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politique - Page 6

  • l'égalité réelle à la sauce biterroise

     

    parti-socialiste.jpgLes conventions engagées par le PS depuis un an doivent nous permettre de répondre aux principaux défis politiques, internationaux, ou encore économiques et sociaux qui feront débat lors des prochaines élections présidentielles. La 4ème convention portera ainsi sur l'égalité réelle, sur des questions de société telles que l'éducation, les services publics, la santé ou encore le logement. Benoit Hamon, porte-parole, était chargé d'animer cette convention. Le but est d'analyser les mécanismes inégalitaires de la société française d'aujourd'hui et de proposer des leviers d'action. Le texte ayant été adopté au conseil national de mardi dernier, c'est maintenant au niveau local qu'il s'agit de l'amender, de l'abonder, de le débattre!

    Le combat pour l'égalité est essentiel, pour la gauche, mené de longue haleine, il commence avec l'abolition des privilèges, se poursuit avec les droits déclarés dans les différentes constitutions républicaines, et s'affirme plus concrètement avec la mise en place de mécanismes de solidarités tels que la retraite par répartition ou la sécurité sociale, après la seconde guerre mondiale. Pourquoi parler d'égalité réelle alors? Parce que le but de cette convention est d'approfondir, de parfaire notre combat pour l'égalité, non pas seulement affirmer mais bien mettre en oeuvre l'accès à des biens de première necessité, aux richesses produites par la nation, et ainsi, au logement, à la santé, à l'éducation, avec des propositions concrètes et réalistes. Ces nouveaux droits passent par la redéfinition de ce qui est public ou privé, par le réarmement de la puissance publique, par le décorticage des politiques libérales menées depuis 30 ans qui ont amené l'approfondissement des inégalités sociales et territoriales. Quel est ce projet?

    1ère partie: un nouveau pacte éducatif

    Si le système éducatif français a permis une réelle massification de l'accès aux études, il est aujourd'hui un des plus inégalitaires au monde. Affaibli par les réductions de moyen (moins un point de PIB depuis 10 ans), il n'a été concerné que par des mesures à la marge. Le parti socialiste veut porter des réformes structurelles de long terme pour agir à la racine des inégalités, dès le plus jeune âge, dans le cadre d'un projet de société apaisée.

    - un service public de la petite enfance. Alors qu'aujourd'hui les seules aides sont des subventions et des crédits d'impôts, le texte de la convention propose de multiplier par 3 le nombre de places en crèche d'ici 10 ans dans le cadre d'une nouvelle loi SRU qui imposerait un taux minimum de places en crèche par ville, assorti d'une dotation aux collectivités territoriales. Le but: assurer le développement et l'éveil éducatif des enfants, lutter contre les inégalités du coût de prise en charge des enfants, permettre aux femmes de travailler. Ce service public passe par la réforme du congé parental partagé entre la mere et le pere à égalité et par une scolarisation obligatoire dès 4 ans.

    Repenser les rythmes scolaires. Adapter l'année et la journée scolaire aux rythmes biologiques: moins de vacances, mais des journées moins longues avec 5 jours éducatifs organisés au sein de projet territoriaux entre écoles, parents, collectivités et associations d'éducation populaire.

    Une révolution pédagogique pour changer la manière d'enseigner, d'évaluer et d'orienter: diminuer drastiquement le redoublement, en permettant aux élèves de progresser à leurs rythmes dans les cycles, avec des enseignants en plus pour accompagner les élèves en difficulté. Changer la manière d'enseigner, c'est changer la formation des enseignants: moins disciplinaire, plus pédagogique, et l'organisation des cours: intégrer l'accompagnement personnalisé au temps scolaire. Évaluer autrement, c'est valoriser et favoriser la progression, évaluer ce que les élèves savent faire plutôt que d'humilier à travers une note chiffrée très discutable.

    Changer le système scolaire: former enseignants du collège et de l'école ensemble, changer leur service pour intégrer le travail d'équipe, l'évaluation et l'orientation des élèves, donner du sens aux savoirs en définissant un socle commun des connaissances et des compétences transdisciplinaire, et permettre aux établissements, avec une enveloppe « autonomie », d'organiser des projets pédagogiques locaux.

    2ème partie: la continuité professionnelle

    • l'autonomie de la jeunesse: alors que le système social aujourd'hui familial favorise les inégalités (demi part fiscale), que le système des bourses est insuffisant (27%), le PS propose de rassembler les aides existantes pour les redéployer: une allocation autonomie permettra à tous les jeunes de construire leur projet de vie sans travailler pendant leurs études (ce qui augmente l'échec de 50%). Un service civique universel serait proposé à tous les jeunes pour mener des missions de solidarité.

    • Faire du CDI la norme d'embauche. Les contrats aidés ne sont qu'un effet d'aubaine, et la moitié des jeunes qui travaillent ont un contrat précaire, ils sont Exclus du RSA et des allocations chomages. Nous proposons de les intégrer dans un parcours d'insertion géré par les missions locales, de faire respecter la loi (transformer CDD en CDI) et de prendre en compte la stabilité de l'emploi dans les cotisations patronales.

    • sécuriser les parcours professionnels: attacher les droits à la personne et pas au contrat, proposer à tous un compte formation divisé en deux parties: initiale (6 mois à 2 ans suivant le niveau d'études) et un compte temps à vie). L'organisation de formations par les entreprises deviendrait obligatoire (et pas forcément le financement).

    • augmenter les salaires: C'est le FMI qui propose de mieux redistribuer les gains de productivité: dans les 30 dernières années les salaires n'ont augmenté que d'un point par an alors que la part des actionnaires dans ces gains était multipliée par deux. Il n'y a pas que la hausse du SMIC pour peser sur les salaires: le PS propose un rendez-vous annuel national pour les salaires, comme en Allemagne, un moment de mobilisation sociale qui déboucherait sur des accords salariaux d'entreprises. Sans accord, les employeurs seraient fiscalement pénalisées. Enfin, les salaires ne pourraient excéder une échelle de 1 à 20 dans les entreprises à participation publique.

    • mieux redistribuer: la révolution fiscale. Aujourd'hui le millieme plus riche de la population ne paie que 25% d'impots et la part des demi-millionnaires a augmenté de 70% en 3 ans. Nous proposons un impot citoyen sur le revenu réunissant impot sur le revenu et CSG, sans niches fiscales, avec plus de tranches, une assiette plus large (stock-options, interessement) et plus progressive. La fiscalité du patrimoine serait élargie, l'impot sur les succession réhabilitées (la majorité des Francais ne le paieraient pas), tandis que l'impot sur les sociétés favoriserait les investissements au détriment des dividendes.

    • Baisser le prix des logements: 1,2 millions de demandes de logements sociaux aujourd'hui. Nous proposons la construction de 1 million de logements pour lutter contre la spéculation, de supprimer les niches fiscales telles que la Loi Scellier qui favorise la construction de logements trop chers, de faire passer la loi SRU de 20 à 25% de logements sociaux par ville, de supprimer les cautions (garantie propriétaire obligatoire) et de taxer les terrains urbains non-construits.

    • affecter un quart des dotations publiques aux collectivités à la péréquation: certaines communes, notamment dans les zones sensibles, sont en grande difficulté. La taxe d'habitation doit être refondée et la contribution économique territoriale permettre aux communes de fixer les taux. Le niveau de vie dans les zones urbaines est de 50% de la moyenne nationale. Le PS propose des contrats uniques de rénovation urbaine, évalués par les habitants, avec la création de zones franches d'habitat (avantages fiscaux), la construction de logements sociaux ailleurs, et de créer des zones d'activités à services (crèches, restaurants d'entreprises). Pour les territoires ruraux, un bouclier rural garantirait par la loi un accès minimum aux services de santé et d'éducation, et un accès renforcé aux crédits pour les projets économiques. En matière de communication, le PS propose l'instauration d'un tarif social pour le mobile et internet.

    3ème partie: les mêmes droits pour tous les citoyens

    • lutter contre les discriminations: former les enseignants aux préjugés, élaborer des cahiers des charges plus contraignants pour les médias, créer un récépissé de contrôle d'identité. Lutter pour l'égalité hommes femmes (2/3 des bas salaires, 27% de salaires en moins, 18% des cadres de la fonction publique), c'est majorer les cotisations patronales pour temps partiel, faire payer le surcout pour une retraite à temps complet aux employeurs, obliger les entreprises à faire des diagnostics annuels d'égalité sous peine d'interdiction de marchés publics. En matière de handicap (logement, emploi, éducation), il s'agirait de faire respecter la loi.

    • une politique de santé préventive: des médecins payés au forfait (majorés dans les maisons de santé qui proposent un parcours de soin), donner un droit d'alerte aux CHS, rendre la médecine du travail indépendante, obliger les nouveaux medecins à travailler dans des zones prioritaires et plafonner l'installation dans des zones surdotées. Stopper les déremboursements qui coutent cher (9 millions de personnes ont retardé leurs soins), stopper le transfert aux mutuelles de certains soins (un impot injuste!), prendre en main les soins dentaires et optiques (et négocier la baisse de leur coût). favoriser le générique avec la prescription des médicaments sous dénomination universelle (alors que les 2/3 des bénéfices vont aux firmes pharmaceutiques déjà très aidées)..

    • un service public de l'eau: lutter contre les régies privées opaques, avec un prix de l'eau inégal, sans contrôle et sujets à corruption, en prêtant une assistance technique aux collectivités qui veulent remunicipaliser, et instaurer un prix progressif de l'eau.

    - un pole public d'énergie: 3,5 millions de Francais ont des frais d'énergie qui dépassent 10%, il faut engager rapidement un plan d'isolation qui créera de l'emploi, et créer un pole public d'énergie pour sécuriser les approvisionnements extérieurs et favoriser les énergies renouvelables en reprenant le contrôle des entreprises privatisées par la droite, notamment EDF et GDF.

  • Des gouttes, des drapeaux, un débouché

     

    06112010357.jpg16h, Boulevard du temple. Le camion du parti socialiste s'engage dans la manifestation qui, depuis 14h, coule depuis la place de la République. La mobilisation du 6 novembre n'est pas la meilleure: les vacances ont sensiblement diminué la dynamique du mouvement lycéen, alors même que les salariés du privé prenaient le relais de la mobilisation. De porte à porte en porte à porte, le fatalisme nous percute de plein fouet: « mais la loi est passée! ». Pourtant, boulevard du temple, les drapeaux du parti socialiste claquent humidement, nombreux, derrière le cortège des syndicats, sur plusieurs centaines de mètres. Le Parti Socialiste, depuis 2009, est revenu dans le mouvement social, participe aux manifestations, inscrit ses mobilisations dans celles des organisations syndicales. A nouveau, le premier parti de l'opposition apprend à peser de tout son poids dans les luttes sociales et reprend les accents des années 70 et du programme commun, quand syndicats et partis de gauche se promettaient, ensemble, de changer la vie.

    La pluie diluvienne nous trempe, les gouttes coulent sur la sono, que Miguel et moi protégeons grâce à un magnifique parapluie multicolore qui fait tâche dans la grisaille d'une après-midi d'automne maussade froide, et pluvieuse (en bref, parisienne) . La musique enflammée, de Tryo à bellaciao, contraste avec l'inquiétude des visages. Depuis 2002, les socialistes ont peu goûté la saveur des victoires. La regression va t'elle donc dans le sens de l'histoire?

    Nous n'y croyons pas. La mobilisation n'est pas finie. Elle tatonne pour la forme, elle s'élargit pour ses revendications. Au-delà des retraites, le MJS pose la question de l'insertion professionnelle des jeunes à travers une campagne massive: « 4 millions d'emplois, c'est possible » tandis que le porte-parole du parti socialiste, Benoit Hamon, arpente la France pour présenter le projet socialiste pour l'égalité réelle, une nouvelle donne éducative, sanitaire et territoriale. Au delà du mouvement sur les retraites, un débouché politique prend forme: en interne, avec les conventions, à l'extérieur, dans les manifestations, dans les médias, avec les prémisses du débat des primaires, les socialistes représentent une alternative. Il nous reste un an et demi, pour porter haut et fort auprès des jeunes, des salariés, des classes moyennes précarisées, le projet de société d'une gauche qui ne lâche rien, qui résiste, invente, et fait rêver.

  • L'eau, l'énergie, et la gauche

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    Aujourd'hui, ma pause de midi, c'était, au 10 rue de solferino, une réunion du laboratoire des idées du parti socialiste sur la gestion publique de l'eau. Cette problématique, au delà de donner soif, se situe à la croisée de plusieurs thématiques: écologique, d'abord, puisque l'eau est une ressource parfois menacée, politique, la question de la socialisation ou de la privatisation de l'eau restant essentielle, ou encore énergétique, quand la France est le 2ème producteur d'énergie hydraulique en Europe (après la Norvege). C'est une question assez secondaire dans le débat politique et médiatique qui interroge beaucoup les élus locaux, notamment ceux qui siègent dans les comités de bassin.

    J'avoue, au début, j'ai bu la tasse. Mes profs de maths ne m'avaient pas parlé des terrawatts/ heure donc j'essaie de comprendre certains ordres de grandeur. En effet, le lab des idées fait des auditions: EDF, PME de l'eau, Compagnie Nationale du Rhone...Et si je siège comme secrétaire national à l'économie durable du MJS, donc spécialiste de ces enjeux, si comme prof d'histoire géo j'ai apprivoisé cette thématique dans le programme de seconde, parfois je ne suis pas le plus calé.

    J'ai appris pas mal de choses:

    - l'histoire de l'hydro-Électricité (1919 loi sur les concessions de l'eau, 1932 premier barrage important, 1946 création d'êdf, jusqu'en 1965 construction de grands équipements (retenues d'eau, éclusées...)

    - L'importance et l'utilisation de l'hydro en France du point de vue énergétique, agricole, industriel...L'UE produit 465 TWh soit deux fois la production des etats-unis. L'hydro fonctionne en lien avec le nucléaire, c'est le meilleur moyen de stocker de l'énergie (retenues et lâcher d'eau) Elle est renouvelable et permet d'éviter l'importation de 13 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP).

    - De nouvelles questions se posent sous un angle écologique: j'ai ainsi demandé à edf en quoi ses infrastructures prenaient en compte les risques pesant sur la biodiversité, tandis que l'intervenant s'inquietait de possibles conflits d'intérêt entre agriculteurs, usagers urbains ou industries avec les baisses de débit liées aux secheresses.

    - Les difficultés des PME de l'eau et de l'assainissement; le president de cette fédération nous a expliqué ses difficultés face aux 3 grands: les offres de marché prédatrices, les PME rachetées par veolia...

    - concession, delegation ou affermage? Le président de la fédération des PME indique préférer la délégation à la concession: elle laisse la collectivité maitre de ses ouvrages et de ses investissements. L'adjointe au maire de l'eau de Paris indique qu'elle est pour une gestion publique de l'eau mais qu'il y a une place pour le secteur privé. Le débat porte sur le caractère peu démocratique de la concession (aucun controle des décisions, des investissements pendant des dizaines d'année...)

  • Souffrance à l'école: compte-rendu des débats

    titre.jpgPour la 3ème fois, sur ce blog, on parle échec scolaire à la fin du mois de septembre. Pourquoi? Parce que c'est la troisième édition de la journée contre l'échec scolaire organisée par France 5 et l'AFEV. Des conférences étaient ainsi organisées toute la journée avec des sociologues, des psychologues, des élus, des syndicalistes, des parents d'élèves, pour discuter des mécanismes, des effets de l'échec scolaire, mais aussi des réponses qu'on peut apporter à la souffrance scolaire.

     

    Comme enseignant, je n'ai jamais été formé pour traiter ces questions. C'est comme militant politique et syndicaliste que j'ai pu prendre du recul. Saisir, comprendre, décortiquer tout ce qui, dans le service public d'éducation, est élitiste, rébarbatif, démotivant. Comprendre à quel point le système ne sait pas distinguer les progrès des élèves, saisir l'injustice d'un système éducatif français qui exacerbe les inégalités sociales...mais aussi appréhender à quel point d'autres méthodes d'évaluation pourraient changer la vie en classe. Supprimer les notes chiffrées, comme le MJS le propose depuis janvier 2009, par exemple! C'est André Anditi, auteur de "la constance macabre" qui défendait ici l'abandon d'une notation chiffrée qui crée systématiquement de l'échec.

    La deuxième partie du débat s'est faite à partir de la présentation d'une étude sur le climat scolaire. Quelles nouvelles? Un certain mal-être, des moqueries, une souffrance liée aux mauvaises notes...Des choses qui me rappellent mes dernières classes, ces sixièmes qui, selon les classes, étaient sages, bavards, mesquins, moqueurs...Le débat se tourne vers la perception des parents, des enseignants, sur le rôle des évolutions sociales dans la dégradation du climat scolaire. Les élèves sont ils plus violents et l'école moins sanctuarisée?

    Claire Briset indique que ces inquiétudes sont internationales, que les enfants ne sont plus à l'écart de la société chez eux (tv et ordi dans la chambre). Francois Sauvadet explique ensuite le décalage grandissant entre des enseignants de classe moyenne et des jeunes "de rue", issus de quartiers populaires, qui ont un autre rapport à l'espace, à la voix, au physique, voire même à la nourriture. Les enseignants auront-ils besoin d'interprêtes? Parler fort, faire un geste brusque, prennent un autre sens pour des enseignants expérimentés.

    Pas de projection pour l'avenir chez ses jeunes, peu de connaissance du passé, quand le fatalisme est une forme d'adaptation à la souffrance. Ces enfants insultés, battus par des adultes, ne vont pas être affectés par des enseignants qui sortent de leurs gongs...avec une certaine retenue qui les décrédibilise (Merci Francois de m'expliquer pourquoi l'an dernier j'étais pas crédible...). Deux chiffres qu'on a intérêt à prendre en compte: 46% des enfants ont du mal à rester assis en cours et 50% trouvent qu'il y a souvent du chahut en classe dans les quartiers populaires. Comment alors rendre le cours vivant, occuper l'espace, l'environnement sonore, occuper l'attention?

    Selon une pedo psychiatre, l'école francaise recèle trop de vestiges de l'enseignement religieux: sanctions, absence du corps, absence de plaisir dans l'apprentissage...alors qu'au Quebec un tiers de la formation des enseignants s'interesse à la gestion du groupe et de l'espace! Pour elle, les enseignants ne passent pas assez de temps à observer leurs élèves, notamment hors apprentissage. Elle évoque le problème du harcelement à l'école pour ceux qui sont "différents". Un reportage est projeté sur une expérience d'un lycée de Lyon: accueil apaisant du matin, activités sportives pendant la récréation, participation des agents de service à la vie de l'établissement...un jardin est planté dans la cour par le professeur de SVT, les cours sont allongés à 1h30 pour limiter les déplacements, limiter le stress, avancer au rythme des élèves.