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Le passionné de l'actualité

  • La social-démocratie, ce coming-out si décevant

    ConfPR-dessin-Na.jpgJamais mon parti politique, en France, n'a occupé autant de pouvoirs nationaux et locaux. Et eu tant de responsabilités dans le présent et l'avenir de la France. Même De Gaulle n'avait pas le sénat avec lui. Alors évidemment, j'avais beaucoup d'espoir. 10 ans que j'y croyais, que j'espérais des changements brutaux pour les politiques publiques. Mais qu'en fait-on de tout ce pouvoir ?

    Le 6 mai 2012, dans l'ascenseur qui, au siège du parti socialiste, me menait au 2ème étage, où avait lieu une réunion MJS pour se répartir quelques tâches pour la soirée électorale, je tentais de m'imprégner intérieurement de la sensation de vivre l'histoire. J'avais tort, ce n'était pas 1981, c'était 1956.

    Alors, la social-démocratie, et bien...bof. Que dire de plus. C'est un anachronisme spatial et politique. Spatial puisque la social-démocratie nordique ou allemande fonctionne dans des pays ou le socialisme et le mouvement social se confondent, où le dialogue social est une réalité. Politique, car je ne pensais plus jamais voir un dirigeant socialiste, même devenu président, se réclamer de cette 3ème voie social-libérale de Schroeder et de Blair, qui ont perdu le pouvoir en Allemagne, évitant bien des peines à la droite en démantelant, en Allemagne, le droit du travail, au Royaume Uni, les services publics.

    Mon président est social-démocrate. Grand bien lui fasse. La social-démocratie, c'est donc la lâcheté en politique ? Un millier d'entrepreneurs spéculateurs font une pétition et je recule sur la réforme fiscale ? La social-démocratie doit-elle vraiment se limiter à des poids frauduleux qui font toujours pencher la balance du même côté dans des négociations avec le patronat et les syndicats ? La social-démocratie se définit donc par la demi-mesure, voire la quart-de-mesure ? Réforme fiscale : Toujours pas vue. Réforme éducative ? Dans mon métier, je n'ai RIEN vu changer. Ah, tant de choses que j'aurais voulu voir révolutionnées : la politique pénale, le modèle d'intégration, le fonctionnement des établissements scolaires...Et la peur que même un remaniement ne fasse pas changer d'orientation.

    Mais qui est à l'origine de ce sabotage ? Faire une loi, ca prend du temps, et le travail intéressant mené sur les peines alternatives et sur l'accès au logement vient à peine d'être voté. Les engagements de Francois Hollande sont respectés, mais tout ce qui est symbolique passe en premier. Le reste est bien fade. Est-ce les conseillers qui freinent ? Le groupe PS à l'assemblée qui dysfonctionne ? Les élus locaux qui ne sont pas solidaires ? L'inutilité d'un parti godillot ?

     

    Il faudrait être courageux pour sortir la France de la crise politique, économique, sociale, qu'elle connaît aujourd'hui. Celà passe par une autre politique diplomatique et européenne, en cherchant des alliés pour une Europe forte qui sort de l'Austérité, qui pèse pour réguler la mondialisation. Celà passe par une autre politique économique pour réorienter les investissements et la fiscalité vers des modes de production et de consommation durables. Celà passe par une politique sociale qui lutte contre les inégalités, réarme le politique, et qui vienne bousculer les rentiers, les héritiers, et redonnent à la gauche des couleurs, cette odeur d'espérance, d'un engagement, d'un vote qui peut changer la vie. Sinon, c'est la haine, la guerre des pauvres, la stigmatisation du voile et de l'assistanat, qui sortiront vainqueurs de cette inertie politique.

  • Décrypter les sondages

     images.jpgLes sondages se suivent et se ressemblent, bizarrement quand la gauche est en tête ils font moins l’actualité. Au-delà du débat sur les marges d’erreur, le redressement et les méthodes de collecte (appels sur des fixes ou par mel), sur les questions posées qui peuvent orienter les réponses, sur la prise en compte (ou pas) de ceux qui n’ont pas d’opinion ou encore sur leurs commanditaires, que disent ces sondages ? J’ai voulu m’appuyer sur la dernière étude des intentions de vote au premier tour http://www.ifop.com/media/poll/1761-1-study_file.pdf publié par IFOP sur la base d’un échantillon de plus de 1700 personnes intérrogées entre le 9 et le 12 février pour Public senat, europe 1 et paris match. A noter, Nicolas Sarkozy n’était (soi-disant) pas encore candidat (le contribuable payait donc ses déplacements).

    Question posée : Si dimanche prochain devait se dérouler le premier tour de l’élection présidentielle pour lequel des candidats suivants y aurait-il le plus de chances que vous votiez ?

    Les grandes tendances : les résultats de l’étude commencent d’abord par une synthèse qui analyse les résultats des deux premiers : Francois Hollande avec 30% des intentions exprimées (en baisse d’un point), Nicolas Sarkozy avec 25% (en hausse d’un demi-point). L’intervention télévisée n’a donc pas changé la donne, à voir si l’entrée en campagne permettra de resserrer l’écart. Le story-telling sur le 3ème homme, très apprécié en 2002 (JP Chevenement) ou en 2007 (Bayrou) fait long feu pour l’instant : Marine Le Pen recueille 17,5% des intentions (baisse de 2,5 points sur un mois) et Francois Bayrou 12,5% (hausse d’un point). La première des grandes tendances, c’est la cristallisation de ces intentions : 62% des exprimés contre 52% en 2007 à la même période sont sûrs de leur choix.

    Et quand on zoome ? Les autres candidats ont du mal à convaincre : à part Jean-Luc Melenchon (8,5%), les autres arrivent loin derrière : Eva Joly (3%), De Villepin (2%) devancent à peine les quelques dixièmes de Poutou et Lepage. Les personnes voulant voter pour Nihous et Artaud ne sont même pas comptabilisées. Concernant l’évolution des intentions depuis octobre, Hollande s’est stabilisé au dessus de 30% en janvier après avoir atteint son summum à la fin des primaires (35%), Nicolas Sarkozy peine à atteindre les 26% qu’il avait atteint fin novembre avec le sommet européen, Marine Le Pen baisse constamment depuis la mi-decembre. Alors que fin novembre Bayrou/Joly/Melenchon étaient à 6/7% leurs chemins se sont séparés : Bayrou double, Melenchon se maintient, Joly a perdu 3%.

    Que révèlent maintenant les analyses socio-professionnelles ? Le clivage hommes / femmes s’est affaibli (leur vote était plus « centriste » et moins « extremiste » en 2007 avec une surprise : 27% de femmes votent Sarkozy contre 23%...un effet du vieillissement peut-être ? En effet le seul âge ou le candidat UMP dépasse celui du PS c’est au-delà de 65 ans. Francois Hollande devance largement ses concurrents jusqu’à 34 ans mais chez les quadras Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy le rejoignent : 25% pour FH, 21% pour NS, 23% chez MLP (son plus fort score). Tant chez les trenta que chez les quadra, Marine dépasse Nicolas. Concernant les métiers, les artisans votent Sarkozy (41%), tandis que Hollande réalise de bons scores chez les cadres / prof libérales (42% contre 21% pour NS), chez les professions intermédiaires où MLP rattrape quasiment NS, chez les employés où MLP dépasse NS.

    Pour autant, la préférée des ouvriers c’est Marine Le Pen (28%) suivie de peu par Francois Hollande (27%) et beaucoup plus loin par Nicolas Sarkozy (17%). Nicolas Sarkozy devance de peu FH chez les retraités (33 contre 31%). Pour ces présidentielles, le vote du secteur privé se différencie peu du public (mais NS gagne 8% par rapport au public, à 28% contre 20% tandis que FH passe de 38 à 30%).

    D’où viennent ces intentions et sont-elles définitives ? Les électeurs de Besancenot de 2007 lachent Poutou : 1 /3 voteront Hollande, un autre gros tiers Melenchon. Les électeurs de Royal et de Le Pen ne changent pas de camp, 10% des électeurs sarkozystes reviennent au bercail du front national tandis que Bayrou perd la moitié de ses électeurs, tentés par Hollande (24%). Qui est indécis ? Comme pour les européennes et les régionales les électeurs Modem et verts sont les plus indecis (55 et 53% ne sont pas sûrs de leur vote. Qu’en est-il des seconds choix ? Un tiers des écolos hésite avec Hollande tandis que les électeurs de Bayrou se disperseraient vers Hollande (14%) Sarkozy (10%) ou encore Le Pen et Villepin (6%). Concernant le second tour, après s’être établi à 8 points d’écart début janvier (46/54) l’écart s’est accru (15 points aujourd’hui). Hollande recevrait 87% des électeurs de Melenchon, 77% de ceux d’Eva Joly,42% de ceux de F. Bayrou et 33% des électeurs Lepénistes (38% rejoindraient NS).

    Que disent les autres instituts de sondage ? BVA a sorti le premier sondage après l’annonce de la candidature de Nicolas Sarkozy, l’écart s’est resserré à 10 points au second tour (marge d’erreur de 2,5) avec les retraits de Bouton et Morin. Opinionway s’est intéressé pour Lyoncapitale aux motivations des électeurs de Francois Hollande : 32% ont voté à gauche à presque toutes les élections, 7% se disent centristes, et ce vote est positif : entre 22% et 28% des sondés veulent soutenir la gauche, le PS, son projet, seuls 17% rejettent Nicolas Sarkozy. Les espoirs de changement majoritaires ou presque sont le style présidentiel, ensuite seulement les inégalités sociales et l’éducation. Opinionway s’est aussi intéressé à l’action gouvernementale : 64% des Français ne sont pas satisfaits de leur président. L’IFOP s’est intéressé pour l’humanité au vote Melenchon : un vote masculin (+2), vieux (50/64 ans surreprésentés), parisien et fonctionnaire : 14% d’intentions de vote chez les professions intermédiaires (infirmières, assistantes sociales, instituteurs), 11% chez les techniciens…

     

  • Enseignement, démocratie et révolution

    voeux,education,revolution,sarkozy,hollande Les voeux de notre président sortant au monde de l'éducation dans le cadre désuet du futuroscope ont permis, selon 'l'express' de dresser le portrait idéal de l'enseignant, si la droite parvenait à se cramponner au pouvoir. Au-dela de facilités démagogiques sur le travail des enseignants qui me rappellent une chanson des 'fatals picards', la technicité gestionnaire des propositions du pré-candidat Sarkozy me décoit: des profs plus présents, mieux payés, moins nombreux...Une approche quantitative qui ne résoud rien. A la gauche, à Francois Hollande de proposer une révolution éducative qui, de la gestion du temps éducatif par les intercommunalités à la réforme profonde de la formation enseignante, donnera à mes 900 000 collègues et à moi-même les moyens pour exercer mon métier correctement!

    En lisant 'La révolution francaise' de Furet/Richet, dans le tgv Paris/Béziers, je m'étonne de reconnaitre dans le débat de 1791 sur les citoyens actifs et la nature de la démocratie ce qui doit être selon moi un enjeu de ces présidentielles: la république exemplaire (Eva Joly), la république irréprochable (21 propositions du Mjs): répondre au dégout des citoyens; à l'abstention, au vote Fn, ce doit aussi être changer la politique et la vie politique, à travers le mandat unique et le droit de pétition notamment. Pour Francois Hollande, mon candidat; ce serait aussi faire confiance aux militants plus qu'aux medias pour faire campagne.

    La révolution me passionne, mais c'est surtout un défi pédagogique: en 8 heures, il faut saisir l'essentiel de ce changement brutal dans la société et les institutions, mettre en lumière des jours, des hommes et des lieux décisifs qui font sens. Et tout celà gaiement et mystérieusement car les 4eme ne sont pas patients de nature.

  • Die Vorwahl in Frankreich: Wie, wer, wann?

    la-charte-ethique-des-primaires.pngDie erste Nachricht des Tages war natürlich die "Affäre". Eine internationale Nachricht, die, von Washington bis Berlin, in Amerika sowie auf alle Kontinente, wird morgen auf der erste Seite der Zeitungen sicher stehen. Ein sozialistischer Politiker namens Dominique Strauss-Kahn, ehemaliger französischer Wirtschaftsminister und jetztiger Direktor des IWF wird sicher wegen "Krimineller sexueller Akt, versuchte Vergewaltigung und Freiheitsberaubung in Verbindung mit sexueller Nötigung" beurteilt werden. Und plötzlich entdeckt die Welt dass alle Franzosen mögliche Vergewaltiger sind (nach amerikanische Medien).

    Ok, da sind die Fakten. Als Nationalsekretär der Junge Sozialisten interessiere ich mich natürlich über was Dominique Strauss-Kahn angeht. Nicht nur, weil ich neugierig bin. Für uns Sozialisten ist jemand gültig nur wenn er beurteilt wird, nur wenn er die möglichkeit hat, sich zu erklären, sich zu verteidigen. (die sobennante "présomption d'innocence", von der Regierung  Jospin eingeführt.wurde. Deshalb hab ich, zum ersten, gar keine Lust mehr diese "Affäre" zu kommentieren. Zweitens will ich diesmal auch nicht drüber lachen. Wir wissen nocht nicht was wirklich in der Suite 2806 geschehen ist, aber wenn eine Frau wirklich vergewaltigt wurde , ist kein Witz mehr möglich: in unsere Gesellschaft ist die Männliche Herrschaft immer noch sichtbar durch dieses frauenfeindliches "Humor".

    Warum dann ein Artikel über diesen Fall? Weil die internationale Ansicht über die nächste Präsidentwahl in Frankreich mich nicht gefällt. Von aussen sieht es so aus, dass es zwei Kandidaten gab: Dominique, links, und Nicolas, rechts. Eigentlich ist es nicht so einfach: wer weiss, wenn die erste Partei in Frankreich, die UMP, noch Nicolas Sarkozy als Kandidat unterstützen wird? Wer könnte denn raten wer die sozialitische Vorwahl, die "Primaires", gewinnen wird?  Eigentlich Niemand. Und vielleicht wollen meine deutsche Freunde auch die französische Politik verstehen können?

    Was passiert wirklich in Frankreich, ein Jahr vor der Präsidentwahl 2012? Der Wahlkampf wird im Herbst 2011 beginnen, und alles kann noch passieren. Nicolas Sarkozy war nie so unbeliebt, mit  nur 20% der Franzosen die, laut der Umfragen, noch zufrieden mit ihm sind. Der Parti Socialiste hat die lokale Wahl der Departemente ("cantonales") gewonnen mit mehr als 30% der Stimmen und die linke Parteien, Front de gauche, Europe écologie und Parti Socialiste, haben für das erste Mal die Mehrheit bekommen (51% für die zweite Runde). Aber der Front National war nie so hoch wie jetzt, die neue Chefin der Rechtsextreme Partei, Marine Le Pen, ist nicht so erschrekend wie der Papa, und weniger als die hälfte der Leute sind zum Wahlbüro gegangen. Das ist erschreckend für uns, Sozialisten, wenn ein drittel der Arbeiter für eine ausländerfeindliche Partei wählen wollen.

    Wie geht's dem PS? Eigentlich gut: Wir wollen am 9ten und 16ten Oktober 2011 mehr als 1 Millionen Leute wählen lassen, um, überall in Frankreich, zu beschliessen wer sie als Kandidat wollen, wer sie gewinnen lassen wollen. Man braucht nur 1 euro zahlen und eine sozialistische Erklärung unterschreiben! Als Trainer des Programms "Mobilisation 2012" bin ich deshalb damit beschäftigt, alle sozialistische Landesverbände zu helfen, um neue Politische und Kommunicationsmethoden zu benutzen, um mehr Leute zu überzeugen, zu der "Primaires" teilzunehmen. Sozialisten können gewinnen, müssen gewinnen: Ungleichheiten werden immer stärker zwischen die soziale Schichten, nie war eine Schulrevolution so unverzichtbar: das schlagt der PS vor! Ein neues Entwicklungsmodell wird mit dem Erdölmangel nötig, sowie Atomausstieg und Entwicklung der erneuebare Energien: das will der PS!

    Wer wird den Parti Socialiste vertreten für diese Schlacht die möglicherweise ein Sieg bekommen könnte, nach der Umfrage? Segolene Royal hatte sich 2007 beworben und uns sehr enttäuscht. Francois Hollande verteidigt den sozialliberalen Weg für die sozialistische Partei, und es kann mich nicht gefallen: ecologische, soziale und wirtschaftliche Fragen die sich stellen brauchen ein starken Einsatz des Staates und der öffentliche Macht, und keine "Troisieme voie" die in Deutschland und England schon enttäuscht hat. Arnaud Montebourg, Christian Pierret, Manuel Valls, wollen auch kandidieren. Wird die erste sekretarin Martine Aubry sich auch bewerben?