11.05.2008

Le MJS Ile de France aux côtés des manifestants jeudi...

762081068.pngLe MJS Ile de France et toutes les fédérations franciliennes du Mouvement des Jeunes Socialistes seront mobilisées jeudi aux côtés des salariés, des étudiants et des lycéens en lutte contre les projets gouvernementaux sur la fonction publique et l'éducation. Le MJS se bat pour une éducation et pour des services publics de qualité, et ne se satisfait pas des mesurettes démagogiques et réactionnaires visant à faire des économies, venant d'une droite qui a voté des milliards d'euros de cadeaux fiscaux l'été dernier.

 

Le MJS Ile de France démarre cette semaine une campagne militante pour « un état moderne qui répond aux besoins des usagers et pour un service public d'éducation de qualité ». Comme le rappelle le coordinateur régional, Nicolas Anoto, le but de cette campagne est « d'être au coeur du mouvement social, de donner un débouché aux mobilisations syndicales ». Il indique aussi vouloir « prouver que le camp du progrès c'est la gauche, que les socialistes portent un autre projet en matière d'éducation et de services publics ».

 

Les jeunes socialistes franciliens dénoncent la Revue Générale des Politiques Publiques qui démantèle l'état sans régler le problème du déficit public. Ils s'insurgent contre les nouveaux programmes de l'école primaire qui marquent un retour dans le passé d'un siècle, et vont se battre pour une réforme du lycée qui permette à tous les jeunes d'élaborer de manière autonome leur projet de vie.

02.05.2008

Le jeudi moi j'occupe!

895209686.jpgJeudi 1er mai, à la fin de la manifestation syndicale qui nous a conduit de Republique à nation apres quelques péripéties et beaucoup plus de marche que prévu, les militants du MJS sont allés participer à la réquisition festive de "jeudi noir". Rassemblés autour de la place rené cassin au forum des halles,  dirigés en manifestation sur le pont neuf, nous nous retrouvons apres un petit séjour dans les entrailles de la terre dans un immeuble dessafecté de 5000 m² sur les grands boulevards. Des glaces où je peux voir mes pieds. des centaines de pieces, de chambres, on pourrait faire une cité U toute entière. Nous emplissons les balcons du premier au 4eme étage avec nos banderoles et nos slogans, soutenus d'ailleurs par les passants (bon ils veulent peut-être aussi compter les coups de matraque je sais pas)

Le problème du logement est sensible à Paris où une population précaire et fragile s'entasse sous les toits pour y vivre, c'est à Paris qu'on trouve des emplois. La bulle immobilière provoquée par ces investisseurs qui préfèrent construire des bureaux plutôt que des logements est la cause d'une véritable crise: accéder au logement devient impossible pour la plupart des salariés et surtout pour les jeunes. Reste l'insalubrité, la colocotation, les sous-locations..

1586002353.jpgJ'ai pu observer à travers ce collectif l'importance d'un travail commun des organisations de jeunesse ou des organisations thématiques( logement, santé, etc.) Vous trouverez plus de détails sur les communiqués de presse du MJS http://www.mjsfrance.org/article.php3?id_article=1199 OU DE L'afp http://afp.google.com/article/ALeqM5jNohII4BLo0n5QQj-gWMe...

J'ai eu un petit coup de stress en voyant 3 lignes de CRS placer une barricade de cars sur 3 files dans la rue, je me suis dit que j'allais peutêtre finir enfin au commissariat. j'ai scandé à l'occasion "UNSA Police UNSA Police" pour essayer de faire progresser nos scores lors des prudhommales 2008. Ce qui m'embetait surtout c'est que la révolution oui mais que jusqu'à 20h quand y a des rdv apres :-) en plus j'avais pas pris ma brosse à dents, dommage, pour une réquisition...

à 20h, grâce à la bonne organisation du collectif, apres quelques chants, beaucoup de tracts distribués, quelques coupures de presse et beaucoup de badauds (et de touristes) sensibilisés, nous quittions les lieux dans le calme. J'avais eu le temps d'observer quelques minutes le spectacle irremplacable des toits de Paris, de ces immeubles gris qui s'accumulent sous la colline de Montmartre, et d'imaginer, tres vite, la batterie des versaillais , installée à la place du sacré coeur durant la commune, en 1871, qui bombardait leurs compatriotes parisiens, qui revaient d'un autre monde (et cramaient l'hotel de ville et les tuileries pour l'occaz)

28.04.2008

La droite n'a pas le monopole de la modernisation de l'état!

1488858761.GIFA mi-chemin entre Barcelone où j'étais hier et Paris où je serais ce soir, un petit post pour rafraîchir le blog et parler de ma passion: la modernisation de l'état et des services publics. C'est quoi moderniser? Ce vocable est tellement utilisé en politique quand on parle d'état. Est-ce adapter l'état aux transformations de la société pour le rendre plus efficient, plus sensible aux besoins de ses usagers, plus à même de réduire les inégalités et d'assurer aux citoyens l'exercice de leurs droits individuels et collectifs? Je pense oui; Pourtant, la politique du gouvernement Sarkozy/Fillon semble présenter une autre définition: réduire le champ de la sphère d'intervention de la puissance publique dans un monde où les acteurs économiques ont un poids croissant. Moderniser ce serait donc s'adapter à des politiques néolibérales, laisser plus de champ au marché pour que les inégalités se corrigent "naturellement"? Et bien non.

Pour autant, il faut se battre et porter un contre-projet de service public du XXIème siècle. Défendre les services publics uniquement à travers le prisme des postes et des salaires ne suffit pas. La modernisation de l'état c'est quoi au fait? La gauche et la droite avaient voté d'un seul élan, en 2001 je crois, la Loi organique relative aux lois de Finances (LOLF) qui m'a semblé, alors que j'étais élu étudiant, et que je votais  (contre d'ailleurs) chaque année les budgets de l'Université Montpellier 3 (2002/2006) et du CROUS de Montpellier (2004/2006), un remarquable outil démocratique! Ainsi au delà de tableaux illisibles on pouvait se prononcer sur des politiques, sur des objectifs, sur des indicateurs! D'année en année, on pouvait observer les effets de nos votes! Pour autant, les réflexions autour des services publics et de la rémunération liés aux objectifs me semblent une exagération dogmatique: l'action publique ne se mesure pas uniquement sur des critères quantitatifs! C'est la limite de la LOLF.

On parle beaucoup de la RGPP, la Revue Générale des Politiques Publiques. En fait des audits dans tous les ministères (à 3000 euros par jour le consultant) pour chercher des économies à faire: non-remplacement, regroupement de services, décentralisation, externalisation (privatisation si vous préférez) à travers notamment des Stratégies Ministerielles de Réforme. J'adore la modernisation de l'état mais pour la droite celà s'apparente à un jeu de massacre très idéologique visant à revenir au XIXème siècle. Je n'exagère pas: sous pretexte de modernisation, on disloque le ministere du travail dont les directions sont redispatchées entre l'Immigration et l'Economie. Ce ministère, apparu en 1906, créé par la gauche républicaine, avait jeté les premières bases de l'état social qui intervient dans l'économie et la société. 

Chercher à économiser pour colmater les brèches de caisses étatiques vidées par les cadeaux fiscaux c'est cynique. Supprimer des ambassades, des tribunaux, des lignes de chemin de fer et des bureaux de poste, ne peut satisfaire qu'une droite très attachée au mythe de la gestion du "petit entrepreneur familial". Ce qu'il faut, c'est reconsidérer, à l'aune des inégalités et des injustices de notre société, d'enjeux régionaux et internationaux essentiels (ex. développement durable), où la puissance publique doit intervenir pour assurer, comme c'est son rôle, l'exercice des droits individuels, sociaux et économiques assurés par maintes déclarations vaguement connues (la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, le préambule de la constitution de 1946...).

Le haut débit en fait partie. L'éducation, de la maternelle à l'université, en fait partie, tout comme la santé. La formation et l'insertion professionnelle en fait partie. Les transports en commun en font partie. L'accès à l'énergie et à l'eau en font partie. L'accès aux loisirs, à la culture, aux loisirs, ainsi qu'au logement, en font sans aucun doute partie.

Voilà ces leviers d'action publique que la gauche doit reconquérir! Pas la construction de voitures, pas la gestion des ports, peut-être pas la gestion du courrier...Il faut faire les choix les plus efficients! L'administration doit évoluer: Les préfectures ne peuvent être ouvertes 4h par jour (horaires de bureaux évidemment), les services numériques doivent se développer, les conseils d'usagers doivent se généraliser! Les établissements scolaires ne peuvent pas être fermés 4 mois par an.

On parle de pouvoir virer les fonctionnaires. Mon colocataire, qui se dit plus de gauche que moi, en est d'ailleurs ravi (est-ce bien cohérent) je souhaite quand même rappeller que les conditions strictes de révocation des fonctionnaires ont été obtenues par la gauche pour protéger les droits sociaux, pour empêcher les pressions politiques, pour éviter les révocations massives opérées en cas d'alternances électorales ou de conflits sociaux, comme Clémenceau le faisait au début du XXème siècle. Pour autant, je pense que les conditions d'embauche doivent être tout aussi strictes: trop de clientélisme, trop d'embauches précaires liées au copinage dans l'administration locale!

Les mesures proposées par le conseil de modernisation des politiques publiques, présidé par NDP le 4 avril 2008, ne sont pas nouvelles, elles ont été employées dans de nombreux pays dans les années 90. Avec toujours les mêmes conséquences: hopitaux en sous effectifs, universités payantes, hausse des prix de l'énergie, précarisation des employés du secteur public...Ces mesures adoptées par la droite sont issues du privé, de Toyota, dans les années 70: à travers le "lean" (management amaigrissant), on débarasse, on range, on nettoie, on standardise et on s'adapte. Si celà marche sur une chaine de montage automobile, y a pas de raison que ca marche pas pour gérer un hopital ou un lycée, n'est ce pas...

L'externalisation n'est pas une solution: l'émergence d'un pole semi-privé appellé france-emploi pour conduire les politiques d'insertion professionnelle, assurer un droit effectif au travail, est inquiétante. La décentralisation n'est pas une solution. Stagiaire dans une municipalité allemande, j'ai vu des employés craindre un plan social, des fontaines publiques et des lampaderes s'arrêter de fonctionner, des places en crèches supprimées et des bâtiments publics se délabrer petit à petit car la ville était trop endettée

Alors ne laissons pas passer ces réformes. Appellons les par leurs vrais noms: désintégration de l'état, défaite de la démocratie face aux pouvoirs économiques, mais ne tombons pas dans le piège de la droite: au delà de défendre des services publics qui ne sont pas irréprochables, attachons nous à élaborer un projet pour la puissance politique du XXIème siècle.

25.04.2008

Béziers restera t'elle éternellement à droite?

646639003.jpgMa ville restera t'elle forcément à droite éternellement? Je me le demande! Depuis 2002 je me bats au sein du PS, du MJS, pour parler de solidarité, de justice sociale, de services publics à Béziers. Comme animateur fédéral, j'ai dénoncé un urbanisme basé sur l'étalement urbain, la dégradation du centre-ville, l'incohérence des politiques de transports ou de culture. Nous avons énormément cru en l'éventualité d'une alternance à l'occasion des municipales de 2008.

Cafés débats, campagnes thématiques, conférences de presse, clips militants, création de sites alternatifs, nous avons tout fait pour susciter le débat. Et puis tout s'est effondré, fin 2007...quand le candidat investi par le parti socialiste a décidé que le MJS était une organisation nuisible, indésirable, et qu'il pouvait gagner sans elle. Ce candidat au charisme redoutable et aux techniques de campagne infaillibles a recueilli le plus mauvais score du parti socialiste depuis l'invention de la machine à vapeur (24% en étant soutenu par tous les partis de gauche). Mais passons.

Ce qu'il faut surtout savoir, ce qui se murmure, ce que tout le monde sait mais qui ne se dit pas dans les media, c'est que le candidat en question a passé 6 mois à insulter, humilier, mépriser et discréditer les jeunes socialistes. humiliations et insultes pour ses représentants dans les comités de campagne, aucune place dans la campagne et les réunions, aucun proposition du MJS n'a été retenue, aucun RDV MJS/ équipe de campagne...l'équipe du candidat a fait parler des inconnus au nom des jeunes socialistes, a tenté de passer par des échelons supérieurs du MJS pour discréditer ses représentants locaux...ils n'ont jamais répondu à nos mails, appels, demande d'agenda. Ils ont proposé une place au MJS sur la liste! Oh oui à la 39eme place. Et ont refusé que que cette personne soit un des deux responsables locaux, il a fallu en choisir d'autres.

Le projet pour la jeunesse a été fait sans le MJS. nous avons découvert, horrifiés, des propositions incohérentes: on donnait des sous aux biterrois pour qu'ils aillent étudier ailleurs! Aucune réflexion sur l'accès aux loisirs et l'insertion professionnelle...et pourtant, nous avons été loyaux! Aucune critique dans la presse, dans le parti, nous avons scrupuleusement suivi toutes les réunions, fait la claque... 

Et pourtant, nous avions tant à faire! Les jeunes socialistes avaient un projet de campagne, un projet de programme, plein d'idées d'initiatives, de mesures, de blogs...notre enthousiasme a été douché par tant de mesquineries, certains militants ont été dégoutés. Nous voulions parler d'urbanisme, de culture, de centre ville, de services publics de proximité, de développement durable...et la campagne s'est concentrée sur des histoires de platanes arrachés.

Plus jamais ca!!! C'est notre devise. Si le candidat est évidemment discrédité après cette défaite, qui ne l'a évidemment amené à aucune remise en cause personnelle, ce n'est qu'une maigre satisfaction. Notre combat continue, pour reprendre la ville à la droite, dès les prochaines échéances! 

PS: ce candidat est, ironie du sort, la personne qui m'a fait adhérer au parti socialiste.

22.04.2008

Un PS réformiste? La nouvelle déclaration de principes du parti socialiste

745936596.jpgJe vous rassure tout de suite, je suis secrétaire-adjoint de section je ne vais pas m'amuser à tirer à balles réelles sur le premier parti de la gauche qui vient de refondre sa déclaration de principes, qui datait de 1990. Ce texte, c'est l'aboutissement d'une reflexion menée par une commission présidée par Alain Bergougnioux, secrétaire national aux études, sur le projet du parti socialiste pour le XXIème siècle; sa conception de son rôle, de la société et du monde.

Les médias vont vous expliquer que le PS opère son "bad godesberg", qu'il abandonne la référence à la révolution, qu'il devient résolument un parti réformiste. Et c'est ce que tout le monde retiendra? Non si nous savons nous saisir de ce débat.

Essayons d'abord de résumer la nouvelle déclaration: Le Parti socialiste se réclame des lumières et du mouvement ouvrier, héritier des valeurs de la révolution française. Il se revendique du socialisme démocratique: prendre le pouvoir par les élections pour changer la société et non pas un couteau entre les dents à la tête d'une avant garde éclairée. Celà fait longtemps qu'on n'aiguise plus les baionnettes en réunion de section mais les médias n'ont pas remarqué...Le socialisme est résumé comme une lutte contre les injustices et une espérance, une explication du monde.

Il parle d'égalité des droits comme objectif, aparemment l'égalité ne suffirait plus. C'est dommage. Il met au centre de son projet le développement durable, c'est nouveau. Mais c'est aussi galvaudé. Ce ne serait que la protection de la nature, d'apres la déclaration. Et le partage juste et durable des ressources de la planète?  Quelles valeurs font l'objet d'un article? L'égalité, le développement durable, le progrès (dur d'être contre)...interessant: ce progrès n'est pas calculé à travers une croissance économique mais à partir d'indicatifs de qualité de vie...et la démocratie.

Les objectifs du parti socialiste pour le XXIème siècle? Les socialistes portent un projet d'économie mixte avec une place nouvelle pour l'économie sociale. Au delà des blagounettes sur l'économie régulée du marché (par qui, comment; dans la mondialisation financière je sais pas...) et sur la critique du capitalisme (on critique mais est ce qu'on dépasse?). La place du travail? Insertion, émancipation, justement rémunéré, laissant de la place au temps libre. La place de l'état social? Il lutte contre la rente, investit dans l'éducation...mais je regrette que son rôle redistributeur soit pauvrement évoqué. L'impôt semble être un gros mot pour les rédacteurs de la déclaration.

"Le parti socialiste lutte pour la paix". (le contraire aurait été remarqué), il est laique, il est réformiste. Là je vois que certains se sont fait plaisir, merci à eux, les médias ne vont retenir que ça. Chers camarades, le réformisme est un outil, pas une fin en soi, il est synonyme de socialisme démocratique. Quand on renonce à pendre les patrons avec les tripes des curés, forcément on est réformiste, pas de quoi en faire tout un plat. "Il change la société par la loi et le contrat". C'est bien de le dire, reste à le faire! Il est décentralisateur (pourquoi pas).

Il est européen.  Dommage que ce paragraphe soit le plus creux de la déclaration. Affirmer de telles ambitions, c'est osé, on s'attend à un projet ambitieux pour des politiques publiques fortes basées sur un budget, un impôt, des coopérations renforcées...assurant un développement humain juste et partagé dans toutes les régions, un contre modèle économique et politique face au capitalisme financier et à l'unilatéralisme américain non? Bon ben ce qui est écrit c'est: "l'UE a pour mission, par ses politiques communes, d'assurer la paix sur le continent, de favoriser une croissance forte et durable, le progres social, de promouvoir la créativité culturelle et de relever les défis planétaires". C'est on ne peut plus light...

"Le parti socialiste est internationaliste". Là encore on reste light sur l'alternative proposée au niveau mondial. On laisse les sud-américains élaborer dans leur coin le socialisme du XXIème siècle, pourquoi pas..."Le parti socialiste est un parti populaire". celà reste un défi pour le premier parti de la gauche. Ce paragraphe qui s'interesse à ce qu'est le parti socialiste, à ses dirigeants, à la place qu'il laisse aux associations, aux femmes, nous devons l'investir: il est fondamental pour le devenir de notre famille politique. "Le parti socialiste ne se résigne pas aux divisions historiques de la gauche". Un premier pas vers une structure fédérale? 

 

21.04.2008

De Paris à Béziers, de la publicité à la pollution visuelle

1744412279.jpgJe suis rentré à Béziers! Après un voyage de 3h pour atteindre Montpellier (ville maudite, je me comprends) puis encore de 3h pour atteindre Béziers, je peux enfin me ressourcer. Le voyage a été long, agréablement alimenté par harry Potter IV, 300 g de milka au lait et le bon jus de tomate d'air france. J'ai vu la France de haut, observé le miroitement des fleuves, écarté les nuages, survolé la mer et atteri sur un étang, au milieu des flamands roses....vive le sud!

J'ai beaucoup réfléchi après m'être lamenté sur mon paquet de 200 copies à corriger. Et même politique. J'aime bien travailler sur les thèmes que je ne connais pas (j'essaie de convertir mes camarades à cette méthode mais les soi-disants "experts" ont la vie dure) alors là je travaille sur le matraquage publicitaire et sur la pollution visuelle. Sur une idée de Barbara, chere SN paysannerie ;-)

3000. C'est le nombre de message publicitaires qui vous assomme chaque jour. Vous pouvez refuser le courrier, les appels, éteindre la radio, la télé, l'ordi, installer des anti-spam...mais vous ne pouvez pas fermer les yeux dans la rue ou en voiture au risque, à Béziers, de vous prendre un poteau ou de marcher dans une déjection canine.

La pollution visuelle, c'est le nombre incalculable de panneaux publicitaires qui posent de nombreux problemes. Ils dégradent les paysages et les patrimoines. Ils coutent chers à l'environnement en terme d'énergie: un panneau défilant électrique c'est la consommation quotidienne d'un ménage moyen. Ils posent des problèmes de sécurité routière (distraction), et sur le fond ils posent un problème philosophique (accès à l'inconscient, la publicité crée le besoin), ils posent un probleme de santé publique (appel au grignotage) et d'un point de vue environnemental plus discutable, il pose un problème de gaspillage: la publicité est le chantre, le porte voix de la consommation de masse.

Que faire? En politique, on peut proposer des choses! La publicité est gérée par une loi de 1979 qui la confie à une autorité de régulation...gérée par les groupes de pub! créons une autorité indépendante! Des panneaux géants défigurent ville et campagne: Limitons leur superficie! Nos yeux sont inondés de messages: limitons le nombre de panneaux par nombre d'habitants! Montmartre est défigurée par les pubs: Créons des zones interdites à la publicité! La publicité se faufile partout: interdisons les hommes sandwitchs (présents à Londres), les voitures/pubs et consorts!

Les solutions sont là, aujourd'hui, portées par les verts et l'alliance pour la planete, essentiellement, ou par des groupes dits anti-pubs qui recouvrent et dégradent les affiches (très connues dans le metro parisien en 2003). C'est notre devoir d'élever cette problématique au débat politique! Demander à notre parti de porter un projet de loi qui ne puisse pas être minoré par les collectivités, comme c'est le cas actuellement avec la loi de 1979, demander à nos nombreux nouveaux élus de prendre des initiatives dans leurs villes!

16.04.2008

De ma vision de la démocratie sociale !

833811517.jpgOui je ne ne suis pas satisfait de la démocratie sociale en France. Oui, je pense que la greve n'est pas l'alpha et l'omega du mouvement social. Je pense que le plus important dans une mobilisation c'est de faire passer un message et de convaincre. Un bon exemple: le CPE où les premiers sondages positifs ont vite été dépassé par une vague de colère: on s'attaquait à la notion même d'espoir! Je suis pour un syndicalisme fort, qui soit un partenaire social puissant, qui fasse trembler le patronat, et qui ne le fasse pas rire.

Je pense que pour que la gauche revienne au pouvoir et surtout pour qu'elle puisse à nouveau faire bouger les lignes sociales et économiques, pour qu'elle change la société et la vie, il est necessaire qu'elle discute avec les syndicats, qu'elle élabore avec eux un vrai projet de démocratie sociale. Rendre possible des comités d'entreprise territoriaux pour les petites entreprises. Rendre possible un droit de greve effectif pour tous les salariés, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui dans les PME. Faire des élections prudhommales un grand moment de démocratie égal aux autres élections.

J'ai été surpris et blessé par certaines remarques à un article que j'ai retiré, mal compris et mal utilisé. à l'échelle mondiale, la part croissante des bénéfices allant au profit et non à la rémunération du travail devrait nous inciter à réagir. Aller aux manifs, ca ne suffit pas. La politique doit rééquilibrer les rapports sociaux entre salariés et patrons. Faire grève ne suffit pas. Des fonds secrets de l'UIMM au manque d'organisation des grèves (perlées, sans fond de réserve, peu suivies par manque d'information...), leur efficacité est limitée: Elles affaiblissent souvent le salariat sans affaiblir le patronat. Dans le secteur public, elles ne font qu'énerver des usagers sans leur faire comprendre les enjeux de la privatisation du frêt, de la suppression des lignes secondaires...et c'est dommage!

Alors évidemment on se bat avec les outils qu'on a mais celà n'empeche pas de reflechir et d'avancer? Ou peut-être c'est de droite de dire ca. mais là je désespere. En Allemagne, les metallos (2,4 millions de syndiqués à IG Metall) ont obtenu 8% d'augmentation et les fonctionnaires (verdi avec 2;3 millions d'adhérents)  5%. qu'en est-il en France? Et je devrais ne pas me poser de question? (plus d'infos, voir http://www.fondation-res-publica.org/France-Allemagne-le-...)

La Gauche doit réfléchir. Réfléchir à la question des salaires: Est-ce au politique de la régler ou peut-on imaginer de légitimer les syndicats en leur donnant plus de marge de manoeuvre de ce côté là? Il s'agirait alors de s'inspirer de la "mitbestimmung" allemande pour que les salariés aient plus de poids dans l'entreprise. Réfléchir au rapport capital travail: Peut on accepter la modération salariale appliquée par des entreprises soumises aux dictats des fonds de pension qui veulent 15% de dividendes pour les actionnaires, en déstabilisant toute l'économie?

Les syndicats aussi doivent réfléchir. Les divisions historiques doivent être dépassées pour aller vers des clivages de fond! Le rapport que les syndicats entretiennent avec les partis de gauche doit changer: la charte d'amiens est une belle victoire pour les anarchistes, l'autonomie des acteurs est importante, mais n'y a t'il vraiment aucun projet commun à discuter, du type du programme commun ou des assises du socialisme, auxquels CGT et CFDT avaient été associés, dans les années 70? Sur les modes d'action, il doivent être diversifiés. Il faut que les discussions deviennent des négociations, que les mobilisations soient vues comme un outil pour peser, menacant car rare, massif car bien organisé!

Je suis ambitieux pour le syndicalisme, la gauche et le mouvement social. et vous?

06.04.2008

les défis du XXIème siècle

1950056839.jpgBon vu que tant à Berlin qu'à Béziers on me dit que je parle trop de ma vie privée, parlons politique. Pas de bétisier de mes corrections, pas de propos nostalgiques sur le languedoc ou le sommeil. Parlons plutôt de politique, Notamment d'une journée de formation que j'organise le weekend prochain tiens. quels sujets ont été choisis pour être traités comme les grands défis du XXIème siècle? sur quels enjeux est ce que mon groupe politique a envie de travailler, de se positionner, de débattre?

"comment construire un monde juste et durable"? Vaste programme, dirait de gaulle. "monde de bisounours", dirait une parisienne pas spécialement fan de de gaulle. construire un monde juste et durable c'est d'abord parler d'une politique à l'échelle internationale, parler des acteurs qu'elle met en place (multinationales, états, organisations internationales, ONG), mais aussi d'un constat, qui va des inégalités sociales qui s'approfondissent aux dangers d'une croissance économique destructrice de l'environnement. à ces défis là, je réponds non seulement régulation écologique (protocole de kyoto, sommet du cap, charte de l'environnement en france, grenelle, etc.), mais aussi régulation économique (voir OMC ou prise en compte des multinationales) ou encore responsabilité des états (annulation de la dette).

" Comment vivre bien à tous les âges de la vie"? Comment vous dire que le concept a été dur à formuler. J'en ai marre de traiter les âges séparément. cette problématique, c'est comment on traite politique la question de l'age en termes sociaux, économiques mais surtout en terme de santé. quelle prise en compte des risques de la jeunesse? de la vieillesse? concernant la jeunesse celà passe évidemment par notre projet d'autonomie, par une prise en compte de risques spécifiques. pour la vieillesse, celà passe notamment par l'allongement de l'esperance de vie, une reflexion sur l'age et le financement des retraites.

" quel contre-projet pour l'Europe de l'éducation"? La stratégie de Lisbonne de l'Union européenne se base sur l'économie de la connaissance. cette notion semble vague, en fait elle a des conséquences énormes en terme de politiques de recherche, d'éducation, d'université et d'innovation économique. l'économie de la connaissance c'est aussi faire de la connaissance un marché et installer la concurrence des établissements scolaires et des universités. c'est aussi financer uniquement la recherche qui rapporte sur le court terme. c'est donner libre champ à une éducation au service de l'économie et non pas au service de l'humain, de la citoyenneté, de l'égalité et de la liberté pour définir un projet de vie. à l'échelle européenne, celà appelle des contre-propositions d"une politique européenne d'éducation basée sur les échanges, la réformes des rythmes et des programmes sur le modèle de ce qui marche ailleurs, mais aussi une reflexion sur les moyens des services publics nationaux d'éducation et des objectifs que peut leur donner l'UE!

" quelle répartition des richesses au XXIème siècle"? cette question comprend plusieurs réflexions: le rôle redistributif de la fiscalité, le rapport capital / travail dans la redistribution du bénéfice des entreprises, et plus généralement le rôle de l'état pour lutter contre les inégalités. la question des salaires et de leur régulation est centrale dans cette reflexion, et donc la place des syndicats dans la démocratie sociale. à travers la fiscalité, on s'interesse à la diversité des impots et à leur utilité: ils sont plus ou moins justes ou solidaires!

01.04.2008

la vie rêvée d'un prof militant...

339390663.jpgVoyons imaginons je participe au jeu "vis ma vie" qu'est ce que l'heureux gagnant devra subir?

- des élèves particulièrement sympathiques, criards et vivaces aux tympans troués par les baladeurs mp3 (qu'ils écoutent même en classe) et qui ont passé une heure à me coller des poissons d'avril sur la veste. Je me suis vengé en leur faisant une interro surprise où je leur demandais notamment le prenom de la soeur de romulus et la manière dont la mere de bambi était morte. Ils ont mis 10 mn pour comprendre la blague. l'heureux participant à l'émission aurait la joie d'être poursuivi dans les couloirs et de se faire crier dessus à peine sorti de la cantine.

- l'heureux participant aurait la chance d'entrer dans l'antre du loup, la salle des profs. qu'est ce qu'il y trouverait? une collegue qui lui eclaterait une bombe puante à la gueule en voulant lui montrer à quoi ca ressemblait (ca m'est arrivé aujourd'hui)...des collegues avachis voire endormis, des collegues enjoués, en colere et des collegues déprimés. il aurait alors une bonne vision de l'éducation nationale...

- et s'il bénéficiait aussi des activités extra scolaires? ca serait vicieux. il aurait alors la joie d'être responsable d'un échelon régional dans une organisation basée sur l'échelon départemental...comme le dit mon coloc, "je sers à rien"...mais bon je me bats je me bats et pour l'instant je tiens. dans ce cas là, il aurait des activités passionnantes à organiser: forum de la jeune gauche, rencontre avec les syndicats, jumelages, move sur l'éducation...s'il était aussi intelligent que moi, il subirait aussi une part de ses propres actions en étant bloqué pendant une heure 30 sur la N7 par des lycéens qu'il a contribué à mobiliser. ironie du sort.

- il aurait juste du mal à dormir le soir. et c'est mon cas. deux semaines d'insomnie ca use. pourquoi ne pas dormir? ca ne s'explique pas mais beaucoup de choses à penser le soir. le présent chasse le passé...certains yeux en chassent d'autres! Les lignes bougent sur certains fronts...mais on verra bien.

- il aurait l'illustre joie de subir de nouveau une inspection en classe. il pourrait alors ligoter certains élèves dans une cave, pour préparer intensément les autres à lever le doigts pour parler et à se garer dans une case de la cour quand la cloche sonne.  Il pourrait mitonner un petit cours sur la multiplication des échanges, la mondialisation et les multinationales à partir d'un document d'accroche, d'un texte, d'une carte et d'une trace écrite en autonomie. banalité quoi! il se connecterait aussi sur le serveur des mutations et se rendrait alors compte qu'aucun poste n'est disponible en section euro allemand pour 2008. missa ita est;

- il pourrait aussi regarder le journal régional languedoc roussillon le soir et continuer à vivre en live la vie politique biterroise. dans le combat des anciens, qui ont fait leurs preuves aux municipales, et des modernes, j'ai fait mon choix. voir l'article relayé il y a quelques jours. Il aurait du mal à se lever le matin, dejeunerait de la meme maniere tous les matins, prendrait le meme chemin, écouterait la meme musique (fatal picards, sugababes, jj goldman)...et aurait l'impression de vivre un enfer...mais non c'est ma nouvelle vie francilienne!!!

29.03.2008

Les jeunes socialistes franciliens se penchent sur leur avenir...à gauche!

 1629917172.jpgParis, le 28 mars 2008

 

le MJS Ile de France organise sa journée d'action régionale demain, samedi 29 mars 2008, au siège de la fédération PS de Paris (11e). Au programme, évidemment, le premier bilan de la campagne des élections municipales et cantonales: « cette victoire, que le MJS a contribué à porter dans tous les départements franciliens, y compris sur les listes, constitue une formidable responsabilité pour la gauche: changer la vie, ici et maintenant!' » comme l'indique le coordinateur régional, Nicolas Anoto.

Les Jeunes Socialistes doivent discuter de leurs projets à venir, en direction de leurs partenaires européens, pour préparer les élections européennes, mais aussi de la jeune gauche. De même, leur prochaine campagne militante portera sur l'éducation, pour donner un débouché aux revendications lycéennes et enseignantes qui retentissent aujourd'hui dans l'Académie de Versailles.

En effet, le MJS Ile de France compte bien construire l'union de la gauche: un débat est organisé le soir même, avec jeunes communistes, jeunes radicaux et jeunes verts pour discuter de la possibilité d'une « fédération de la gauche », qui représenterait une vraie alternative à l'état-UMP sanctionné lors des dernières échéances. Les jeunes socialistes issus de tous les départements d'Ile de France souhaitent se placer au coeur du mouvement social : ils participeront à la manifestation pour les retraites qui part de la place de la Nation à 14h30.

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