24.04.2008
le romantisme, c'est quoi?
Le romantisme, chers lecteurs, ce n'est pas acheter des roses aux kosovars dans les bars pour les offrir. Même si j'aimerais bien le faire mais j'y arrive pas. Le romantisme, ce n'est pas non plus être neuneu, ce n'est pas non plus une qualité, un type de personnes, une situation. Non le romantisme, le vrai, c'est un mouvement artistique, littéraire et historique qui a marqué l'histoire du XIXème siècle.
J'ai malheureusement été bercé, marqué par le romantisme. celà m'a donné des repères, des modèles que j'ai encore aujourd'hui. Tout au long de mon adolescence; je me suis mis à la place du "promeneur au dessus de la mer de nuages", de caspar david friedrich, des protagonistes de la dame aux camelias (alexandre dumas fils) et d'une éducation sentimentale (de flaubert) ou encore de Julien Sorel, héros du rouge et du noir. C'est à travers ces auteurs, mes préférés, avec zola, pouchkine et malraux, que j'ai découvert l'amour, la passion, le malheur, le spleen, au hasard des vers de Baudelaire et de la prose d'Hugo.
Tous ces romans ont des points communs. au delà des fresques historiques de Hugo ("Notre dame de Paris") et de Dumas ("la reine Margot") ou des oeuvres d'actualité ("la méduse" de Géricault ou les "massacres de chio" de Delacroix), les oeuvres romantiques mettent en scène l'amour, des dandys (jeunes bourgeois rentiers), des jeunes filles éffarouchées et très pales, mariées ou non. Tout le monde se trompe allègrement, c'est normal. On recoit dans les salons de 5h à 7h, on se bat en duel, on se promène en fiacre...et ca se passe toujours à Paris. J'ai lu des dizaines de romans qui racontaient la même histoire. La jeune fille effarouchée de "madame bovary" de flaubert (qui se dévergonde un peu), les "courtisanes" de Balzac ou de la "dame aux camelias", ou encore le dandy de "lucien leuwen"(stendhal) et d'une "éducation sentimentale" de Flaubert...
Le romantisme c'est le début du XIXème siècle. Ce mouvement coincide non seulement avec la révolution industrielle qui voit la noblesse dépassée par la bourgeoisie d'affaires, mais aussi avec l'éveil des sentiments nationaux et des revendications libérales voire sociales. Cette époque survoltée, nourrie des combats de la révolution française et de la gloire napoléonienne, a produit dans toute l'europe des peintres, des poètes, des écrivains qui ont voulu peindre à leur manière des sentiments, qui ont voulu exalter, sublimer la passion, l'amour, le sacrifice. Le romantisme s'insurge contre le classicisme, contre les normes académiques, contre les thématiques antiques et mythologiques ou encore religieuses mille fois traitées, contre une histoire par les nobles pour les nobles, il prend sa source au XVIIIème siècle avec chateaubriand, en France, et Goethe, en Allemagne (les souffrances du jeune Werther), ou encore Heinrich Heine, mon poète préféré.
Et je vous les conseille ces livres, même s'ils se ressemblent! Au delà de peindre une certaine société du XIXème siècle, au delà d'être payés à la ligne et sortis en épisodes dans les journaux, pour les romans, ces oeuvres, notamment les peintures de Delacroix, de Constable et Turner en angleterre, de Friedrich en Allemagne sont exaltantes. Elles incitent aux rêves, au voyage, à une vie passionnée et passionnante.
19:19 Publié dans l'historien-géographe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : romantisme, histoire, littérature, arts, hugo, friedrich
15.04.2008
La France et son armée
Vous avez bien compris que c'est le spécialiste de l'histoire militaire qui parle et pas le militant donc ne cherchez pas l'erreur, svp. Alors que les cris des collégiens qui bloquent le college d'en face retentissent dans la rue, je songe à ce que j'ai vu hier. J'avais une mi-journée de congé, de temps libéré. Ca n'était pas arrivé depuis le 3 janvier, quand j'avais visité Versailles. Cette fois, je m'en suis mis plein la vue, je suis allé au musée de l'armée et au tombeau de Napoléon à l'hôtel des invalides. Prochaine étape, la basilique St Denis, là où les rois de France allaient chercher l'oriflamme avant d'entrer en guerre, là où les rois étaient enterrés avant que l'église ne soit saccagée par les révolutionnaires (no comment), là où le jeune Bragelonne, dans "vingt ans apres " (alexandre dumas) jure d'être fidèle à la royauté.
Mais retournons aux invalides. Remonter l'esplanade, c'est imposant. Passer la barbacane armée de canons, passer le porche monumental couronné du drapeau tricolore, c'est imposant. mais vous n'êtes pas dans la cour d'honneur. J'ai commencé par l'exposition sur les guerres mondiales. j'ai lu les lettres des poilus qui parlaient de leur instituteur qui à travers l'histoire d'une fière nation, les avait préparé à la guerre. J'ai vu les uniformes chamarrés, la boue des tranchés, la reconstitution de la bataille de la Marne, la coupe d'une tranchée! Croisant à tous les coins des boutonneux j'étais bien content de ne pas être en sortie scolaire.
J'ai vu les fameux fusils lebel, les canons de 8, et surtout les mittrailleuses, cette arme interdite par l'église. Cette arme sophistiquée pose une question: quel est son but? N'est elle pas un point de non-retour dans l'escalade de la guerre conventionnelle?
Et puis je suis resté scotché. arrivé à la seconde guerre mondiale, j'ai vu une France défaitiste, et puis j'ai vu un manuscrit. des ratures, une écriture cursive, presque illisible. Je me trouvais devant le manuscrit griffonné de l'appel du 18 juin. Je me trouvais devant un objet d'histoire. J'ai été submergé par l'émotion: ce morceau de papier a changé l'histoire de la France. Il n'était pourtant qu'une oeuvre humaine, imparfaite, avec ses ratures et ses choix.
J'ai vu la France occupée, les lettres des fusillés. pas celle de guy moquet, d'autres, qui au delà de l'émotion mettaient en avant leur engagement politique, leur foi dans l'avenir, leur sacrifice.
Puis je suis passé au tombeau de Napoléon. étonné d'y retrouver lyautey le colonial, charmé d'y retrouver Vauban. Penché sur le sarcophage, jai songé que Charles de Gaulle, au même endroit, amené ici par son pere prof d'histoire, avait songé et pesé la profondeur de la gloire, la pesanteur d'un personnage historique à l'aune d'un hommage national. Puis j'ai bien ri en repartant en découvrant que le tombeau était bordé par la Rue Talleyrand. Quel est le sombre perfide qui a osé?
J'ai terminé par la gallerie des armes, armures et costumes. Je n'ai rien compris au mécanisme compliqué des mousquets et des arquebuses à rouet mais j'ai pu m'imaginer à quel point leur utilisation en bataille était malaisée. j'ai vu des armures royales, des arbaletes, des canons primitifs...et c'était très enrichissant pour comprendre l'histoire militaire médiévale et moderne.
Pour conclure, puisqu'il est temps d'aller acheter la carte sportive et d'aller manifester (tant qu'à perdre de l'argent...), je recommande à tous les amateurs des gloires de la France l'église st louis des invalides. ce lieu de recueillement pour les invalides, les vétérans du belliqueux Louis le grand, est ombragée par les drapeaux suspendus à ses voutes. Il m'ont rappellé cette France, premiere puissance mondiale, dont le canon tonnait du Canada à l'Inde, de la mer méditerranée à l'Allemagne, au XVIIème siècle!
Tous aux invalides!
23:23 Publié dans l'historien-géographe | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
27.02.2008
Neckartal
la vallée du Neckar, affluent du Rhin, court sur 374 kilometres (http://de.wikipedia.org/wiki/Neckar ), de la forêt noire au Rhin qu'elle rejoint dans la capitale du palatinat, á mannheim. des villes prestigieuses bordent ses rives et la polluent: stuttgart, tübingen, heilbronn, heidelberg ou encore mannheim.
Or la Souabe, région antique de l'allemagne traversée par le Neckar, est ma région d'adoption. Je connais le Neckar comme ma poche. je l'ai longé pour partir en randonnée dans les alpes avec mon premier correspondant, j'y suis tombé dedans pour la neckarfest 2003, devant le maire de béziers et d'heilbronn réunis (les deux villes sont jumelées), observé le reflet de mon premier amour il y a plus de 10 ans, traversé en courant á de nombreuses reprises pour ne pas manquer le bus alors que je travaillais á la mairie de heilbronn, de 2001 á 2004, oú encore á heidelberg, pendant mon stage á l'ecole pédagogique, et je m'y suis si souvent promené, sous les platanes de la obere Neckarstrasse qui conduit á la rosenbergbrücke...que j'ai l'impression que c'est mon fleuve!
La Vallée du Neckar est florissante, brumeuse, industrielle ou féerique suivant le lieu oú on l'aborde. de rottweil á stuttgart cést une petite riviere plus ou moins navigable, longée par le train des Alpes. de stuttgart á heilbronn, c'est un fleuve printanier, bordé de coteaux de vignes et de mottes médiévales...et puis aprés heilbronn, les forêts remplacent les coteaux, l'azur s'efface devant les brumes de la région voisine de Franconie. on aborde Heidelberg, la perle du Neckar, comme on aborde Londres. on découvre la capitale du palatinat détruite par les francais en 1689 petit á petit, quand son chateau qui la surplombe émerge du brouillard.
et enfin, de heidelberg á mannheim, c'est la course rectiligne d'un des plus grands affluents du Rhin, boulevard de l'agglomération Rhin/Neckar, une des plus grandes conurbations d'Europe. Voilá le fleuve que je mitraille et observe alors que je me rend á stuttgart!
12:49 Publié dans l'historien-géographe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : neckar, allemagne, geographie, nature
19.02.2008
60 millions de petainistes
Je regarde le super reportage sur l'occupation allemande qui passe sur la 2. c'est tres bien fait et presque effrayant. j'ai peur de mon pays que j'aime tant quand je l'imagine parler de la race juive dans le journal officiel de la république française. je baisse les yeux quand je vois des policiers français participer à la rafle du vel d'hiv. je ne peux accepter, même si c'est un docu fiction, de voir des français croiser des compatriotes portant l'étoile jaune sans sourciller. c'est tellement affreux. que disaient ils à l'époque? "on peut rien y faire"? "tout ca c'est de la politique"? "les allemands c'est tjs mieux que les soviets"?
et personne n'a bougé. à la libération, dans l'euphorie, il semblait que toute la france avait résisté. il n'en était rien et l'occupation est la plus grande tâche qui ait jamais sali le drapeau français. paxton, amouroux étaient là alors pour nous rappeller qu'il y avait 40 millions de petainistes en france. que la légende du bouclier pétain et de l'épée de gaulle avait du succès.
à l'aube du XXIème siècle, je m'inquiete d'une certaine passivité générale face à la politique qui décide du destin des hommes et des nations. quelle capacité d'indignation, d'émotion ou de réaction face à des mesures qui pourraient heurter les valeurs de la république, de la démocratie ou de l'humanisme? on ne peut pas tout comparer c'est évident surtout pour un prof d'histoire. mais enfin, quand on peut regarder sans bouger un enfant arrêté à la sortie d'une école au cours d'une rafle, que n'est on pas prêt à faire? quand on vote pour un homme qui pense que la pedophilie est génétique, sait-on vraiment ce qu'on est prêt à accepter? quand on regarde à la télé des policiers défoncer des portes à 4h du matin, ne faudrait il pas se poser des questions?
la France de 1940 à 1944 est allée tres loin dans la honte. de la LVF à la milice, des collaborateurs aux fonctionnaires de Vichy, les pages les plus sombres de cette si belle histoire de France ont été tournées. merci De Gaulle d'avoir été là pour nous éviter les billets de l'AMGOT et l'occupation américaine, bien méritée!
cette période il est vrai est particulierement trouble. l'étrange défaite de marc bloch était là pour décrypter les tenants et les aboutissants du désastre auquel fut acculé la première armée du monde en 1940. et si de gaulle avait été écouté quand il expliquait son concept de blitzkrieg? et si la france avait réagit à la remilitarisation de la rhénanie? et si reynaud était arrivé à alger avec les parlementaires français tels que mendes et blum qui voulaient continuer le combat?
alors la france aurait pu écrire une des plus belles pages de son histoire.
21:55 Publié dans l'historien-géographe | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : histoire, seconde guerre mondiale, rafles, petain, de gaulle, 1940, france 2
31.01.2008
construire la France...en Ile de France?
Imaginez un pays, la Gaule. Une véritable nation (histoire, peuple, histoire, dieux)...imaginez ce pays envahi à maintes reprises (Romains, Germains). Imaginez une région entre Seine et Oise, entre Seine et Loire, entre Seine et Marne. Emprisonnée par ces fleuves et rivières comme une île. Habitée par des Francs installés là en grand nombre au VIIème siècle. L'ile de France est née.
La France n'est alors qu'un morceau de cette Gaule. Pas forcément central. Les capitales des royaumes francs des VIIème et VIIIème siècles sont plus souvent Soissons, Orléans et bientôt Laon sous les derniers carolingiens. Mais Clovis déjà distingue une ancienne métropole romaine, Lutece qui reprend le nom d'un peuple gaulois, Paris, idéalement placée autour de quelques îles qui barrent la Seine, au milieu de son parcours.
C'est ce territoire que gouverne la famille des Robertiens, une famille royale qui a repoussé les envahisseurs normands au IXème siècle. C'est sur ce territoire que va s'appuyer cette famille pour conquérir le pouvoir royal au Xème siècle. L'asseoir par une emprise de plus en plus forte au XIème. Le développer par une politique matrimoniale efficace et bien menée sur plusieurs siècles...le Royaume de France, au cours des siècles suivants, retentit des exploits des compagnons du roi, seigneurs de Coucy, Valois, Montmorency qui deviendront ducs et princes à l'époque moderne.
L'ile de France est alors le centre d'un domaine royal qui atteint les limites de la France actuelle sous Louis XIV. Cette région est bientôt la base d'un réseau de routes royales qui relie le roi à ses provinces, premier effet du centralisme et de la monarchie absolue. renforcé par les chemins de fers (1840), les autoroutes (1970), les TGV (1990's). Cette région devenue carrefour concentre alors les richesses. Paris, capitale administrative, culturelle et politique devient un de ces pôles économiques d'un monde mondialisé qui fonctionne en réseau. Le destin de l'île de France est scellé.
Il aurait pu en être autrement. On ne peut pas refaire l'histoire mais...si les carolingiens avaient repris le pouvoir fin IXème siècle, la France aurait ressemblé au saint empire romain germanique. si le duc de normandie avait vaincu le roi de france au XIIème siècle, Caen serait la capitale du royaume de France. L'influence de Paris ne serait pas si grande si un état bourguignon avait émergé au XVème siècle. mais avec des si...
17:15 Publié dans l'historien-géographe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ile de france, paris, histoire, france
27.11.2007
QUAND je rêve d'ancien régime...
moderniste un jour, moderniste toujours! malgré ma déception quand j'ai entrevu versailles, regarder marie antoinette de coppola me met dans tous mes états: au delà de kirsten dunst dont je suis un inconditionnel, il y a cette grandeur. la grandeur de la monarchie absolue de droit divin qui a fait de l'île de france la France. qui a régné sur le monde. qui a inspiré tous les souverains.
en arpentant les jardins de Versailles, j'ai eu beau respirer renifler fermer les yeux...je n'ai pu imaginer. je n'ai pas senti le vent de l'histoire. et j'ai failli en chialer. la musique de lulli? les operas? qu'est ce qui peut bien opérer un tel charme? le royalisme j'ai envie de dire. louis XV à fontenoy. le sacre. les entrées dans les bonnes villes du royaume. le respect des sujets pour ce demi-dieu. non pas la vie de cour mais...je sais pas.
et pourquoi il n'y a plus de roi??? une expérience révolutionnaire et républicaine c'est sympa mais bon...si ces c... de communards n'avaient pas incendié les tuileries vous vous imaginez la remontée des champs élysées par le carosse royal la gueule que ca aurait????? enfin trêve de plaisanterie...
tout celà pour dire que le XVIIème me manque. je rejoins de gaulle, dans ces temps de médiocrité, où est la grandeur? quand de gaulle se posait en puissance indépendante face à l'URSS et aux EU il payait ses factures d'électricité et ses impots locaux...sarkozy mange les restes des piques niques bushiens et vit aux frais de la princesse et se fait augmenter son salaire et son budget...le pire? le culot de se recueillir à colombey! ca vaudrait une campagne militante!
10:40 Publié dans l'historien-géographe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ancien régime, histoire
20.10.2007
Honneur et patrie, voici le général de gaulle!
deux choses m'ont donné envie d'écrire ce post, la première c'est une lecture passionnante qui me tient en haleine, les "mémoires de guerre" du général de gaulle. la deuxième c'est les commentaires revanchards d'un pétainiste refoulé sur ce même blog. il faut redonner du sens aux choses.
pour cédric, le général était là au bon moment au bon endroit, c'est un dictateur refoulé. pour michael, c'est un homme digne d'être affiché dans le salon. pour moi c'est un homme de convictions, peut être anachronique au XXème siècle, mais qui s'est battu avec courage et dignité contre l'envahisseur, au service des intérêts de la France.
et pourtant, quelles embûches n'ont pas été imaginées contre lui! de muselier à giraud, de darlan à herriot, les américains, les artisans de la défaite française ont essayé de pousser d'autres hommes. qui ont échoué, de gaulle, convaincu de sa mission, ne s'est pas laissé faire. de brazzaville à beyrouth, de londres à alger, partout il s'est attaché à unifier la résistance et à apporter l'aide massive de la France aux nations unies.
De Gaulle, né le 18 juin 1940? n'importe quoi. théoricien précoce et génial de la blitzkrieg, plus lu en allemagne qu'en france aparemment, sous-secrétaire d'état à la guerre, c'est un des seuls généraux à remportzer une victoire, à montcornet, pendant la bataille de france. remarqué par churchill, plume du président du conseil reynaud, de gaulle, sous les auspices des hommes politiques partisans de la résistance, à quimper ou à alger, apparait comme un des futurs dirigeants de l'armée.
et c'est alors que l'armistice est demandé par le nouveau chef du gouvernement, le héros de verdun, pétain, et que les hommes politiques précités, blum, mandel, reynaud, sont arrêtés sur le massilia. alors, de gaulle s'envole pour londres...
10:55 Publié dans l'historien-géographe | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : histoire, de gaulle, france
11.10.2007
Versailles, ca me blase!
Je sais pas moi ca fait 10 ans que je rêve de Versailles, de ce pouvoir absolu qui rayonnait dans une France première puissance du monde...de ce château symbole d'uneEurope moderne, d'une France monarchique qui me fascine tant...
Des chantiers de 1682 qui ont accompagné l'émergeance de l'état dans l'aile des ministres, au sommet du G7, en passant par les congres de la troisième république et le peuple venu chercher louis XVI, que reste t'il? un versailles disneylandisé parf l'actuelle ministre de la culture!
et puis j'y vais, dans un accès de mélancolie dû à l'inaction...quelques rues, une magnifique perspective, des blocs de bâtiments, un super jardin et un super paysage, quelques bâtiments assez bas. c'est ça versailles.heureusement j'ai rien payé les jardins étaient gratos. les pavillons centraux étaient masqués par des échaffaudages. jack pot. pour l'intérieur j'attendrais les sorties scolaires!
Vous l'avez compris, je suis décu. hier, j'attendais qqch de majestueux, d'imposant...et arrivé sur la place j'ai failli demander le prix pour l'acheter comme résidence secondaire.
Aujourd'hui je suis blasé c'est peut être pas le bon jour pour les visites.
16:35 Publié dans l'historien-géographe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : versailles, tourisme, histoire
08.10.2007
de notre dame à st michel
un jour de congé. hier, apres un conseil national MJS passionnant mais fatiguant, je me suis octroyé royalement un jour de congé! quelques heures bien savourées pour arpenter l'île de la cité. de l'antique palais royal à notre dame, du quick de l'hôtel de ville à la fontaine st michel, mon lieu préféré à paris.
un avantage à paris quand même...cet intense parfum d'histoire déjà évoqué. les bouquinistes des quais. les libraires du boulevard st michel. et notre dame. et oui, une église! pourquoi? quand on entre dans cette immense nef, petite pensée pour les centaines de testaments, les milliers de donateurs qui ont financé la construction sur un siècle. 4 générations.
ces milliers de touristes qui dérangent l'office. les chapelles. tombeaux des évêques. vitraux, non pas des illustrations mais bien ces livres imagés qui éduquaient le peuple à la bible! et l'église? cette puissance du XIIème siècle qui déposait les rois, envoyait des rois en croisade, dirigeait la société, comme premier propriétaire foncier et directeur des consciences!
notre dame. tapissée de drapeaux par louis XIV. vibrante des Te deum des victoires napoléoniennes. ornée de pourpre pour le couronnement de napoléon. ces fleches qui dominaient, écrasaient paris avant montparnasse et la tour eiffel.
et ces quais! les drakkars qui assiègent Paris! la place de greve et les porteurs d'eau! les incendiaires de la commune de 1871! le boulevard st michel, des livres de partout!
12:20 Publié dans l'historien-géographe | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : histoire, paris, tourisme
06.10.2007
les "sous-hommes" de l'antiquité
des sous-hommes?? on dit aussi esclave. l'histoire, j'ai du déjà vous le dire, ce n'est pas que des batailles, des rois et des dates. non c'est le fonctionnement de l'humanité et des sociétés sur cette base inéluctable pour l'homme qu'est le temps. j'ai découvert au cours de mes études que l'histoire pouvait s'appréhender différemment (historiographie) qu'elle faisait appel à des concepts (épistémologie) et qu'elle pouvait ouvrir le champ des possibles. histoire des couleurs, des mentalités, des échanges, des peurs, philippe ariès fait partie, avec jacques heers et delumeau, de ces grands historiens qui me font aimer l'histoire.
histoire de la vie privée...à la maison. la famille, ses joies, ses drames, de l'éducation au mariage en passant par les enfants et les domestiques. je lis ce bouquin avec appétit, il se lit vite, bien. j'en suis au premier chapitre, les esclaves.
on n'est pas dans les champs de coton de Virginie. 25% de la population active est constituée d'esclaves. pas forcément ceux qu'on achète sur les marchés comme dans asterix.surtout des enfants d'esclaves. pas forcément les torturés des prisons d'esclaves. nonnnnn. et les fonctionnaires? des esclaves! le puissant pallias, chef de l'administration et confident de l'empereur claude? un esclave! il est des esclaves riches. il est des esclaves puissants. il est des esclaves heureux et même il est des esclaves volontaires (ex. pallas) des hommes ambitieux mais pauvres qui se placent au service de puissants pour être affranchis plus tard.
car les esclaves peuvent être affranchis. comme ils peuvent être tués ou violés par le pater familias (qui peut aussi tuer son fils par ailleurs). esclave, c'est une notion de nature, une condition qui est aussi juridique.
esclaves grecs, nourrices ou grammairiens, dans les maisons aisées (les classes supérieures ont des dizaines d'esclaves, les classes moyennes quelques uns). l'esclave doit aimer son maitre, l'esclave est un bien qui s'échange, se vend...mais avec des clauses particulières!!! (le maitre ne peut pas la prostituer par exemple).
12:35 Publié dans l'historien-géographe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : histoire, antiquité, ROME







