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politique - Page 3

  • Die Vorwahl in Frankreich: Wie, wer, wann?

    la-charte-ethique-des-primaires.pngDie erste Nachricht des Tages war natürlich die "Affäre". Eine internationale Nachricht, die, von Washington bis Berlin, in Amerika sowie auf alle Kontinente, wird morgen auf der erste Seite der Zeitungen sicher stehen. Ein sozialistischer Politiker namens Dominique Strauss-Kahn, ehemaliger französischer Wirtschaftsminister und jetztiger Direktor des IWF wird sicher wegen "Krimineller sexueller Akt, versuchte Vergewaltigung und Freiheitsberaubung in Verbindung mit sexueller Nötigung" beurteilt werden. Und plötzlich entdeckt die Welt dass alle Franzosen mögliche Vergewaltiger sind (nach amerikanische Medien).

    Ok, da sind die Fakten. Als Nationalsekretär der Junge Sozialisten interessiere ich mich natürlich über was Dominique Strauss-Kahn angeht. Nicht nur, weil ich neugierig bin. Für uns Sozialisten ist jemand gültig nur wenn er beurteilt wird, nur wenn er die möglichkeit hat, sich zu erklären, sich zu verteidigen. (die sobennante "présomption d'innocence", von der Regierung  Jospin eingeführt.wurde. Deshalb hab ich, zum ersten, gar keine Lust mehr diese "Affäre" zu kommentieren. Zweitens will ich diesmal auch nicht drüber lachen. Wir wissen nocht nicht was wirklich in der Suite 2806 geschehen ist, aber wenn eine Frau wirklich vergewaltigt wurde , ist kein Witz mehr möglich: in unsere Gesellschaft ist die Männliche Herrschaft immer noch sichtbar durch dieses frauenfeindliches "Humor".

    Warum dann ein Artikel über diesen Fall? Weil die internationale Ansicht über die nächste Präsidentwahl in Frankreich mich nicht gefällt. Von aussen sieht es so aus, dass es zwei Kandidaten gab: Dominique, links, und Nicolas, rechts. Eigentlich ist es nicht so einfach: wer weiss, wenn die erste Partei in Frankreich, die UMP, noch Nicolas Sarkozy als Kandidat unterstützen wird? Wer könnte denn raten wer die sozialitische Vorwahl, die "Primaires", gewinnen wird?  Eigentlich Niemand. Und vielleicht wollen meine deutsche Freunde auch die französische Politik verstehen können?

    Was passiert wirklich in Frankreich, ein Jahr vor der Präsidentwahl 2012? Der Wahlkampf wird im Herbst 2011 beginnen, und alles kann noch passieren. Nicolas Sarkozy war nie so unbeliebt, mit  nur 20% der Franzosen die, laut der Umfragen, noch zufrieden mit ihm sind. Der Parti Socialiste hat die lokale Wahl der Departemente ("cantonales") gewonnen mit mehr als 30% der Stimmen und die linke Parteien, Front de gauche, Europe écologie und Parti Socialiste, haben für das erste Mal die Mehrheit bekommen (51% für die zweite Runde). Aber der Front National war nie so hoch wie jetzt, die neue Chefin der Rechtsextreme Partei, Marine Le Pen, ist nicht so erschrekend wie der Papa, und weniger als die hälfte der Leute sind zum Wahlbüro gegangen. Das ist erschreckend für uns, Sozialisten, wenn ein drittel der Arbeiter für eine ausländerfeindliche Partei wählen wollen.

    Wie geht's dem PS? Eigentlich gut: Wir wollen am 9ten und 16ten Oktober 2011 mehr als 1 Millionen Leute wählen lassen, um, überall in Frankreich, zu beschliessen wer sie als Kandidat wollen, wer sie gewinnen lassen wollen. Man braucht nur 1 euro zahlen und eine sozialistische Erklärung unterschreiben! Als Trainer des Programms "Mobilisation 2012" bin ich deshalb damit beschäftigt, alle sozialistische Landesverbände zu helfen, um neue Politische und Kommunicationsmethoden zu benutzen, um mehr Leute zu überzeugen, zu der "Primaires" teilzunehmen. Sozialisten können gewinnen, müssen gewinnen: Ungleichheiten werden immer stärker zwischen die soziale Schichten, nie war eine Schulrevolution so unverzichtbar: das schlagt der PS vor! Ein neues Entwicklungsmodell wird mit dem Erdölmangel nötig, sowie Atomausstieg und Entwicklung der erneuebare Energien: das will der PS!

    Wer wird den Parti Socialiste vertreten für diese Schlacht die möglicherweise ein Sieg bekommen könnte, nach der Umfrage? Segolene Royal hatte sich 2007 beworben und uns sehr enttäuscht. Francois Hollande verteidigt den sozialliberalen Weg für die sozialistische Partei, und es kann mich nicht gefallen: ecologische, soziale und wirtschaftliche Fragen die sich stellen brauchen ein starken Einsatz des Staates und der öffentliche Macht, und keine "Troisieme voie" die in Deutschland und England schon enttäuscht hat. Arnaud Montebourg, Christian Pierret, Manuel Valls, wollen auch kandidieren. Wird die erste sekretarin Martine Aubry sich auch bewerben?

  • 6 mai 2012

     

    blog -Mitterrand-rose-rouge_Pantheon 1981.jpgDans un an, tout sera fini. Le dimanche 6 mai 2012, des petits sondages fleuriront sur les sites d’infos suisses et belges, publiant des suffrages sortis des urnes. La tendance sera là, tout sera vain. Dans notre belle Vème république, en une journée, ce second tour des présidentielles, les jeux sont faits. Pour quelques milliers de secondes, pour d’interminables petites heures, il faudra attendre. D’ici là, je n’attendrai pas, pas une seule seconde. Aucune déception, aucune désillusion ne peut m’atteindre (avis aux amateurs). D’ici là, tous mes efforts, tous mes espoirs sont tendus vers la ligne d’arrivée. Projet, primaires, programme, campagne, toutes ces étapes qui jalonnent l’année à venir, je veux favoriser leur réussite.

    En 2002, je me suis juré que plus jamais je n’assisterai, impuissant, à une élection présidentielle. Alors, mon seul souci, c’est d’être à la hauteur. Dans un an, je veux vivre une victoire, la victoire des convictions contre le fatalisme. Le parti socialiste fêtera, mardi prochain, le 10 mai, les 30 ans de la victoire de Francois Mitterrand. Je n’étais pas né, mais je crois savoir ce que des millions de gens ont ressenti. Les photos des militants qui pleuraient sous la pluie, mais aussi les souvenirs de mes parents, les affiches du second étage, à Solferino, des années 70, ou encore l’hymne de la campagne « les voix des hommes, et les voix des femmes »…, tout cela, je veux aussi le vivre.

    Alors, d’ici là, je vais mordre. Férocement. Je vais mordre ceux qui commencent déjà à rejeter telle ou telle candidature. Parce que le processus des primaires est en cours et que le peuple de gauche décidera qui il veut faire gagner. A nous, dans le débat des primaires, de faire souffler un vent de gauche, d’alternative, de transformation sociale, pour influer sur le cours de la campagne et du programme. D’ici là, je vais mordre, ceux qui ne sont pas satisfaits par telle ou telle des 30 propositions du projet socialiste. C’est la cohérence du projet socialiste qui m’importe, et elle est au rendez-vous : nouvelle donne internationale, égalité réelle, autre modèle de développement, rénovation politique : jamais depuis 1981 les socialistes n’ont été aussi ambitieux ! D’ici là, je vais mordre ceux qui critiquent le dispositif « mobilisation 2012 » auquel je participe comme formateur national : Oui, la France n’est pas les Etats-Unis, tout le monde sait faire du porte-à-porte, mais la priorité donnée aux moyens militants et à l’organisation de terrain me plait, et je la porterai partout.

    Alors, d’ici là, chaque voix compte. Affûtons nos arguments pour la campagne, arpentons le terrain, fourbissons nos pratiques militantes, et le porte-à-porte sera en 2012 aussi efficace que les marches forcées de Napoléon. Un an pour proposer, pour convaincre, un an pour préparer le rassemblement de la gauche et ce contrat de gouvernement qui sera décisif pour convaincre les électeurs. La main que nous tendrons aux autres forces de la gauche dépendra beaucoup de notre projet pour l’économie durable. Alors autant ne pas le négliger. La victoire sera largement due à notre capacité à résister aux sirènes médiatiques. Les sondages vont arriver, les débats sociétaux d’un jour vont se multiplier, il faudra alors garder le cap.

    Aujourd'hui, tout est possible. La droite est sur la défensive, dans les pays étrangers, les gouvernements se tournent, attentifs, vers le parti socialiste.  Alors autant ne pas rater ce rendez-vous historique entre la gauche et les Francais. Ils seront peu nombreux, les jours de repos, pendant cette année, où je reprendrai aussi les cours  après deux années de permanentat syndical. Mais ils ont été peu nombreux depuis 9 ans, alors, pour que tout n’aie pas été vain, il faut gagner: « c’est aujourd’hui que l’avenir s’invente » !

  • Faire éclore le changement

    projet-PS-2012_pics_180.jpgLes jeunes socialistes dévoilaient samedi dernier, à l'equinoxe, leurs 8 propositions pour le projet des présidentielles. Depuis, le compte à rebours déclenché sur le site generation-changement.fr nous ramène constamment à l'échéance majeure de la vie politique francaise. Des cars remplis à ras bord de militants sont repartis samedi soir vers Brest, Strasbourg, Montpellier, Bordeaux, Toulon et Lille. Au dela des microparticules qui s'échappaient des pots d'échappement, ils amenaient partout l'enthousiasme et l'ardeur qui seront bien nécessaires pour porter au débat les propositions retenues par le parti socialiste. Emplois d'avenir, banque publique d'investissement, mix energetique, encadrement des loyers, allocation d'études, refonte des rythmes scolaires, loi d'orientation pour améliorer l'accueil des immigrés, on ne pourra plus dire que le PS n'a pas de programme, depuis mardi, depuis que le bureau national du Parti Socialiste a lancé son projet, décliné en 30 propositions. Ce projet a été voté ce matin à l'unanimité par le conseil national du PS.

    Face à une gauche plus unie, plus sure d'elle même, qui a su être le réceptacle des sociologues et des économistes les plus innovants auditionnés pour les conventions thématiques socialiste, qui a fait sienne le combat écologique et qui s'est (presque) débarassé des tentations libérales de la 3eme voie, mise en échec partout en Europe...la droite fait pale figure.

    Qu'a t'elle à proposer aux Francais? Elle peut agiter la peur de l'étranger, chouchouter les électeurs du FN avec son débat sur la laicité qui se résume pour l'instant à un débat PMU sur l'islam en France, rien n'y fait, ses électeurs sont allés pêcher pendant les cantonales. Pour la première fois dans l'histoire de la cinquième république, un parti majoritaire qui a tous les pouvoirs concentre ses attaques, ses campagnes unanimement contre le premier parti d'opposition. La droite a peur.

    La droite a peur car le mandat de Nicolas Sarkozy s'est résumé à un cocktail détonnant d'échecs, de vulgarités et d'intonations populistes. La droite a peur car sa politique atlantiste a réduit à presque rien la place de la France dans le Monde. La droite a peur car son plan "espoir banlieues" a décu, car le pouvoir d'achat s'est effondré, mettant au coeur du débat le déclassement des classes moyennes. La droite a peur car le chomage progresse, car la croissance est en berne et car le déficit commercial s'accroit.

     

    Il est venu, le temps du changement. A nous, jeunes socialistes, de le porter, de le faire éclore au printemps 2012.


    Discours de Laurianne Deniaud au forum "2012... par mjstv

  • Apportons de vraies réponses

     

    60678524.jpgVoir la flamme s'afficher sur les écrans qui dévoilent les candidats pour le second tour, ce n'est plus surprenant en France. Etonnement, en 1983, pour les municipales qui assuraient la premiere percée du Front National. Stupeur, le 21 avril 2002, quand, aux yeux du monde entier, la France devenait un pays qui sentait le souffre. Quel sentiment doit alors nous etreindre pour ces cantonales 2011, alors que le front national s'invite au second tour dans plus de 200 cantons?

    Pour moi c'est une sourde fureur. Dénoncer ne suffit pas, il faut se battre. Se battre, ce n'est pas seulement dénoncer des idées nauséabondes, l'antiparlementarisme de 1934, le populisme anti-fiscal de 1956, ou encore la xénophobie ambiante des années 1980. Se battre, c'est répondre au désespoir, à la déception, au fatalisme des Francais et des Francaises qui ont fait le choix de l'extreme droite hier. Ils ne sont pas inconscients, ils ne sont pas tous racistes, mais ils ont craché sur la République. Que disaient les sondages en 2010 sur les électeurs FN? À 72% ils veulent exprimer un mécontentement. À 30%, ils hésitaient avec l'abstention. 20% des sans diplômes votent FN et les ouvriers ont la plus forte proportion de vote d'extrême droite en leur sein (21%).

    Mais pourquoi? Quelque part, nous le savons. Il suffit d'écouter ceux qui nous insultent en porte à porte: « tous pourris », « la politique ca sert à rien », « droite et gauche tous pareil » voire « à bas les privilèges ». Le vote FN, c'est des régions en crise sociale telle que le Nord Pas de Calais (désindustrialisation) ou le Languedoc Roussillon (fort chômage). C'est un bras d'honneur fait à un monde politique professionnalisé, où les discours médiatiques sont souvent creux, où le politique semble impuissant face aux crises économiques.

    "A bas les privilèges", voilà une réalité que nous ne devons pas occulter. Mon groupe politique, « transformer à gauche », évoquait au dernier conseil national du MJS ces emplois qu'on n'obtenait qu'au piston. C'est un exemple parmi d'autres d'une société fabuleusement inégalitaire qui dégoute les plus modestes de la république sublimée. Une école minée par la suppression de la carte scolaire, des services publics qui s'effritent, un certain essor des communautarismes, voilà ce que nous devons combattre. Un front républicain oui, mais sur le long terme, pour refonder la république.

    En effet, pour moi, le premier outil de notre lutte contre le FN, ce n'est pas un discours ou une manifestation. C'est la 6ème république, la 21ème proposition des votations menées partout en France par les jeunes socialistes pour porter devant les Francais leurs propositions pour 2012. Nous devons changer de République car nous devons refonder le système politique. Mandat unique, droit d'initiative populaire, contrôle du parlement, vote à la proportionnelle, sont quelques idées pour vivifier le débat politique. Cette république où l'on vote pour des idées, doit être forte, la démocratie doit passer au dessus des intérêts privés; l'intêret général, comme le voulait le Conseil National de la Résistance, doit passer devant la puissance de l'argent.

    C'est pourquoi je soutiens de tout coeur les candidats de la gauche qui se battront toute la semaine contre le fatalisme, le repli sur soi, les peurs et les rancoeurs suscitées par les candidats du F-haine, alors que la droite n'en finit pas de se débattre avec ses contradictions historiques.