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politique - Page 9

  • Ouverture des magasins le dimanche à Béziers : pourquoi dire non ?

    Cette année, décidément, tout le monde a pris conscience que le centre-ville de Béziers se mourrait et que la politique de développement économique de la ville était un fiasco. Ce que le MJS dénonçait depuis 5 ans fait aujourd’hui la une. Là où l’on pouvait attendre un tournant majeur dans la politique de la droite biterroise pour limiter la casse, on n’entend que de fausses bonnes idées. Le centre-ville se vide ? On crée un adjoint au centre ! Les commerces ferment ? Le dernier conseil municipal décide le recrutement d’un « manager du centre ». Les commerçants grognent, refusent de rentrer dans le carcan d’une association inféodée au sénateur-maire ? On leur propose d’ouvrir le dimanche ! Comme si l’élargissement de l’amplitude horaire permettait d’augmenter les ventes sans répondre aux problèmes structurels et conjoncturels qui se posent !

    Monsieur le sénateur-maire UMP, le gouvernement que vous soutenez n’a pas proposé de politique de relance à même d’enrayer la crise économique que vous accusez ! Mieux, il participe à la politique libérale irresponsable menée par la commission européenne ! Alors, avec moins de pouvoir d’achat, comment voulez-vous que les Biterrois achètent plus ? Vous pouvez ouvrir la nuit cela ne changera rien !

    Monsieur le maire/Président de la communauté d’agglo, la politique économique que vous menez est incohérente ! Des zones commerciales poussent à toutes les portes de la ville, vous n’en priorisez aucune, les bouchons qu’elles provoquent empêchent les conducteurs, dissuadent les touristes d’atteindre notre beau centre-ville ! Le centre commercial que vous construisez à 1 km du centre-ville vient éteindre les derniers espoirs de mener une politique globale, touristique, sociale et économique pour faire vivre le centre ! Vous construisez un temple du consommateur alors que c’est un lieu de culture, de patrimoine, d’histoire qu’il faut revivifier pour arrêter les milliers de touristes qui passent sur la route d’Espagne et des plages !

    Monsieur Couderc, votre politique ne pose pas seulement des problèmes parce qu’elle est incohérente et inefficace, mais aussi parce qu’elle est de droite : travailler le dimanche, c’est penser le temps libre comme le temps de la consommation, quelle place pour le temps libre des travailleurs ? Pour l’épanouissement culturel, sportif ? La politique économique que vous menez mène à la ruine et au mal-être, nous en avons une autre à proposer : une politique de la ville durable, citoyenne, pensée pour tous les habitants, sans se limiter à la sphère économique !

  • Mai 2010: tour d'horizon des réformes éducatives de la droite

    ballon.gif Qu'est ce que je mets derrière le mot éducation? Pas mal de choses, des ressentis personnels à d'autres aspects sociologiques, psychologiques, et surtout politiques. Essentiellement, l'intuition qu'une société démocratique doit reposer sur l'épanouissement et l'émancipation des humains au moment le plus essentiel de leur développement, l'enfance et l'adolescence. La volonté de mettre en oeuvre cette éducation citoyenne, culturelle, scientifique, à travers un service public d'éducation qui dépasse les inégalités sociales et territoriales pour permettre à tous ces jeunes de construire leur projet de vie en s'appuyant sur l'apprentissage progressif de connaissances, de compétences, de savoir-faires et de savoir-êtres. Bon il faut donc d'autres écoles, d'autres profs, d'autres parents et d'autres enseignants parce que sinon ca va pas être possible :-)

    Et là en 2010, en mai 2010, je fais un rapide tour d'actualité et je me rends compte de l'incohérence du projet de la droite au pouvoir depuis 2007

    • la cour des comptes remarque, la semaine derniere, que les inégalités se construisent dès le plus jeune âge (tu redoubles au CP t'as 10 fois moins de chance d'avoir le bac!) alors que des classes de maternelle ferment, que la scolarisation à 2 ans regresse, et que des projets de jardins d'éveil (privés) émergent alors que dans les comparaisons internationales, on remarque que les autres pays européens investissent beaucoup plus dans l'école primaire.

    • Valérie Pecresse sort aujourd'hui 10 propositions pour les BTS. C'est sympa, la généralisation de l'apprentissage et l'adaptation des diplômes aux besoins de l'économie locale c'est quand meme un peu carricatural. Et l'accès des bacheliers pro au BTS, leur réussite (aujourd'hui meme pas 50%)? On l'ignore, on l'exacerbe avec une « rénovation de la voie pro » et des bacs pro en 3 ans sans véritable accompagnement qui ne permettent pas aux lycéens professionnels de rêver de débouchés universitaires...

    • Le député Grosperrin (UMP) sort le mois dernier un super rapport pour demander au gouvernement de réformer le collège dans l'esprit de la réforme Haby à travers le socle commun: transversalité des apprentissages, évaluation par compétences pour dépasser l'examen du brevet, temps de concertation dans le service des enseignants...Quel petit diable, quel démon conservateur-libéral mesquin a pu rajouter le choix des équipes pédagogiques par le chef d'établissement à ce bel ouvrage?

    • Luc Chatel met en oeuvre, à la fin 2009, une réforme du lycée qui favorise l'implication des équipes pédagogiques dans le projet pédagogique des établissement, met en oeuvre un temps d'accompagnement dans le temps scolaire, favorise les passerelles avec un tronc commun élargi, pour sortir de l'affreux système inégalitaire des filières...mais le gouvernement n'oublie pas qu'il est au service des nantis et supprime 16 000 postes à la rentrée dans l'éducation nationale. Comment vous voulez pas que les collègues aient l'impression que la réforme supprime des postes? Résultat, l'accompagnement est mal organisé, les réunions des conseils pédagogiques se passent mal, et le système demeure, branlant, croûlant...mais indépassable...

    Et pendant ce temps? On bosse pour imaginer un nouveau système éducatif -)

  • Béziers, ville fantôme

    feria_nuit_web__1_.jpgLe maire UMP de Béziers vient de prendre la décision de fermer les commerces de nuit au centre-ville : « trop de nuisances sonores aux alentours ». Sans doute, et tous les habitants ont droit au calme la nuit. Toutefois, il nous semble que la droite biterroise prend le problème par le petit bout de la lorgnette: qu’est ce qui est proposé pour les jeunes Biterrois, en soirée, au centre-ville ? Traversez Béziers en soirée, on se croirait au far west, avec les bottes de foin qui roulent dans les rues : personne, pas de passants, pas de bars ouverts ! La droite ne propose rien aux jeunes, et ferme les derniers lieux ouverts la nuit !

     

                Le parti socialiste propose une politique globale de la nuit pour le Grand Biterrois. Alors que les bars ferment sur les allées, que la vie festive biterroise se résume aux beuveries de la feria, il est temps de concevoir une offre cohérente de loisirs pour les jeunes Biterrois. Pour les socialistes, il faut d’abord permettre à tous les Biterrois d’accéder au centre-ville la nuit : transports réguliers le soir, notamment en weekend, mais aussi définir un périmètre urbain « convivial » où l’ouverture de bars et de restaurants est favorisée et soutenue.

     

                Toutefois, pour la gauche, les loisirs ne se résument pas aux bars : les infrastructures sportives et culturelles (piscines, musées, etc.) doivent offrir des lieux d’investissement aux jeunes Biterrois en soirée, notamment à travers l’organisation de nocturnes plus fréquentes. C’est aussi grâce à ces efforts que Béziers évitera la fuite de ses jeunes vers des villes plus attractives pour eux.

  • Retraites, économie, politiques urbaines: le printemps des socialistes

    mosco_1249979623.jpgLes socialistes sont de retour. Les élections régionales sont passées, la préparation des élections présidentielles 2012 s'ébauche déjà: débat sur la date et l'ouverture des primaires, mais aussi sur le projet socialiste à travers l'organisation de conventions thématiques. A mi-mandat, le mandat de Nicolas Sarkozy s'effrite dans les affaires, les rubriques people, et les initiatives de la gauche contre le projet de réforme des retraites qui ne sont qu'une remise en cause de droits sociaux acquis tout au long du XXème siècle.

    Concernant les retraites, je ne pense pas que le statu quo soit la meilleure des attitudes, ni en matière de stratégie et de visibilité partisane, ni en matière d'efficacité économique et sociale. Oui les retraites ont un coût, très important, oui la situation démographique de la France a évolué, mais une réforme ne peut être uniquement un ajustement comptable de recettes et de dépenses. Pourquoi payer des retraites d'abord? Si l'être humain ne vit que pour travailler et créer des richesses alors pas besoin de retraites, effectivement. Si l'on songe à l'épanouissement humain, au droit au bonheur, alors l'idée de retraite devient intéressante, à intégrer d'ailleurs à une perspective de temps libéré. La retraite est liée au travail, dans le temps et dans les droits: comme l'assurance maladie, chômage, la retraite fait l'objet d'une cotisation. Sans rentrer dans les détails du mécanisme, une réforme doit repenser le système autour d'exigences: la démocratie, la justice, l'égalité, inhérente au système par répartition.

    L'âge de la retraite, la durée de cotisation, leur montant, ne doivent avoir comme impératif non pas une logique comptable mais bien une logique de progrès social et humain, qui tienne compte des évolutions économiques: le temps des études, le temps de l'insertion professionnelle sont devenus plus longs, le nombre de chômeurs est plus important. Quelle politique d'emploi alors? La durée de la vie s'allonge, les cotisations rapportent moins? Quelle politique fiscale alors pour réduire les niches et élargir l'assiette? La question des fins de carrière me semble primordiale, comment le travail peut-il cesser plus progressivement pour à la fois laisser de la place aux jeunes, favoriser la réduction progressive du temps de travail, et organiser la formation au sein des entreprises? Ce serait un chantier intéressant à mener.

    L'économie a fait l'actualité: le parti socialiste a organisé une convention nationale, avec Pierre Moscovici, autour du modèle de développement, tout au long du mois d'avril, les adhérents voteront le 20 mai. Benoit Hamon, porte-parole du courant « un monde d'avance », saluait des conclusions démontrant que pour les socialistes; l'ultra libéralisme n'est plus la modernité et que l'alternative passe d'abord par la définition d'un contre modèle au capitalisme et au libre-échange: des « écluses » à la porte de l'Europe doivent permettre de faire respecter des normes sociales et environnementales, un pôle financier public, la suppression du secret bancaire, la séparation des banques d'affaires des autres activités doivent permettre de mieux réguler l'économie. « travailler mieux, travailler moins, travailler tous » redevient selon le secrétaire national aux services publics, Razzy Hammadi, le slogan du parti socialiste, qui dégage l'horizon des possibles en évoquant la mise en place d'une « échelle de salaires » dans les entreprises financées par l'Etat.

    La famille socialiste se remet au travail. Certaines de ces nouvelles positions ont été amené par le Mouvement des Jeunes Socialistes. Laurianne Deniaud, présidente élue en novembre 2009, a lancé l'organisation toute entière sur des débats permettant d'ébaucher le programme d'une gauche unie et solidaire en 2012. Après l'insertion professionnelle, c'est au cadre de vie, à la ville, que s'attaque les jeunes socialistes à travers leur débat national « là où je vis, là où j'habite ». Politiques urbaines, politiques du logement, politiques culturelles et éducatives sont ainsi repensées pour imaginer la société, le monde, la ville du XXIème siècle, face à de nouvelles exigences sociales et environnementales.