11.05.2008
mon regard se perdait dans les vagues...
j'étais assis sur un banc, le soleil, à son zenith, se refletait dans la Seine. Je me laissais bercer par l'onde qui coulait sous mes pieds, je laissais mon regard trainer sur le grand palais, effleurer le sommet de la tour eiffel. Le vent froissait les plans des touristes. Le soleil me brûlait la peau, je plissais les yeux, c'était deux heures et j'étais en avance. Comme d'habitude, j'en profitais pour lire sur le pont qui débouche sur la rue de solferino. Entre le siège d'un grand parti devenu ma vie et ce jardin des Tuileries où chaque grain de sable a vécu la révolution, écrasé par les talons de l'Incorruptible, je lisais, je rêvais, je pensais...pensais à quelqu'un, certes, mais pensais aussi à Paris.
Mon regard se perdait dans les vagues. J'aime la Seine. Pas pour ces poissons pêchés par Mallaussene, pas pour sa sérénité, ni pour sa célébrité, je l'aime comme la Moldau, mon morceau de musique préféré. Ce fleuve se redresse pour traverser Paris. Paris sans la Seine n'est qu'une metropole. Paris avec la Seine c'est un hymne triomphant aux gloires humaines. Quittons ce banc, ce pont, ces touristes armés d'un routard, et plongeons dans une barque imaginaire pour descendre la Seine: Passons le periph, ces 2 usines dont les lampes rouges intriguent la nuit. Laissons les 4 tours de BFM sur la gauche, le port de Bercy sur la droite. De Rivoli à Bercy, le ministere des finances a perdu ses lambris. Le grand argentier du royaume est devenu directeur des finances d'une entreprise appellée la France. Saluons l'horloge de la gare de Lyon; Tant de fois je l'ai contemplé, la comparant à Big ben. Ne nous arrêtons pas devant les facades d'Austerlitz et de Jussieu. Nous abordons le Paris médiéval, le Marais sur notre Gauche. La Bievre a disparu. Devant nous, les îles de la Seine. Nous les contournons, comme les Vikings en 885. Admirons Notre Dame, sous un autre jour, ses flèches gothiques qui pointent vers le Ciel nous ramènent au temps des cathédrales, quand l'Eglise était la première puissance d'Europe. Longeons la conciergerie, ancien palais des Capétiens, siège du parlement. Tout a brûlé en 1611, avec le dossier de l'assassinat d'Henri IV. Le chatelet ne se dresse plus à l'entrée de la Cité. Le siège de la police parisienne a été remplacé par une place, une fontaine, mon deuxieme lieu de RDV apres la fontaine st michel.
Le louvre et ses majestueuses facades couvrent le côté droit. Nous repassons sous ce pont (le pont des arts? J'espere pas), croisant des dizaines de bateaux mouches qui débordent de flashs. Laissant la concorde à droite et l'assemblée à gauche, nous passons sous ce pont que les ligues d'extreme droite n'avaient pu franchir en 1934. Les invalides se dressent à droite, la coupole d'or, usée par les Te Deum de Louis le grand, incendie le ciel printanier de Paris. La tour Eiffel nous offre un peu d'ombre, les galeries du RER C un peu d'animation. Au delà des berges de la Seine, que font trembler les milliers de voitures qui les empruntent, seuls les immeubles du XVIème s'offrent à notre vue.
Bon l'envie d'écrire est passée, l'envie de dormir va venir, l'envie de rêver va durer :-) Vive le spleen!
02:22 Publié dans Le "jeune" | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : paris, voyages, littérature
13.04.2008
stress, vie parisienne et enjeux du XXIème siècle!
J'ai envie de dire que ca resume bien le weekend. j'étais en formation aux mureaux. mais aussi en manif à Paris. ainsi que dans un parc à charenton. et dans les bouchons du periph. quel programme, presque un poeme. D'ailleurs on est en avril ca fait donc 8 mois que je suis arrivé. je n'ai pas encore soufflé et j'ai été surpris d'apercevoir les pieds de la tour eiffel hier: à part la rue de solferino et le boulevard st michel je ne connais pas Paris. Ca ne m'inquiete pas, je n'ai pas encore fini ma peine mon séjour.
3 jours sans écrire! Vous me demanderez pourquoi? parce que quand on n'a pas le temps de manger, ni de boire, ni de penser, ni de rêver, qu'on organise un weekend de formation sur 3 lieux avec 6 ateliers et une vingtaine d'intervenants, on n'écrit pas sur son blog! on a bien discuté. mais il faudra aller plus loin. Parler outils au delà des constats. Comment résumer tous les débats? c'est moi qui ai conclu, c'est donc facile!!
Tous ces défis du XXIème siècle que sont le développement durable, la répartition des richesses, l'économie de la connaissance, ou encore la politique des âges et le rapport entre les générations ont un point commun: ils appellent l'intervention d'une puissance publique redistributive et régulatrice. l'état a été cette puissance, régalienne en France depuis le XIIIème siècle, sociale depuis le XXème. les politiques néolibérales dites d'ajustement structurel des années 70 à 90 l'ont dépecé. Je me battrai quand même pour qu'ils retrouvent, à travers des impots plus justes et une sécurité sociale plus démocratique, ses attributions. Vive l'état redistributif!!!
D'autres puissances publiques doivent émerger. Au sein de l'Union européenne, les élections de 2009 doivent être l'occasion de pousser le PSE pour faire de l'Union européenne une puissance de long terme: éducation, innovation, développement durable doivent être mis en oeuvre à travers une nouvelle définition de l'économie de la connaissance, apparue en 2000 à Lisbonne. à l'échelle mondiale, l'ONU doit prendre sa place comme puissance régulatrice, absorber l'OMC et développer une OME (Organisation Mondiale de l'Environnement) à même de réguler les politiques énergétiques, pour une gestion plus juste des ressources de la planète.
Les défis pour notre groupe politique? en Bref? réarmer la puissance publique! Mais aussi, être à la hauteur des espoirs de notre génération. savoir unifier la gauche dans le respect, les valeurs et un projet commun. Savoir associer le mouvement social, en revendiquant plus de représentativité pour les associations (au sein du conseil économique et social par exemple), en réformant la démocratie sociale (majoritarisme, syndicalisme territorial, representation en fonction des résultats des élections prudhommales et des DP fonction publique)...les anarcho syndicalistes ont empeché l'émergence d'un mouvement travailliste en 1895, il faudra peut-être revenir sur cette bavure de l'histoire (pour employer le vocabulaire de mes élèves). Ainsi, à travers ces options, il sera possible de conquérir le pouvoir pour transformer la société. Comment? pas par pédagogie, je déteste entendre ce mot. On ne va pas expliquer et apprendre la politique aux gens on va les convaincre. Il faudra militer.
Prochaine note: bilan de mon remplacement!
20:02 Publié dans Le "jeune" | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, europe, etat, mjs, parti socialiste, formation, paris
09.04.2008
L'oeil gluant du poisson
Quel titre bizarre. en meme temps j'hesitais entre la voiture est au garage pour un mois comment je vais aller au boulot ou une mere et son fils m'insultent à la rencontre parents profs ou encore ma carte bleue est restée bloquée à l'agence, ou encore je n'arriverais jamais à torcher mes dernieres sequences mais je me suis dit que j'avais assez fait de catastrophisme sur ce blog.
Promenons nous donc sur le marché de Vitry, regardons tendrement l'oeil triste du merlan qui vous regarde acheter votre traditionnelle tranche de saumon hebdomadaire. Il reflete bien le ciel gris de la banlieue parisienne. Il reflete bien l'enthousiasme inhérent à la belle vie d'un prof de banlieue! aie le catastrophisme revient.
sans parler de voiture cabossée ou de carte bleue presque bloquée je dois m'arrêter un instant sur la rencontre parents profs. je ferais bientôt un bilan exhaustif de mon remplacement de 6 mois qui se termine dans une semaine. mais j'apprends tous les jours et je pense que ca va me faire changer. par exemple à 19h j'aurais pu partir pour rejoindre l'AG du MJS Paris sur le lien politique associations. c'aurait été une bonne idée. c'est alors que j'ai croisé le regard d'A., celui qui gâche les cours de la troisieme Affreuse depuis 6 mois et je me suis dit, tiens parlons avec la mere. mauvaise idée. je n'ai sans doute pas été assez adroit pour expliquer que son fils empechait la classe de travailler depuis 6 mois. son fils m'a alors traité de menteur je me suis étonné qu'elle ne dise rien et elle m'a expliqué que je n'avais aucune preuve, que le probleme venait de moi et qu'elle allait porter plainte pour tout ce que je disais sur son fils.
l'entretien s'est évidemment fini sur ce bon mot et je suis resté quelques minutes abasourdi, je me refais la scene depuis 24h (ca aide pour dormir hein) et au delà de mon manque de tact habituel je me demande comment je vais gérer cet élève maintenant. heureusement le remplacement est bientôt fini! car sans les parents derriere le prof il s'appuie sur quoi? les sanctions? le carnet est plein. les renvois? il s'est déjà fait renvoyer deux fois et il sera évidemment pas renvoyé de l'établissement à la fin de la troisieme. donc c'est mal barré.
Pour aujourd'hui, aprem repos avec le meeting de ce soir (18h30, bourse du travail, metro republique) avec les organisations de jeunesse de gauche sur la création du collectif contre la loi de modernisation du marché du travail (contrats de missions, periode d'essais allongés, fin de contrats à l'amiable). donc cet aprem c'est footing, sieste et visite des invalides: vive louis XIV et Napoléon!
12:05 Publié dans Le "jeune" | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : education, prof, politique
08.04.2008
une belle journée commencait...
Hier, ouvrant bêtement la fenêtre de ma chambre (qui meriterait un petit lavage d'ailleurs) je remarque une matière blanche sur les toits. dure reflexion de bon matin j'analyse celà comme une tombée de neige (pas évident quand on vient du sud) et ma deuxieme reflexion c'est "mince les collegiens adorent les boules de neige".
Toujours est-il que legerement à la bourre, je sautille dans la neige, me laisse griser par les éclats volants, par cette neige fraiche et frisonnante...qu'il faut quand même dégager du pare-brise. Une belle journée commence donc, alors que je m'engage dans la traverse qui me conduitr de Vitry à la N7 (vous savez les garages, le radar d'orly...)
SPLASH.
c'est le bruit d'une boule de neige lancée par un collegien dont le DMC (degré morphologique de connerie) m'indiquait à peu près l'appartenance à la corporation fébrile et immature des cinquieme. sur ma vitre. qui provoque mon freinage. le freinage de la voiture de derriere qui me rentre dedans. et de celle de derriere qui rentre dans celle de derriere. mais celle ci s'en va tout comme le collegien fautif qui je l'espere prendra conscience du risque! en plus quand même fallait qu'il tombe sur un prof!
bon vous croyez vraiment que ca m'a fait chialer au vu de la belle vie de banlieue que j'ai? Restait à sortir pour constater les dégats et parler avec le conducteur qui voulait pendre le gamin (au moyen âge ca se faisait c'est vrai). le coffre enfoncé, la plaque presque à terre, c'est la routine.
le problème c'est quand je reprends le volant et que j'entends coup sur coup (c'est le cas de le dire) le journaliste qui dit " attention à la neige en Ile de France mieux vaut ralentir que s'arrêter pour un constat hahaha" et juste apres une pub de mon assurance sur le 100% accident. je me suis dit "arrivederci" (cf mes aventures sur l'autoroute Turin/Pignerol), la journée va être sympa.
Bon à part ca? j'ai viré trois troisieme fourbe, ceux là même qui avaient participé lors de mon inspection et qui ont recommencé leurs insolences. ils ont une belle lettre d'excuses à me rendre. ils s'excusent pour m'avoir décu mais ca ils ne le savent pas. enfin l'inspection est passée, c'est l'essentiel! Ensuite? une sieste. Enfin? un petit départ vers Paris VIIeme pour faire rappels et photocopies. et au passage gueuler free tibet avec les permanents du parti socialiste alors que la flamme passe rue de solferino, encadrée par 3000policiers, 100 cars de CRS, 100 rollerpoliciers...perso je l'ai pas vu!
Restait une nuit d'insomnie (comme d'habitude) et l'arrivée au collège ce matin, deux heures à l'avance, pour m'entendre dire par deux collegues les uns apres les autres "ouh t'as pas une bonne tête toi aujourd'hui". En esperant que le temps meteorologique et personnel va se dégager! vacances dans 10 jours!
08:58 Publié dans Le "jeune" | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : neige, flamme olympique, prof, accident de voiture
20.03.2008
NEXT
Au delà de la série hautement intellectuelle qui fait le plaisir de ma colocation (les FBI portés disparus et consorts devenaient trop compliqués), next c'est une envie de dépasser une certaine situation que j'aurais du voir venir. On s'habitue trop vite au bonheur, on en oublie le malheur, les boules puantes, les nuits sur le paillassons et les largages sans parachute...bon apres le malheur quand on habite un pays développé avec un revenu supérieur à la valeur médiane est bien relatif mais quand même. Peut-on parler de malheur quand on a passé la journée au siege d'un syndicat d'enseignants à répondre aux appels de professeurs stagiaires qui fondaient en larmes quand je leur annoncais qu'ils étaient mutés dans l'académie de Créteil?
- j'aurais du me poser des questions quand une sixieme m'a dit mardi que ma femme m'attendait à la grille et quand une quatrieme a voulu me brancher avec la mere d'une autre élève.
- j'aurais du me poser des questions quand le bus est parti devant moi ce matin.
- j'aurais du me poser des questions quand le bus de la RATP s'est mis à flamber devant mes yeux, Bd st germain.
- j'aurais du me poser des questions quand la grêle a commencé à tomber à l'heure d'un RDV devant la fontaine st michel
- j'aurais du me poser des questions quand mon RER est tombé en panne gare d'austerlitz.
J'aurais du tomber sur le quai de la gare, ramper, me trainer pour implorer le pardon de l'ADT (Amicale des Dieux de la Terre), pour tous mes pêchés! J'ai envie de dire Next quand je ne change plus la vie, ni ma vie, ni celle de mes élèves. échec personnel, professionnel, politique.
Alors envie de quoi hein? Et bien de retrouver mon enveloppe de vertébré vaguement mamifere, d'écouter de la musique pourrie, de manger du saumon et de me plonger dans la lecture de la biographie de Talleyrand. J'ai l'impression de revenir à mon adolescence mais why not...
21:13 Publié dans Le "jeune" | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
16.03.2008
Une vie de chien
Imaginez vous êtes en coloc, et votre coloc ferme le verrou du haut dont vous n'avez pas la clé. imaginez que vous revenez à 1h30 après un petit trajet en noctilien (c'est toujours sympathique). imaginez encore que le loquet ne tourne pas. oh vous êtes à la rue. ayez un peu d'imagination: et si vous n'aviez que 5 euros sur vous et pas de batterie? allez soyons fous imaginez que vous êtes dans la banlieue parisienne, à 900km de chez vous et que vous ne connaissiez personne?
Poussons le vice, imaginez qu'il fasse 5 degrés dehors et que vous ayez 2 couches de vêtements? c'est bon là vous visionnez? Bon et bien hier à 2h du mat, j'avais beau être cadre de la fonction publique, je dormais comme un chien devant ma porte, par terre, avec comme coussin une écharpe SPD et des chaussures boueuses achetées à ludwigsburg, comme couverture ma belle veste de velours noire et comme compagnie le blizzard. Bon imaginez encore que le froid et le claquement de vos dents vous reveille à 5h30 du matin. imaginez juste. que faisant le tour de l'immeuble vous remarquez évidemment qu'aucune fenêtre n'est restée ouverte. évidemment. et là imaginez qu'en plus le bouquin que vous aviez embarqué, à savoir le syndicalisme en France (QSJ)...est fini? plus rien à lire? c'est pire que tous les blizzards.
bon rester à poser la tête sur le paillasson et en attendant d'être découvert par les voisins qui auraient appellé la police croyant avoir affaire à un clochard. c'aurait pu être drôle. Les cuicuis des oiseaux nocturnes commencaient à m'exasperer quand je vois un interstice dans le mur. un placard à mon étage? jamais remarqué. je me dis bon fait peut-être plus chaud dedans? et qu'est ce que je trouve à l'intérieur? mon chronopost perdu depuis 2 mois par la FNAC (jamais arrivé...) et devinez quoi? par terre? brillant?
un trousseau de clé.
Imaginez vous êtes en état d'hypothermie avancé. (un peu bleu par exemple) et imaginez un lit douillet, une couette chaude, un chauffage...ce n'était pas un rêve c'était la porte que j'ouvrais à 6h30. vous me direz, ca arrive et c'est vrai. Bon après se faire muter en region parisienne, passons. avoir des potes occupés, passons. être loin de l'être aimée, passons. Avoir des élèves suractifs, pourquoi pas...
Mais dormir sur un paillasson, là c'était le bouquet! (hein carole?)
Sur ce, allons voir les résultats, rue solferino! Ca me remontera (peut-être) le moral; je n'ai pas pu faire campagne dans ma ville, le candidat a cru bon de se passer de moi...d'ailleurs il a été battu au premier tour.
18:31 Publié dans Le "jeune" | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12.02.2008
5 monate in Paris
Schon 5 Monate, dass ich in Paris lebe und arbeite. 5 schwere Monate, eigentlich, während ich wenig geschlafen habe und wenig ausgegangen bin. Arbeit, Politik, Umzug, dann gab es viel zu nachdenken...die Wohnung ist einfach super, in Vitry sur Seine, 10km südlich von Paris, richtung Evry.
Was ich entdeckt habe? Das Alltagsleben in Paris und pariser vororte. In Paris musste ich schon einmal pro Monate hinfahren, als Studentenvertreter oder als gewerkschaftliche und politische Führungskraft. Ich kannte schon das Geruch des Metros, was ich wirklich hasse, der Stress dass man fühlt in den Strassen wo die Leute fast rennen. Die Verschmutzung und die helle Nacht.
Was anders ist? Die Zeit dass mal in öffentliche Verkehr verbringt. Am Wochenende oder abends, Nachts oder um zur Arbeit zu fahren als das Auto kaputt ist, man verbringt mehrere Stunden im RER Metro und Bus. Lieber lesen oder Musik zuhören, es kann langweilig sein.
Und dann, 2 mal pro Monate manchmal, kann ich wieder im "Land", zu Hause, im "bas-languedoc", in diese sonnige Ebene wo es Weinsberge überall gibt, wo man in eine Stunde entweder am Strand oder ins Gebirge fahren kann...Ein Traum? Sicher, was Ferien betrifft...aber in Paris, leider, passiert alles, was betrifft Politik unter anderem. Und in Paris gibts für mich keine Langeweile. Am Wochenende gibts immer was zu tun mit dem MJS oder mit dem PS...aber das Schlafen fehlt, die Zeit um den Freunden zu besuchen fehlt, und...ich bin auch da um zu arbeiten! Anfangs wars schwer: als Ersatzlehrer wurde ich bis dem 8ten November bezahlt...aber nicht benutzt, was langsam ärgern kann. Als Ersatzlehrer sollte ich mich zur ex-Professorin Gewohnheiten anpassen...und musste auch manchmal vergleichen werden...im College (Gesamtschule von 11 bis 15 jahre) habe ich auch anders arbeiten sollen: mehr erklären, mehr spielen, mehr bestrafen...aber auch weniger schreiben, und unterrichte bereiten!
Und so wird vielleicht noch 1 oder 2 jahre dauern...mit Augenringe sicher, womöglich mit mehr Parties und bissle mehr Sport...das muss ich ändern :-P
21:40 Publié dans Le "jeune" | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : frankreich, paris, lehrer
29.12.2007
l'Italie, un pays du tiers monde?
Je sais pas je reviens de Turin où je suis resté...deux heures? décidément l'iTALIE ne me revient pas, Genes était moche, Turin est ennuyant...une seule rue piétonne, peu de magasins...heureusement que le ciocolatta con cannella e miele était bon!
FLORENCE et pise c'était beaucoup mieux, j'ai envie de voir rome...mais rien ne vaut l'Allemagne!
mon séjour finit demain! apres avoir mangé de bons plats, en demi pension comme un vieux choux, fait la pose devant le pallazo de regione et le fort de briancon avec une jeune fille charmante (lucille, c'est ca? :-P), retour dans la garrigue languedocienne demain. puis retour à vitry. chez moi?
aller en Italie en passant par les Alpes. dévaller les pentes du piémont après ahénobarbus (à l'envers) Hannibal et Napoléon (pas par le même chemin). découvrir la crête des Alpes, frontière de la France. ces verrous, ces forts hauts perchés qui marquent une frontière disputée entre la France et le Piémont. ces noms mi-italiens mi français qui marquent un pays marqué par la bi-culturalité.
la montagne. future maison secondaire? je pense bien. la neige est silencieuse, le froid est délicieux, les cimes me font rêver et les sapins me réjouissent. à bientôt, donc!

18:20 Publié dans Le "jeune" | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : voyage, vacances, italie, turin
27.11.2007
mais qu'est ce que je fais là...
On peut parler de tout sur un blog mais quand même pas. bizarrement je croyais qu'en passant mon CAPES, autonome financièrement, tout irait bien. en fait y a pas que les finances dans la vie. je croyais qu'en postulant à des responsabilités interessantes, je pourrais m'épanouir dans l'engagement politique. ca ne résoud pas tout. je croyais qu'en buvant beaucoup de café je pourrais passer à une moyenne de 6h de sommeil par nuit. ce n'est pas vrai. j'ai cru très longtemps qu'en réduisant au minimum ma vie privée je réduirais d'autant les risques de problèmes personnels. ca a marché un temps mais ils n'éclatent que plus douloureusement à un moment donné.
voici venu le temps des tournants. pas d'un tournant dans mon engagement qui reste inébranlable. au contraire, moins quotidien, plus dans la prospective, il s'annonce bien ( à part pour ma facture de téléphone). un petit tournant professionnel: mon travail, quand je le prends à coeur, me permet un certain épanouissement, me fait penser à autre chose (comme harry potter) même s'il est extremement ingrat et nerveusement très sollicitant. un tournant dans quoi alors? dans mon agenda google je vais prévoir une nouvelle colonne temps libre. pour faire des activités peu contraignantes (voir copains, faire le marché, regarder la télé) et prévoir les heures de sommeil. enfin cette semaine je me pose et je philosophe un peu sur la vie la mort pour me remettre des idées en place dans tout ce désordre.
un tournant plus important et plus insaisissable, il faut tomber l'armure, comme dirait un autre blogueur, percer la carapace et s'investir à fond dans certains domaines. donc cette semaine c'est ascèse, sommeil et philosophie. ce qui est très sympathique et peu réalisable avant les conseils de classe et les UP. mais je m'y attacherais.
08:55 Publié dans Le "jeune" | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie personnelle, prof
17.11.2007
enfin chez moi!
depuis le 27 juin 2006, je n'avais plus de chez moi. un coup en voyage, un coup chez mes parents, un coup chez la chouchouile, je errais beaucoup, il arrivait souvent que l'espace de deux semaines je ne dorme pas plus de 2 jours à la suite dans le même lit.
cette époque est révolue, je suis ultra convenablement bien installé dans un magnifique appartement à Vitry sur seine. derrière la place du marché, au croisement des deux principales artères de la ville, il y a une petite résidence, au coeur de la zone piétonnière. donnant sur la cour intérieure, notre appartement est composé à gauche d'un salon et d'une cuisine, à droite de 3 chambres, toilettes et surtout salle de bain spacieuse.
Très bien accompagné par deux sympathiques colocataires, l'un poursuivi par les rénovateurs de son beau et démocratique département varois, l'autre harcelé par un engagement très astreignant...mais tous partisans de l'avachissement total devant la télévision le soir!
ca yest, je peux enfin me créer mon décor, à base de livres, harry potter, mon ancien lycée et des cartes. je peux enfin me créer une routine, à base de petits déjeuners copieux, des séries policières du soir et de l'incontournable shopping à la superette du coin. c'est un bonheur, difficilement compréhensible je pense, mais terriblement intense.
20:20 Publié dans Le "jeune" | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal, vie personnelle







