Nicolas Anoto
Nicolas Anoto
Créez votre badge le_biterrois : Nicolas: Prof et militant

06.11.2009

Pourquoi j'écris un roman historique...

beziers.jpgJe voulais écrire. Je voulais écrire pour dessiner, pour peindre, pour raconter, pour faire vivre une époque, ce grand siècle qui me fait rêver, quand la France était la première puissance du monde occidental, quand Louis XIV, oint par le saint chreme, vivait adoré comme un Dieu dans un château qui avait coûté la vie à 20 000 ouvriers…

Je voulais écrire pour parler de l’Histoire, pour convaincre tous ceux qui montrent du doigt la « science des dates », que l’histoire n’est pas qu’une chronologie. L’histoire vit, l’histoire est chaude, elle bat, tel un pouls qui rythme le temps, le monde, l’Homme.

 

L’histoire est politique, quand les ambitions, le pouvoir, l’Etat modèle l’espace et l’avenir des hommes. Elle est économique quand elle s’intéresse à leurs échanges, à leurs modes de production, à leur système de valeurs. Elle devient sociale quand elle entre dans les masures et les hôtels particuliers, pour fouiller les tables, les lits et les coffres en osier. Parfois, elle s’égare dans l’étude des mentalités, pour découvrir cette présence étonnante de la mort dans tous les moments de la vie du Grand siècle, et se retrouve sur les champs de bataille pour s’initier à une histoire militaire marquée par une révolution, celle de la pique et du mousquet, de Louvois et Vauban…

 

J’aime l’histoire. Et le roman historique que je vais essayer d’écrire doit pouvoir faire entendre, sentir, toucher et surtout comprendre la vie quotidienne du XVIIème siècle finissant. J’aime aussi mon pays Languedoc. Je m’intéresse à un moment particulièrement passionnant où le Languedoc devient français et accepte l’absolutisme. Je veux vous faire découvrir Béziers et des lieux qui me sont chers : les champs sur lesquels ont été bâtis la cité HLM où j’ai grandi, l’Iranget, les rives de l’Orb que je contemplais du haut de la cathédrale, et les rues de Béziers où l’odeur de l’histoire est si pregnante.

 

Soutenez-moi pour vous raconter une histoire et faire vivre une ville moderne : ses effluves, ses habitants, ses rues bigarrées où se mélangent langue d’oc et langue d’oil…Accompagnez-moi pour ce voyage de 300 ans ! Découvrez Nicolas de Montlauretz, fils du gouverneur de Béziers, jeune aristocrate que j'ai inventé pour vous faire aimer l'histoire, ma ville, et l'histoire de ma ville.

 

29.10.2009

Conseil municipal de Béziers: Un peu de respect pour l'opposition, monsieur le maire!

beziers.jpgLe conseil municipal du lundi 26 octobre était riche d'enseignements...sur la vision de la démocratie locale portée par la droite biterroise, sur l'incohérence du projet d'urbanisme de la majorité UMP, ou encore, de manière plus inquiétante, sur l'avenir de Béziers.

Démocratie locale d'abord: l'animation du conseil municipal n'est pas à la hauteur des projets décisifs débattus par cette instance. Les bavardages bruyants de la majorité ne sont pas stoppés par le maire quand l'opposition parle, les élus PS sont sans cesse interrompus par le maire alors même qu'ils ont demandé la parole, tandis que des réparties assez mesquines ne font pas honneur au sénateur-maire...En effet, quand Pierre Callamand s'élève contre le projet d'un centre commercial excentré, est-il besoin de lui assener qu'il ne sera pas invité pour l'inauguration, La droite manifestement n'a pas la même image que nous du militantisme: si les buffets suffisent aux appétits des militants UMP, nos goûts sont plus spirituels, mais guère mieux rassasiés!

Que de questions essentielles passent par le conseil municipal, les débats sont-ils à la hauteur? Les élus UMP se taisent, à part pour présenter un domaine de leur compétence, à travers un rapport tapé par l'administration. Les élus d'opposition s'efforcent tant bien que mal d'intervenir, sans être en possession de toutes les données...il y aurait tant à dire! Sur la politique universitaire de Béziers, quand le budget municipal est gaspillé pour de grandes infrastructures alors que la scolarisation des jeunes est de 20 points supérieure à celle de Montpellier! Jean-Michel Du Plaa, élu PS, a d'ailleurs réagi sur cette question.

Et que dire de l'urbanisme? C'est Pierre Callamand, élu PS, qui s'interrogeait sur la réhabilitation plus que nécessaire du centre ville délaissé par la droite! Créer une ville américaine de lotissements où les seuls lieux de rencontre sont les centres commerciaux, ce n'est pas le projet de la gauche! Pour nous, une ville est un lieu de vivre-ensemble, avec des espaces et de rencontre dans tous les quartiers, et un centre-ville culturel, commercial, historique rendu plus attractif, notamment à travers sa piétonnisation!

D'autres sujets intéressants ont été mis sur la table: politique culturelle (uniquement pour les notables à Béziers!), tourisme (à Béziers, le tourisme vert, on connait pas!), la gestion des déchets (et l'écologie de facade chère à la droite) ou encore l'éducation et la jeunesse...voilà où l'opposition peut avoir son mot à dire...quelle cohérence aux équipements financés, aux dispositifs d'accès au loisirs à Béziers? Aucune! La gauche, au contraire, doit ébaucher un projet cohérent pour la jeunesse: un accès gratuit aux centres de loisirs, des équipements scolaires qui favorisent l'accès aux ressources numériques, des instances qui permettent aux usagers de participer à ces politiques...

Bien des sujets sont encore à travailler! Ces élections régionales ne laisseront pas la droite biterroise indemne, beaucoup de déchirements vont intervenir, quel que soit le résultat de ces échéances. Championne de pression fiscale d'après le magazine « capital », Béziers doit-elle absolument se faire connaître pour ses élus « cumulards », avec un sénateur-maire-président d'agglo qui veut être président de région? Nous avons pourtant tant d'atouts à faire valoir!

29.07.2009

Béziers: la fin de l'ère Couderc?

Le bar de la gare a fermé. Après le mac do du centre, c'est un autre signe évident du déclin de Béziers. La concurrence anarchique des zones commerciales, le projet mégalo" et inutile du carrefour de l'Hours, Rive Gauche, ont gâché les chances de Béziers. Si aucun sursaut, si aucun changement radical de priorités n'intervient, notre ville deviendra un simple noeud autoroutier sans âme, une immense zone pavillonnaire et commerciale sans centre...en fait, une simple banlieue de Montpellier!

C'est la fin de l'ère Couderc. 25 ans de responsabilités municipales, 14 ans à la Mairie vont bientôt être bousculés, malgré une image particulèrement positive, par plusieurs phénomènes:

- la rebellion de l'agglo: trop petite (aucun partenariat avec Cazouls, Agde ou encore Narbonne), l'agglo, pour les autres communes, ne peut être une simple chambre d'enregistrement: Le maire de Villeneuve s'est insurgé, début juillet, contre l'inégale répartition des sièges au comité du tourisme, ce n'est que le début!

- les querelles de succession: Que Couderc gagne ou perde les régionales, cette candidature a ouvert la guerre de succession et le combat des égos: le radical Niel, la jeune Crouzet ou encore le député Aboud comptent bien compter dans le Béziers de l'après Couderc.

- la crise du système: le Système Couderc contrôle Béziers, mais son opacité est de plus en plus décriée: le rôle de la SEBLI dans la politique d'urbanisme fait débat, la repression syndicale brutale exercée dans les services municipaux à la mairie fait l'objet d'oppositions croissantes, notamment avec certaines catégories d'employés, tandis que l'emprise d'un petit nombre de promoteurs immobiliers sur les nouveaux quartiers n'a pu passer inapercue. De la même manière, la concentration des promotions au sein du syndicat "maison" de la Mairie est aujourd'hui connue de tous. Ce système discretionnaire a atteint ses limites.

Enfin, l'Union de la gauche et notamment le retour du parti socialiste pourrait changer la donne. "La division de la gauche", meilleur titre des canards locaux, ne fera bientôt plus recette: la création d'un comité de ville du PS a été annoncée mi-juin par le premier secrétaire départemental R. Navarro. Les actions communes aux 4 sections vont se multiplier tandis que les conseils municipaux ne pourront bientôt être préparés par l'opposition autrement qu'au sein d'assemblées communes aux partis de gauche de Béziers pour tous". Cette dynamique, en laissant une place et des responsabilités à tous les militants locaux, peut provoquer une alternative, si elle est engagée dès après 2010!

 

12.04.2009

choix de paques...

paques.gifJ'ai quitté les champs pour les forêts, le RER pour le TGV, mes vestes pour des chemises manches courtes. Vacances de Pâques obligées, je suis reparti dans mes pénates méditerranéens. Quelques copies sous le bras, beaucoup de questions dans la tête, je vais redécouvrir Béziers, mon lapin sous la table et des enjeux politiques locaux qui me passionneront toujours. J'ai quitté la capitale pour ma ville. J'ai quitté une réunion où l'on débattait de l'avenir d'une organisation qui me tient à coeur...pour partir encore plus loin, dans une petite ville où coulent des petits ruisseaux dans des petits jardins...J'ai confiance en la transformation promise cette après-midi, j'ai beaucoup d'espoir dans l'incarnation d'une nouvelle dynamique telle qu'elle nous a été présentée.

Mais je doute. Un doute personnel, petit doute quand mes sixieme tarés me font la tête, que j'ai l'impression de ne pas arriver à les intéresser. Faute au programme? Faute à mon improvisation? Faute à mon inexpérience? Il ne suffit donc pas d'être passionné pour la matière et d'apprécier ses élèves. Si seulement les prédicateurs de l'universitarisation de la formation des enseignants s'en rendaient compte....Un doute moyen pour mon avenir à moi, petite bête qui sautille sur la carte de France, du Nord au Sud et du sud au Nord. Un quart de siècle à respirer (péniblement parfois), 7 ans d'engagement, 3 ans d'exercice d'un métier que j'aime, et aujourd'hui, c'est l'heure des choix. Les choix, je savais qu'ils se poseraient. Diplomatie, enseignement à l'étranger, carrière militaire, concours de chef d'établissement, disponibilité pour mon engagement politique, j'avais tout envisagé.

Et dans quelques semaines je déciderai peut-être, provisoirement, de mettre entre parenthèses pour 2/3 ans mon métier rêvé, aprement préparé, aprement expérimenté dans la joie, les peurs, les défis, les déceptions et les intenses satisfactions. A l'heure des choix, les plus intimes sentiments et les plus secrètes ambitions parleront.
Et puis, j'ai de grands doutes. Des doutes immenses. De gigantesques interrogations sur l'avenir d'une chose aussi insignifiante que l'humanité. Le hors série de l'atlas du « monde diplomatique » me donne des cauchemars. L'Antartique qui part en icebergs, l'Arctique qui devient navigable, la Chine qui tient dans ses mains (ou ses créances?) l'économie américaine, l'Afrique où la moitié des pays sont minés, le Brésil qui veut territorialiser l'Amazonie, les EU et l'Allemagne qui ne sont pas prêts d'abandonner l'énergie au charbon...tout cela me fait un peu peur j'avoue. La crise secoue le monde, les déclinologues se taisent, le capitalisme tangue et le renoncement institutionnalisé plie le genou.

Le moment d'agir est venu.

A travers mon engagement politique, syndical et professionnel,je vais commencer par faire en sorte que l'Ecole dont je rêve soit celle où j'enseigne. Et vice-versa. Comment de tels espoirs de transformation pourraient être perceptibles pour une poussière militante telle que moi? Comment avoir tant de confiance dans l'action militante?

Vous auriez écouté le discours de Laurianne, vous le sauriez... « les seuls combats que l'on est sûr de perdre, c'est ceux que l'on ne mène point ». Et bien, on se battra!

17.02.2009

émotions indiennes, pensées méridionales...retour dans l'OTAN!

Le TGV Avignon / Béziers roule trop lentement, "Marianne" achevée je me penche sur mon papier, et sur cette petite table tremblante qui me voit d'habitude corriger mes copies. 1300 km dans les pattes, une semaine infernale, comme toutes les semaines, avec ses nuits trop courtes et ces journées trop longues, un quotidien banalement francilien. Et quelques évènements...

slumdog_millionaire.jpg J'ai adoré slumdog millionnaire. Dans une salle blindée d'"utopia", j'ai vu se reconstituer sous mes yeux la vie d'un bidonville indien, d'autant plus drôlement que c'est la lecon que j'acheve à peine en sixieme. L'enfance de Jamal dans les ordures, la mort de sa mère musulmane tabassée par les Hindous qui brûlent son bidonville de Mumbaï (Bombay), ou encore la survie d'un adolescent mendiant merveilleusement mise en dynamique autour d'un fil rouge: la participation de Jamal à l'émission "qui veut gagner des millions" où il grille les étapes...Ce fil rouge va à contresens du temps réel, de la vie de Jamal, de son frère Salim et de Latika. Jamal devient l'idole d'un peuple et le symbole d'un pays à la fois pauvre et émergent, où les richesses s'entassent dans un état démocratique qui peine encore à les redistribuer. L'inde qui illumine l'écran est immense, son développement et son intégration à la mondialisation trop rapide. Inégalités, torture et corruption montrent que les couleurs occidentales qui pârent ses villes-capitales masquent la réalité d'une existence misérable pour des centaines de millions de personnes. Avec slumdog millionnaire, l'Inde entre dans l'histoire du XXIème siècle, alors que le programme d'histoire, dès l'an prochain, fera à nouveau sa petite place à cette puissance émergente dans le programme de sixieme.

- J'ai enfin fait un cours potable en section euro! Mes chers élèves ont brillamment parlé, ont participé avec grand élan au débat proposé "Europa im 21sten Jahrhundert", sur les enjeux énergétiques, environnementaux et diplomatiques de l'UE. Pour mes beaux yeux? Sans doute aussi pour les 8 especes de jus différents que je distribuais aux élèves participants...J'ai dû graisser la patte de mes élèves en dragibus sonnants et trébuchants, c'est ce que j'appelle la pédagogie du chocolat, parfaitement utile les veilles de vacances...

otan.jpg

La France va réintégrer le commandement de l'OTAN...que de Gaulle avait quitté en 1966. A l'époque, il s'agissait d'affirmer l'indépendance de la politique étrangère et militaire de la France, reposant sur une nouvelle force de dissuasion nucléaire, et non d'une réaction anti-américaine primaire comme certains l'ont insinué. Nicolas Sarkozy, fidèle à lui-même, n'a pu résister à afficher sa servitude atlantiste, au mépris des ambitions multilatéraliste affichées de longue date par la diplomatie française, quelle que soit la couleur des gouvernements en place. Cette politique suiviste de petite puissance dessert l'ONU autant qu'elle renforce l'OTAN comme acteur légitime du maintien de la paix et comme force d'interposition....Si l'ONU représente les peuples, l'OTAN, où la France n'a obtenu qu'un strapontin dérisoire de commandement intégré à la réforme de l'OTAN, représente quoi? Un monde bi-polaire dépassé, une alliance désuète dont la doctrine du "choc des civilisations" développée par les néo-conservateurs américaine est nuisible à la paix mondiale.

Le TGV arrive à Béziers. J'ai quitté les neiges franciliennes pour ces terres brûlantes que j'aime tant. Dès ce matin, je retrouve les affres de la politique héraultaise, les grands sujets d'un PS biterrois dont je compte bien soutenir ardemment les efforts d'unité, de cohérence et dynamique collective qui l'animent présentément.

22.11.2008

7 conseils pour le parisien débutant

les_toits_de_paris_1.jpgLa « ville lumière » attire. Elle attire surtout les touristes, pour un weekend, et les jeunes en début de carrière. Qui connait un vrai parisien? On connait surtout des jeunes salariés, mutés, comme dans mon cas, ou tentés par le fort taux d'activité parisien, comme dans le cas de mes amis. D'autres viennent pour des études spécialisées, alors que certains, que je ne peux comprendre, viennent par choix. Quelle idée saugrenue. Paris fatigue, Paris vieillit, même si Paris, toujours, pourtant, constamment, Paris fait rêver. Et veiller. Pour survivre à Paris quand on quitte les plus belles régions de France, il faut obéir à certaines règles pour trouver un certain équilibre en attendant sa prochaine mutation...

Règle n°1: Occupez-vous! Engagez-vous! Pas de meilleur moyen pour connaître de nouvelles personnes alors que vous abandonnez tout votre environnement familial et amical, sans compter votre petite copine/petit copain qui vous larguera sans doute en pretextant la distance ou autre chose au bout de quelques mois. Ce qui evidemment allourdira la solitude de votre nouvelle condition parisienne. Faites du théâtre (super facile à Paris même si c'est un peu cher), engagez-vous dans le syndicalisme ou la politique, vous découvrirez de nouvelles têtes!

Règle n°2: La vie parisienne a un côté particulièrement stressant: les transports...Cette jungle sociale obéit à certaines conventions: Dans l'escalator tu resteras à droite ou te déplaceras à gauche. Le sens de ton métro tu regarderas pour ne pas perdre de précieuses minutes. Dans les couloirs tu te dépêcheras car tout le monde a une correspondance à prendre. Après le bus tu courras si tu ne veux pas rater tes émissions fétiches. Tes trajectoires dans les stations tu calculeras pour ne pas mourir (calculez votre vitesse, celle des gens qui arrivent en face et bifurquez petit à petit en gardant votre vitesse de croisière.) Bon après être provincial c'est un mode de vie. Dire bonjour au chauffeur avec l'accent et tenir la porte aux gens c'est toujours un plaisir.

Règle n°3: Vous allez passer beaucoup de temps à travailler et beaucoup de temps dans les transports, c'est ca la vie parisienne. Votre temps libre? Vous l'occupez pour vous installer, la paperasse, vos courses surtout, et le weekend, vous rentrez chez vous en province! LE TEMPS manque. C'est une constante parisienne. Aménagez-le! Faites vos courses à jours précis, achetez des légumes et des fruits pour avoir un semblant de vie saine. Gardez du temps pour glander, surtout le soir. Sortez une fois par semaine au moins à Paris. Gardez-vous une grasse mat...et vous survivrez! En découvrant la vie de capitale, les brunchs, les afterworks et autres mots compliqués...Et travaillez dans le RER, si vous avez de longs trajets, pour vous détendre le soir...

Règle n°4: Oui vous avez une vie de merde, et les terrasses ensoleillées de la Comédie, à Montpellier sont très lointaines! Mais Paris a quand même des côtés positifs. Mercredi et vendredi soir, au louvre ou au musée d'orsay, c'est Nocturne! Gratuite pour les jeunes le vendredi je crois. Et ces belles églises? Notre dame et St Denis, ca ne se refuse pas! Envie d'aventure? Le train pour Deauville! Prenez 4h aller-retour et allez respirer le sable! Ou une petite excursion francilienne à Versailles pour apprécier la cohue des touristes, à Provins, belle cité médiévale? Dans une bois ou une forêt, à Fontainebleau? Vous avez de grands cinémas, évadez-vous à Montparnasse, à St émilion ou à Chatelet (mon fétiche)...en VO (obligatoire)!

Règle n°5: Créez votre cocon. Le bruit, la pollution vous assomment, vous manquez de sommeil, avez l'impression qu'il n'y a pas de weekend et que la vie tourne en boucle? Découvrez les petits plaisirs. Prenez un flan patissier en sortant du boulot. Dégustez le sur le quai de la Seine. Un soir, chaque semaine, promenez vous sur le boulevard St Michel, arpentez les bouquinistes, notamment Boulinier, prenez une crèpe salée, régalez vous du parfum poussiereux du livre d'occasion, plongez dans cet ouvrage une fois rentré dans le RER, une autre vie, d'aventure, d'amour ou d'histoire s'offre à vous, selon votre genre littéraire! NB: Ne vous enfermez pas comme ces asociaux qui écoutent le MP3 dans le metro ou le bus.

Règle n°6: Apprenez par l'expérience! Vous apprendrez rapidement qu'il est certaines stations où l'on ne descend pas et où l'on ne change pas de correspondance. On retrouve ainsi chaque année des squelettes de Provinciaux disparus, qui se sont égarés dans les stations de Chatelet, Nation, Montparnasse, Bastille, Invalides sans revoir la lumière du jour. Attention aux marches de la station abesses et Cité. Ne sortez jamais à la station château d'eau si vous avez les cheveux bouclés. Apprenez à prendre votre café au comptoir pour payer moins cher, à éviter les dispendieux bars à touristes, à noter les bons plans d' « happy hours ». Apprenez à prévoir large quand vous avez des correspondances pour ne pas rater vos trains. Découvrez le taxi, tard le soir, où soyez fous, et prenez le noctilien, à chatelet ou à Gare de Lyon...souvenez-vous des coins ou vous êtes sûrs d'en croiser. Renseignez-vous sur les bons plans culturels, notamment les petites pièces de théâtre!

Règle n°7: Découvrez les Parisiens! (et les Parisiennes)! Découvrez l'élégance et le bon goût (perso c'est pas gagné!), découvrez les restos japonais (fréquemment), et découvrez surtout des gens différents! Peut-être issus d'une province reculée mais qui ont adopté un style de vie, et surtout, surtout, l'impression, de bonne foi, que Paris est la capitale du monde, que la province et la Banlieue se rejoignent pour former une petite marge illétrée, desaxée et inutile. Le parisien, au niveau politique, peut souvent être porté à penser que dans des salles de 20 m², on peut refaire le monde et le transformer. Et après tout, pourquoi pas? En revanche, attention aux Parisiens (ou aux Parisiennes?): leurs amours sont fugaces, leurs comportements amoureux adaptés au stress de la vie quotidienne et largement consumériste. Quelqu'un a t'il trouvé le grand amour là-haut? Les amours parisiens sont comme des roses, vite fanées, pleine d'épines! Les maraichers l'ont bien compris: les plus belles fleurs poussent dans la vallée du Rhône...

22.10.2008

des pieds, des rails, des hommes et des projets

article_RER2.jpgIl est 21h et je sors du métro. Il fait déjà nuit, les gens se dirigent mécaniquement vers le tourniquet, passent et dans une cohue poussive sortent de la gare. Le bruit des voitures remplace le crissement des wagons du RER, tout est allumé, les gens marchent mécaniquement, pressés de rentrer chez eux. Je marche rapidement, l'air est froid, le noir bleuté des nuits parisiennes est tapissé de lourds nuages.

Tous les jours, je passe de nombreuses heures dans le bus, le metro et le RER. environ deux heures par jour. Beaucoup de temps où je travaille peu, où je lis beaucoup. C'est le moment de lire ces feuilles imprimées et pliées en deux ou de les remplir. Cette autorisation de sortie pour amener mes élèves au Louvre. La derniere circulaire du SE unsa sur la réforme du lycée. Une fiche que je viens de réaliser pour préparer un voyage à Bruxelles pour  mes premiere euro. Rencontrer une eurodéputée allemande, visiter le parlement européen, rencontrer la délégation du baden wurttemberg et visiter la maison régionale à Bruxelles, voilà comment je compte occuper les 36 heures que je compte passer la bas ("l'Europe des états et des régions, l'exemple de l'Allemagne").

Ma tête fourmille, j'ai du prendre du doliprane. Beaucoup de choses me trottent dans la tête. Les exposés des sixieme que j'ai mal préparé, la sortie qui m'effraie. Les élections professionnelles  (2 décembre) qui se rapprochent. Des pensées plus moroses, des rêves...qui polluent la nuit, avec leurs grands yeux chargés de reproche.

Je pense aussi à Pierre Mendes France dont je lis la biographie, tout comme Florian. Je respecte profondément cet homme de gauche sincère, guidé par le service de l'état. La conviction et l'intégrité incarnée. Homme à la fois de gouvernement, bien qu'étanche aux grandes idéologies du XXème siècle, mais surtout homme d'état, capable d'embrasser de sa hauteur de vue le monde, la société, l'économie. Un homme de dossiers, mais un orateur convaincant. Qui incarne aussi la distinction entre l'exercice du pouvoir au sein d'un gouvernement avec des priorités politiques, et le sens de l'Etat qui dépasse les partis. Peu d'hommes ont cette notion d'Etat, on retient leurs noms: Clémenceau, De Gaulle...Décrié ou loué comme pragmatique, il est surtout mal utilisé et mal compris: il a su prendre des décisions courageuses, a été un des premiers partisans du plan, et comme grand admirateur de Keynes, fervent défendeur de l'état interventionniste. Merci à tous les "renonceurs", d'arrêter de le citer.

Ma tête fourmille et mes neurones ont du mal à arrêter de pédaler le soir. J'ai tellement d'idées à coucher sur le papier, sur la réforme du lycée, qui sera discutée au prochain CN, sur mes activités pédagogiques, pour mes efforts pour secouer certaines structures...il faudrait sans doute se concentrer, prendre du recul, ne pas tout faire à la fois, et garder du temps pour se sentir exister...et bien cette année encore c'est rapé. Toujours ce maudit manque de self-confidence qui m'oblige à pédaler comme un dératé pour me sentir un peu utile.

Certains camarades vous décoivent (mais doivent ils vraiment considérer le militantisme comme un sacrifice??) d'autres vous rassurent! C'est le cas...d'Arnaud, qui ce soir, nous a dit au revoir...mais il ne va pas très loin. Je compte bien le croiser souvent, je regrette de ne pas avoir milité plus longtemps à ses côtés! Je lui dis merci pour le modèle qu'il nous a donné: militer avec humilité, garder ses convictions, ne pas assener des vérités mais essayer de convaincre, dans le calme et la bonne humeur!

 

 

15.07.2008

Recherche opposition combattive et inventive pour ville de taille moyenne

plan_beziers.gifC'est à peu près l'annonce qu'on pourrait mettre dans l'hebdo pour recruter des militants à même de mener une véritable opposition à la politique de droite à Béziers. Non pas que les occasions manquent. La politique menée par la droite est incohérente, alors même que certains choix stratégiques engageant l'avenir ont une cohérence: la ségrégation sociale, le "tout-voiture" et l'absence de politiques "jeunesse". Non pas que les talents manquent: Claude Zemmour et Dolores Roqué ont incarné une alternative crédible  pour l'avenir du PS lors des dernières cantonales, tout comme Karine Chevalier pour les sénatoriales, ou Pierre Callamand, nouvellement entré au conseil municipal. Mais ces individualités se noient dans un magma socialiste qui ne parvient pas, depuis 10 ans, à exprimer d'une seule voix son opposition.

Le parti socialiste fait beaucoup rire à Béziers, et c'est dommage. Les 4 sections PS de Béziers pourraient être de formidables lieux de débat et de militantisme si leur activité était impulsée par un comité de ville qui porterait une alternative pour la ville mais ce n'est pas le cas: le comité de ville n'a pas fait entendre sa voix une seule fois sur un sujet local depuis sa création il y a 5 ans, les sections font de la politique dans leur coin, et chaque mesure municipale entraîne la publication d'une demi-douzaine de communiqués de presse qui parviennent rarement aux lecteurs. Que font les conseillers municipaux dans tout celà? Les Biterrois se le demandent aussi, ils ne peuvent lire, dans le "journal de Béziers", que le récit épique d'un combat socialiste ayant pour enjeu des platanes qui ressemblent fort aux moulins de Don Quichotte...

Et pourtant, il faudra bien qu'une opposition s'organise? Si les élus ne peuvent jouer ce rôle, alors ce sera bien aux militants de l'exercer, au Parti? A quand cette instance qui organiserait des campagnes militantes à Béziers, pour une autre politique économique, sociale, environnementale? pour faire d'autres choix en matière d'urbanisme, d'éducation, de jeunesse, avec des porte-paroles thématiques qui permettraient de faire connaître les talents militants locaux? Nous l'appelons de nos voeux, et si elle tarde trop, elle naitra d'elle-même!

12.07.2008

On tue bien le centre-ville de Béziers!

beziers-05.jpgNous sommes en 2008, chers Biterrois, et notre centre-ville est en train de mourrir. Asphixié et noirci par les milliers de véhicules qui le traversent, ses quartiers pittoresques tombent en ruine. Ses commerces ferment les uns après les autres alors que, au delà des grandes artères, la misère des catégories les plus précaires de la population , rejetées là par la hausse du prix des logements, s'étale au grand jour. Le soir, le centre-ville est lugubre, vide, aussi vide que les politiques d'aménagement de la municipalité de droite.

Il est urgent de changer de politique. C'est à la gauche de porter un contre-projet pour le centre-ville. La gauche ne peut pas laisser le projet de Rive Gauche, ce centre commercial immense à 1km du centre historique, créer un deuxième centre consumériste, individualiste et purement mercantile. Nous ne pouvons pas accepter la mort du centre historique, laissé aux touristes pour la période estivale, et à l'abandon toute l'année! Il faut des mesures fortes pour sortir le Centre du déclin, de la même manière qu'il faut donner une nouvelle identité à Béziers, ancienne cité industrielle et viticole. Si la droite se satisfait de voir les supermarchés entrer dans les 5 premiers employeurs de la ville, ce n'est pas notre cas!

Le parti socialiste ne peut pas rester les bras balants devant ce désastre annoncé, dénoncé, regretté: S'il ne peut faire entendre sa voix au conseil municipal, alors il faut se battre ailleurs pour faire de la réhabilitation du centre-ville, de ses logements, de son économie de petits commercants, une priorité. La ville peut puissament investir dans des logements sociaux décents, dans la réhabilitation des hôtels particuliers qui donneront à Béziers un nouvel éclat, et dans la promotion de l'emploi durable, de l'économie solidaire, pour redynamiser le centre-ville! C'est un choix politique!

C'est aussi le choix de la piétonnisation, le choix des transports doux entre le centre et ses quartiers, par le développement des couloirs de bus et des pistes cyclables. Oui, ca va râler, mais Paris et Montpellier n'ont pas eu à se mordre les doigts de ces choix politiques. Réhabiliter le centre pour redynamiser Béziers, c'est aussi tourner le centre vers l'Orb en terminant les jardins de l'évêché qui, avant la révolution, devaient parvenir, par terrasses, à l'Orb, et mettre la cathédrale au centre d'un quartier "trencavel", fleuron du centre historique biterrois. Ce centre ville réhabilité et redynamisé, puissant investissement de la ville et des autres collectivités territoriales, sera le premier pas de la lutte contre un déclin lent, mais sûr, de Béziers!

23.06.2008

Je suis entré dans les nuages...

Sans titre.jpgj'aurais pu dire promenade chez les junkers ou au delà du rideau de fer mais c'est ce titre que j'ai choisi au milieu de mille impressions de voyages. Je suis entré dans les nuages, à plusieurs reprises...à Wolfsburg quand un nuage s'est abattu sur le train, dans l'avion quand depuis l'hublot je me suis reposé sur un tapis de nuage, percé par le soleil couchant, qui ressemblait bizarrement au paradis des mécréants...

Je suis entré dans les nuages...de l'histoire. Quand entre Stendal et Hanovre, au milieu de cette plaine germano-polonaise où les Junkers ont créé l'état prussien, j'ai scruté les champs pour retrouver le rideau de fer...où sont-ils, les miradors; les barbelés? envolés, cette ligne au double trait qui barrait l'Europe et le monde? Tout comme ces canaux, ces axes, l'Elbe, si visibles sur la carte et si petits quand on les traverse. Vu du ciel, rien ne distingue les régions d'Europe. Le jus de tomate d'air france a le même goût des deux côtés de la frontière. Le soleil fait croquer les brezels et les käsespange, fait fondre les glaces au waldmeister avec la même intensité que dans le sud de la France.

Je suis entré dans les nuages de la mémoire. Quand, depuis un bureau du bundestag, j'apercois ces flots de la Spree, la rivière qui traverse Berlin, ombragée par les croix de ces personnes qui ont voulu traverser à la nage pour passer de Berlin est à berlin ouest. Les seules, anonymes, victimes de la guerre froide, plutôt chaude à Berlin. Du haut du reichstag, on domine la salle plénière, transparente, avec ces chaises si simples, qui fait réfléchir aux ors et aux lambris de la république française. De la coupole du reichstag qui domine Berlin, on s'etonne de ces espaces vides barrés de grues, de ces immeubles neufs qui cotoient les dernières ruines de la seconde guerre mondiale. Berlin a cette marge de manoeuvre foncière, paysagière, qui lui permettra d'être une métropole du XXIème siècle. Je n'ai pas vu le mur de Berlin, j'ai à peine joué à cache cache avec l'horloge universelle de l'alexanderplatz, seulement traversé la porte de brandenburg...ca change de mon voyage touristique d'aout avec mes deux camarades marseillais qui nous avaient conduit au checkpoint charlie pour acheter des chapeaux soviétiques...ou faire des photos avec des ours.

Berlin ville française. Créée par des Huguenots échappés de France en 1685, sur un petit village. Berlin, capitale prussienne, capitale impériale, mais aussi symbole de l'histoire meutrière et tragique du XXIème siècle, de rosa luxembourg à 1945, de 1933 à la réunification...Ce petit séjour allemand m'a tellement fait du bien que je dis encore "tschuldigung" au réveil ce matin...et que hier soir à l'aéroport, je mettais encore 30 secondes à comprendre que quelqu'un parlait en français (aparemment j'étais passé en mode allemand)...Si quelqu'un peut m'expliquer cette réaction bizarre du cerveau...

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