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pedagogie - Page 4

  • Pour l'autonomie démocratique des établissements scolaires

    etre-enseignant.gifL'autonomie, un mot à double tranchant. D'un côté c'est les moyens de faire des choix et de l'autre, la crainte des inégalités et de la concurrence. Je vais vous parler de l'autonomie des établissements scolaires du second degré. Au fait, elle existe déjà, pas besoin d'agiter des épouvantails. La loi de 1985 qui créé des EPLE (établissements publics locaux d'enseignement) organise l'autonomie des collèges, des lycées et des lycées professionnels. Ces établissements publics ont un chef d'établissement, une équipe de direction, des instances de décision et de concertation, un budget, ainsi qu'une dotation en moyens pédagogiques. Si cette autonomie existe, alors pourquoi la rejeter, pourquoi l'exalter? Parce qu'elle est imparfaite.

    Le projet éducatif que je défends est celui d'un service public fort qui recoit la totalité des subventions publiques pour l'éducation (exit la loi de 1959 sur le financement de l'école privée sous contrat). Ce projet éducatif passe par une refondation totale du système éducatif sur le long terme. Cette refondation s'intéresse aux établissements, aux enseignants et aux élèves. Pour les élèves, il s'agit de pouvoir progresser à leur rythme à travers une pédagogie de projet, une orientation choisie, une évaluation positive et un accompagnement personnalisé. Pour les enseignants, il s'agit d'être formés, non pas pour faire des exposés devant des élèves silencieux, mais bien pour faire travailler des enfants et des adolescents, transmettre et construire des savoirs tout en pouvant s'appuyer sur des compétences, et surtout, éveiller l'esprit critique de ces futurs citoyens...Pour les établissements, c'est plus compliqué
    Je rêve d'établissements scolaires où il fait bon étudier...et vivre. Pour moi, l'autonomie démocratique des collèges et des lycées est aux antipodes de l'approche managériale des libéraux, de la concurrence exacerbée à l'anglo-saxonne. Mon autonomie, c'est celle d'équipes pédagogiques qui élaborent des projets de long terme, d'élèves qui s'impliquent dans la vie de leur établissements, de parents qui sont associés à leur gestion, d'établissements qui développent leur propre identité à laquelle les élèves s'attachent...tout ceci dans un cadre national, et à travers une péréquation financière importante, évidemment. Parler des établissements c'est parler de leur construction, de leur fonctionnement, de leur configuration, de leur taille et du public qu'ils recoivent. Alors, cette autonomie démocratique elle se déclinerait comment?

    • par des bassins éducatifs au sein desquels s'organiserait la complémentarité des voies et des « dominantes » pour chaque établissement: une nouvelle carte scolaire se dessinerait ainsi en rassemblant des territoires mixtes, avec des établissements dans lesquels des « fourchettes » sociales, sur le modèle à la fois belge et anglais de carte scolaire. Cette nouvelle carte scolaire ne permettrait aucune dérogation (sur le modèle japonais) entre les bassins, mais le choix se ferait au sein de bassins mixtes qui permettrait d'accéder au plus grand nombre d'options pour éviter les stratégies de détournement (chères notamment aux fils d'enseignants). Ces idées sont indiquées dans le bulletin 13 de profession banlieue, rédigé par la sociologie Agnès Van Zanten. On aboutirait ainsi à des lycées thématiques, à taille humaine, dont certains seraient des lycées des métiers. Quant à l'intégration des apprentis, c'est une autre question...

    • par des établissements HQE conçus pour permettre toutes les pratiques pédagogiques, culturelles et sportives. Ces nouveaux établissements ne doivent pas empiler des salles de cours mais bien multiplier les possibilités de travail: TP, labos, conférences, travail en petit groupe, etc. Les établissements doivent être au service de l'engagement des élèves: foyers pour les collègiens pour organiser des activités extra-scolaires, et activité élargie des CVL à toutes les activités extra-scolaires.

    • par des équipes pédagogiques impliquées dans le projet d'établissement: au delà d'horaires planchers définis nationalement pour les matières traditionnelles, pourquoi ne pas faire confiance aux conseils pédagogiques pour organiser des projets interdisciplinaires, l'accompagnement personnalisé ou encore la diversité des approches pédagogiques (sorties, intervenants extérieurs...). Cette autonomie pédagogique doit passer par un cadre national strict, notamment le socle commun de connaissances et de compétences. Soyons clairs, cette autonomie pédagogique peut choquer. Vous pensez que l'égalité républicaine c'est les même savoirs appris par tous les élèves dans toutes les régions? Mêmes dates etc.? J'hésite. Et si cette égalité républicaine c'était les même possibilités de s'épanouir, de devenir curieux, d'acquérir un esprit critique, une démarche scientifique, une culture littéraire classique, et des compétences pour s'exprimer, convaincre? C'est ce type d'organisation que vous trouverez un peu dans le modèle éducatif finlandais. Je vous rassure tout de suite, pour moi les établissements n'ont pas à recruter leurs personnels directement. La stabilité des équipes ira d'elle même quand ils seront impliqués dans un projet.


    • l'autonomie elle marche aussi pour les élèves. Ils doivent être impliqués, moins au collège qu'au lycée, tant dans la vie des élèves à travers l'organisation d'une vie culturelle et associative extra-scolaire, mais aussi dans tous les choix de l'établissement. Et oui chers collègues, juchés sur leur chaire, les élèves ont toute leur place au conseil pédagogique. L'autonomie c'est aussi l'autonomie dans le travail. Si le suivi individualisé doit se développer à toutes les échelles, l'auto-évaluation, la co-évaluation doivent intégrer le panel des méthodes d'évaluation. Les travaux pratiques, exposés d'élèves doivent se développer pour que le cours soit construit par les élèves. C'est ce que j'avais appris lors de mon stage à l'université pédagogique de Heidelberg (Allemagne).

    • Cette autonomie passe évidemment par un autre fonctionnement des établissements: au delà du conseil d'administration, instance décisionnelle, le CVL doit être renforcé, le conseil pédagogique doit prendre toute sa place et l'équipe de direction doit être revue. Pour moi les chefs d'établissements doivent être des personnels d'éducation qui conservent une part de leur service (c'était en partie une proposition du rapport Pochard de 2008), comme en Allemagne. La section permanente doit être revue pour devenir un véritable lieu d'échange entre représentants enseignants, élèves et parents. Les assemblées générales d'élèves, de parents et d'enseignants doivent apparaître comme des lieux de débats, dans le cadre de cette autonomie.

  • Nouveaux programmes d'histoire-géo: de l'histoire culturelle à la géographie durable!

    geographie_americaine.jpgLes programmes d'histoire-géo sont toujours, avec un peu de retard, le reflet de leur époque. Centré sur l'antiquité avant 1870, préparant la revanche contre la Prusse après 1870, ils ont été centrés sur les racines de notre civilisation et la connaissance du monde dans les années 80 et 90. De la même manière, l'éducation civique a beaucoup évolué: on est passé de la morale du XIXème siècle au cours de sciences politiques au début des années 80. Aujourd'hui, on apprend aux collégiens et aux lycéens à devenir des acteurs autonomes de la société.

    En 2009/2010, les programmes du second degré vont profondément évoluer. C'est le cas d'ailleurs dans toutes les matières. Soit parce qu'ils doivent être actualisés (cadre commun européen de référence des langues, programmes qui avaient presque 15 ans au collège en histoire géo!) soit parce que la mise en place du socle commun de connaissances et de compétences de 2005 necessite de prévoir des passerelles interdisciplinaires. Je me limiterai dans cet article aux programmes du collège.

    En histoire-géo, plus qu'un simple toilettage, on change de paradigme. Ce n'est pas une révolution idéologique (comme en SES, semble t'il), c'est un changement de direction: le développement durable devient une dimension majeure de la géographie enseignée (c'était le sujet de mon mémoire d'IUFM en 2007), tandis qu'on passe de la découverte de ce qui nous rassemble à l'apprentissage de la diversité, en sixième comme en seconde. Du point de vue scientifique, on actualise la prise en compte de nouveaux courants (dommage pour moi, les chorêmes de Brunet, c'est fini!) et on renforce l'analyse du monde contemporain (processus de métropolisation par exemple).

    Que prévoient les nouveaux programmes?
    En sixième, au désespoir des élèves, l'Egypte disparaît enfin. Les savants grecs apparaissent au choix, tandis que l'étude de l'Inde et de la Chine ancienne réapparaissent après une éclipse de 10 ans (au choix, les Han ou les Gupta!). Le programme de géographie se recentre sur la population de la terre qui éclipse le traditionnel repérage géographique (où sont les mers, les continents, etc.). On initie les élèves à la notion d' « espace » et à ses contraintes. Pas de grand changement pour le reste, la Gaule romaine et les débuts du christianisme disparaissent toutefois (mais on retrouve cette dernière en cinquième).

    En cinquième, à mon grand désespoir, on centre le programme sur l'étude des religions (l'occident chrétien et la naissance de l'Europe), et le XVIIème siècle, la monarchie absolue, se retrouvent perdus en mai/juin. Révolution dans le programme de géographie: finie la laborieuse étude des documents (très ennuyeuse, très lanscinante), on étudie les inégalités de développement et la notion de développement durable. L'eau, l'atmosphère, l'énergie, l'alphabetisation: on va s'éclater!!(là, j'ai envie de retourner devant le tableau!). Pas de changement en éducation civique: égalité, sécurité, solidarité.

    En quatrième, le programme est réaménagé pour faire plus de place aux enjeux de mémoire: la traite négrière, la révolution, le colonialisme sont envisagés sous un nouveau jour. Le programme de géographie est très ambitieux et très contemporain puisqu'il étudie « les territoires de la mondialisation »: les multinationales, les échanges, les puissances émergentes et la mondialisation culturelle, autrefois entrevues uniquement en troisième. En éducation civique, éducation au droit et au fonctionnement de la justice, certes, mais l'Europe disparait!

    En troisième, le programme est réaménagé pour mettre en valeur les évolutions technologiques et géopolitiques sur le long terme et c'est tant mieux car on tombait un peu dans l'évenementiel, et l'histoire des batailles. Le totalitarisme passe ainsi de la moitié à 25% tandis que la vie politique en France s'élargit à l'entre deux guerres et à Vichy. Quelle place pour l'URSS dans tout cela? Bonne question! Une évolution majeure autour du programme de géographie centré exclusivement sur la France et l'Union Européenne, il zappe le Japon et refoule les Etats-Unis au programme de quatrième!

    En bref, on trouve de nouvelles cohérences très intéressantes pour tous les niveaux du collège.

  • L'échec scolaire n'est pas une fatalité!

    bonnet.jpgL'échec scolaire est une source de souffrance, de débat, et de profit. Acadomia & Cie, les affiches du métro en témoignent, n'ont rien à gagner à la lutte contre l'échec scolaire. Pour moi, qui enseigne depuis 2 ans en banlieue parisienne, l'échec scolaire, ce n'est pas qu'un mot, c'est une mosaïque de visages et de souvenirs...des élèves, des parents, mais aussi des collègues, rencontrés au hasard de mes affectations, notamment en ZEP, plus ou moins combattifs et confiants face à ce terrible ennemi.

    L'échec scolaire, ce n'est pas un microbe qui se propage, et pas non plus un héritage contre lequel on ne peut rien. L'échec scolaire, c'est le fruit de méthodes pédagogiques conservatrices et inadaptées, d'origines socio-culturelles défavorables, et enfin, d'un fatalisme exacerbé de la société envers un phénomène qui n'est traité qu'à la marge, quand il est déjà trop tard.

    Comment le détecter? J'ai quelques exemples. Sophie, qui travaille beaucoup, obtient des notes très moyennes, et souffre. William, qui bouge sans arrêt sur sa chaise, souffre terriblement de ne pas pouvoir s'exprimer. Coralie, passe sans redoubler depuis la sixieme car on a supprimé les redoublements sans prévoir de dispositif alternatif, et elle a baissé les bras. Sophie, William, Coralie ne sont ni des faineants, ni des rebelles, ni des attardés...Ce sont des enfants que le système éducatif français n'a pas pu et n'a pas voulu aider. Ce sont de futurs adultes, qui toute leur vie, se rappelleront avec d'une formation initiale où ils n'ont été ni accompagnés, ni aidés...ni écoutés.

    Je veux lutter contre l'échec scolaire. Je ne veux pas céder au découragement. Je ne veux pas me laisser aller, considérer que je ne peux rien ou même, accuser mes élèves. J'accuse le système éducatif, de reproduire les inégalités sociales en s'adressant aux élèves issus de milieux favorisés, cultivés. J'accuse le principe de « liberté pédagogique », clamé par les différents ministres de l'éducation qui se sont succédé depuis 2002, d'empêcher toute rénovation et toute harmonisation des méthodes pédagogiques pratiquées en France. J'accuse la séparation des disciplines et des filières, le caractère uniquement disciplinaire de la formation des enseignants, d'anéantir la cohérence et le sens des enseignements proposés.

    Seul, je ne peux pas faire grand chose. La première année, j'ai joué sur les notes. Coralie ne dépassait pas 6, inoxerablement, un jour, j'en ai eu marre, j'ai trafiqué le barême et elle a eu 11. Surprise. Joyeuse. Et aussitôt confiante, elle a eu 9,5 au contrôle suivant, sans bidouillage! Mais cela n'a pas suffi, et Coralie, a la fin de l'année, a été « envoyée » au lycée professionnel. J'ai voulu individualiser mes consignes lors de ma 3ème année d'enseignement, j'ai noté mes élèves de troisième pour la progression dans les compétences défaillantes que j'avais pu observer (ex. argumenter, être précis, etc;). Ca a marché, les progrès étaient réels, mais c'était déjà la fin de l'année, les parents « hurlaient » pour avoir des notes...J'ai multiplié les exposés, les travaux de groupe, j'ai tatonné, mais j'ai perdu beaucoup de temps, cette obsession des enseignants d'histoire-géographie, qui veulent « finir le programme ».

    Le système tout entier doit changer, ou mes efforts seront vains. Les cours doivent faire sens pour motiver les élèves. La pédagogie différenciée doit être enseignée aux profs pour permettre de prendre en compte tous les élèves et de démocratiser réellement la réussite scolaire. Les rythmes scolaires doivent être refondés pour prendre en compte les rythmes biologiques de l'enfant, assoupi au cours de 8h, follement exité au cours de 15h...C'est une révolution éducative qui peut seule, empêcher l'éducation nationale d'être délaissée et laissée au secteur marchand...où les élèves deviendront non plus des citoyens élevés par l'esprit critique, mais bien des consommateurs en herbe, dénués d'autonomie!

    Cette évolution doit être voulue, portée, revendiquée non seulement par les enseignants, leurs syndicats, mais aussi et surtout par toute la société: élèves, parents, tout le monde, un jour ou l'autre, passe par l'école! C'est la condition du changement et d'un investissement profond de toute la société, d'un investissement sur le long terme, pour l'Ecole.

  • Pourquoi, cette année, j'arrête d'enseigner...

    prof.jpgDemain, je ne rejoindrai pas mon établissement de rattachement pour effectuer ma rentrée scolaire de prof remplacant, comme tous les 1er septembre depuis 3 ans... Je ne ferais pas ma rentrée dans un collège de la banlieue de Nîmes. Pourtant, mon envie d'enseigner, ma passion d'enseigner, n'a jamais été aussi forte. Comment expliquer ce paradoxe? Pour cette année, peut-être pour d'autres mais pas pour beaucoup en tout cas, je serais syndicaliste. Je reste à Paris, comme militant du SE-UNSA Versailles (héritier de la puissante FEN). Défendre une autre politique éducative, et développer le syndicalisme enseignant dans la partie Ouest de la région parisienne, voici mes projets pour 2009/2010! Je profite d'une occasion de rester en région parisienne, alors que j'avais obtenu (trop tôt en fait) ma mutation pour le sud...Pourquoi? Parce que je n'ai pas le temps d'être à la fois un bon prof et un bon militant, et parce que je souhaite rester à Paris, parce que tout se passe la-bas, parce que c'est là où je milite, au MJS. La vie est faite de plusieurs temps...J'ai été professeur d'histoire géo pendant 3 ans après 5 ans d'études, j'ai été stagiaire à l'IUFM, prof principal en ZEP, prof remplacant à la campagne, prof de section européenne...Il y a plusieurs temps dans la vie. Voici venu le temps de militer. Parce que toute ma vie je militerai, parce que toute ma vie je serai prof ET militant, parce qu'enseigner avec passion ne suffit pas, encore faut-il un système éducatif juste et efficace!

    Il faut bien s'expliquer, pour une fois, plutôt que d'expliquer mille fois à mille personnes ce choix. D'abord, à mes élèves...J'ai vécu une année formidable avec mes élèves massicots, qu'ils soient au collège ou en section européenne, donc non, vous ne m'avez pas mis à bout, je vous rassure? (ou vous décoit?) Par votre gentillesse, votre intérêt, vos réussites, vous avez conforté, voire fait explosé mon envie innassouvie d'être un bon prof! Pour longtemps, voire pour la vie (même si l'envie des concours me démange). Merci encore à vous...A mes collègues? Je n'abandonne pas ce beau métier, j'y reviendrai bientôt. Mais alors, je serais un prof à temps plein. Alors, la reproduction sociale n'a qu'à bien se tenir, toutes les offensives conservatrices et libérales contre le service public d'éducation peuvent fourbir leurs armes, car je serai implacable. Comme écrivait De Gaulle dans ses mémoires de guerre, mon livre de chevet avec Harry Potter, "Si je vis, je me battrai, où il faudra, tant qu'il faudra"... Je serais prof à temps plein, pour monter des échanges, pour organiser du soutien, pour appliquer une pédagogie différenciée, pour m'investir dans la vie de l'établissement. Et ce n'était pas possible aujourd'hui.

    En effet, cette année 2008/2009 a été atroce. 3 heures de transport par jour, toujours courir à Paris pour assumer mes responsabilités, souvent en retard... J'ai baclé mes cours parce que j'organisais des manifs. J'ai baclé mes corrections parce que beaucoup de weekends, j'étais en réunion. J'ai fait des rappels en salle des profs. J'ai été en rogne toute l'année (pardonnez-moi, chers colocs!), et forcément injuste (pardonnez-moi, chers élèves!), parce que je n'avais pas toujours le temps de dormir. Et surtout, j'en avais marre d'être culpabilisé, parce que je n'avais pas le temps de faire ceci ou cela...Pas toujours facile d'être prof et militant!

    logo-Se2007-Sopp-col.gifAlors maintenant, j'ai le temps. Le temps de m'engager. Cette année, je serais militant à temps plein! Permanent d'une organisation syndicale le jour, militant la nuit! Je vais travailler dans un syndicat qui a un projet ambitieux pour l'éducation: un projet éducatif fondé sur de nouvelles méthodes pédagogiques, des enseignements transversaux, un autre rôle de l'enseignant, d'autres rythmes scolaires et une refonte complète du système éducatif français. Je souhaite faire entendre une voix plus positive, plus constructive, dans le débat éducatif.

    Alors oui, cette année, ce blog ne sera pas celui d'un prof militant mais bien d'un militant syndicaliste et politique. Le ton ne changera pas beaucoup. Pour moi, engagements divers, activité professionnelle, et autres récits de la vie quotidienne, tout se confond pour me permettre, à ma modeste échelle, de changer le monde.