prochaine rentrée, je devrais prévoir minitieusement, minute par minute le déroulé de mes premiers cours, gérer le cahier notamment. Prévoir des entrées en matière passionnantes. Prendre le temps pour impliquer les élèves dans un temps, un espace. Quand ca marche, c'est tellement exaltant. Quand M. et L. cherchent la tournure parfaite pour répondre à ma question, quand les mains se lèvent pour participer à un brainstorming sur l'esclavage, tous les brouhahas, tous les moments de flottement et de doute s'effacent. Alors, comment faire que ces moments où ca « prend » soient plus fréquents? 4Ème année de cours, et pourtant, les même questions se posent!

  • Souffrance à l'école: compte-rendu des débats

    titre.jpgPour la 3ème fois, sur ce blog, on parle échec scolaire à la fin du mois de septembre. Pourquoi? Parce que c'est la troisième édition de la journée contre l'échec scolaire organisée par France 5 et l'AFEV. Des conférences étaient ainsi organisées toute la journée avec des sociologues, des psychologues, des élus, des syndicalistes, des parents d'élèves, pour discuter des mécanismes, des effets de l'échec scolaire, mais aussi des réponses qu'on peut apporter à la souffrance scolaire.

     

    Comme enseignant, je n'ai jamais été formé pour traiter ces questions. C'est comme militant politique et syndicaliste que j'ai pu prendre du recul. Saisir, comprendre, décortiquer tout ce qui, dans le service public d'éducation, est élitiste, rébarbatif, démotivant. Comprendre à quel point le système ne sait pas distinguer les progrès des élèves, saisir l'injustice d'un système éducatif français qui exacerbe les inégalités sociales...mais aussi appréhender à quel point d'autres méthodes d'évaluation pourraient changer la vie en classe. Supprimer les notes chiffrées, comme le MJS le propose depuis janvier 2009, par exemple! C'est André Anditi, auteur de "la constance macabre" qui défendait ici l'abandon d'une notation chiffrée qui crée systématiquement de l'échec.

    La deuxième partie du débat s'est faite à partir de la présentation d'une étude sur le climat scolaire. Quelles nouvelles? Un certain mal-être, des moqueries, une souffrance liée aux mauvaises notes...Des choses qui me rappellent mes dernières classes, ces sixièmes qui, selon les classes, étaient sages, bavards, mesquins, moqueurs...Le débat se tourne vers la perception des parents, des enseignants, sur le rôle des évolutions sociales dans la dégradation du climat scolaire. Les élèves sont ils plus violents et l'école moins sanctuarisée?

    Claire Briset indique que ces inquiétudes sont internationales, que les enfants ne sont plus à l'écart de la société chez eux (tv et ordi dans la chambre). Francois Sauvadet explique ensuite le décalage grandissant entre des enseignants de classe moyenne et des jeunes "de rue", issus de quartiers populaires, qui ont un autre rapport à l'espace, à la voix, au physique, voire même à la nourriture. Les enseignants auront-ils besoin d'interprêtes? Parler fort, faire un geste brusque, prennent un autre sens pour des enseignants expérimentés.

    Pas de projection pour l'avenir chez ses jeunes, peu de connaissance du passé, quand le fatalisme est une forme d'adaptation à la souffrance. Ces enfants insultés, battus par des adultes, ne vont pas être affectés par des enseignants qui sortent de leurs gongs...avec une certaine retenue qui les décrédibilise (Merci Francois de m'expliquer pourquoi l'an dernier j'étais pas crédible...). Deux chiffres qu'on a intérêt à prendre en compte: 46% des enfants ont du mal à rester assis en cours et 50% trouvent qu'il y a souvent du chahut en classe dans les quartiers populaires. Comment alors rendre le cours vivant, occuper l'espace, l'environnement sonore, occuper l'attention?

    Selon une pedo psychiatre, l'école francaise recèle trop de vestiges de l'enseignement religieux: sanctions, absence du corps, absence de plaisir dans l'apprentissage...alors qu'au Quebec un tiers de la formation des enseignants s'interesse à la gestion du groupe et de l'espace! Pour elle, les enseignants ne passent pas assez de temps à observer leurs élèves, notamment hors apprentissage. Elle évoque le problème du harcelement à l'école pour ceux qui sont "différents". Un reportage est projeté sur une expérience d'un lycée de Lyon: accueil apaisant du matin, activités sportives pendant la récréation, participation des agents de service à la vie de l'établissement...un jardin est planté dans la cour par le professeur de SVT, les cours sont allongés à 1h30 pour limiter les déplacements, limiter le stress, avancer au rythme des élèves.

  • La (trop) lente démocratisation de l'école

    heritiers-65d6f.jpgL'école publique n'a été pas forcément été créée par Charlemagne, ni vraiment été fondée par Jules Ferry. En revanche, les années 60 l'ont unifié et Jospin l'a bouleversé. L'histoire de la démocratisation de l'école ne peut se raconter sans s'intéresser aux lois qui ont accompagné son ouverture, à ses regressions, à ses combats syndicaux et aux mouvements pédagogiques qui l'ont questionné tout au long du XXème siècle.

    Etudions tout cela de manière plus précise, en suivant un fil chronologique qui commence à la fin du XVIIIème siècle. Je laisse de côté les universités médiévales qui, à partir du XIIème siècle, diffusent le savoir de l'antiquité dans le domaine du droit, de la médecine ou encore de la théologie . Je préfère me consacrer aux collèges qui apparaissent à la même époque, et qui, à partir du XVIème siècle, vont être administrés par des ordres religieux tels que les Jésuites. Si les collèges s'adressent avant tout aux élites sociales, de la noblesse de robe notamment, voire des bourgeois, les Jésuites ont été les premiers acteurs d'une certaine démocratisation: pédagogie intéressante (rôle des élèves dans la classe, prise de notes), gratuité des études...Le XVIIIème siècle représente l'apothéose de cette phase avec l'introduction de l'histoire, de la géographie, de la littérature française et de la physique dans les enseignements (en plus du latin et du grec).

    La révolution et le premier XIXème siècle représente une phase d'organisation et de débat. La république créée des écoles communales et des écoles centrales chargées de développer la culture et la citoyenneté. La gratuité et la laicité deviennent la règle mais l'obligation est abandonnée par la loi Daunou de 1796 tandis que Condorcet a fait de l'éducation un débat révolutionnaire. Napoléon reprend cette organisation pour créer des lycées militarisés en 1802 qui constitueront un modèle pour tout le XIXème siècle. Cette évolution est remise en cause par la restauration: si l'obligation des communes à assurer l'instruction primaire est confirmée en 1816, si le premier programme du baccalauréat est élaboré en 1823, la Loi Guizot organise la dualité du système scolaire français en créant des écoles primaires supérieures destinées aux classes populaires, le lycée étant réservé aux plus fortunés. De plus, la Loi Falloux de 1850 encadre, facilite l'enseignement privé et organise le contrôle de l'école publique par l'Eglise.

    Les lois Ferry des années 1880, inspirées par son conseiller Ferdinand Buisson, font partie d'une série de lois républicaines qui instaurent la démocratie municipale, sociale et officialisent les symboles de la république. Au delà de la célèbre gratuité, obligation et laicité scolaire, elles permettent le développement d'un corps d'enseignants qui passent par des écoles normales installées dans chaque département par la loi Guizot de 1833. Les filles sont aussi concernées par les lois Ferry. Une école normale de filles (1838) et un lycée de jeunes filles (1867) avaient déjà fait leur apparition, tandis que la mixité ne sera réalisée qu'un siècle plus tard (programmes scolaires identiques en 1924, mixité des classes et des établissements dans les années 1960). Le développement de cette nouvelle corporation s'accompagne de la naissance de mouvements pédagogiques, parfois basés sur des écoles expérimentales ou des penseurs tels que Pestalozzi ou encore Montessori. Après la sanglante première guerre mondiale, des instituteurs veulent favoriser une « éducation nouvelle » (participation des élèves à leur formation) basée sur l'épanouissement des élèves. C'est le cas de Célestin Freinet, partisan des méthodes actives pour une éducation globale.

    La troisième république ne verra plus de révolution scolaire à part la gratuité des études secondaires en 1933. Les amicales d'instituteurs apparues à la fin du XIXème siècle deviennent des syndicats enseignants après la seconde guerre mondiale, affiliées à la CFTC (SGEN) ou à la CGT (SNI). Les ambitieux projets du front populaire et de la libération pour démocratiser l'éducation ne seront pas mis en oeuvre et, au début des années 1960, l'accès aux diplômes de l'enseignement secondaire et supérieur reste limité à une minorité. Le système français est marqué par sa dualité: d'un côté les écoles primaires et les écoles primaires supérieures restent populaires, de l'autre côté les lycées et leurs petites classes forment les catégories supérieures. A ce moment, les enseignants ont vu leur nombre exploser et leurs syndicats (SNI au primaire, SNES au secondaire), sont restés autonomes au sein d'une Federation de l'Education Nationale (1948), entourée par une nébulleuse d'organisation mutualistes (MAIF, autonome de solidarité, CAMIF, MGEN) qui ont renforcé l'homogénéité de cette corporation.

    Les années 60, avec l'allongement de la scolarité jusqu'à 16 ans, la création des collèges (CEG en 1963, CES en 1968) et la construction d'infrastructures universitaires (universités, cités et restos U avec la création des CROUS en 1955) dans les capitales régionales, vont provoquer une large massification de l'accès à l'enseignement secondaire et supérieur. Le collège, restait divisé en filières, devient unique avec la loi Haby de 1975 tandis que la création du baccalauréat professionnel par le ministre Chevènement (1985) et un effort massif pour l'éducation permettent de doubler la proportion de bacheliers (de 30 à 60% d'une classe d'âge) dans les années 1980.De 80 000 candidats en 1960, le baccalauréat est passé à 642 000 en 2010. Toutefois, ces réformes de structure ne s'accompagnent pas d'une refonte globale du système scolaire, et les inégalités ne font que se déplacer, notamment du fait d'une orientation sélective et élitiste. L'échec scolaire va devenir une plaie du système scolaire français avec pour seule issue l'orientation professionnelle et le redoublement.

    Depuis les années 1980, l'accès à l'enseignement supérieur, l'orientation dans ses différentes filières, du BTS à l'université en passant par les grandes écoles, est resté marqué par des inégalités sociales qui n'ont pas regressé, malgré la création d'antennes universitaires délocalisées dans les années 80 et 90. Ainsi, si les fils de cadres représentent 12% des effectifs de sixieme, ils représentent 29% en terminale scientifique et 42% en première année de prépa. Ainsi, 22% des enfants issus de professions libérales réussissent leur première année de médecine contre seulement 7% chez les fils d'ouvriers. Enfin, on trouve en licence de droit 30% de fils de cadres et 11% de fils d'ouvriers et en licence d'AES 15% de fils de cadres et 20% de fils d'ouvriers. En 2005, une étude du CROUS de Montpellier indiquaient qu'on trouvait 35% de boursiers en plus en IUT qu'en médecine et 10% de plus à Nimes, ville moyenne, qu'à Montpellier, capitale régionale.

    Les deux dernières décennies ont été marquées par un clivage politique majeur: après le débat sur l'école privée: soutenue par l'état depuis la loi Debré de 1959 qui rémunère les enseignants des écoles sous contrat, remise en cause par le programme du président socialiste Mitterrand, restée au centre du débat éducatif depuis. D'un côté, la gauche a proposé un nouveau tournant pour l'école avec la loi d'orientation pour l'école de 1989: création des IUFM pour faire de l'enseignement un vrai métier (les instituteurs deviennent des « professeurs des écoles »), élève placé « au centre du système scolaire », développement du travail autonome des élèves (ITT puis TPE et ECJS sous le gouvernement Jospin, en 1997). D'un autre côté, la droite regrettait à grands cris l'échec de l'école pour mieux la démanteler (suppression de postes massives depuis 2002, orientation précoce, etc.) et pour mieux remettre en cause ses orientations progressistes (formation pédagogique des enseignants, travaux personnalisés des élèves avec la suppression des TPE de terminale en 2004 et la suppression des IUFM en 2010).

    Enfin, à côté de revendications traditionnelles des syndicats enseignants (moyens, postes, salaires), émergeaient des revendications plus globales de la part des associations de parents d'élèves, de syndicats minoritaires ou de mouvements pédagogiques pour une refonte du système scolaire basée notamment sur les systèmes éducatifs nordiques (méthodes pédagogiques actives notamment). Leurs revendications ont été partiellement entendues dans le cadre de la réforme du lycée de 2009 (temps d'accompagnement, options transdisciplinaires, autonomie pédagogique des établissements...). Toutefois, l'éducation a fait l'objet de réformes libérales sous couvert de pénurie budgétaire (suppression de postes, moyens pour l'éducation prioritaire, etc.) qui remettent en cause la démocratisation de la réussite scolaire et universitaire et promeuvent des systèmes de direction type entreprise dans les universités (Loi LRU) et dans les établissements scolaires. C'est pour améliorer l'accès et la réussite des étudiants que des organisations de jeunesse telles que le MJS (les jeunes socialistes) ou l'UNEF (syndicat étudiant) réclament l'instauration d'une allocation d'autonomie permettant aux jeunes de choisir les études de leur choix.

  • Je fantasme sur Clisthene!

    9782020787635.jpgJe vous rassure, rien de sexuel! Quand les débats sur l'éducation sont trop terre à terre, quand le gouvernement explique cyniquement qu'il va dégrader les conditions d'études de 12 millions d'élèves, j'aurais de quoi déprimer. Heureusement, Clisthène est là.

    Clisthène, c'est un collège de Bordeaux. Clisthene, je le connais grâce au hors série numérique (http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article6336) d'une revue géniale à laquelle je m'abonnerais des que j'aurais des sous: les cahiers pédagogiques, une revue qui compile des opinions, des expériences, des projets d'enseignants et de chercheurs innovants et ambitieux pour le service public d'éducation.

    Soyons clairs, Clisthène me fait rêver, et représente parfaitement mes aspirations éducatives. Pourtant, ce n'est pas un rêve, c'est un vrai collège qui suit les programmes nationaux, recrute dans son quartier, emploie des profs qui ont passé le même concours que les autres. Mais ils ont décidé de travailler ensemble, c'est original dans mon métier. Ils ont décidé de centrer l'organisation du collège sur la mise en activité de l'élève. Une mise en activité pédagogique, démocratique, évaluative, qui émancipe et épanouit, deux enjeux fondamentaux, selon moi, pour l'éducation. Et ca marche? Pas trop mal...un quartier défavorisé...et 97% de réussite au brevet en 2007. Et toc pour les râleurs.²

    Clisthène s'inspire des modèles éducatifs nordiques en instaurant une relation de confiance entre élèves et enseignants. Le collège et les enseignants qui l'animent répond aux innombrables souffrances des élèves qui subissent le système scolaire français, souffrances que j'ai moi-même infligé: une évaluation qui humilie, une orientation qui sélectionne et enferme, une formation des enseignants qui les relègue à la pédagogie frontale, la liste est longue...

    Et des expériences telles que Clisthène marquent la fin de cette situation détestable! Tout est possible! Des moyens pour mettre en oeuvre une autonomie démocratique des établissements, mais aussi du volontarisme politique pour impliquer enseignants et usagers dans un projet d'établissement. Vous avez sans doute l'eau à la bouche, mais que fait-on dans ce collège?

    • Le tutorat: tous les élèves font partie de groupes de tutorat mêlant une dizaine d'élèves de tous les niveaux avec un enseignant référent, interface entre l'élève, ses parents, ses professeurs, qui fait le point sur leurs difficultés, leur travail de la semaine, leur apprend à s'entraider. C'est aussi dans le cadre de ces groupes que se fait le lien à l'environnement social, associatif et intergénérationnel du quartier.

       

    • l'évaluation: finie la peur de la moyenne, toutes les matières s'organisent en une vingtaine de compétences qui peuvent être acquises, en voie d'acquisition ou non-acquises. En fonction de leur progression, les élèves effectuent des exercices différents: moyen ou bons, ils progressent et reprennent confiance en eux. L'hétérogénéité ce n'est pas forcément le nivellement par le bas!

       

    • les modules: le temps scolaire de clisthène est assez original avec son accueil, temps d'adaptation à l'arrivée (lecture, animalerie, etc.), ses disciplines classiques le matin, ses ateliers de l'apres-midi (activités artistiques, technologiques, sportives ou encore de découverte: cuisine, théâtre, bricolage). Ce n'est pas fini: au delà des matières, les élèves suivent des modules interdisciplinaires chaque semaine (4h) et chaque trimestre (deux semaines) pour mettre en oeuvre des compétences transversales: écrire, préparer, présenter à l'oral une pièce de théâtre sur les tranchées par exemple!

       

    • le fonctionnement: les élèves ont un rôle dans la classe (tableau, distribution des documents, de la parole), dans l'établissement (le groupe de tutorat participe à la vie de l'établissement en s'occupant du petit déjeuner, du nettoyage de la cour). Ils sont acteurs de leur progression en faisant le bilan de leur semaine en tutorat, acteur de leur orientation en s'exprimant individuellement en conseil de classe.

    Merci en bref à Clisthene de représenter l'horizon de tous les possibles éducatifs. En espérant pouvoir aider à la généralisation de telles initiatives, dans mes combats militants futurs!